{"id":8331,"date":"2024-07-25T09:53:14","date_gmt":"2024-07-25T13:53:14","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/?page_id=8331"},"modified":"2024-09-06T10:44:01","modified_gmt":"2024-09-06T14:44:01","slug":"bulletin-n27-decembre-2008","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/archives\/memoires-vives\/bulletin-n27-decembre-2008\/","title":{"rendered":"Bulletin n\u00b027, d\u00e9cembre 2008"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-page\" data-elementor-id=\"8331\" class=\"elementor elementor-8331\" data-elementor-post-type=\"page\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-30342f4 e-flex e-con-boxed sc_inner_width_none sc_layouts_column_icons_position_left e-con e-parent\" data-id=\"30342f4\" data-element_type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-ce3074d sc_fly_static elementor-widget elementor-widget-trx_sc_layouts_title\" data-id=\"ce3074d\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"trx_sc_layouts_title.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t<div class=\"sc_layouts_title sc_align_center with_content without_image without_tint\"><div class=\"sc_layouts_title_content\"><div class=\"sc_layouts_title_title\"><h1 class=\"sc_layouts_title_caption\">Bulletin n\u00b027, d\u00e9cembre 2008<\/h1><\/div><div class=\"sc_layouts_title_breadcrumbs\"><div class=\"breadcrumbs\"><a class=\"breadcrumbs_item home\" href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/\">Accueil<\/a><span class=\"breadcrumbs_delimiter\"><\/span><span class=\"breadcrumbs_item current\">Bulletin n\u00b027, d\u00e9cembre 2008<\/span><\/div><\/div><\/div><\/div>\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-b1998af bulletins e-flex e-con-boxed sc_inner_width_none sc_layouts_column_icons_position_left e-con e-parent\" data-id=\"b1998af\" data-element_type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-e7ffd6c sc_fly_static elementor-widget elementor-widget-posts\" data-id=\"e7ffd6c\" data-element_type=\"widget\" data-settings=\"{&quot;pagination_type&quot;:&quot;numbers&quot;,&quot;full_content_row_gap&quot;:{&quot;unit&quot;:&quot;px&quot;,&quot;size&quot;:35,&quot;sizes&quot;:[]}}\" data-widget_type=\"posts.full_content\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t<link rel=\"stylesheet\" href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/plugins\/elementor-pro\/assets\/css\/widget-posts.min.css?ver=1723487895\">\t\t<div class=\"elementor-posts-container elementor-posts elementor-posts--skin-full_content elementor-grid\">\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6091 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n27-decembre-2008\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/decouverte-de-plans-anciens-nouvelle-fenetre-sur-le-passe-dun-chateau\/\" >\n\t\t\t\tD\u00e9couverte de plans anciens : nouvelle fen\u00eatre sur le pass\u00e9 d\u2019un ch\u00e2teau\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\"><span>D&eacute;couverte<\/span><span> de plans anciens : nouvelle fen&ecirc;tre sur le pass&eacute; <br \/>d&rsquo;un ch&acirc;teau<\/span><\/h2>\n<p align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<h5 align=\"justify\">par Andr&eacute; Delisle<br \/>Directeur g&eacute;n&eacute;ral et conservateur<br \/>Mus&eacute;e du Ch&acirc;teau Ramezay<br \/>Vieux-Montr&eacute;al<\/h5>\n<p align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p align=\"justify\">Le Ch&acirc;teau Ramezay, situ&eacute; au c&oelig;ur du Vieux-Montr&eacute;al, est un des rares et des plus beaux exemples de l&rsquo;architecture de la Nouvelle-France au XVIII<sup><span>e<\/span><\/sup><span> si&egrave;cle.<\/span><\/p>\n<table border=\"0\" style=\"margin-top: 10px; margin-left: 10px; width: 300px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img fetchpriority=\"high\" fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin27\/ramezay2.jpg\" alt=\"Chateau Ramezay\" width=\"300\" height=\"198\" title=\"Chateau Ramezay\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p align=\"justify\"><span>Premier &eacute;difice class&eacute; par la Commission des monuments historiques de la province de Qu&eacute;bec en 1929, le Ch&acirc;teau Ramezay est reconnu comme un t&eacute;moin important de notre pass&eacute;. Le mus&eacute;e qu&rsquo;il abrite poursuit une mission de conservation et de diffusion de notre histoire depuis plus de 110 ans. Bien des gens seraient ainsi port&eacute;s &agrave; croire qu&rsquo;il s&rsquo;agit l&agrave; d&rsquo;un lieu fig&eacute; dans le temps, immuable. Et pourtant, nous aurions tort de croire que l&rsquo;histoire est d&eacute;j&agrave; toute &eacute;crite. Au contraire, le pass&eacute; nous d&eacute;voile parfois de nouvelles facettes, ce qui nous rappelle que nous devons nous m&eacute;fier des propos teint&eacute;s d&rsquo;absolu. C&rsquo;est justement ce que nous avons v&eacute;cu r&eacute;cemment au Mus&eacute;e de fa&ccedil;on toute particuli&egrave;re.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Histoire de plans<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p align=\"justify\"><span>L&rsquo;aventure d&eacute;bute dans les archives fran&ccedil;aises. Marie-Jos&eacute; Fortier, qui avait effect<\/span><span>u&eacute; au Mus&eacute;e son travail dirig&eacute; de ma&icirc;trise en mus&eacute;ologie sur la question de la mise en valeur de notre Jardin du Gouverneur, y poursuivait ses recherches doctorales sur l&rsquo;histoire des jardins en Nouvelle-France. Par hasard, elle a vu appara&icirc;tre le nom &laquo; Ramezay &raquo; dans l&rsquo;index d&rsquo;un fonds d&rsquo;archives de la Guyane. Curieuse, elle a demand&eacute; de voir le document qui se rattachait &agrave; cette fiche. Surprise! Il s&rsquo;agissait d&rsquo;une s&eacute;rie de plans du Ch&acirc;teau Ramezay de Montr&eacute;al r&eacute;alis&eacute;s en 1727. Il faut savoir que les plus anciens plans connus du Ch&acirc;teau dataient des ann&eacute;es 1830. Nous avions finalement entre les mains des plans de la r&eacute;sidence de la famille Ramezay, du Ch&acirc;teau Ramezay d&rsquo;origine. Retournons &agrave; cette &eacute;poque pour mieux comprendre le contexte de r&eacute;alisation de ces plans.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p align=\"justify\"><span>Suite au d&eacute;c&egrave;s en 1724 du gouverneur de Montr&eacute;al, Claude de Ramezay, sa veuve, Marie-Charlotte Denys de la Ronde, d&eacute;cide de vendre ou de louer sa noble r&eacute;sidence au roi de France. Rappelons-nous que M. de Ramezay avait qualifi&eacute; la demeure qu&rsquo;il s&rsquo;&eacute;tait fait construire au sommet du coteau de la ville fortifi&eacute;e de Montr&eacute;al de &laquo; (&hellip;) plus belle qui soit en Canada &raquo;. Mme de Ramezay, qui consid&egrave;re sa pension bien maigre, se dit charg&eacute;e de dettes compte tenu du z&egrave;le dont a fait preuve son mari &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de ses responsabilit&eacute;s, lui qui apparemment n&rsquo;aurait jamais l&eacute;sin&eacute; pour d&eacute;penser plus que ses gages. Elle sugg&egrave;re donc aux autorit&eacute;s que le Ch&acirc;teau serve de r&eacute;sidence &agrave; l&rsquo;intendant de la colonie lors de ses pr&eacute;sences &agrave; Montr&eacute;al. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;intendant Dupuy proc&egrave;de &agrave; l&rsquo;&eacute;valuation de la maison et de son terrain en mandatant &agrave; cette fin les m&ecirc;mes experts qui se sont charg&eacute;s de l&rsquo;estimation de la valeur du Ch&acirc;teau de Vaudreuil, r&eacute;sidence du gouverneur g&eacute;n&eacute;ral situ&eacute;e tout pr&egrave;s. Nous avions d&eacute;j&agrave; copie de la correspondance avec le ministre de la Marine qui avait &eacute;t&eacute; &eacute;chang&eacute;e &agrave; ce sujet, mais les plans qui s&rsquo;y rattachaient avaient &eacute;t&eacute; s&eacute;par&eacute;s, comme c&rsquo;&eacute;tait souvent le cas. Nous pouvons maintenant relier les plans et les textes d&rsquo;archives.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<table border=\"0\" style=\"margin-top: 10px; margin-right: 10px; width: 300px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin27\/ramezay1.jpg\" alt=\"Chateau Ramezay - plans\" width=\"300\" height=\"227\" title=\"Chateau Ramezay - plans\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p align=\"justify\"><span>L<\/span><span>es plans d&eacute;couverts ont &eacute;t&eacute; dessin&eacute;s par Dugu&eacute;, qui avait trac&eacute; un plan de la ville l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente, en 1726. Ceux-ci nous offrent quatre relev&eacute;s, un pour chaque &eacute;tage de la maison (&laquo; Caves et cuisines &raquo;, &laquo; Rez de chauss&eacute;e &raquo; et &laquo; Premier &eacute;tage &raquo;) et un plan d&rsquo;ensemble. La distribution des pi&egrave;ces et la fonction de chacune, avec l&rsquo;emplacement des ouvertures, des escaliers et des chemin&eacute;es, sont pr&eacute;cis&eacute;es. Pour ce qui est de l&rsquo;am&eacute;nagement ext&eacute;rieur, nous avions d&eacute;j&agrave; une bonne id&eacute;e de sa structure gr&acirc;ce &agrave; sa repr&eacute;sentation sur plusieurs plans de la ville, mais ce nouveau plan du terrain nous fournit quelques d&eacute;tails suppl&eacute;mentaires. On retrouve &agrave; l&rsquo;avant une cour d&rsquo;honneur cl&ocirc;tur&eacute;e, avec une entr&eacute;e centrale, flanqu&eacute;e de chaque c&ocirc;t&eacute; par des basses cours, o&ugrave; sont situ&eacute;es une &eacute;curie, une remise &agrave; carrosses et une glaci&egrave;re. Un petit balcon surplombe le jardin arri&egrave;re, dit &laquo; jardin potager &raquo;, aux formes bien g&eacute;om&eacute;triques. Le reste du jardin, appel&eacute; &laquo; verger &raquo;, est pratiquement deux fois plus vaste que le terrain de la maison et du jardin potager regroup&eacute;s. Malheureusement, plut&ocirc;t que d&rsquo;illustrer l&rsquo;am&eacute;nagement en d&eacute;tails de cette section, le plan de Dugu&eacute; pr&eacute;sente son potentiel de lotissement. Cette zone fera d&rsquo;ailleurs l&rsquo;objet d&rsquo;une subdivision et on y percera la rue Saint-Claude. Toutes ces informations nous offrent donc un regard neuf sur le Ch&acirc;teau Ramezay de 1705 mais nous permettent aussi de mieux comprendre l&rsquo;&eacute;volution de l&rsquo;&eacute;difice. <\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Reconstruire le pass&eacute;<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p align=\"justify\"><span>Nous savions que la C<\/span><span>ompagnie des Indes qui, en 1745, acheta la r&eacute;sidence des h&eacute;ritiers de Ramezay, avait proc&eacute;d&eacute; &agrave; un agrandissement du b&acirc;timent en 1755-1756. Les dimensions du Ch&acirc;teau d&rsquo;aujourd&rsquo;hui (si l&rsquo;on fait abstraction de l&rsquo;annexe avec ses tourelles du c&ocirc;t&eacute; est) correspondent &agrave; celles de l&rsquo;&eacute;difice de 1756. Lors des fouilles arch&eacute;ologiques effectu&eacute;es dans le cadre d&rsquo;importants travaux de restauration dans les ann&eacute;es 1970, la ma&ccedil;onnerie du coin sud-est des fondations du Ch&acirc;teau de 1705 a &eacute;t&eacute; mise au jour &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur m&ecirc;me d&rsquo;une salle des vo&ucirc;tes du Mus&eacute;e. En prenant comme point de rep&egrave;re ce coin sud-est, nous avons proc&eacute;d&eacute; &agrave; la superposition du plan de 1727 &agrave; celui d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Cet exercice nous a permis de constater que les murs nord et ouest auraient toujours &eacute;t&eacute; aux m&ecirc;mes endroits. Une porte sur le plan de 1727, dans le mur ouest et donnant acc&egrave;s &agrave; la basse cour, se retrouve &eacute;galement au m&ecirc;me emplacement qu&rsquo;une ouverture actuelle, de toutes apparences une ancienne porte transform&eacute;e en fen&ecirc;tre. Que se serait-il donc pass&eacute; lors des travaux de 1755-1756? Nous savons que le quartier environnant le Ch&acirc;teau fut victime d&rsquo;un violent incendie en 1754. C&rsquo;est lors de cet &eacute;v&eacute;nement que les flammes ont consum&eacute; la seconde chapelle Bonsecours. Les fouilles effectu&eacute;es sous les fondations de la pr&eacute;sente chapelle ont fait voir les traces de cet incendie majeur. Le Ch&acirc;teau en aurait-il lui aussi &eacute;t&eacute; victime? &Agrave; notre connaissance et pour l&rsquo;instant, nous ne retrouvons dans les archives aucune mention &agrave; cet effet. Les quelques notes qui ont &eacute;t&eacute; prises lors des fouilles de 1973 ne soulignent pas non plus la pr&eacute;sence de traces d&rsquo;incendie. Le Ch&acirc;teau n&rsquo;aurait-il &eacute;t&eacute; alt&eacute;r&eacute; que partiellement? Les autorit&eacute;s de la Compagnie des Indes auraient-elles alors d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;en profiter pour agrandir le b&acirc;timent? <\/span><\/p>\n<table border=\"0\" style=\"margin-top: 10px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; width: 567px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin27\/Ramesay3.jpg\" alt=\"Chateau Ramesay\" title=\"Chateau Ramesay\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p align=\"justify\"><span>Ce qui est s&ucirc;r, c&rsquo;est que le 24 ao&ucirc;t 1755 un contrat fut sign&eacute; avec un ma&ccedil;on et entrepreneur pour l&rsquo;&laquo;<\/span><span>agrandissement et le r&eacute;tablissement &raquo; de l&rsquo;h&ocirc;tel de la Compagnie. Il est difficile d&rsquo;imaginer, compte tenu des moyens techniques de l&rsquo;&eacute;poque, que l&rsquo;on ait proc&eacute;d&eacute; &agrave; une destruction compl&egrave;te de l&rsquo;&eacute;difice pour ensuite le reconstruire en entier. La superposition des plans nous porterait plut&ocirc;t &agrave; croire que l&rsquo;on aurait effectivement r&eacute;alis&eacute; un &laquo;agrandissement &raquo; et qu&rsquo;il se serait fait sur deux faces, sud et est, comme c&rsquo;&eacute;tait alors la pratique dans le cas d&rsquo;un b&acirc;timent &agrave; corps de logis double (b&acirc;timent avec une r&eacute;partition des pi&egrave;ces &agrave; l&rsquo;avant et &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re). En comparaison, l&rsquo;&eacute;difice &agrave; corps de logis simple, courant au d&eacute;but de la colonie, &eacute;tait habituellement agrandi par une prolongation du b&acirc;ti. <\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p align=\"justify\"><span>Malgr&eacute; toutes ces nouvelles informations<\/span><span>, bien des questions demeurent. Il faut reconna&icirc;tre que nous ne retrouvons aucune diff&eacute;renciation dans la ma&ccedil;onnerie qui pourrait t&eacute;moigner de la pr&eacute;sence de constructions d&rsquo;&eacute;poques diff&eacute;rentes. Les experts, qui avaient effectu&eacute; l&rsquo;analyse d&eacute;taill&eacute;e de l&rsquo;&eacute;difice dans le cadre des travaux des ann&eacute;es 1970, ont d&rsquo;ailleurs fait face &agrave; des interrogations demeur&eacute;es sans r&eacute;ponse. Les plans de 1727 pourraient peut-&ecirc;tre fournir des explications &agrave; certaines d&rsquo;entre elles et nous permettre de comprendre comment l&rsquo;&eacute;difice de 1705 a &eacute;t&eacute; r&eacute;cup&eacute;r&eacute; lors de l&rsquo;agrandissement. En plus des deux murs, plusieurs &eacute;l&eacute;ments de la r&eacute;sidence de Ramezay sembleraient &ecirc;tre encore pr&eacute;sents, comme par exemple des ouvertures d&rsquo;escaliers et des chemin&eacute;es. L&rsquo;analyse des r&eacute;sultats de la superposition des plans nous porte d&rsquo;ailleurs &agrave; croire que le mur de refend dans les vo&ucirc;tes aurait &eacute;t&eacute; align&eacute; &agrave; partir des chemin&eacute;es de 1705. Un travail d&rsquo;investigation plus pouss&eacute; devra &eacute;videmment &ecirc;tre men&eacute;, ce qui pour l&rsquo;instant nous porte &agrave; &ecirc;tre prudent dans nos propos. De telles &eacute;tudes offriront sans doute la possibilit&eacute; de mieux documenter l&rsquo;histoire de cet &eacute;difice et de l&rsquo;architecture en Nouvelle-France et aura, bien s&ucirc;r, un impact sur la mise en valeur de notre institution.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>D&rsquo;hier, &agrave; aujourd&rsquo;hui, &agrave; demain<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<table border=\"0\" style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 576px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin27\/Ramesay4.jpg\" alt=\"Chateau Ramesay\" title=\"Chateau Ramesay\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p align=\"justify\"><span>La <\/span><span>d&eacute;couverte de ces plans marque un autre jalon dans l&rsquo;histoire de ce lieu. Toute cette histoire d&eacute;bute avec Claude de Ramezay, qui a choisi ce site, y a fait construire une maison hors de l&rsquo;ordinaire et am&eacute;nager des jardins, correspondant &agrave; son statut social et &agrave; ses ambitions. Il s&rsquo;est inspir&eacute; de ce qui se faisait en France et &agrave; Qu&eacute;bec, des r&eacute;sidences des autres administrateurs, du Ch&acirc;teau Saint-Louis, r&eacute;sidence du gouverneur g&eacute;n&eacute;ral, du Palais de l&rsquo;intendant. De l&agrave; se sont succ&eacute;d&eacute; les &eacute;v&eacute;nements qui ont marqu&eacute; l&rsquo;histoire du lieu et qui contribuent entre autres &agrave; lui conf&eacute;rer toute sa valeur. Le Ch&acirc;teau n&rsquo;est &eacute;videmment pas celui qu&rsquo;a connu Claude de Ramezay, mais il &eacute;voque encore bien plus que cela. Il constitue une superposition de strates du pass&eacute;, de ses origines &agrave; aujourd&rsquo;hui. En plus de t&eacute;moigner de plusieurs moments forts de notre histoire, ce vestige, conserv&eacute; et doubl&eacute; d&rsquo;un lieu de mise en valeur, est malgr&eacute; tout tourn&eacute; vers l&rsquo;avenir. Voil&agrave; ce qui permet &agrave; ce site de demeurer vivant. Depuis 1895, alors que les membres de la Soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;arch&eacute;ologie et de numismatique de Montr&eacute;al sauvaient l&rsquo;&eacute;difice de la d&eacute;molition et y fondaient un mus&eacute;e, le Ch&acirc;teau ouvre ses portes sur le pass&eacute;. De nombreux travaux au cours des derni&egrave;res ann&eacute;es ont permis de restaurer l&rsquo;&eacute;difice et m&ecirc;me d&rsquo;am&eacute;nager un jardin, tout cela dans une optique de conservation, mais aussi d&rsquo;interpr&eacute;tation et d&rsquo;&eacute;ducation. La d&eacute;couverte de ces plans nous permettra de poursuivre notre mission et d&rsquo;aller plus loin dans nos interventions. L&rsquo;aventure n&rsquo;est pas termin&eacute;e. Le pass&eacute; nous r&eacute;serve sans doute encore de belles surprises pour l&rsquo;avenir. Et ainsi l&rsquo;histoire continue.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6092 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n27-decembre-2008\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/les-amities-genealogiques-canadiennes-francaises-participent-a-la-commemoration-de-la-memoire-de-deux-pionniers\/\" >\n\t\t\t\tLes Amiti\u00e9s g\u00e9n\u00e9alogiques canadiennes-fran\u00e7aises participent \u00e0 la comm\u00e9moration de la m\u00e9moire de deux pionniers\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 style=\"margin-bottom: 0cm;\" align=\"center\">Les Amiti&eacute;s g&eacute;n&eacute;alogiques canadiennes-fran&ccedil;aises participent &agrave; la comm&eacute;moration de la m&eacute;moire de<br \/>deux pionniers du Qu&eacute;bec, originaires de la commune de Lavoux, Jacques et Louis Clocher.<\/h2>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<h5 style=\"margin-bottom: 0cm;\">par Gilles Durand<\/h5>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p>Les Amiti&eacute;s g&eacute;n&eacute;alogiques canadiennes-fran&ccedil;aises (AGCF) sont heureuses d&rsquo;annoncer l&rsquo;inauguration, par la commune de Lavoux, d&rsquo;une plaque* en souvenir de deux pionniers de la Nouvelle-France, originaires de cette commune, Jacques et Louis Clocher. La c&eacute;r&eacute;monie de comm&eacute;moration s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute;e en pr&eacute;sence du maire et de plusieurs membres de l&rsquo;association, le 14 juin 2008. La r&eacute;gion Poitou-Charentes, dont fait partie cette commune, entretient des liens &eacute;troits avec le Qu&eacute;bec et l&rsquo;Acadie, ayant &eacute;t&eacute; &agrave; la fois terre de d&eacute;part et, au lendemain du Grand D&eacute;rangement, terre de retour de pionniers qui en sont originaires.<\/p>\n<p style=\"margin-top: 0.42cm; margin-bottom: 0.35cm;\">L&rsquo;association AGCF est une collaboratrice du Fichier Origine, tout comme certains de ses membres, tel Jean-Marie Germe qui, assist&eacute; de collaborateurs, a effectu&eacute; des recherches sur les pionniers des d&eacute;partements Indre-et-Loire, Sarthe, Vienne, Loir-et-Cher, qui ont quitt&eacute; pour la Nouvelle-France. L&rsquo;association invite le lecteur sur son <a href=\"http:\/\/pagesperso-orange.fr\/Poitou-Acadie-Quebec\/\">site Web<\/a> pour en savoir plus. Elle y pr&eacute;sente ses coordonn&eacute;es, un bref historique, ses buts, ses principaux promoteurs, ses publications et des liens avec des sites incontournables, notamment <a href=\"http:\/\/www.memoirenf.cieq.ulaval.ca\/\">l&rsquo;<\/a><a href=\"http:\/\/www.memoirenf.cieq.ulaval.ca\/\">Inventaire des lieux de m&eacute;moire de la Nouvelle-France<\/a> et le <a href=\"http:\/\/www.fichierorigine.com\/\">Fichier Origine<\/a> .<\/p>\n<h6>*&laquo; En M&eacute;moire de Jacques et Louis CLOCHER n&eacute;s &agrave; Lavoux : Jacques le 22 &#8211; 06 &ndash; 1667, Louis vers 1668- Pionniers de leur famille en Nouvelle-France&deg;&raquo;<\/h6>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6093 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n27-decembre-2008\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/influences-metropolitaines-sur-les-jardins-en-nouvelle-france\/\" >\n\t\t\t\tInfluences m\u00e9tropolitaines sur les jardins en Nouvelle-France\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\">Influences m&eacute;tropolitaines sur les jardins en Nouvelle-France<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5 align=\"left\">par Marie-Jos&eacute; FORTIER, Ph. D.<br \/>Historienne des jardins<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les caract&egrave;res particuliers des jardins en Nouvelle-France<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Souvent associ&eacute;s aux jardins m&eacute;di&eacute;vaux, les jardins de la Nouvelle-France ont plut&ocirc;t t&eacute;moign&eacute; du transfert en territoire colonial de pratiques horticoles d&eacute;velopp&eacute;es en France, au cours de la Renaissance. Ces espaces allaient graduellement se complexifier et ressembler, au cours de la premi&egrave;re moiti&eacute; du XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, &agrave; certaines manifestations retrac&eacute;es dans les provinces fran&ccedil;aises, elles aussi &eacute;loign&eacute;es, tant dans les formes que les moyens, du jardin classique, apanage des domaines du roi et de la noblesse. M&ecirc;me si le jardin formel s&rsquo;&eacute;panouit en France au cours du XVII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, et durant une bonne partie du XVIII<sup>e<\/sup>, il est inappropri&eacute; de parler de ce style de jardins en Nouvelle-France avant 1725. Apr&egrave;s cette date, deux r&eacute;alisations, le jardin du palais de l&rsquo;intendant &agrave; Qu&eacute;bec et celui du marquis de Vaudreuil &agrave; Montr&eacute;al empruntent aux &eacute;l&eacute;ments et aux principes du jardin classique fran&ccedil;ais, quoique le second exemple se rapproche davantage du jardin urbain entourant un h&ocirc;tel particulier. En cons&eacute;quence, plut&ocirc;t que de <a href=\"http:\/\/www.lenotre.culture.gouv.fr\/fr\/de\/index.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">chercher l&rsquo;influence de Le N&ocirc;tre<\/a> dans les jardins r&eacute;pertori&eacute;s en Nouvelle-France, l&rsquo;inventaire r&eacute;v&egrave;le plut&ocirc;t les dimensions restreintes de la plupart de ces espaces. Rarement les jardins am&eacute;nag&eacute;s sont-ils de dimensions importantes et, lorsque c&rsquo;est le cas, ils s&rsquo;associent avant tout aux domaines de petite noblesse de campagne, comme c&rsquo;est le cas chez le gouverneur de Montr&eacute;al, Claude de Ramezay.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table border=\"0\" style=\"width: 750px; margin-left: auto; margin-right: auto;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td align=\"center\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin27\/Ramesay4.jpg\" alt=\"plan du jardin du Ch&acirc;teau de Ramezay\" title=\"plan du jardin du Ch&acirc;teau de Ramezay\" border=\"0\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les parties constituantes des jardins<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Lorsque les jardins ont une certaine envergure, trois parties constituantes apparaissent de mani&egrave;re r&eacute;currente : la cour ou avant-cour, qui donne acc&egrave;s &agrave; la demeure et aux espaces fonctionnels souvent situ&eacute;s sur les marges lat&eacute;rales, telle la basse-cour, le jardin proprement dit, habituellement situ&eacute; &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re de la maison et comprenant le potager, le parterre et le verger, et un dernier espace &agrave; la forme et &agrave; l&rsquo;usage variables et qui r&eacute;pond &agrave; des besoins d&rsquo;agr&eacute;ment. M&ecirc;me si les changements ne sont pas toujours spectaculaires, on per&ccedil;oit que le jardin &eacute;volue. Les formes r&eacute;pertori&eacute;es dans les plans des ing&eacute;nieurs demeurent d&rsquo;une g&eacute;om&eacute;trie simple, mais d&eacute;laissent n&eacute;anmoins la disposition r&eacute;p&eacute;titive et statique des jardins par l&rsquo;introduction de parties diff&eacute;renci&eacute;es. Ils comportent r&eacute;guli&egrave;rement des &eacute;l&eacute;ments d&eacute;coratifs occupant un espace central.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les comp&eacute;tences exig&eacute;es pour la cr&eacute;ation et l&rsquo;entretien des jardins<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour prendre forme, le jardin doit pouvoir compter sur un concepteur et une main-d&rsquo;&oelig;uvre capable de l&rsquo;am&eacute;nager et de l&rsquo;entretenir. La pr&eacute;sence de jardiniers dans la colonie est peu document&eacute;e. &Agrave; partir de 1668, des actes notari&eacute;s mentionnent des jardiniers, partie prenante &agrave; des contrats<sup>1<\/sup>; au XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, ils sont plus nombreux et mieux organis&eacute;s. Ainsi, Claude de Ramezay emploie Gervais Chesnon &agrave; titre de jardinier alors qu&rsquo;il occupe le poste de gouverneur de Trois-Rivi&egrave;res<sup>2<\/sup>. Ce terme de jardinier &laquo; peut tout aussi bien d&eacute;signer des personnes aux comp&eacute;tences incontestables, que de pauvres diables &raquo; comme le souligne Jean-Pierre B&eacute;riac dans son &eacute;tude des jardins bordelais au XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle<sup>3<\/sup>. &Agrave; ces consid&eacute;rations, il ajoute que &laquo; le m&eacute;tier ne poss&egrave;de pas r&eacute;ellement d&rsquo;identit&eacute;, la plupart de ceux qui l&rsquo;exercent se confondent dans la multitude des serviteurs auxquels on demande tout &agrave; la fois<sup>4<\/sup>&raquo;, ce qui pourrait expliquer leur pr&eacute;sence occasionnelle dans les recensements canadiens, alors qu&rsquo;ils peuvent effectuer au cours de leur vie d&rsquo;autres m&eacute;tiers. Ce flou entourant la conception et la r&eacute;alisation des jardins n&rsquo;est pas une situation propre au Canada. Ainsi, les historiens des jardins en France soulignent la pauvret&eacute; des archives &agrave; ce sujet : m&ecirc;me &laquo; Le N&ocirc;tre n&rsquo;a pas laiss&eacute; de trait&eacute; autographe ni de m&eacute;moires et la plus grande partie de ses dessins ont disparu &raquo; et encore &laquo; les archives notariales font rarement &eacute;tat d&rsquo;un plan de le N&ocirc;tre<sup>5<\/sup>. &raquo; Pour ce qui est de la Nouvelle-France, nous pouvons fort heureusement compter sur les nombreux plans r&eacute;alis&eacute;s par les ing&eacute;nieurs du roi et les plans particuliers qui constituent un mat&eacute;riel riche &agrave; cet &eacute;gard.<\/p>\n<p style=\"line-height: 150%;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"line-height: 150%;\">&nbsp;<\/p>\n<h6 style=\"line-height: 150%;\">1 Par exemple, dans le contrat entre Anne Gasnier (Bourdon) et Jean Bregevin le 27 septembre 1668<\/h6>\n<h6 style=\"line-height: 150%;\">2 BAnQ, greffe R. Becquet, Qu&eacute;bec).BAnQ, Greffe Louis Chambalon, Qu&eacute;bec, 30 octobre 1693.<\/h6>\n<h6 class=\"sdendnote\">3 J.-P. B&Eacute;RIAC, &laquo; Les jardins des Bordelais au XVIIIe si&egrave;cle &raquo; dans Jardins et vergers en Europe occidentale : VIIIe au XVIIIe si&egrave;cles, Flaran, 1987, p. 183.<\/h6>\n<h6 class=\"sdendnote\">4 Ibid.<\/h6>\n<h6 class=\"sdfootnote\">5 Aur&eacute;lia ROSTAING, &laquo; Les jardins &agrave; la fran&ccedil;aise : une auberge espagnole? &raquo; dans Monumental, 2001, p. 14.<\/h6>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6094 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n27-decembre-2008\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/un-explorateur-cartographe-en-amerique-samuel-champlain-1598-1632\/\" >\n\t\t\t\tUn explorateur cartographe en Am\u00e9rique : Samuel Champlain (1598 -1632)\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 style=\"margin-bottom: 0cm;\" align=\"center\">Un explorateur cartographe en Am&eacute;rique : <br \/>Samuel Champlain (1598 -1632)<\/h2>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<h5 style=\"margin-bottom: 0cm;\">par Raymonde Litalien<br \/>Conservateur honoraire des Archives du Canada<\/h5>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Mandat&eacute; d&rsquo;abord comme observateur, Champlain s&rsquo;affirme aussit&ocirc;t comme explorateur puis comme commandant et administrateur du poste de Qu&eacute;bec. Son &laquo; journalier &raquo;, en plusieurs volumes, fourmille de renseignements g&eacute;ographiques, ethnologiques, zoologiques et botaniques, souvent report&eacute;s sur des dessins et des cartes, les plus d&eacute;taill&eacute;es encore jamais r&eacute;alis&eacute;es de l&rsquo;Am&eacute;rique du Nord.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Avec le r&eacute;cit remis &agrave; l&rsquo;amiral Fran&ccedil;ois Aymar de Chaste, d&rsquo;une premi&egrave;re mission secr&egrave;te dans les Antilles et au Mexique, de 1599 &agrave; 1601, Champlain r&eacute;v&egrave;le son talent d&rsquo;investigateur et de dessinateur. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il s&rsquo;embarque vers Tadoussac en 1603 sur le navire command&eacute; par Fran&ccedil;ois Grav&eacute; du Pont, un Malouin bien au fait des voyages de p&ecirc;che et de traite au Canada. Gr&acirc;ce aux deux Indiens pr&eacute;sents sur le navire, lors de la travers&eacute;e de l&#8217;Atlantique, Champlain est probablement en mesure de communiquer avec ceux de la famille algonquienne, ses h&ocirc;tes du 26 mai au 11 juillet. Avec eux il remonte le Saguenay sur une cinquantaine de kilom&egrave;tres, apprend l&#8217;existence d&#8217;une mer sal&eacute;e au nord et en d&eacute;duit qu&#8217;il s&#8217;agit non pas de la &laquo; mer d&#8217;Asie &raquo;, mais de l&#8217;un de ses d&eacute;bouch&eacute;s. En 1603, sept ans avant la d&eacute;couverte anglaise, Champlain localise la mer int&eacute;rieure qui sera nomm&eacute;e baie d&#8217;Hudson. Il explore ensuite le fleuve Saint-Laurent appel&eacute; encore &laquo; rivi&egrave;re de Canada &raquo; et y nomme quelques lieux, dont le lac Saint-Pierre et la rivi&egrave;re Richelieu, ou &laquo; rivi&egrave;re des Iroquois &raquo;. Comme Jacques Cartier, il se rend &agrave; Hochelaga o&ugrave; le &laquo; sault Saint-Louis &raquo; (rapides de Lachine) interrompt sa progression. Avec les Indiens, il arrive &agrave; reconstituer le r&eacute;seau des Grands Lacs tout en se laissant irr&eacute;sistiblement persuader que la &laquo; mer d&#8217;Asie &raquo; n&#8217;est pas loin. Sur le chemin du retour vers Le Havre, Champlain rencontre, en Gasp&eacute;sie, un autre Malouin, Jean Sarcel de Pr&eacute;vert, qui lui parle de l&#8217;Acadie en des termes qui pourraient faire croire en la pr&eacute;sence de mines et d&#8217;une ouverture vers l&#8217;Asie. Le rapport remis au duc de Montmorency, intitul&eacute; &laquo; Des Sauvages &raquo;<em>,<\/em> est imm&eacute;diatement publi&eacute; (1603). Il consacre l&rsquo;identit&eacute; d&rsquo;explorateur du Saintongeois, la justesse de ses observations et dresse le sc&eacute;nario des exp&eacute;ditions &agrave; venir.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">De nouveau, en mars 1604, Champlain est autoris&eacute; par Henri IV &agrave; accompagner les fondateurs d&rsquo;une nouvelle colonie. Il y reste trois ann&eacute;es enti&egrave;res. Avec le lieutenant g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Acadie, Pierre Dugua de Monts, il explore le sud de l&rsquo;&icirc;le Sainte-Croix, la c&ocirc;te et les fleuves, parfois jusqu&#8217;&agrave; quatre-vingts kilom&egrave;tres en amont, contournant les baies jusqu&#8217;&agrave; Mallebarre (Nauset Harbour) au sud du cap Cod, d&eacute;sign&eacute; ainsi par le capitaine anglais Bartholomew Gosnold en 1602. Tout le p&eacute;riple, soit plus de mille cinq cents kilom&egrave;tres, est ainsi fid&egrave;lement rapport&eacute;, sous forme d&#8217;estimation des distances et des latitudes ainsi que de descriptions diverses, consign&eacute;es d&rsquo;abord sur une carte &laquo; selon son vray m&eacute;ridien &raquo; dat&eacute;e de 1607, puis dans son rapport pr&eacute;sent&eacute; au roi de France et publi&eacute; en 1613. Jamais les r&eacute;cits de voyages sur le littoral atlantique nord-am&eacute;ricain n&#8217;avaient atteint un tel luxe de renseignements &eacute;crits ou repr&eacute;sent&eacute;s en dessins et en seize cartes et plans.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&Agrave; partir de 1608, Champlain assure la fonction de lieutenant de Pierre du Gua de Monts et installe la petite colonie &agrave; Qu&eacute;bec. De l&agrave;, il reprend l&rsquo;exploration du Saguenay et de ses environs. Les autochtones rencontr&eacute;s lui confirment l&#8217;existence d&#8217;une &laquo; grande mer sal&eacute;e &raquo; &agrave; quarante ou cinquante jours de voyage au nord de Tadoussac. L&rsquo;explorateur suppose avec raison qu&#8217;il s&#8217;agit de la baie partiellement explor&eacute;e par les Anglais mais ses guides refusent de poursuivre au-del&agrave; de Chicoutimi.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">L&#8217;ann&eacute;e suivante, en 1609, en &eacute;change d&#8217;informations sur d&rsquo;hypoth&eacute;tiques mines de cuivre et pour satisfaire &agrave; un engagement pris envers ses alli&eacute;s Montagnais, Champlain doit retourner au c&oelig;ur de l&#8217;Iroquoisie jusqu&#8217;&agrave; Crown Point, au sud du lac auquel son nom sera attribu&eacute;. Un coup de force est r&eacute;ussi gr&acirc;ce &agrave; la sup&eacute;riorit&eacute; des arquebuses sur les fl&egrave;ches iroquoises, &agrave; la grande satisfaction des Indiens amis. Par ce voyage sur la rivi&egrave;re Richelieu, Champlain &eacute;largit la carte de la Nouvelle-France et inaugure une route qui va devenir, pendant deux si&egrave;cles, une voie strat&eacute;gique pour les Europ&eacute;ens. Le lac Champlain serait le &laquo; grand Lac &raquo; que les colons de la Nouvelle-Angleterre situent dans une province imaginaire &laquo; la Laconie &raquo; et qu&rsquo;ils cherchent en vain jusqu&rsquo;aux ann&eacute;es 1630. Champlain se trouve donc dans une r&eacute;gion convoit&eacute;e et il n&rsquo;est pas seul &agrave; suivre le cours de ces voies d&rsquo;eau. Il quitte la rivi&egrave;re Richelieu le 30 juillet alors que le 4 septembre de la m&ecirc;me ann&eacute;e 1609, un peu plus au sud, &agrave; <em>Newe Amsterdam<\/em> (New York), l&#8217;Anglais Henry Hudson, avec une commission de la Hollande, remonte vers le nord jusqu&#8217;&agrave; Albany par le fleuve qui portera son nom et introduit ainsi la domination hollandaise dans une r&eacute;gion qui &eacute;chappera toujours &agrave; l&#8217;influence fran&ccedil;aise. Sur l&#8217;archipel de Montr&eacute;al o&ugrave; il se trouve en 1611, Champlain ne cache pas son &eacute;merveillement et imagine l&rsquo;existence d&rsquo;une ville sur la plus grande des &icirc;les. Celle qui est la plus proche du meilleur havre est nomm&eacute;e Sainte-H&eacute;l&egrave;ne, en l&rsquo;honneur de sa jeune &eacute;pouse H&eacute;l&egrave;ne Boull&eacute; r&eacute;cemment convertie au catholicisme. A l&#8217;ouest de Montr&eacute;al, premier Europ&eacute;en &agrave; r&eacute;aliser un tel exploit, il franchit les rapides du saut Saint-Louis en canot, ce qui rehausse consid&eacute;rablement son prestige vis-&agrave;-vis les Indig&egrave;nes.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Le bilan du parcours exploratoire est pr&eacute;sent&eacute; dans une seconde publication, en 1613, &laquo; Les Voyages du sieur de Champlain Xaintongeois capitaine ordinaire pour le Roy en la marine &raquo;. Par cet ouvrage, Champlain se r&eacute;v&egrave;le vraiment g&eacute;ographe et marin, s&rsquo;attachant &agrave; la description des &laquo; costes, rivi&egrave;res, ports, havres, leur hauteur et d&eacute;clinaisons de la ligne-aymant &raquo;. Les observations sont confirm&eacute;es par de nombreuses cartes de d&eacute;tail, ainsi que par deux cartes g&eacute;n&eacute;rales. Cons&eacute;quemment, Champlain re&ccedil;oit un pouvoir plus &eacute;tendu, celui de lieutenant du prince de Cond&eacute;, vice-roi de la Nouvelle-France. En plus du commandement de la colonie, sa mission est de &laquo; d&eacute;couvrir et chercher chemin facile pour aller au pa&iuml;s de la Chine &#8230;par dedans les rivi&egrave;res et terres fermes dudit pays, avec assistance des habitants d&#8217;icelles &raquo;.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Fort de son nouveau mandat, Champlain entreprend des explorations en direction du &laquo; pays des Hurons &raquo;. Entre 1613 et 1616, il ajoute &agrave; la connaissance plus de mille kilom&egrave;tres d&rsquo;une r&eacute;gion encore tr&egrave;s peu fr&eacute;quent&eacute;e par les Europ&eacute;ens. Du saut Saint-Louis, il remonte la rivi&egrave;re des Outaouais, partie de la grande route commerciale vers les &laquo; pays d&rsquo;en-haut &raquo;, traverse une s&eacute;rie de lacs jusqu&#8217;&agrave; l&#8217;&icirc;le aux Allumettes, &agrave; la hauteur de l&#8217;actuel Petawawa, en Ontario, atteint ensuite la rivi&egrave;re Mataouan, puis, par le lac Nipissing et, par la rivi&egrave;re des Fran&ccedil;ais, parvient &agrave; la &laquo; mer Douce &raquo; ou lac Huron.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Champlain est enfin chez les Hurons o&ugrave; il arrive en plein &eacute;t&eacute;, le l<sup>er<\/sup> ao&ucirc;t 1615. Il ne tarit pas d&rsquo;&eacute;loges sur ce pays dont la beaut&eacute; et la fertilit&eacute; d&eacute;passent ses attentes : &laquo; Le long du rivage, il semble que les arbres aient &eacute;t&eacute; plant&eacute;s par plaisir en la plupart des endroits &raquo;. Pendant son s&eacute;jour, qui s&rsquo;&eacute;tend sur tout l&rsquo;automne et l&rsquo;hiver, il accompagne les Indiens &agrave; la chasse et a tout le loisir &laquo; pour consid&eacute;rer leur pays, moeurs, co&ucirc;tumes et fa&ccedil;ons de vivre &raquo;. Il se rend aussi au lac Simcoe, traverse l&#8217;extr&eacute;mit&eacute; orientale du lac Ontario, visite les P&eacute;tuns au sud de la baie de Nottawasaga et les Cheveux-Relev&eacute;s au sud de la baie Georgienne. Cependant, il n&#8217;obtient gu&egrave;re plus de renseignements sur la &laquo; mer d&#8217;Asie &raquo; o&ugrave; on refuse de l&#8217;y conduire malgr&eacute; ses demandes expresses.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">A son retour &agrave; Qu&eacute;bec, Champlain trouve un pr&eacute;cieux &eacute;missaire en la personne d&rsquo;Etienne Br&ucirc;l&eacute; d&eacute;j&agrave; familier de la Huronie. En effet, en 1610, &agrave; l&#8217;&acirc;ge de 18 ans, il est &eacute;chang&eacute; contre un jeune Huron, envoy&eacute; en France et nomm&eacute; Savignon. Br&ucirc;l&eacute; va jusqu&#8217;au lac Sup&eacute;rieur, voit probablement le lac Eri&eacute; et voyage au sud de l&#8217;Iroquoisie, dans la r&eacute;gion de la rivi&egrave;re Susquehanna (Etat de la Pennsylvanie). Toutes les observations que Champlain peut recueillir sont reprises dans les &laquo; Voyages et descouvertures faites en Nouvelle France depuis l&rsquo;ann&eacute;e 1615 jusques &agrave; la fin de l&rsquo;ann&eacute;e 1618 &raquo; publi&eacute;s en 1619.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Apr&egrave;s le s&eacute;jour de 1615 -1616 aux &laquo; pays d&rsquo;en-haut &raquo;, Champlain renonce, semble-t-il, &agrave; s&#8217;adonner lui-m&ecirc;me aux explorations mais continue de recueillir des informations g&eacute;ographiques aupr&egrave;s des missionnaires et de certains &laquo; donn&eacute;s &raquo; comme Jean Nicollet. Dor&eacute;navant, le lieutenant du vice-roi va s&#8217;attacher exclusivement au gouvernement de la Nouvelle-France, dans l&rsquo;espoir de la doter de structures administratives et commerciales susceptibles d&rsquo;assurer son autosubsistance. Jusquel&agrave;, Champlain a men&eacute; trois objectifs de front : fonder une colonie, structurer le commerce des fourrures et explorer le territoire en vue de trouver un passage vers la &laquo; mer de l&#8217;Ouest &raquo;. Le triple d&eacute;fi qu&#8217;il s&#8217;est fix&eacute; a &eacute;t&eacute; partiellement relev&eacute; mais la Nouvelle-France souffre d&eacute;j&agrave; de gigantisme. Sa croissance en &eacute;tendue a &eacute;t&eacute; trop rapide. La colonie manque d&#8217;ossature et trop d&eacute;pendante d&#8217;un commerce des fourrures insuffisamment contr&ocirc;l&eacute;. Les vingt ann&eacute;es suivantes sont une v&eacute;ritable lutte pour la survie, non seulement pour atteindre une autosuffisance &eacute;conomique mais aussi pour faire obstacle &agrave; l&rsquo;ambition conqu&eacute;rante des Anglais. En 1629, apr&egrave;s la prise de Qu&eacute;bec par les fr&egrave;res Kirke, Champlain rejoint l&rsquo;ambassadeur de France en Angleterre pour d&eacute;montrer, carte &agrave; l&rsquo;appui, l&rsquo;importance g&eacute;opolitique du Canada et plaider le retour de la colonie &agrave; la France. Ses arguments sont convaincants et, par le Trait&eacute; de Saint-Germain-en-Laye (1632) Qu&eacute;bec redevient fran&ccedil;ais. Avant son dernier retour &agrave; Qu&eacute;bec, Champlain r&eacute;sume son action dans une nouvelle &eacute;dition des &laquo; Voyages &raquo;, en 1632. L&rsquo;ouvrage est compl&eacute;t&eacute; par une magnifique carte, somme des connaissances acquises sur la Nouvelle-France et par le &laquo; Traitt&eacute; de la marine et du devoir d&rsquo;un bon marinier &raquo;, discours m&eacute;thodologique et<em> <\/em>v&eacute;ritable bilan de vie &laquo; apr&egrave;s avoir pass&eacute; trente huict ans de mon aage &agrave; faire plusieurs voyages sur mer et couru maints perils et hasards &hellip; &agrave; la fin de mes descouvertures de la nouvelle France Occidentale, faire un petit trait&eacute; intelligible et proffitable &agrave; ceux qui s&rsquo;en voudront servir &raquo;. L&rsquo;une des capacit&eacute;s exig&eacute;es d&rsquo;un bon marinier est de &laquo; Scavoir faire des cartes marines, pour exactement recognoistre les gisements des costes, entr&eacute;es des ports, havres, rades rochers, bans, escueils, isles, ancrages, &hellip;despeindre les oyseaux, animaux et poissons, plantes&hellip; et tout ce que l&rsquo;on voit de rare, en cecy un peu de portraiture est tr&egrave;s n&eacute;cessaire, &agrave; laquelle l&rsquo;on doit s&rsquo;exercer &raquo;. Les r&eacute;alisations de Champlain ont d&eacute;j&agrave; largement prouv&eacute; le bien-fond&eacute; de ces principes qu&rsquo;il a appliqu&eacute;s tout au long de sa vie.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Au total, Champlain rend compte, par ses vingt-trois cartes et multiples dessins, d&rsquo;environ 4 300 milles kilom&egrave;tres de territoire c&ocirc;tier. Il laisse six r&eacute;cits de voyages, v&eacute;ritable inventaire de la nature et de la population indig&egrave;ne. L&agrave; encore, Champlain est novateur : en effet, la diffusion des explorations est loin d&rsquo;&ecirc;tre courante chez les marins et les explorateurs, qui ont plut&ocirc;t tendance &agrave; garder le secret sur les r&eacute;sultats de leurs voyages afin de ne pas alimenter la convoitise des concurrents et ennemis. Non seulement Champlain r&eacute;ussit &agrave; parcourir et &agrave; explorer un immense territoire mais il sait aussi en parler. Ses livres sont de v&eacute;ritables ouvrages techniques issus d&rsquo;un esprit scientifique.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\"><strong>Pour en savoir plus<\/strong><\/p>\n<h6 style=\"margin-bottom: 0cm;\">R. Litalien et D. Vaugeois, Champlain : La Naissance de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise <a href=\"http:\/\/www.septentrion.qc.ca\/catalogue\/Livre.asp?id=2260\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.septentrion.qc.ca\/catalogue\/Livre.asp?id=2260<\/a>, Qu&eacute;bec et Paris, Septentrion et Nouveau Monde &eacute;ditions, 2004.<\/h6>\n<h6 style=\"margin-bottom: 0cm;\">R. Litalien, Jean-Fran&ccedil;ois Palomino, D. Vaugeois : La Mesure d&rsquo;un continent <a href=\"http:\/\/www.septentrion.qc.ca\/catalogue\/Livre.asp?id=2129\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.septentrion.qc.ca\/catalogue\/Livre.asp?id=2129<\/a>. Atlas historique de l&rsquo;Am&eacute;rique du Nord, Paris\/ Qu&eacute;bec, Presses de l&rsquo;Universit&eacute; Paris-Sorbonne\/Septentrion, 2007.<\/h6>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6095 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n27-decembre-2008\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/le-centre-interuniversitaire-detudes-quebecoises-cieq-prend-une-part-active\/\" >\n\t\t\t\tLe Centre interuniversitaire d\u2019\u00e9tudes qu\u00e9b\u00e9coises (CIEQ) prend une part active\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 style=\"margin-bottom: 0cm;\" align=\"center\">Le Centre interuniversitaire d&rsquo;&eacute;tudes qu&eacute;b&eacute;coises (CIEQ) <br \/>prend une part active<\/h2>\n<h2 style=\"margin-bottom: 0cm;\" align=\"center\">&agrave; la relation Qu&eacute;bec-France en cette ann&eacute;e du 400<sup>e<\/sup><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5 style=\"margin-bottom: 0cm;\">par Gilles Durand<\/h5>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Dans le <a href=\"http:\/\/www.cieq.ca\/FR\/Activites\/Midis\/MidisC.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">cadre des midis du CIEQ<\/a> , &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Laval, trois historiens sp&eacute;cialistes fran&ccedil;ais ont respectivement pr&eacute;sent&eacute; une conf&eacute;rence sur les relations France-Qu&eacute;bec.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<blockquote>\n<p><strong>Mythes et r&ecirc;ves fondateurs de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise par Bernard &Eacute;mont, pr&eacute;sident du Groupe de recherche sur les &eacute;crits canadiens anciens (GRECA)\/Universit&eacute; de Paris IV &#8211; Sorbonne<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Le fait fran&ccedil;ais est toujours bien vivant aujourd&rsquo;hui, au Qu&eacute;bec principal p&ocirc;le de d&eacute;veloppement, mais aussi dans toute l&rsquo;Am&eacute;rique du Nord. Le conf&eacute;rencier, Bernard &Eacute;mont, a analyse, class&eacute; et interpr&eacute;t&eacute;, pour le plus grand b&eacute;n&eacute;fice de son auditoire, les mythes et les r&ecirc;ves qui, &agrave; la suite de la fondation de Qu&eacute;bec, durant deux si&egrave;cles, ont pouss&eacute; les pionniers fran&ccedil;ais &agrave; faire la grande travers&eacute;e pour la vall&eacute;e du Saint-Laurent, la Louisiane et le Mexique. La conf&eacute;rence a constitu&eacute; une invitation &agrave; aller au-del&agrave; des consid&eacute;rations mat&eacute;rielles. Le conf&eacute;rencier a d&eacute;j&agrave; publi&eacute; sur ce th&egrave;me Marc Lescarbot : Mythes et r&ecirc;ves fondateurs de la Nouvelle-France (Paris, L&rsquo;Harmattan, 2002, 362 p.)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les relations commerciales La Rochelle-Qu&eacute;bec par Didier Poton, professeur d&rsquo;histoire moderne &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de La Rochelle<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Le conf&eacute;rencier, Didier Poton, a pr&eacute;sent&eacute; les fondements des &eacute;changes commerciaux qui se poursuivent toujours aujourd&rsquo;hui entre le Qu&eacute;bec et la France. Il a ramen&eacute; son auditoire 400 ans en arri&egrave;re sur les bords de l&rsquo;Atlantique fran&ccedil;ais, imm&eacute;diatement apr&egrave;s 1628 : La Rochelle, bastion du protestantisme, venait d&rsquo;&ecirc;tre soumise par le pouvoir central, &agrave; la suite d&rsquo;un long si&egrave;ge qui a vu mourir entre 16 000 et 18 000 habitants. Les marchands-armateurs rochelais protestants n&rsquo;en donn&egrave;rent pas moins l&rsquo;&eacute;lan aux relations commerciales avec la Nouvelle-France : ils se relev&egrave;rent et se regroup&egrave;rent pour mobiliser les capitaux n&eacute;cessaires et pour reconstituer leur marine marchande. Le lecteur int&eacute;ress&eacute; trouvera l&rsquo;expos&eacute; de cette probl&eacute;matique dans l&rsquo;ouvrage auquel le conf&eacute;rencier a collabor&eacute;, intitul&eacute; La Rochelle capitale atlantique, capitale huguenote (Paris, Monum, &Eacute;ditions du patrimoine, 2005, 80 p.).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les retours en France et l&rsquo;enracinement des familles nobles canadiennes par Fran&ccedil;ois-Joseph Ruggiu, professeur &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Paris IV &ndash; Sorbonne<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Le professeur Fran&ccedil;ois-Joseph Ruggiu a pr&eacute;sent&eacute; les options choisies par les familles nobles canadiennes &agrave; la suite de la conqu&ecirc;te du Canada par la Grande-Bretagne : retourner dans la m&egrave;re-patrie ou demeurer dans la vall&eacute;e du Saint-Laurent. Tout en d&eacute;mystifiant certaines id&eacute;es pr&eacute;con&ccedil;ues, le conf&eacute;rencier a abord&eacute; l&rsquo;ampleur des d&eacute;parts, les facteurs &agrave; la base de la d&eacute;cision de demeurer dans la colonie et de s&rsquo;enraciner. <a href=\"http:\/\/ariane.ulaval.ca\/web2\/tramp2.exe\/do_keyword_search\/A0srqgos.001\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Auteur de nombreuses publications<\/a>, le conf&eacute;rencier a d&eacute;j&agrave; d&eacute;velopp&eacute; ce th&egrave;me sous le titre &laquo; La noblesse de la Nouvelle-France, de l&rsquo;Atlantique fran&ccedil;ais &agrave; l&rsquo;Atlantique anglais &raquo;, lors du <a href=\"http:\/\/cths.fr\/co\/congres.php?id=150\">133<\/a><a href=\"http:\/\/cths.fr\/co\/congres.php?id=150\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">e Congr&egrave;s national des soci&eacute;t&eacute;s historiques et scientifiques<\/a>, tenu &agrave; Qu&eacute;bec du 2 au 6 juin 2008.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>Projets en cours au CIEQ<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Les chercheurs et les lecteurs int&eacute;ress&eacute;s &agrave; mieux conna&icirc;tre le Qu&eacute;bec, son histoire, sa culture et tout ce qui forge son identit&eacute;, sont invit&eacute;s &agrave; naviguer sur le site Web du CIEQ. Ils y trouveront de l&rsquo;information sur <a href=\"http:\/\/www.cieq.ca\/FR\/Publications\/Atlas_historique\/AtlasHis.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">des activit&eacute;s et des recherches en cours, sur des publications en pr&eacute;paration<\/a> , par exemple sur la formation des campagnes au 18e si&egrave;cle, sur la francophonie nord-am&eacute;ricaine, sur les missions au Qu&eacute;bec et du Qu&eacute;bec dans le monde, sur la transmission des valeurs par l&rsquo;&eacute;cole, sur le r&ocirc;le de l&rsquo;&Eacute;tat, etc. Pour ceux qui pr&eacute;f&eacute;reraient d&eacute;couvrir par eux-m&ecirc;mes, peut-&ecirc;tre m&ecirc;me red&eacute;couvrir l&rsquo;empreinte commune &agrave; la France et au Qu&eacute;bec de part et d&rsquo;autre de l&rsquo;Atlantique, pourquoi ne pas exploiter les ressources en ligne sur le nouveau site Internet enrichi du Centre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>Inventaire et atlas des lieux et rep&egrave;res de m&eacute;moire communs de la Nouvelle-France<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Cette<a href=\"http:\/\/inventairenf.cieq.ulaval.ca\/inventaire\/index.jsp\"> base de donn&eacute;es<\/a><a href=\"http:\/\/inventairenf.cieq.ulaval.ca\/inventaire\/index.jsp\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> renferme les traces mat&eacute;rielles<\/a> (b&acirc;timents, sites arch&eacute;ologiques, plaques, monuments) de la Nouvelle-France en France, de m&ecirc;me que celles de la France au Qu&eacute;bec. Le projet, pr&eacute;par&eacute; du c&ocirc;t&eacute; qu&eacute;b&eacute;cois sous la coordination de Marc St-Hilaire, professeur de g&eacute;ographie &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Laval, r&eacute;pertorie, situe et met en contexte. Du c&ocirc;t&eacute; fran&ccedil;ais, le projet se limite au Poitou-Charentes &agrave; l&rsquo;heure actuelle, mais des extensions sont pr&eacute;vues dans d&rsquo;autres r&eacute;gions de l&rsquo;Hexagone, telle l&rsquo;Aquitaine.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>Red&eacute;couvrir&hellip; Beauce, Etchemin, Amiante<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Cette <a href=\"http:\/\/www.encyclobec.ca\/atlas_bea\/\">base <\/a><a href=\"http:\/\/www.encyclobec.ca\/atlas_bea\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">renferme des donn&eacute;es g&eacute;o-historiques<\/a> (incluant des textes, des images, et des cartes anciennes et actuelles pour la r&eacute;gion de Beauce-Etchemin-Amiante) sur le territoire et la vie &eacute;conomique et sociale de cette r&eacute;gion depuis son ouverture au peuplement au 17e si&egrave;cle. Elle a &eacute;t&eacute; pr&eacute;par&eacute;e sous la coordination de Matthew Hatvany, professeur de g&eacute;ographie &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Laval, dans le cadre des travaux qui ont men&eacute; &agrave; la synth&egrave;se d&rsquo;histoire r&eacute;gionale Beauce-Etchemin-Amiante produite sous la coordination de Normand Perron, de l&rsquo;<a href=\"http:\/\/histoires-regionales.ucs.inrs.ca\/liste.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Institut national de la recherche scientifique (INRS), Urbanisation, culture et soci&eacute;t&eacute;<\/a> ( ). L&rsquo;objectif est d&rsquo;accro&icirc;tre les retomb&eacute;es de la publication parmi le grand public, les &eacute;tudiants, les professeurs et les chercheurs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>Br&egrave;ve pr&eacute;sentation du CIEQ<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Le <a href=\"http:\/\/www.cieq.ca\/FR\/Equipe\/equipe.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Centre est un organisme<\/a> qui regroupe des chercheurs d&rsquo;horizons disciplinaires vari&eacute;s, telles l&rsquo;histoire, la g&eacute;ographie, la sociologie, la d&eacute;mographie, etc. La gestion est assur&eacute;e par deux codirecteurs, l&rsquo;un de l&rsquo;Universit&eacute; Laval, &agrave; l&rsquo;heure actuelle Donald Fyson, l&rsquo;autre de l&rsquo;Universit&eacute; du Qu&eacute;bec &agrave; Trois-Rivi&egrave;res, &agrave; l&rsquo;heure actuelle Yvan Rousseau.<\/p>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6096 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n27-decembre-2008\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/editeurs-et-auteurs-quebecois-se-demarquent-au-salon-du-livre-des-11e-rendez-vous-de-lhistoire-de-blois-9-12-octobre-2008\/\" >\n\t\t\t\t\u00c9diteurs et auteurs qu\u00e9b\u00e9cois se d\u00e9marquent au Salon du livre des 11e Rendez-vous de l\u2019histoire de Blois, 9-12 octobre 2008\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\">&Eacute;diteurs et auteurs qu&eacute;b&eacute;cois se d&eacute;marquent au Salon du livre <br \/>des 11<sup>e<\/sup> Rendez-vous de l&rsquo;histoire de Blois, 9-12 octobre 2008<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Gilles Durand<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Place privil&eacute;gi&eacute;e pour le Qu&eacute;bec<\/strong><\/p>\n<p>&Agrave; l&rsquo;occasion du 400<sup>e<\/sup> anniversaire de la fondation de Qu&eacute;bec, le Qu&eacute;bec &eacute;tait l&rsquo;invit&eacute; d&rsquo;honneur du Salon du livre des 11<sup>e<\/sup> Rendez-vous de l&rsquo;histoire de Blois, privil&egrave;ge d&rsquo;autant plus grand que le th&egrave;me de cette grande manifestation culturelle portait sur les Europ&eacute;ens. Il a r&eacute;pondu &agrave; l&rsquo;invitation et particip&eacute; au Salon et &agrave; ses activit&eacute;s avec d&rsquo;autant plus d&rsquo;enthousiasme qu&rsquo;il avait l&rsquo;occasion de d&eacute;montrer les r&eacute;sultats positifs de l&rsquo;attachement des Qu&eacute;b&eacute;cois &agrave; leur langue et &agrave; leur culture d&rsquo;origine.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Un stand, plusieurs tables rondes, d&eacute;bats et conf&eacute;rences<\/strong><\/p>\n<table style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 403px; float: right;\" border=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin27\/Jacques_Mathieu_Robert_Trudel_Pierre_Ande_Wiltzer_Marcel_Fournier.jpg\" alt=\"salon du livre Blois\" title=\"salon du livre Blois\" height=\"303\" width=\"403\" \/><\/p>\n<h6>De gauche &agrave; droite : Jacques Mathieu, Robert Trudel, <br \/>Pierre-Andr&eacute; Wiltzer et Marcel Fournier<\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit : Gilles Durand<\/h6>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin27\/salon_livre_blois.jpg\" alt=\"Salon du livre Blois2\" title=\"Salon du livre Blois2\" border=\"0\" height=\"302\" width=\"404\" \/><\/p>\n<h6>de gauche &agrave; droite Pierre-Andr&eacute; Wiltzer, Pierre Nora<br \/>et Philippe Joutard<\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit : Gilles Durand<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Pour mettre en valeur la production &eacute;ditoriale qu&eacute;b&eacute;coise et canadienne de langue fran&ccedil;aise, le Salon a retenu deux moyens :<\/p>\n<ul>\n<li>un stand, celui de Qu&eacute;bec &Eacute;dition, dans la Halle aux Grains, o&ugrave; &eacute;diteurs, auteurs et autres m&eacute;diateurs de l&rsquo;histoire ont pu exposer et pr&eacute;senter leur cr&eacute;ation, proc&eacute;der &agrave; des s&eacute;ances de signature avec les visiteurs;<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>des tables rondes, d&eacute;bats et conf&eacute;rences.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Pour la douzaine d&rsquo;intervenants qu&eacute;b&eacute;cois, le moment ne pouvait &ecirc;tre mieux choisi pour pr&eacute;senter leurs points de vue, expliciter les th&egrave;mes d&eacute;velopp&eacute;s dans leurs ouvragesvi (les faits et gestes des pionniers fran&ccedil;ais et de leurs descendants qui ont travers&eacute; l&rsquo;Atlantique, se sont enracin&eacute;s et r&eacute;pandus sur le territoire nord-am&eacute;ricain), de m&ecirc;me que faire le bilan de ce qui en reste dans la m&eacute;moire collective. Pour les visiteurs fran&ccedil;ais, c&rsquo;&eacute;tait une excellente occasion d&rsquo;en apprendre un peu plus sur ce que les Qu&eacute;b&eacute;cois sont devenus et ce qu&rsquo;ils ont conserv&eacute; du souvenir de leurs origines. Mentionnons &eacute;galement la pr&eacute;sence active de la R&eacute;gionale de France-Qu&eacute;bec, Loir-et-Cher-Qu&eacute;bec, assist&eacute;e de trois autres r&eacute;gionales, Berry-Qu&eacute;bec, Eure-et-Loir-Qu&eacute;bec et Touraine-Qu&eacute;bec, pour rappeler la m&eacute;moire des pionniers de leur r&eacute;gion partis fonder le Qu&eacute;bec. La Commission franco-qu&eacute;b&eacute;coise sur les lieux de m&eacute;moire communs (CFQLMC) accueillait &eacute;galement les visiteurs pour faire mieux conna&icirc;tre son bulletin &eacute;lectronique <em>M&eacute;moires vives<\/em> de m&ecirc;me que son nouveau site Web, plus dynamique et plus convivial.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Vitalit&eacute;, diversit&eacute; et originalit&eacute; du livre qu&eacute;b&eacute;cois, des visiteurs nombreux<\/strong><\/p>\n<p>&Eacute;diteurs, auteurs et conf&eacute;renciers se sont dits en r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale enchant&eacute;s par les r&eacute;sultats du Salon qui multiplia les occasions de rencontres et de d&eacute;veloppement d&rsquo;un r&eacute;seau de contacts. Ils ont pu faire conna&icirc;tre davantage les nombreux ouvrages dont ils pouvaient s&rsquo;enorgueillir avec beaucoup de raison et que le public lecteur pouvait se procurer sur place et, entre autres, &agrave; la Librairie du Qu&eacute;bec &agrave; Paris (<a href=\"http:\/\/www.librairieduquebec.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.librairieduquebec.fr\/<\/a> ). De leur c&ocirc;t&eacute;, les visiteurs ont r&eacute;pondu avec beaucoup d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t &agrave; ces quatre journ&eacute;es marqu&eacute;es par des accents d&rsquo;Am&eacute;rique et ont effectu&eacute; des visites en tr&egrave;s grand nombre au stand de Qu&eacute;bec &Eacute;dition, donnant par l&agrave; plus de la vigueur &agrave; la relation France-Qu&eacute;bec tant sur le plan individuel qu&rsquo;institutionnel. La CFQLMC a pu, quant &agrave; elle, remplir sa mission de rappeler au grand public l&rsquo;h&eacute;ritage que Fran&ccedil;ais et Qu&eacute;b&eacute;cois partagent depuis plus de 400 ans et tout l&rsquo;enrichissement que les uns et les autres peuvent en retirer, de m&ecirc;me que recueillir les adresses de messagerie de personnes int&eacute;ress&eacute;es &agrave; recevoir son bulletin trimestriel, et ainsi bonifier sa liste d&rsquo;envoi.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les responsables de la programmation<\/strong><\/p>\n<p>La programmation du Salon a &eacute;t&eacute; &eacute;labor&eacute;e par Qu&eacute;bec &Eacute;dition, un comit&eacute; de l&rsquo;Association nationale des &eacute;diteurs de livres (ANEL) charg&eacute; de faire conna&icirc;tre la production &eacute;ditoriale qu&eacute;b&eacute;coise et canadienne de langue fran&ccedil;aise et de soutenir l&rsquo;exportation du livre sur les march&eacute;s internationaux, la CFQLMC (<a href=\"\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.cfqlmc.org<\/a> ), l&rsquo;Association internationale des &eacute;tudes qu&eacute;b&eacute;coises ( <a href=\"http:\/\/www.aieq.qc.ca\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.aieq.qc.ca\/<\/a> ) ainsi que la R&eacute;gionale Loir-et-Cher-Qu&eacute;bec de France-Qu&eacute;bec (<a href=\"http:\/\/www.francequebec.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.francequebec.fr\/<\/a> ) . Qu&eacute;bec &Eacute;dition r&eacute;alise son mandat en participant &agrave; des foires et &agrave; des salons internationaux et en &eacute;tablissant des contacts pour les &eacute;diteurs qu&eacute;b&eacute;cois et canadiens de langue fran&ccedil;aise. Pour le Salon des 11<sup>e<\/sup> Rendez-vous, il a re&ccedil;u le soutien, entre autres, du gouvernement du Qu&eacute;bec.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Pour en apprendre davantage<\/strong><\/p>\n<p>Les lecteurs int&eacute;ress&eacute;s pourront en apprendre davantage sur le Salon, les &eacute;diteurs, les auteurs et leur production en consultant le site de Qu&eacute;bec &Eacute;dition, Salons et foires (<a href=\"http:\/\/www.anel.qc.ca\/PDF\/SalonsQE\/Brochure_FR\/Brochure_finale_13.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.anel.qc.ca\/PDF\/SalonsQE\/Brochure_FR\/Brochure_finale_13.pdf<\/a> ) et le Carnet de Dean Louder, un des auteurs intervenants au Salon, intitul&eacute; &laquo; Parler de la Franco-Am&eacute;rique au Rendez-vous de l&rsquo;histoire de Blois (<a href=\"http:\/\/www.septentrion.qc.ca\/deanlouder\/france_2008\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.septentrion.qc.ca\/deanlouder\/france_2008\/<\/a> ).<\/p>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6097 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n27-decembre-2008\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/4e-rencontre-internationale-des-jeunes-chercheurs-en-patrimoine-a-linstitut-du-patrimoine-de-luqam-25-26-septembre-2008\/\" >\n\t\t\t\t4e Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine \u00e0 l\u2019Institut du patrimoine de l\u2019UQAM, 25-26 septembre 2008\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\">4<sup>e<\/sup> Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine <br \/>&agrave; l&rsquo;Institut du patrimoine de l&rsquo;UQAM, 25-26 septembre 2008<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Gilles Durand<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;organisation et la tenue de la rencontre<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin27\/4eme_rencontre2.jpg\" alt=\"4e Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine  - Mot de bienvenue\" width=\"335\" height=\"251\" style=\"margin-right: 10px; float: left;\" title=\"4e Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine  - Mot de bienvenue\" \/>Depuis 2005, une rencontre internationale annuelle des jeunes chercheurs en patrimoine (doctorants, docteurs, postdoctorants) est tenue en alternance au Qu&eacute;bec et en France. Cette ann&eacute;e, la rencontre a eu lieu les 25 et 26 septembre, &agrave; l&rsquo;Institut du patrimoine de l&rsquo;Universit&eacute; du Qu&eacute;bec &agrave; Montr&eacute;al sous le th&egrave;me &laquo; Patrimoine et sacralisation, Patrimonialisation du sacr&eacute; (<a href=\"http:\/\/www.patrimoine.uqam.ca\/spip.php?article192\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.patrimoine.uqam.ca\/spip.php?article192<\/a>) &raquo; . Comme son titre l&rsquo;indique, l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement a port&eacute; sur les processus de patrimonialisation du sacr&eacute;, celui-ci devant &ecirc;tre entendu au sens de patrimoine religieux, mais aussi &agrave; celui de patrimoine la&iuml;c ayant acquis une dimension spirituelle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La rencontre a &eacute;t&eacute; organis&eacute;e par l&rsquo;Institut du patrimoine de l&rsquo;UQAM et trois chercheurs, &Eacute;tienne Berthold, Mathieu Dormaels et Jos&eacute;e Laplace, qui sont rattach&eacute;s &agrave; cette universit&eacute; et qui ont su faire preuve de d&eacute;vouement et d&rsquo;efficacit&eacute;. Elle a &eacute;t&eacute; rendue possible gr&acirc;ce &agrave; la participation : du c&ocirc;t&eacute; qu&eacute;b&eacute;cois, de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain de l&rsquo;UQAM, la Chaire Fernand-Dumont sur la culture de l&rsquo;Institut national de la recherche scientifique &ndash; Urbanisation, culture et soci&eacute;t&eacute;, et du Centre interuniversitaire d&rsquo;&eacute;tudes sur les arts, les lettres et les traditions; du c&ocirc;t&eacute; fran&ccedil;ais, de l&rsquo;&Eacute;quipe d&rsquo;accueil &laquo; Histoire et critique des arts en France&raquo; de l&rsquo;Universit&eacute; de Rennes 2 &ndash; Haute-Bretagne.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La rencontre a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sid&eacute;e par Luc Noppen, directeur de l&rsquo;Institut du patrimoine et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain, et Pierre Lucier, titulaire de la Chaire Fernand-Dumont sur la culture. Vingt-six intervenants des arts et des lettres, des sciences humaines et sociales, rattach&eacute;s &agrave; des universit&eacute;s qu&eacute;b&eacute;coises, canadiennes, fran&ccedil;aises et europ&eacute;ennes, ont pr&eacute;sent&eacute; des &eacute;tudes de cas faisant l&rsquo;objet de leurs recherches en cours. Tir&eacute;s de contextes nord-am&eacute;ricains et europ&eacute;ens, les cas portaient tout particuli&egrave;rement sur des &eacute;glises, des artefacts religieux, des sites sacr&eacute;s, des traditions spirituelles de m&ecirc;me que les repr&eacute;sentations g&eacute;n&eacute;r&eacute;es par ceux-ci. Ils avaient &eacute;t&eacute; retenus pour leur valeur seconde, culturelle et identitaire, sans toutefois perdre de vue leur fonction cultuelle d&rsquo;origine.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Des d&eacute;couvertes enrichissantes<\/strong><\/p>\n<table border=\"0\" style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 396px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin27\/4eme_rencontre1.jpg\" alt=\"4e Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine  - Mot de la fin\" width=\"396\" height=\"297\" title=\"4e Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine  - Mot de la fin\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>La rencontre s&rsquo;est r&eacute;v&eacute;l&eacute;e un franc succ&egrave;s. Les intervenants, tous passionn&eacute;s pour leur domaine d&rsquo;&eacute;tudes, ont partag&eacute; avec l&rsquo;auditoire les fruits de leurs d&eacute;couvertes; leurs pr&eacute;sentations ont &eacute;t&eacute; vivement appr&eacute;ci&eacute;es. Parmi les sujets abord&eacute;s, retenons :<\/p>\n<ul>\n<li>L&rsquo;apport des premiers d&eacute;tenteurs des biens sacr&eacute;s &ndash; cur&eacute;s, confr&eacute;ries &ndash; en m&ecirc;me temps d&eacute;positaires des usages auxquels ils ont servi ou servent encore, des rituels et des traditions qui les ont impr&eacute;gn&eacute;s. Ils constituent des partenaires f&eacute;conds pour mieux faire conna&icirc;tre et saisir la valeur de tels biens, pour recr&eacute;er les activit&eacute;s qui y ont &eacute;t&eacute; poursuivies &ndash; dans le cas de b&acirc;timents &ndash;, pour les remettre au besoin dans leur &eacute;tat initial et pour les pr&eacute;senter au grand public;<\/li>\n<li>La contribution incontournable des sp&eacute;cialistes-chercheurs et des &eacute;rudits locaux, etc. Tout en ravivant un pass&eacute; oubli&eacute;, sinon occult&eacute;, et en le ramenant &agrave; la m&eacute;moire collective, ils mettent &agrave; jour des connaissances nouvelles sur les biens patrimoniaux, leur &laquo; esprit &raquo;, leur contexte de cr&eacute;ation;<\/li>\n<li>La place des artistes et de l&rsquo;art contemporain dans des &eacute;difices religieux qui conservent leur finalit&eacute; d&rsquo;origine. Par exemple, au d&eacute;but du 17<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, des pr&eacute;sentations de tableaux profanes ont eu lieu dans des &eacute;glises paroissiales. Des artistes sont intervenus dans des &eacute;glises et des cath&eacute;drales pour recr&eacute;er, comme t&eacute;moignages du pass&eacute;, des d&eacute;corations dont les traces avaient &eacute;t&eacute; effac&eacute;es, pour r&eacute;aliser des adaptations conformes aux go&ucirc;ts du jour et aux pratiques liturgiques changeantes des croyants, mais aussi pour y introduire des &oelig;uvres d&rsquo;art. Dans le premier cas, la marge de cr&eacute;ativit&eacute; est restreinte, par contre dans le deuxi&egrave;me, la situation est bien diff&eacute;rente &ndash; vitraux de Chagall dans la cath&eacute;drale de Reims;<\/li>\n<li>La valeur ajout&eacute;e que le patrimoine immat&eacute;riel &ndash; rituels, traditions spirituelles, etc. &ndash; transmet au patrimoine mat&eacute;riel;<\/li>\n<li>Le r&ocirc;le indispensable des communaut&eacute;s locales dans le processus de patrimonialisation des biens religieux. Celles qui savent se mobiliser &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur d&rsquo;associations militantes, peuvent faire beaucoup pour emp&ecirc;cher la destruction d&rsquo;un b&acirc;timent ou tout au moins pour en faire conserver les &eacute;l&eacute;ments les plus significatifs qui t&eacute;moignent de leur finalit&eacute; originelle &ndash; le clocher d&rsquo;une &eacute;glise par exemple &ndash;;<\/li>\n<li>Le soutien &ndash; financier ou autre &ndash; que peuvent apporter des intervenants majeurs comme les pouvoirs politiques locaux et nationaux pour donner le coup d&rsquo;envoi &agrave; un projet de mise en patrimoine, ou bien encore pour assurer un juste &eacute;quilibre entre pr&eacute;occupations touristiques et culturelles. En m&ecirc;me temps, le danger existe aussi que la valeur symbolique premi&egrave;re d&rsquo;un bien soit d&eacute;tourn&eacute;e au profit d&rsquo;une justification qui lui est &eacute;trang&egrave;re.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>La publication des actes de la 3<sup>e<\/sup> rencontre de 2007<\/strong><\/p>\n<p>La 4<sup>e<\/sup> rencontre internationale ne pouvait mieux convenir pour lancer la publication des actes de la pr&eacute;c&eacute;dente rencontre de l&rsquo;ann&eacute;e 2007, sous le titre <em>Patrimoines : fabrique, usages et r&eacute;emplois<\/em><a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=228:4e-rencontre-internationale-des-jeunes-chercheurs-en-patrimoine-a-l-institut-du-patrimoine-de-l-uqam-25-26-septembre-2008&amp;Itemid=303#source\"><sup>1<\/sup><\/a>. L&rsquo;ouvrage met l&rsquo;accent sur l&rsquo;interpr&eacute;tation, la valorisation et la r&eacute;utilisation d&rsquo;un patrimoine de nature diversifi&eacute;e, &agrave; des fins r&eacute;sidentielles, culturelles et touristiques. Parmi les 17 &eacute;tudes de cas pr&eacute;sent&eacute;es, deux ont trait &agrave; des quartiers de Montr&eacute;al, une &agrave; une ville mono-industrielle des Cantons-de-l&rsquo;Est, enfin une derni&egrave;re au message transmis par la sonorit&eacute; des b&acirc;timents religieux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Parmi les id&eacute;es avanc&eacute;es dans cette publication, mentionnons :<\/p>\n<ul>\n<li>L&rsquo;appropriation du message que porte un bien et sa prise en charge par le milieu sont tr&egrave;s influenc&eacute;es par la vision qu&rsquo;il en conserve. La valorisation d&rsquo;un bien est d&rsquo;autant moins mobilisatrice que la communaut&eacute; qui le porte en conserve une appr&eacute;ciation mitig&eacute;e &ndash; c&rsquo;est le cas des citoyens de Thetford Mines qui n&rsquo;oublient pas facilement les conditions auxquelles les travailleurs de l&rsquo;amiante ont &eacute;t&eacute; soumis dans le pass&eacute;;<\/li>\n<li>La mise en patrimoine doit viser &agrave; animer de fa&ccedil;on continue la vie quotidienne plut&ocirc;t que de cr&eacute;er une architecture de th&eacute;&acirc;tre destin&eacute;e &agrave; des spectateurs occasionnels;<\/li>\n<li>La m&eacute;moire franco-qu&eacute;b&eacute;coise a jou&eacute; un r&ocirc;le de premier plan dans le processus de patrimonialisation de certains espaces urbains, tel le quartier historique du Vieux-Montr&eacute;al, circonscrit par les limites des anciennes fortifications. La pr&eacute;servation de son caract&egrave;re historique fran&ccedil;ais constitue un t&eacute;moignage de ce &laquo; vouloir d&rsquo;une architecture fran&ccedil;aise (<a href=\"http:\/\/www.patrimoine.uqam.ca\/spip.php?article180\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.patrimoine.uqam.ca\/spip.php?article180<\/a>) &raquo; , et un atout touristique.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Un bilan des plus positifs et prometteur<\/strong><\/p>\n<p>La 4<sup>e<\/sup> Rencontre internationale de jeunes chercheurs en patrimoine a pr&eacute;sent&eacute; des exp&eacute;riences qui peuvent servir &agrave; la fois de mod&egrave;les &agrave; suivre ou d&rsquo;enseignements sur les &eacute;cueils &agrave; &eacute;viter. Les praticiens de la mise en patrimoine trouveront des motifs suppl&eacute;mentaires de faire preuve de t&eacute;nacit&eacute; et de redoubler d&rsquo;ardeur dans les projets qu&rsquo;ils mettent de l&rsquo;avant. Les &eacute;changes ont aussi d&eacute;montr&eacute; tout le b&eacute;n&eacute;fice que chercheurs qu&eacute;b&eacute;cois et fran&ccedil;ais peuvent retirer d&rsquo;une collaboration &eacute;troite. Souhaitons que les actes de cette rencontre paraissent rapidement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h6><a title=\"source\" name=\"source\"><\/a>1. Capucine Lema&icirc;tre et Benjamin Sabatier, dir. Coll. Cahiers de l&rsquo;Institut du patrimoine, no 6, Qu&eacute;bec, &Eacute;ditions Multimondes, 2008, 296 p.<\/h6>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6098 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n27-decembre-2008\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/quebec-et-les-autres-les-minorites-francophones-a-lexterieur-du-quebec-au-congres-de-lacqs-et-de-lacsus-quebec-novembre-2008\/\" >\n\t\t\t\t\u00ab Qu\u00e9bec et les autres \u00bb : les minorit\u00e9s francophones \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur du Qu\u00e9bec au Congr\u00e8s de l\u2019ACQS et de l\u2019ACSUS, Qu\u00e9bec, novembre 2008\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\">&laquo; Qu&eacute;bec et les autres &raquo; : les minorit&eacute;s francophones <br \/>&agrave; l&#8217;ext&eacute;rieur du Qu&eacute;bec<br \/>au Congr&egrave;s de l&rsquo;ACQS et de l&rsquo;ACSUS, Qu&eacute;bec, novembre 2008<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Leslie Choquette<br \/>Insitut fran&ccedil;ais, Assumption College<br \/>Worcester, Massachusetts<\/h5>\n<p>Les deux soci&eacute;t&eacute;s am&eacute;ricaines ACQS (American Council for Qu&eacute;bec Studies) et ACSUS (Association for Canadian Studies in the United States) se sont associ&eacute;es cette ann&eacute;e pour marquer le 400<sup>e<\/sup> anniversaire de la ville de Qu&eacute;bec. Leur congr&egrave;s conjoint, au sujet de &laquo; Qu&eacute;bec et les autres : 400 Years of Interactions &raquo;, s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute; du 13 au 16 novembre 2008 &agrave; l&rsquo;H&ocirc;tel Loews Le Concorde &agrave; Qu&eacute;bec.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Plusieurs s&eacute;ances pl&eacute;ni&egrave;res et tables rondes portant sur l&#8217;exp&eacute;rience pass&eacute;e ou pr&eacute;sente de la minorit&eacute; francophone &agrave; l&#8217;ext&eacute;rieur du Qu&eacute;bec ont suscit&eacute; beaucoup d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t. Le premier jour, une table ronde intitul&eacute;e &laquo; Teaching Franco-America &raquo; a r&eacute;uni quatre professeurs de trois domaines connexes (fran&ccedil;ais langue &eacute;trang&egrave;re, histoire et linguistique) pour parler de leurs cours sur les Franco-Am&eacute;ricains du nord-est des &Eacute;tats-Unis. L&rsquo;&eacute;change d&rsquo;id&eacute;es et de bibliographies est jug&eacute; si int&eacute;ressant que nous parlons de le prolonger en cr&eacute;ant un r&eacute;seau multidisciplinaire de chercheurs travaillant sur les Franco-Am&eacute;ricains. Pour plus d&rsquo;informations, s&rsquo;adresser &agrave; Susan Pinette, directrice du programme d&rsquo;&eacute;tudes franco-am&eacute;ricaines &agrave; <em>University of Maine at Orono<\/em> [l&rsquo;Universit&eacute; du Maine, &agrave; Orono](spinette@maine.edu) .<\/p>\n<p>Parmi les autres communications qui ont trait&eacute; de l&rsquo;exp&eacute;rience franco-am&eacute;ricaine se trouvent, en ce qui concerne le c&ocirc;t&eacute; historique : &laquo; La ville que nous avons adopt&eacute;e : <em>Le Courrier<\/em> de Salem and Franco-American Identity in Salem, Massachusetts in 1908 &raquo; par Elizabeth Blood de Salem State College ; &laquo; From Milan, Qu&eacute;bec to Lewiston, Maine : A Ride on the Grand Trunk Railroad into a New Culture &raquo; par Ir&egrave;ne Mailhot Bernard de St. Francis Xavier University ; &laquo; Pensionnaires dans deux patries : Franco-American Girls in New England and Qu&eacute;bec Boarding Schools &raquo; par Susan Fliss, Harvard University Libraries ; et &laquo; Work, Family, Ethnicity and Nation : An Exploration into Working-Class Male Identity in New England&rsquo;s Petits Canadas at the Turn of the Twentieth Century &raquo; par Florence May Waldron, Franklin &amp; Marshall College.<\/p>\n<p><strong>La litt&eacute;rature franco-am&eacute;ricaine<\/strong><br \/>La litt&eacute;rature franco-am&eacute;ricaie est surtout repr&eacute;sent&eacute;e par Jack Kerouac (&laquo; L&rsquo;influence litt&eacute;raire et culturelle de Jack Kerouac sur les &eacute;crivains contemporains qu&eacute;b&eacute;cois et canadiens &raquo; par Peggy Pacini de l&rsquo;Universit&eacute; de Paris XII ; &laquo; The Search for French-Canadian Identity in Kerouac&rsquo;s Letters, 1940-1969 &raquo; par Vincent R&eacute;millard de St. Francis University ; et &laquo; Restless Souls : Thomas Wolfe&rsquo;s Influence on Jack Kerouac &raquo; par Mary Rowan de Brooklyn College), mais il y a aussi une intervention sur les m&eacute;moires de l&rsquo;&eacute;crivain francophone Normand Beaupr&eacute; du Maine, publi&eacute;es en 1999 : &laquo; <em>Le petit mangeur de fleurs<\/em> : Reconstructing Memories of a Franco-American Childhood &raquo; par Cynthia Lees, University of Delaware.<\/p>\n<p><strong>La francophonie bigarr&eacute;e de la Louisiane<\/strong><br \/>La francophonie bigarr&eacute;e de la Louisiane est le sujet d&rsquo;une s&eacute;ance pl&eacute;ni&egrave;re, une conversation avec le cin&eacute;aste qu&eacute;b&eacute;cois Andr&eacute; Gladu suivie de la projection de son dernier film, l&rsquo;&eacute;mouvant &laquo; Marron : la piste cr&eacute;ole en Am&eacute;rique &raquo; ainsi que de plusieurs interventions : &laquo; Exploring l&rsquo;autre Am&eacute;rique : 19th-Century Creole Literature &raquo; par Marvin Richards de John Carroll University ; &laquo; The Role of Music Festivals in the Cultural Renaissance of Southwest Louisiana since the 1960s &raquo; par Dianne Guenin-Lelle d&rsquo;Albion College ; et &laquo; Qu&eacute;bec&rsquo;s Lingering Presence in Louisiana &raquo; par Ray Taras de Tulane University.<\/p>\n<p><strong>Les minorit&eacute;s francophones dans le reste du Canada<\/strong><br \/>&Eacute;videmment, les minorit&eacute;s francophones dans le reste du Canada n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; oubli&eacute;es non plus. Une excellente s&eacute;ance pl&eacute;ni&egrave;re sur les 300 000 Acadiens des Maritimes a r&eacute;uni la pr&eacute;sidente de l&rsquo;Atlantic Canada Opportunities Agency, Monique Collette, le recteur de l&rsquo;Universit&eacute; de Moncton, Yvon Fontaine, et le lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, le po&egrave;te Herm&eacute;n&eacute;gilde Chiasson, sous la pr&eacute;sidence de Peter Edwards de Mount Allison University. Dans une s&eacute;ance portant sur le Qu&eacute;bec et les autres provinces &raquo;, Denis Bourque de l&rsquo;Universit&eacute; de Moncton a analys&eacute; les &laquo; Interactions Acadie\/Qu&eacute;bec dans le discours et l&rsquo;essai acadiens &raquo; et Raoul Boudreau et P&eacute;n&eacute;lope Cormier, &eacute;galement de l&rsquo;Universit&eacute; de Moncton, ont pr&eacute;sent&eacute; une &laquo; Analyse comparative de la r&eacute;ception critique de la litt&eacute;rature acadienne contemporaine au Qu&eacute;bec et en Acadie &raquo;.<\/p>\n<p><strong>&Eacute;carts selon la langue maternelle et le bilinguisme&hellip;.<\/strong><br \/>Dans une optique comparative, Nicolas B&eacute;land, un &eacute;conomiste employ&eacute; par l&rsquo;Office qu&eacute;b&eacute;cois de la langue fran&ccedil;aise, a examin&eacute; les &laquo; <em>&Eacute;carts selon la langue maternelle et le bilinguisme entre les salaires des francophones et des anglophones pleinement et normalement ins&eacute;r&eacute;s au march&eacute; de travail au Qu&eacute;bec et au Nouveau-Brunswick de 1970 &agrave; 2000<\/em> &raquo;, pour conclure &agrave; un point de d&eacute;part similaire et une suite diff&eacute;rente. En 1970, dans les deux provinces, le revenu moyen des francophones bilingues se situait en dessous de celui des anglophones unilingues et bilingues, et les francophones ne parlant que le fran&ccedil;ais avaient le revenu moyen le plus faible. Au Nouveau-Brunswick, de 1970 &agrave; 2000, la rentabilit&eacute; de la connaissance du fran&ccedil;ais reste nulle pour les anglophones et celle du bilinguisme pour les francophones continue &agrave; &ecirc;tre forte. Par ailleurs, le lien historique entre l&rsquo;ethnicit&eacute; et le salaire se maintient. Au Qu&eacute;bec pourtant, ce lien dispara&icirc;t graduellement entre 1970 et 1995. Pour les Anglo-Qu&eacute;b&eacute;cois, la connaissance du fran&ccedil;ais devient rentable &agrave; partir de 1995 au m&ecirc;me titre que le bilinguisme pour les Franco-Qu&eacute;b&eacute;cois.<\/p>\n<p><strong>Les Franco-Ontariens<\/strong><br \/>Les Franco-Ontariens sont le sujet de l&rsquo;intervention de l&rsquo;historienne Danielle Coulombe intitul&eacute;e &laquo; Hearst : un exemple d&rsquo;entreprenariat forestier en Ontario fran&ccedil;ais &raquo; . Au d&eacute;but du XX<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, l&rsquo;ouverture de la Grande Zone argileuse nord-ontarienne incite plusieurs Canadiens fran&ccedil;ais et Canadiennes fran&ccedil;aises &agrave; migrer vers ce coin de l&rsquo;Ontario. Alors que leurs leaders spirituels et politiques vantent le potentiel agricole de la r&eacute;gion, un tr&egrave;s grand nombre de migrants choisissent ce nouveau pays en raison des &laquo; terres &agrave; bois &raquo; qu&rsquo;il a &agrave; leur offrir. Ces &laquo; hommes de bois &raquo; qui migrent avec leurs petits moulins &agrave; scie portatifs forment un premier noyau d&rsquo;entrepreneurs canadiens-fran&ccedil;ais. L&rsquo;industrie du bois d&rsquo;&oelig;uvre qui se d&eacute;veloppe &agrave; partir des ann&eacute;es 1950 permet &agrave; certains de ces entrepreneurs de b&acirc;tir des entreprises familiales qui finissent par transformer le visage socio-&eacute;conomique de la r&eacute;gion, qui compte 95 % de francophones aujourd&rsquo;hui compar&eacute; &agrave; 50 % en 1950.<\/p>\n<p><strong>Les francophones de l&rsquo;Ouest canadien<\/strong><br \/>Les francophones de l&rsquo;Ouest canadien sont repr&eacute;sent&eacute;s par Lise Gaboury-Diallo et Maria Fernanda Arentsen du Coll&egrave;ge universitaire de Saint-Boniface et Eileen Lokha de <em>University of Calgary<\/em> [l&rsquo;Universit&eacute; de Calgary], qui participent &agrave; une table ronde sur le &laquo; Qu&eacute;bec et le Canada francophone : 40 ans de d&eacute;fis &raquo;, et par Carol Jean L&eacute;onard de <em>University of Alberta<\/em> [l&rsquo;Universit&eacute; de l&rsquo;Alberta] dont l&rsquo;intervention s&rsquo;intitule &laquo; La part du Qu&eacute;bec dans la toponymie saskatchewannaise et albertaine &raquo; .<\/p>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6099 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n27-decembre-2008\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/la-trajectoire-du-gouvernement-local-au-quebec-un-rapprochement-avec-lexperience-francaise\/\" >\n\t\t\t\tLa trajectoire du gouvernement local au Qu\u00e9bec : un rapprochement avec l\u2019exp\u00e9rience fran\u00e7aise?\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\">La trajectoire du gouvernement local au Qu&eacute;bec : un rapprochement <br \/>avec l&rsquo;exp&eacute;rience fran&ccedil;aise?<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=230:la-trajectoire-du-gouvernement-local-au-quebec-un-rapprochement-avec-l-experience-francaise&amp;Itemid=303#source\"><sup>1<\/sup><\/a><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Guy Chiasson<br \/>Universit&eacute; du Qu&eacute;bec en Outaouais<\/h5>\n<p><strong>Ce texte veut pr&eacute;senter la trajectoire des municipalit&eacute;s au Qu&eacute;bec en la mettant en rapport avec celle de la France.<\/strong> Ce projet, celui d&rsquo;un &laquo; rapprochement &raquo; entre les trajectoires fran&ccedil;aises et qu&eacute;b&eacute;coises d&rsquo;administration locale peut sembler assez curieux. Il est vrai que l&rsquo;administration locale qu&eacute;b&eacute;coise trouve sa source lointaine dans l&rsquo;intendance de la Nouvelle-France et on peut donc la consid&eacute;rer comme un calque plus ou moins exact de l&rsquo;intendance dans la m&eacute;tropole &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque. Par rapport &agrave; cette &laquo; source &raquo; commune, le 19e si&egrave;cle marque le d&eacute;but d&rsquo;une bifurcation importante pour les administrations locales fran&ccedil;aises et canadiennes. Du c&ocirc;t&eacute; fran&ccedil;ais, l&rsquo;administration locale va &ecirc;tre travaill&eacute;e par le <em>mod&egrave;le napol&eacute;onien<\/em>, mod&egrave;le qui se caract&eacute;rise notamment par un fort encadrement des institutions locales par la structure d&eacute;concentr&eacute;e de l&rsquo;&Eacute;tat fran&ccedil;ais. Ce mod&egrave;le sera plus tard caract&eacute;ris&eacute; de <em>r&eacute;gulation crois&eacute;e<\/em> par les travaux bien connus du sociologue Pierre Gr&eacute;mion (voir BNF, Catalogue Bn-Opale plus, Gr&eacute;mion, Pierre). Du c&ocirc;t&eacute; canadien, les syst&egrave;mes municipaux qui sont mis en place par les provinces (incluant celui du Qu&eacute;bec) au milieu du 19e si&egrave;cle seront fortement marqu&eacute;s par l&rsquo;h&eacute;ritage de l&rsquo;Empire britannique, mais &eacute;galement par une filiation avec la tradition nord-am&eacute;ricaine. Compar&eacute;e &agrave; l&rsquo;exp&eacute;rience fran&ccedil;aise, l&rsquo;administration locale dans la tradition canadienne peut compter sur une certaine autonomie vis-&agrave;-vis des &Eacute;tats provinciaux sur qui repose l&rsquo;autorit&eacute; constitutionnelle pour l&rsquo;administration locale. Ici, il faut voir cette diff&eacute;rence comme &eacute;tant toute relative. Les acteurs locaux canadiens vous diront que cet espace d&rsquo;autonomie est parfois bien mince!<\/p>\n<p><strong>La bifurcation France-Canada va &eacute;galement se faire au regard de la conception du r&ocirc;le des administrations locales.<\/strong> Dans son r&eacute;cent livre (<a href=\"http:\/\/www.pulaval.com\/catalogue\/recherche.html?auteur=1937\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.pulaval.com\/catalogue\/recherche.html?auteur=1937<\/a>), Anne M&eacute;vellec va, par exemple, partir du principe que les institutions locales s&rsquo;inscrivent dans une logique politique de repr&eacute;sentation des citoyens alors que celles du Qu&eacute;bec sont dans une logique gestionnaire et peuvent donc &ecirc;tre vues comme principalement des &laquo; pourvoyeuses de services publics locaux &raquo;. Je reprendrai &agrave; mon compte cette distinction entre des institutions &laquo; politiques &raquo; fran&ccedil;aises et des institutions &laquo; gestionnaires &raquo; qu&eacute;b&eacute;coises. Le r&ocirc;le gestionnaire des municipalit&eacute;s qu&eacute;b&eacute;coises et le refus du politique s&rsquo;observent &agrave; divers niveaux : tout d&rsquo;abord en fonction du mode de fonctionnement (la quasi-absence des partis politiques, notamment) et, ensuite, en fonction d&rsquo;une conception particuli&egrave;re du rayon d&rsquo;action municipal qui se limite &agrave; certains services de proximit&eacute; (infrastructures d&rsquo;eau potable, &eacute;gout, gestion des d&eacute;chets) toujours avec en priorit&eacute; l&rsquo;efficacit&eacute; de la desserte de ces services. Il va sans dire que cette compr&eacute;hension du r&ocirc;le municipal laisse aux paliers sup&eacute;rieurs de gouvernement les grands enjeux de soci&eacute;t&eacute; : le d&eacute;veloppement &eacute;conomique, la prise en charge des groupes d&eacute;munis, la gestion de la diversit&eacute;, etc.<\/p>\n<p><strong>Comme le laisse entendre mon titre, ce que je veux faire ici, c&rsquo;est me pencher plus sp&eacute;cifiquement sur la trajectoire r&eacute;cente des municipalit&eacute;s qu&eacute;b&eacute;coises.<\/strong> Je mets de l&rsquo;avant une hypoth&egrave;se un peu os&eacute;e, celle que cette trajectoire, au moins depuis les ann&eacute;es 2000, va dans le sens d&rsquo;une politisation des institutions municipales au Qu&eacute;bec. Cette trajectoire permet-elle de voir une convergence nouvelle? <\/p>\n<p><strong>Le moment charni&egrave;re me semble &ecirc;tre les fusions municipales d&eacute;cr&eacute;t&eacute;es par le gouvernement qu&eacute;b&eacute;cois au tournant des ann&eacute;es 2000.<\/strong> Cette politique, qui a soulev&eacute; un d&eacute;bat passionn&eacute; dans plusieurs villes, n&rsquo;avait cependant pas l&rsquo;objectif explicite de politiser la gestion municipale. Cette r&eacute;forme changeait tr&egrave;s peu la carte des comp&eacute;tences municipales et encore moins le financement. Elle s&rsquo;est content&eacute;e, &agrave; peu de choses pr&egrave;s, de red&eacute;couper les fronti&egrave;res municipales. Cependant, cela a eu bien des effets induits inattendus. Parmi ceux-ci, la cr&eacute;ation de nouvelles villes d&eacute;cr&eacute;t&eacute;e par la r&eacute;forme a ouvert la porte dans bien des cas &agrave; une r&eacute;flexion locale sur les priorit&eacute;s et sur le r&ocirc;le des institutions municipales &agrave; cr&eacute;er. Dans le cas de Montr&eacute;al, comme dans celui de Qu&eacute;bec ou de Gatineau o&ugrave; j&rsquo;habite, ce processus de r&eacute;flexion s&rsquo;est fait publiquement en faisant appel &agrave; l&rsquo;apport des groupes de la soci&eacute;t&eacute; civile. <\/p>\n<p><strong>Ces exercices ont plus souvent qu&rsquo;autrement d&eacute;bouch&eacute; sur une version &eacute;largie du r&ocirc;le des pouvoirs urbains.<\/strong> Dans les ann&eacute;es qui vont suivre, les exemples ne manquent pas pour d&eacute;montrer une volont&eacute; des grandes villes fusionn&eacute;es de se positionner par rapport aux grands enjeux urbains contemporains : mise en place d&rsquo;outils de gestion de la diversit&eacute; ethnolinguistique, m&ecirc;me dans les villes o&ugrave; il y a relativement peu de diversit&eacute;; d&eacute;veloppement d&rsquo;outils de lutte &agrave; l&rsquo;&eacute;talement urbain, strat&eacute;gies de d&eacute;veloppement &eacute;conomique r&eacute;gional, politiques familiales, etc. Ces tendances vers un &eacute;largissement du champ d&rsquo;action municipal, si elles ne sont pas tout &agrave; fait nouvelles, seront s&ucirc;rement renforc&eacute;es par la dynamique mise en branle par les fusions de 2000. Tous ces signes sont autant de manifestations concr&egrave;tes d&rsquo;une politisation de l&rsquo;appareil municipal au-del&agrave; du r&ocirc;le gestionnaire. <\/p>\n<p><strong>En conclusion, je reviendrais &agrave; la question de d&eacute;part, celle du rapprochement entre le mod&egrave;le d&rsquo;institutions locales qu&eacute;b&eacute;cois et fran&ccedil;ais.<\/strong> Les fusions municipales qu&eacute;b&eacute;coises contribuent-elles &agrave; la bifurcation ou &agrave; la convergence des mod&egrave;les entre la France et le Qu&eacute;bec? La r&eacute;ponse &agrave; apporter &agrave; cette question est n&eacute;cessairement nuanc&eacute;e. Un h&eacute;ritage des fusions municipales, c&rsquo;est d&rsquo;avoir enclench&eacute; des processus qui ont remis en question le mod&egrave;le de &laquo; pourvoyeur de services &raquo; pour favoriser une politisation qui ne va pas sans rappeler les gouvernements locaux fran&ccedil;ais. Cette remise en question ne se fait &eacute;videmment pas sans r&eacute;sistances et sans reculs, comme en t&eacute;moigne un certain essoufflement des r&eacute;formes &agrave; la suite des &eacute;lections municipales de 2005. La trajectoire qu&eacute;b&eacute;coise, si elle donne des signes d&rsquo;une certaine politisation, est &agrave; ce moment fort complexe et n&rsquo;est s&ucirc;rement pas lin&eacute;aire. Pour l&rsquo;instant, elle est marqu&eacute;e par la cohabitation de tendances contradictoires qui oscillent entre une plus grande politisation et la crispation du mod&egrave;le gestionnaire. Donc, bien malin celui qui pourrait pr&eacute;dire jusqu&rsquo;&agrave; quel point elle va s&rsquo;inscrire dans un rapprochement avec celle des administrations locales fran&ccedil;aises. <\/p>\n<h6><a title=\"source\" name=\"source\"><\/a>1. Une version de ce texte a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;e au colloque &laquo; L&rsquo;intendance aux sources de l&rsquo;administration locale &raquo; &agrave; Ch&acirc;lons-en-Champagne en octobre 2008 et sera &eacute;galement publi&eacute;e dans les actes de ce colloque.<\/h6>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6100 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n27-decembre-2008\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/la-communaute-de-chatham-et-les-franco-americains-commemorent-la-venue-de-champlain-en-1606-a-port-fortune-aujourdhui-chatham-massachusetts\/\" >\n\t\t\t\tLa communaut\u00e9 de Chatham et les Franco-Am\u00e9ricains comm\u00e9morent la venue de Champlain en 1606 \u00e0 Port Fortun\u00e9, aujourd\u2019hui Chatham, Massachusetts\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\">La communaut&eacute; de Chatham et les Franco-Am&eacute;ricains comm&eacute;morent la venue de Champlain<br \/> en 1606 &agrave; Port Fortun&eacute;, aujourd&rsquo;hui Chatham, Massachusetts<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Gilles Durand<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table border=\"0\" style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 467px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin27\/champlain_chatham.jpg\" alt=\"Champlain_chatam\" width=\"467\" height=\"349\" title=\"Champlain_chatam\" border=\"0\" \/><\/p>\n<h6>Le Monument Champlain a Stage Harbor, Chatham MA, Cape Cod<\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit : La D&eacute;l&eacute;gation du Qu&eacute;bec &agrave; Boston<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Dans le cadre des f&ecirc;tes du 400<sup>e<\/sup> anniversaire de la fondation de la ville de Qu&eacute;bec, la repr&eacute;sentante &eacute;m&eacute;rite des communaut&eacute;s francophones de la Nouvelle-Angleterre, Claire Quintal, a particip&eacute;, le 21 juillet 2008, &agrave; une c&eacute;r&eacute;monie comm&eacute;morative de la venue de Champlain &agrave; Port Fortun&eacute;, aujourd&rsquo;hui Chatham, en 1606. Gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;implication de la Ligue franco-am&eacute;ricaine du sud-est du Massachusetts et au nom des Franco-Am&eacute;ricains de la Nouvelle-Angleterre, elle a d&eacute;pos&eacute; une gerbe de fleurs au pied du monument portant le nom de celui qui, tout en &eacute;tant un grand navigateur, un cartographe expert et un explorateur hors pair, a jet&eacute; les bases permanentes de la pr&eacute;sence fran&ccedil;aise en Am&eacute;rique du Nord, Champlain.<\/p>\n<p>Dans son discours qui a pr&eacute;c&eacute;d&eacute; le d&eacute;p&ocirc;t de la gerbe au pied de la pierre comm&eacute;morative, la conf&eacute;renci&egrave;re a tenu &agrave; rappeler deux volets de l&rsquo;h&eacute;ritage que les Franco-Am&eacute;ricains partagent avec Champlain, soit une m&egrave;re patrie commune et une m&ecirc;me terre d&rsquo;accueil, celle que le p&egrave;re de la Nouvelle-France a foul&eacute;e en 1608 :<\/p>\n<blockquote><p><em>Pour nous, Franco-Am&eacute;ricains, la gerbe que nous allons placer devant ce monument&hellip; signifie notre d&eacute;sir d&rsquo;honorer un homme venu d&rsquo;une r&eacute;gion d&rsquo;o&ugrave; tant de nos a&iuml;eux sont partis pour ce Nouveau-Monde. Nous sommes venus de pas tr&egrave;s loin d&rsquo;ici, d&rsquo;o&ugrave; quelque deux cent cinquante ans apr&egrave;s le passage de Champlain dans ces lieux, nos anc&ecirc;tres imm&eacute;diats &eacute;tablirent des avant-postes de la Francophonie.<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>D&rsquo;autres gerbes de fleurs furent &eacute;galement d&eacute;pos&eacute;es par des repr&eacute;sentants de la France, du Canada et du Qu&eacute;bec au pied du monument. C&rsquo;est avec &eacute;motion qu&rsquo;une soixantaine de personnes l&rsquo;ont entour&eacute;.<\/p>\n<p>&nbsp; <\/p>\n<table border=\"0\" style=\"margin-right: 10px; width: 463px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin27\/champlain_chatham2.jpg\" alt=\"Champlain Chatham\" width=\"463\" height=\"347\" title=\"Champlain Chatham\" border=\"0\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h6>Description: La D&eacute;l&eacute;gu&eacute;e du Qu&eacute;bec &agrave; Boston, France Dionne, un conseiller municipal de Chatham, le Consul g&eacute;n&eacute;ral de France &agrave; Boston Francois Gauthier, la Consule du Canada Anne-Marie Hannan, le Pr&eacute;sident de la Ligue Franco-Am&eacute;ricaine Normand Ouellette, un membre de la Ligue, et le Dr. Quintal<\/h6>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div>\n<h6>Cr&eacute;dit: La D&eacute;l&eacute;gation du Qu&eacute;bec &agrave; Boston<\/h6>\n<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6101 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n27-decembre-2008\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/lhistoire-de-la-nouvelle-france-oubli-ou-occultation\/\" >\n\t\t\t\tL\u2019histoire de la Nouvelle-France, oubli ou occultation\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\">L&rsquo;histoire de la Nouvelle-France, oubli ou occultation<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Jacques Mathieu<br \/>Professeur d&rsquo;histoire<br \/>Universit&eacute; Laval<\/h5>\n<p>L&rsquo;intitul&eacute; de cette table ronde (11<sup>e<\/sup> Rendez-vous de l&rsquo;histoire, Blois &ndash; 9 au 12 octobre 2008), qui risque de raviver la perception d&rsquo;une Nouvelle-France abandonn&eacute;e au moment de la guerre de Sept Ans et de sa cession &agrave; la Grande Bretagne, place un Qu&eacute;b&eacute;cois dans une position d&eacute;licate. Il serait aventureux de tenter de cerner ad&eacute;quatement la place de la Nouvelle-France dans la perception fran&ccedil;aise actuelle. Je retiens cependant le fait qu&rsquo;il importe de distinguer les diff&eacute;rentes formes d&rsquo;expressions de cette pr&eacute;sence, qu&rsquo;elle soit &eacute;tatique, nationale, r&eacute;gionale ou locale, le fait d&rsquo;universitaires ou d&rsquo;&eacute;rudits locaux, tels les g&eacute;n&eacute;alogistes. Il en d&eacute;coule une grande vari&eacute;t&eacute; de connaissances et d&rsquo;attachements qui pr&eacute;sident &agrave; la d&eacute;finition de m&eacute;canismes de m&eacute;diation entre la raison nationale et les perceptions populaires. <\/p>\n<p><strong>I Un aper&ccedil;u des relations actuelles<\/strong><\/p>\n<p>Un bref aper&ccedil;u des relations actuelles conduit &agrave; une comparaison des situations de la France envers la Nouvelle-France et du Qu&eacute;bec en regard de la francophonie nord-am&eacute;ricaine et &agrave; la proposition de pistes d&rsquo;avenir. Je retiens quatre &eacute;l&eacute;ments principaux dans ce survol. <\/p>\n<p>En 1981, &agrave; l&rsquo;invitation de Fran&ccedil;ois Lebrun et de la maison Belin, j&rsquo;ai publi&eacute; une synth&egrave;se d&rsquo;histoire de la Nouvelle-France. Je me rappelle m&rsquo;&ecirc;tre interrog&eacute; assez longuement sur le sous-titre &agrave; retenir. J&rsquo;ai consciemment choisi &laquo; Les Fran&ccedil;ais en Am&eacute;rique du Nord XVIIe-XVIIIe &raquo;, &agrave; la fois pour ne pas me confiner &agrave; la vall&eacute;e du Saint-Laurent et pour insister davantage sur la fa&ccedil;on dont ce territoire avait &eacute;t&eacute; investi par des Fran&ccedil;ais plut&ocirc;t que de choisir un titre &agrave; la gloire de la France et de son expansion coloniale. En somme, dans ma perception de l&rsquo;&eacute;poque, ce sont les Fran&ccedil;ais qui ont fait la Nouvelle-France.<\/p>\n<p>D&rsquo;ailleurs, l&rsquo;&eacute;ventail des relations r&eacute;centes entre les deux contr&eacute;es illustre bien ces sensibilit&eacute;s fran&ccedil;aises, qu&rsquo;elles soient universitaires ou locales. Que l&rsquo;on pense aux travaux initi&eacute;s par Joseph Goy et Jean-Pierre Wallot dans les ann&eacute;es 1980 et donnant lieu &agrave; des colloques th&eacute;matiques franco-qu&eacute;b&eacute;cois annuels, aux initiatives de la Commission franco-qu&eacute;b&eacute;coise sur les lieux de m&eacute;moire communs dont Philippe Joutard a &eacute;t&eacute; un artisan et un partisan engag&eacute;, aux nombreuses activit&eacute;s locales ou r&eacute;gionales de comm&eacute;moration en lien avec l&rsquo;histoire et la g&eacute;n&eacute;alogie. Les exemples sont multiples : l&rsquo;exposition de la Tour-de-la-Cha&icirc;ne &agrave; La Rochelle, l&rsquo;inventaire des traces du pass&eacute; entre le Qu&eacute;bec et la r&eacute;gion de Poitou-Charente, le Mus&eacute;e de l&rsquo;&eacute;migration fran&ccedil;aise &agrave; Tourouvre, le grand congr&egrave;s des historiens fran&ccedil;ais tenu &agrave; Qu&eacute;bec, les comm&eacute;morations &agrave; Toulon, &agrave; Ch&acirc;lons-en-Champagne, dans la Haute-Marne, l&rsquo;entreprise de Villes et villages de France, la collaboration de la France &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;un Centre de la francophonie des Am&eacute;riques &agrave; Qu&eacute;bec, sans oublier cette pr&eacute;sence du Qu&eacute;bec comme invit&eacute; d&rsquo;honneur au rendez-vous de l&rsquo;histoire, ici m&ecirc;me &agrave; Blois, etc. Il y a &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence chez un grand nombre de Fran&ccedil;ais un int&eacute;r&ecirc;t, une sensibilit&eacute;, une volont&eacute; de partage d&rsquo;une histoire, d&rsquo;une culture et de valeurs communes ; une forme de r&eacute;appropriation de ce pass&eacute;.<\/p>\n<p>Certes, il ne faut tout de m&ecirc;me pas n&eacute;gliger les efforts et les investissements de la France envers la francophonie qui s&rsquo;incarnent dans le soutien financier &agrave; des organismes internationaux. Il semble cependant que les retomb&eacute;es concr&egrave;tes et les effets mobilisateurs souffrent d&rsquo;un s&eacute;rieux manque de visibilit&eacute;. <\/p>\n<p>Le contexte de la comm&eacute;moration du 400<sup>e<\/sup> anniversaire de la fondation de Qu&eacute;bec a largement contribu&eacute; &agrave; mieux faire conna&icirc;tre la vitalit&eacute; qu&eacute;b&eacute;coise actuelle de l&rsquo;ancienne Nouvelle-France. Une prolif&eacute;ration d&rsquo;activit&eacute;s se sont inscrites dans un contexte de comm&eacute;moration et dans une perspective de valorisation, &agrave; la fois politique, scientifique, sociale et culturelle, de traces du pass&eacute; en fonction des enjeux du pr&eacute;sent pour concevoir un devenir.<\/p>\n<p>Pourquoi donc la Nouvelle-France n&rsquo;a-t-elle jamais r&eacute;ussi &agrave; faire partie du roman national fran&ccedil;ais ? C&rsquo;est surprenant, tellement il y a de points de convergence ; que l&rsquo;on pense par exemple aux situations comme :<\/p>\n<ul>\n<li>l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;alogique et familial relatif &agrave; la provenance des anc&ecirc;tres ;<\/li>\n<li>l&rsquo;h&eacute;ritage et la vitalit&eacute; de la langue et de la culture fran&ccedil;aises sous toutes ses formes ;<\/li>\n<li>le nombre de francophones et de francophiles en Am&eacute;rique du Nord ;<\/li>\n<\/ul>\n<p>et plus r&eacute;cemment,<\/p>\n<ul>\n<li>les prises de position sur la guerre en Irak ;<\/li>\n<li>les notions d&rsquo;exception culturelle am&eacute;nag&eacute;es en concept de diversit&eacute; culturelle soutenues par le Qu&eacute;bec ;<\/li>\n<li>l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une francophonie plurielle, etc.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il y a l&agrave; un paradoxe. Dans des perspectives scientifiques et m&eacute;morielles, et donc sensibles et actuelles, l&rsquo;&eacute;vocation de la Nouvelle-France et des descendants de Fran&ccedil;ais en Am&eacute;rique est passablement pr&eacute;sente en France. Or, c&rsquo;est comme s&rsquo;il y avait une m&eacute;moire, des sensibilit&eacute;s associ&eacute;es &agrave; des sentiments d&rsquo;appartenance et de partage d&rsquo;identit&eacute;, des connaissances historiques structur&eacute;es, organis&eacute;es et diffus&eacute;es, mais une absence quasi totale dans le syst&egrave;me d&rsquo;enseignement. <\/p>\n<p>La transposition de cette question dans l&rsquo;espace nord-am&eacute;ricain procure un effet miroir aux interrogations de cette table en comparant la situation de la France &agrave; celle du Qu&eacute;bec. La question pourrait se d&eacute;finir en deux temps :<\/p>\n<ul>\n<li>La France est notre m&egrave;re-patrie, une r&eacute;f&eacute;rence incontournable pour nous. L&rsquo;inverse est-il aussi vrai?<\/li>\n<li>Qu&eacute;bec est le berceau de la francophonie nord-am&eacute;ricaine. &Agrave; toutes fins utiles, le berceau comporte les m&ecirc;mes connotations r&eacute;f&eacute;rentielles que la m&egrave;re-patrie. Pour la diaspora francophone nord-am&eacute;ricaine, Qu&eacute;bec, c&rsquo;est un peu la m&egrave;re-patrie.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>II La francophonie nord-am&eacute;ricaine<\/strong><\/p>\n<p>Les attitudes et comportements du Qu&eacute;bec en regard de la francophonie nord-am&eacute;ricaine sont-ils diff&eacute;rents? Quelle place ces communaut&eacute;s francophones issues de la Nouvelle-France occupent-elles dans l&rsquo;histoire du Qu&eacute;bec? Certes, l&rsquo;on a une bonne id&eacute;e des migrations. Quelques chercheurs ont produit des ouvrages remarquables sur l&rsquo;immigration et sur les diff&eacute;rentes communaut&eacute;s francophones d&rsquo;Am&eacute;rique du Nord. Mais les gouvernements, &agrave; travers leurs minist&egrave;res, se pr&eacute;occupent-ils vraiment de la francophonie, de la vie des francophones en dehors du Qu&eacute;bec? Et l&rsquo;examen des programmes d&rsquo;enseignement et de formation des jeunes, notamment en histoire et &agrave; tous les niveaux, montre &eacute;galement un &eacute;norme d&eacute;ficit de connaissances. <\/p>\n<p>En ce sens la situation en France et au Qu&eacute;bec est &agrave; maints &eacute;gards comparable. Y a-t-il quelque chose &agrave; faire? Quoi? Comment? Quels liens est-il possible de concevoir entre les intentions et les projets gouvernementaux et la vie concr&egrave;te dans les communaut&eacute;s francophones?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>III Une piste d&rsquo;avenir<\/strong><\/p>\n<p>Il est fort int&eacute;ressant de noter,<\/p>\n<ul>\n<li>d&rsquo;une part, que la th&eacute;matique de ce salon soit ax&eacute;e sur &laquo; Les Europ&eacute;ens &raquo;, dont un des aboutissements pourrait &ecirc;tre d&rsquo;&eacute;crire l&rsquo;histoire de la France comme celle d&rsquo;une r&eacute;gion de l&rsquo;Europe ;<\/li>\n<li>d&rsquo;autre part, qu&rsquo;en m&ecirc;me temps, le Qu&eacute;bec soit l&rsquo;invit&eacute; d&rsquo;honneur de ce salon.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette cohabitation indique bien, je crois, jusqu&rsquo;&agrave; quel point nous sommes dans un monde complexe et en mutations majeures. Elle suscite plus de questions que de r&eacute;ponses.<\/p>\n<p>La comm&eacute;moration du 400<sup>e<\/sup> de Qu&eacute;bec a suscit&eacute; de tr&egrave;s nombreuses manifestations ponctuelles de solidarit&eacute;, mais aura-t-elle des suites concr&egrave;tes?<\/p>\n<p>La culture est devenue un enjeu majeur dans un contexte de mondialisation, de transmission d&rsquo;h&eacute;ritage et de valeurs, ainsi que de surabondance d&rsquo;informations par Internet. <\/p>\n<p>La France et le Qu&eacute;bec ont un pass&eacute; commun, des valeurs partag&eacute;es et des aspirations convergentes. &Agrave; bien des &eacute;gards, leur situation se compare :<\/p>\n<ul>\n<li>La francophonie nord-am&eacute;ricaine n&rsquo;existerait pas s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas le Qu&eacute;bec ;<\/li>\n<li>La francophonie internationale fonde la puissance de la voix de la France sur l&rsquo;&eacute;chiquier mondial.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il n&rsquo;est pas possible d&rsquo;y rester indiff&eacute;rent. Il importe donc d&rsquo;innover pour assurer l&rsquo;avenir de la francophonie. Et je ne vois pas cette id&eacute;e ou cette orientation comme un devoir de m&eacute;moire, mais plut&ocirc;t comme un potentiel porteur d&rsquo;avenir, soit un moyen :<\/p>\n<ul>\n<li>d&rsquo;affirmation contre l&rsquo;uniformisation culturelle et<\/li>\n<li>de mettre en &eacute;vidence des &eacute;l&eacute;ments fondamentaux de notre identit&eacute;.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il faudrait donc concevoir une id&eacute;e nouvelle, mobilisatrice, contributive &agrave; cette identit&eacute; francophone, &agrave; la fois une et plurielle, qui assure une coh&eacute;rence de pens&eacute;e et une coh&eacute;sion dans l&rsquo;action. Quelques &eacute;l&eacute;ments pr&eacute;sident &agrave; l&rsquo;affirmation d&rsquo;une telle francophonie &agrave; la fois transnationale et culturelle :<\/p>\n<ul>\n<li>L&rsquo;histoire est le r&eacute;servoir de la m&eacute;moire. Elle fonde les ancrages m&eacute;moriels. Elle permet l&rsquo;approfondissement des points de convergence. Elle favorise le dialogue, le partage et l&rsquo;enrichissement mutuel.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans l&rsquo;imm&eacute;diat un plan d&rsquo;action tout simple devrait permettre de progresser dans la bonne direction :<\/p>\n<ul>\n<li>Renforcement des r&eacute;seaux francophones ;<\/li>\n<li>Renforcement du syst&egrave;me de connaissances ;<\/li>\n<li>D&eacute;veloppement d&rsquo;actions &eacute;ducatives int&eacute;gr&eacute;es.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Fille de son temps, l&rsquo;histoire sera pr&eacute;sente dans les lendemains de la mondialisation ; ainsi doit-il en &ecirc;tre de la francophonie. Serait-il temps de mettre de l&rsquo;avant un grand projet de faire l&rsquo;histoire des Fran&ccedil;ais?<\/p>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6102 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n27-decembre-2008\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/notre-francais-aussi-a-une-histoire\/\" >\n\t\t\t\tNotre fran\u00e7ais aussi \u00e0 une histoire\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\">Notre fran&ccedil;ais aussi &agrave; une histoire<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Claude Poirier<br \/>Directeur du Tr&eacute;sor de la langue fran&ccedil;aise &agrave;<br \/>l&#8217;Universit&eacute; Laval<\/h5>\n<p>Jusqu&rsquo;&agrave; r&eacute;cemment, les manuels d&rsquo;histoire du fran&ccedil;ais ne s&rsquo;int&eacute;ressaient qu&rsquo;&agrave; la vari&eacute;t&eacute; parisienne. Les travaux d&rsquo;une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de chercheurs, depuis les ann&eacute;es 1980, ont attir&eacute; l&rsquo;attention sur la diversit&eacute; du fran&ccedil;ais dans le monde et ont forc&eacute; l&rsquo;ajout de chapitres sur les autres vari&eacute;t&eacute;s de la francophonie. Au vu des nouvelles donn&eacute;es que ces travaux apportent, il faudrait &eacute;crire l&rsquo;histoire du fran&ccedil;ais dans son usage r&eacute;el, en prenant en compte toutes ses manifestations historiques et g&eacute;ographiques. Cette approche permettrait de mieux comprendre le processus d&rsquo;&eacute;changes et de tensions entre les usages populaires et les usages savants qui ont fa&ccedil;onn&eacute; cette langue.<\/p>\n<p>Dans cette perspective, les fran&ccedil;ais d&rsquo;Am&eacute;rique du Nord prennent une importance consid&eacute;rable. Leur &eacute;tude fournit des donn&eacute;es pr&eacute;cieuses sur la fa&ccedil;on dont la langue &eacute;tait parl&eacute;e concr&egrave;tement dans les provinces de France aux 17<sup>e<\/sup> et 18<sup>e<\/sup> si&egrave;cles et sur l&rsquo;interaction entre Paris et les r&eacute;gions. Encore de nos jours, ces fran&ccedil;ais sont des laboratoires vivants : nos fa&ccedil;ons de parler t&eacute;moignent du pass&eacute; de la langue en France et d&rsquo;une exp&eacute;rience humaine originale sur un continent nouveau.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le num&eacute;ro de d&eacute;cembre de la <strong>Revue Cap-aux-Diamants<\/strong> met l&rsquo;accent sur le fran&ccedil;ais qu&eacute;b&eacute;cois, qui est la vari&eacute;t&eacute; am&eacute;ricaine la mieux document&eacute;e et la plus &eacute;tudi&eacute;e. Les articles ont &eacute;t&eacute; &eacute;crits par des membres et des collaborateurs de l&rsquo;&eacute;quipe du Tr&eacute;sor de la langue fran&ccedil;aise au Qu&eacute;bec. On n&rsquo;a jusqu&rsquo;ici &eacute;voqu&eacute; l&rsquo;histoire du fran&ccedil;ais qu&eacute;b&eacute;cois que de fa&ccedil;on indirecte, &agrave; travers des &eacute;v&egrave;nements qui ont marqu&eacute; le destin du Qu&eacute;bec. Pour les auteurs de ce num&eacute;ro, ce sont les faits linguistiques qui occupent la premi&egrave;re place. Leur &eacute;tude peut conduire &agrave; une interpr&eacute;tation nouvelle des &eacute;v&egrave;nements eux-m&ecirc;mes.<\/p>\n<p>Ces textes, qui s&rsquo;&eacute;clairent les uns les autres, ne sont encore que des fragments d&rsquo;une histoire qu&rsquo;il est urgent d&rsquo;&eacute;crire en entier. En offrant ces quelques articles au public, l&rsquo;&eacute;quipe du TLFQ l&rsquo;invite &agrave; l&rsquo;appuyer pour que paraisse enfin l&rsquo;&eacute;dition compl&egrave;te du <em>Dictionnaire du fran&ccedil;ais qu&eacute;b&eacute;cois<\/em> (voir l&rsquo;annonce dans la revue). Reconna&icirc;tre que le fran&ccedil;ais des Qu&eacute;b&eacute;cois a une histoire, c&rsquo;est du m&ecirc;me coup prendre acte qu&rsquo;une culture francophone distincte s&rsquo;est construite ici depuis l&rsquo;exploration des rives du Saint-Laurent par les navigateurs du 16<sup>e<\/sup> si&egrave;cle et la fondation de Qu&eacute;bec en 1608.<\/p>\n<p>Le num&eacute;ro de d&eacute;cembre est actuellement en kiosque.<br \/>Pour plus d&rsquo;information : <a href=\"http:\/\/www.capauxdiamants.org\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.capauxdiamants.org<\/a><\/p>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\n\t\t\t\t<div class=\"e-load-more-anchor\" data-page=\"1\" data-max-page=\"2\" data-next-page=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/8331\/page\/2\/\"><\/div>\n\t\t\t\t<nav class=\"elementor-pagination\" aria-label=\"Pagination\">\n\t\t\t<span aria-current=\"page\" class=\"page-numbers current\"><span class=\"elementor-screen-only\">Page<\/span>1<\/span>\n<a class=\"page-numbers\" href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/8331\/page\/2\/\"><span class=\"elementor-screen-only\">Page<\/span>2<\/a>\t\t<\/nav>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Page (post) title HomePage (post) title<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":5120,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-8331","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/8331","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8331"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/8331\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10762,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/8331\/revisions\/10762"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/5120"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8331"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}