{"id":8356,"date":"2024-07-25T10:32:09","date_gmt":"2024-07-25T14:32:09","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/?page_id=8356"},"modified":"2024-09-06T10:46:12","modified_gmt":"2024-09-06T14:46:12","slug":"bulletin-n31-decembre-2010","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/archives\/memoires-vives\/bulletin-n31-decembre-2010\/","title":{"rendered":"Bulletin n\u00b031, d\u00e9cembre 2010"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-page\" data-elementor-id=\"8356\" class=\"elementor elementor-8356\" data-elementor-post-type=\"page\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-30342f4 e-flex e-con-boxed sc_inner_width_none sc_layouts_column_icons_position_left e-con e-parent\" data-id=\"30342f4\" data-element_type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-ce3074d sc_fly_static elementor-widget elementor-widget-trx_sc_layouts_title\" data-id=\"ce3074d\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"trx_sc_layouts_title.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t<div class=\"sc_layouts_title sc_align_center with_content without_image without_tint\"><div class=\"sc_layouts_title_content\"><div class=\"sc_layouts_title_title\"><h1 class=\"sc_layouts_title_caption\">Bulletin n\u00b031, d\u00e9cembre 2010<\/h1><\/div><div class=\"sc_layouts_title_breadcrumbs\"><div class=\"breadcrumbs\"><a class=\"breadcrumbs_item home\" href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/\">Accueil<\/a><span class=\"breadcrumbs_delimiter\"><\/span><span class=\"breadcrumbs_item current\">Bulletin n\u00b031, d\u00e9cembre 2010<\/span><\/div><\/div><\/div><\/div>\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-b1998af bulletins e-flex e-con-boxed sc_inner_width_none sc_layouts_column_icons_position_left e-con e-parent\" data-id=\"b1998af\" data-element_type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-e7ffd6c sc_fly_static elementor-widget elementor-widget-posts\" data-id=\"e7ffd6c\" data-element_type=\"widget\" data-settings=\"{&quot;pagination_type&quot;:&quot;numbers&quot;,&quot;full_content_row_gap&quot;:{&quot;unit&quot;:&quot;px&quot;,&quot;size&quot;:35,&quot;sizes&quot;:[]}}\" data-widget_type=\"posts.full_content\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t<link rel=\"stylesheet\" href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/plugins\/elementor-pro\/assets\/css\/widget-posts.min.css?ver=1723487895\">\t\t<div class=\"elementor-posts-container elementor-posts elementor-posts--skin-full_content elementor-grid\">\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6224 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n31-decembre-2010\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/le-8-septembre-1760-la-capitulation-de-la-nouvelle-france-signee-a-montreal-met-fin-a-la-guerre-de-sept-ans-en-amerique\/\" >\n\t\t\t\tLe 8 septembre 1760 | La capitulation de la Nouvelle-France sign\u00e9e \u00e0 Montr\u00e9al met fin \u00e0 la guerre de Sept Ans en Am\u00e9rique\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\"><b>Le 8 septembre 1760<br \/>La capitulation de la Nouvelle-France sign&eacute;e &agrave; Montr&eacute;al <br \/>met fin &agrave; la guerre de Sept Ans en Am&eacute;rique<\/b><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5><b>par Marcel Fournier<\/b><br \/>Historien et g&eacute;n&eacute;alogiste, officier de<br \/>l&rsquo;Ordre des Arts et des Lettres de France<br \/>et de l&rsquo;Acad&eacute;mie internationale de g&eacute;n&eacute;alogie,<br \/>l&rsquo;auteur a dirig&eacute; le Projet Montcalm qui<br \/>a amen&eacute; &agrave; la publication, en 2009, du livre<br \/><i>Combattre pour la France en Am&eacute;rique<\/i>.<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>250 ans plus tard&hellip;<\/b><\/p>\n<table style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 242px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td id=\"\" dir=\"\" lang=\"\" scope=\"\" align=\"\" valign=\"\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/capitulation_montreal_8sept1760.jpg\" alt=\"La capitulation de Montr&eacute;al le 8 septembre 1760 reproduit du livre Combattre pour la France en Am&eacute;rique, SGCF, 2009, p. 160\" width=\"242\" height=\"175\" title=\"La capitulation de Montr&eacute;al le 8 septembre 1760 reproduit du livre Combattre pour la France en Am&eacute;rique, SGCF, 2009, p. 160\" \/><\/p>\n<h6><b>La capitulation de Montr&eacute;al <br \/>le 8 septembre 1760<\/b><\/h6>\n<h6>Reproduit du livre <i>Combattre pour la France <br \/>en Am&eacute;rique<\/i>, SGCF, 2009, p. 160<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le 8 septembre 2010 marque le 250<sup>e<\/sup> anniversaire de la signature de la capitulation de la Nouvelle-France et la fin de l&rsquo;empire fran&ccedil;ais en Am&eacute;rique. Cinq ann&eacute;es de guerre ont &eacute;puis&eacute; les troupes fran&ccedil;aises et les chefs militaires se rendent &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence qu&rsquo;il serait inappropri&eacute; de poursuivre les hostilit&eacute;s compte tenu de la sup&eacute;riorit&eacute; des troupes britanniques et de la volont&eacute; de la Grande-Bretagne de mettre fin &agrave; ce conflit pour chasser d&eacute;finitivement les Fran&ccedil;ais du continent am&eacute;ricain.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Une guerre perdue &agrave; l&rsquo;avance<\/b><\/p>\n<p>Avec un certain recul de l&rsquo;histoire, l&rsquo;on constate que la d&eacute;faite des troupes fran&ccedil;aises en Nouvelle-France ne repose pas uniquement sur les soldats venus combattre les Anglais ni sur les d&eacute;cisions de leurs dirigeants bien que les divergences entre Montcalm et Vaudreuil n&rsquo;ont certainement pas contribu&eacute; &agrave; cr&eacute;er une synergie &agrave; la direction de l&rsquo;arm&eacute;e fran&ccedil;aise. Il faut voir cette d&eacute;faite &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur d&rsquo;un conflit global entre puissances europ&eacute;ennes, o&ugrave; la Nouvelle-France ne constitue qu&rsquo;un petit champ d&rsquo;op&eacute;ration. Les grandes batailles comme celles de Louisbourg et de Qu&eacute;bec sont des exemples typiques de guerre &agrave; l&rsquo;europ&eacute;enne qui ne convenaient pas toujours en Nouvelle-France. La sup&eacute;riorit&eacute; militaire britannique est venue &agrave; bout des efforts combin&eacute;s des troupes de Terre, des compagnies franches de la Marine, des alli&eacute;s am&eacute;rindiens et des miliciens canadiens. Enfin, en mai 1760, au lendemain de la victoire de L&eacute;vis &agrave; Sainte-Foy, l&rsquo;arriv&eacute;e de renforts en provenance de la Grande-Bretagne a mis fin aux espoirs de reprendre le contr&ocirc;le de la colonie.<\/p>\n<p>Lors de la guerre de Sept Ans, les arm&eacute;es am&eacute;ricano-britanniques, sup&eacute;rieures en nombre &#8211; 43&nbsp;800 militaires contre 26&nbsp;800 pour les troupes fran&ccedil;aises et canadiennes &#8211; ont prouv&eacute; leur grande adaptabilit&eacute; au style de combat pratiqu&eacute; en Am&eacute;rique du Nord. Elles sont pass&eacute;es d&rsquo;une strat&eacute;gie europ&eacute;enne (ordre lin&eacute;aire, attaque en formation) &agrave; une strat&eacute;gie locale avec l&rsquo;appui des populations locales et am&eacute;rindiennes. Quant aux soldats fran&ccedil;ais, ils se sont battus courageusement avec des m&eacute;thodes pratiqu&eacute;es depuis des d&eacute;cennies par les arm&eacute;es fran&ccedil;aises sur les champs de batailles europ&eacute;ens. Pour certains, cette exp&eacute;rience a dur&eacute; cinq ans et pour d&rsquo;autres 50 jours.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>L&rsquo;effort de la France en Am&eacute;rique<\/b><\/p>\n<p>L&rsquo;effort de la France pour d&eacute;fendre sa colonie d&rsquo;Am&eacute;rique du Nord ne doit pas &ecirc;tre minimis&eacute; pour autant. &Agrave; la fin de l&rsquo;ann&eacute;e 1754, 2779 officiers et soldats des troupes de la Marine &eacute;taient en poste en Nouvelle-France. Entre 1755 et 1760, la France a envoy&eacute; 6990 officiers et soldats des troupes de Terre et 5885 recrues et volontaires venus pour remplacer les bless&eacute;s et les morts. L&rsquo;arm&eacute;e fran&ccedil;aise disposait donc d&rsquo;environ 15&nbsp;700 militaires si l&rsquo;on tient compte des soldats en poste &agrave; Louisbourg entre 1755 &agrave; 1758.<\/p>\n<p>La France, grande puissance militaire, aurait-elle pu envoyer davantage de soldats pour d&eacute;fendre sa colonie d&rsquo;Am&eacute;rique&nbsp;sachant qu&rsquo;elle disposait de 180&nbsp;000 hommes de troupes en Europe ? Cette question am&egrave;ne des r&eacute;ponses nuanc&eacute;es. L&rsquo;envoi de soldats en Nouvelle-France n&eacute;cessitait une logistique consid&eacute;rable puisqu&rsquo;il fallait transporter les effectifs, le mat&eacute;riel, l&rsquo;armement, la nourriture sur des navires dont la travers&eacute;e n&eacute;cessitait 30 &agrave; 40 jours de mer tout en tenant compte de la sup&eacute;riorit&eacute; de la Royal Navy qui lui permettait de contr&ocirc;ler les mers.<\/p>\n<p>D&rsquo;autre part, la Nouvelle-France ne poss&eacute;dait pas de baraquements militaires pour loger les soldats. Ceux-ci devaient donc r&eacute;sider chez les habitants une bonne partie de l&rsquo;ann&eacute;e et au cours des longs mois d&rsquo;hiver. Comme la Nouvelle-France comptait &agrave; peine 60&nbsp;000 habitants &agrave; l&rsquo;&eacute;poque de la guerre de Sept Ans, loger pr&egrave;s de 6000 soldats &eacute;tait d&eacute;j&agrave; un effort consid&eacute;rable demand&eacute; aux habitants. Aurait-on pu en loger 5000 ou 6000 de plus sans mettre en p&eacute;ril la survie de la population locale&nbsp;&agrave; une p&eacute;riode o&ugrave; une famine s&eacute;vit en Nouvelle-France&nbsp;? On peut en douter.<\/p>\n<p>Enfin, la milice canadienne, compos&eacute;e de quelque 12&nbsp;000 hommes, plus ou moins bien arm&eacute;s, on en convient, a-t-elle fourni l&rsquo;effort n&eacute;cessaire pour soutenir les troupes r&eacute;guli&egrave;res lors des batailles contre les Britanniques&nbsp;? En relisant l&rsquo;histoire, on a l&rsquo;impression que la milice canadienne consid&eacute;rait ce conflit comme une guerre franco-britannique bien plus qu&rsquo;une menace &agrave; la propre survie de la colonie.<\/p>\n<p>La France n&rsquo;avait donc pas l&rsquo;intention de perdre sa colonie d&rsquo;Am&eacute;rique lors de la guerre de Sept Ans. C&rsquo;est davantage lors des n&eacute;gociations menant &agrave; la signature du Trait&eacute; de Paris (1761-1763) que la m&egrave;re-patrie a renonc&eacute; &agrave; conserver son empire en Am&eacute;rique et ses &laquo;&nbsp;quelques arpents de neige&nbsp;&raquo; pour paraphraser Voltaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Le Trait&eacute; de Paris<\/b><\/p>\n<p>De la capitulation sign&eacute;e par Vaudreuil le 8 septembre 1760, &agrave; la signature du Trait&eacute; de Paris, le 10 f&eacute;vrier 1763, un r&eacute;gime militaire est mis en place par les vainqueurs pour administrer le territoire conquis. Les Britanniques dirigent le pays au cours de 28 mois, p&eacute;riode pendant laquelle plus de 4000 Canadiens et Fran&ccedil;ais d&eacute;cident de rentrer en France cr&eacute;ant ainsi une saign&eacute;e importante dans la classe dirigeante du pays.<\/p>\n<p>En Europe, les pourparlers de paix commenc&eacute;s en 1761, prennent deux ann&eacute;es &agrave; se conclure. En 1763, deux trait&eacute;s mettent fin &agrave; la guerre de Sept Ans que plusieurs consid&egrave;rent comme la premi&egrave;re guerre mondiale. Selon le Trait&eacute; de Paris, sign&eacute; le 10 f&eacute;vrier 1763 entre la Grande-Bretagne, la France et l&rsquo;Espagne, les Britanniques obtiennent d&rsquo;&eacute;normes gains territoriaux en Europe, en Afrique et en Asie. De leur c&ocirc;t&eacute;, les Autrichiens et les Prussiens signent le Trait&eacute; de Hubertusburg le 15 f&eacute;vrier suivant. Ce trait&eacute; valide les fronti&egrave;res de 1756 et oblige l&rsquo;&eacute;vacuation de la Sil&eacute;sie par l&rsquo;Autriche.<\/p>\n<p>En Am&eacute;rique du Nord, le Trait&eacute; de Paris a des r&eacute;percussions beaucoup plus importantes. La Grande-Bretagne obtient toute la Nouvelle-France, sauf les &icirc;les Saint-Pierre-et-Miquelon, ainsi que tous les territoires &agrave; l&rsquo;est du Mississippi. Pour sa part, la France r&eacute;cup&egrave;re les &icirc;les de la Martinique, la Guadeloupe, Marie-Galante et Sainte-Lucie, ainsi que des droits pour s&eacute;cher le poisson sur les c&ocirc;tes de Terre-Neuve.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>L&rsquo;h&eacute;ritage fran&ccedil;ais de la guerre de Sept Ans<\/b><\/p>\n<p>Au terme du conflit anglo-fran&ccedil;ais, 692 officiers et soldats des troupes de&nbsp;la Marine, 1683 officiers et soldats des troupes de Terre et 507 civils se voient obliger de rentrer en France. En octobre 1760, depuis Qu&eacute;bec, des navires anglais transportent les vaincus vers le port de La Rochelle o&ugrave; plusieurs soldats sont d&eacute;mobilis&eacute;s d&egrave;s leur arriv&eacute;e.<\/p>\n<p>Bien que 2882 Canadiens et Fran&ccedil;ais soient rapatri&eacute;s en France, plusieurs d&eacute;cident de demeurer au pays malgr&eacute; la pr&eacute;sence des nouveaux ma&icirc;tres et le faible espoir que la France retrouve un jour sa colonie d&rsquo;Am&eacute;rique. De tous les soldats des troupes fran&ccedil;aises qui ont combattu en Am&eacute;rique lors de la guerre de Sept Ans, 607 soldats des troupes de Terre et 505 soldats des troupes de la Marine ont d&eacute;cid&eacute; de prendre &eacute;pouse pendant le conflit et de demeurer au Canada par la suite. Ces quelque 1100 militaires constituent une pr&eacute;sence importante pour l&rsquo;avenir du pays. Leur &eacute;tablissement dans plusieurs r&eacute;gions du Qu&eacute;bec permet un renouvellement des populations. Ironiquement, ce flux migratoire constitue le plus important apport d&rsquo;immigrants fran&ccedil;ais en Nouvelle-France depuis la d&eacute;cennie 1670 o&ugrave; 400 soldats des r&eacute;giments de Carignan-Sali&egrave;res et 770 filles du Roi se sont &eacute;tablis au pays &agrave; la demande de l&rsquo;intendant Jean Talon.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Quelques rappels m&eacute;moriels <\/b><\/p>\n<p>La guerre de Sept Ans a laiss&eacute; de nombreuses traces dans le paysage et dans la m&eacute;moire des Qu&eacute;b&eacute;cois. Plusieurs familles ont pour anc&ecirc;tre un soldat des troupes de Montcalm ou de Wolfe. Les Ar&egrave;s, Bricault, D&eacute;ry, Galaise, G&eacute;rin-Lajoie, Rolin, Sansregret et Vadeboncoeur, et les Blackburn, Fraser, Handfield, McKennon, Mackay, Robertson et Ross en sont des exemples connus.<\/p>\n<p>De nombreux monuments en l&rsquo;honneur des h&eacute;ros de 1759&nbsp;: ceux des g&eacute;n&eacute;raux Wolfe et Montcalm rappellent la bataille de 1759, celui du Parc des Braves rappelle la bataille de Sainte-Foy en 1760. Le parc des plaines d&rsquo;Abraham, th&eacute;&acirc;tre de la bataille du 13 septembre 1759, et le cimeti&egrave;re de l&rsquo;H&ocirc;pital-G&eacute;n&eacute;ral de Qu&eacute;bec constituent des lieux de m&eacute;moire importants de la guerre de Sept Ans.<\/p>\n<p>En 1907, lors de la cr&eacute;ation de nouveaux cantons en Abitibi, le Gouvernement du Qu&eacute;bec a voulu honorer le souvenir de la guerre de Sept Ans en attribuant des noms d&rsquo;officiers et de r&eacute;giments des troupes de Montcalm &agrave; des endroits tels que les villes de Rouyn, La Sarre, Roquemaure, le parc d&rsquo;Aiguebelle et les cantons de Berry, B&eacute;arn ou de Guyenne.<\/p>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6225 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n31-decembre-2010\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/collaboration-du-fichier-origine-au-dictionnaire-biographique-du-canada\/\" >\n\t\t\t\tCollaboration du Fichier Origine au Dictionnaire biographique du Canada\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\"><b>Collaboration du Fichier Origine <br \/>au Dictionnaire biographique du Canada<\/b><\/h2>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/logo_fqsg.png\" alt=\"F&eacute;d&eacute;ration Qu&eacute;b&eacute;coise des Soci&eacute;t&eacute;s de G&eacute;n&eacute;alogie\" width=\"352\" height=\"105\" title=\"F&eacute;d&eacute;ration Qu&eacute;b&eacute;coise des Soci&eacute;t&eacute;s de G&eacute;n&eacute;alogie\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Qu&eacute;bec, le 14 octobre 2010. <\/b>La F&eacute;d&eacute;ration qu&eacute;b&eacute;coise des soci&eacute;t&eacute;s de g&eacute;n&eacute;alogie (FQSG) et le Dictionnaire biographique du Canada\/Dictionary of Canadian Biography (DBC\/DCB) ont sign&eacute;, le 12 octobre dernier, une convention de trois ans par laquelle les chercheurs du Fichier Origine apporteront leur collaboration pour la recherche d&rsquo;actes d&rsquo;&eacute;tat civil de personnages du DBC\/DCB afin d&rsquo;effectuer la r&eacute;vision partielle des volumes I &agrave; V du Dictionnaire biographique du Canada en ligne entreprise par le DBC\/DCB.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La collaboration du Fichier Origine au DBC\/DCB permettra &agrave; ce dernier d&#8217;obtenir du mat&eacute;riel suppl&eacute;mentaire pertinent pour apporter des corrections aux cinq premiers volumes de la s&eacute;rie. Notamment, le DBC\/DCB pourra utiliser les donn&eacute;es contenues dans le Fichier Origine avec un acc&egrave;s privil&eacute;gi&eacute;, ce qui lui permettra de consulter les plus r&eacute;centes mises &agrave; jour, de faire des recherches multiples et de faire des extractions. De plus, le Fichier Origine chargera des personnes comp&eacute;tentes d&rsquo;effectuer, sur commande du DBC\/DCB, des recherches ou validations d&#8217;&eacute;tat civil.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le Dictionnaire biographique du Canada\/Dictionary of Canadian Biography (DBC\/DCB), grand projet de recherche et d&#8217;&eacute;dition de la University of Toronto et de l&#8217;Universit&eacute; Laval mis sur pied en 1959, permet d&rsquo;explorer l&#8217;histoire des habitants du Canada et leur culture. Vous y retrouvez des gens qui ont jou&eacute; un r&ocirc;le important dans la formation de ce qui constitue aujourd&#8217;hui le Canada. Le DBC\/DCB en ligne donne acc&egrave;s aux quinze volumes d&eacute;j&agrave; imprim&eacute;s et &agrave; une s&eacute;lection de biographies in&eacute;dites et ouvre m&ecirc;me la voie &agrave; des recherches plus pouss&eacute;es qu&#8217;auparavant et int&eacute;gr&eacute;es au plus grand centre d&#8217;archives du pays, Biblioth&egrave;que et Archives Canada.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le Fichier Origine s&#8217;inscrit dans le cadre d&#8217;une entente de coop&eacute;ration, sign&eacute;e en mars 1998, renouvel&eacute;e en mai 2010 entre la F&eacute;d&eacute;ration qu&eacute;b&eacute;coise des soci&eacute;t&eacute;s de g&eacute;n&eacute;alogie et la F&eacute;d&eacute;ration fran&ccedil;aise de g&eacute;n&eacute;alogie. Le projet est financ&eacute; par la F&eacute;d&eacute;ration qu&eacute;b&eacute;coise des soci&eacute;t&eacute;s de g&eacute;n&eacute;alogie qui re&ccedil;oit une aide financi&egrave;re du minist&egrave;re de la Culture et des Communications du Qu&eacute;bec ainsi que des commandites de Biblioth&egrave;que et Archives nationales du Qu&eacute;bec, des &Eacute;ditions du Septentrion, du PRDH et de l&rsquo;Institut g&eacute;n&eacute;alogique Drouin. Le Fichier Origine est accessible gratuitement &agrave; l&#8217;adresse suivante : <a href=\"http:\/\/www.fichierorigine.com\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.fichierorigine.com<\/a>. Le coordonnateur du Fichier Origine est monsieur Marcel Fournier (450.647.1240, marcel.fournier@sympatico.ca).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Information : Pierre Soucy<br \/> Directeur g&eacute;n&eacute;ral<br \/>418.653.3940<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.federationgenealogie.qc.ca\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.federationgenealogie.qc.ca<\/a><\/p>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6226 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n31-decembre-2010\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/la-republique-francaise-decerne-le-grade-dofficier-de-lordre-des-arts-et-des-lettres-a-marcel-fournier\/\" >\n\t\t\t\tLa R\u00e9publique fran\u00e7aise d\u00e9cerne le grade d\u2019officier de l\u2019Ordre des arts et des lettres \u00e0 Marcel Fournier\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\"><b>La R&eacute;publique fran&ccedil;aise d&eacute;cerne le grade d&rsquo;officier<br \/>de l&rsquo;Ordre des arts et des lettres<br \/>&agrave; Marcel Fournier<\/b><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Gilles Durand<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; width: 275px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img fetchpriority=\"high\" fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/remise_oal_marcel_fournier.jpg\" alt=\"Remise des insignes d&rsquo;officier de l&rsquo;Ordre des Arts et des Lettres de France &agrave; Marcel Fournier par H&eacute;l&egrave;ne Le Gal, consule g&eacute;n&eacute;rale de France\" width=\"275\" height=\"208\" title=\"Remise des insignes d&rsquo;officier de l&rsquo;Ordre des Arts et des Lettres de France &agrave; Marcel Fournier par H&eacute;l&egrave;ne Le Gal, consule g&eacute;n&eacute;rale de France\" \/><\/p>\n<h6>Remise des insignes d&rsquo;officier de l&rsquo;Ordre des Arts <br \/>et des Lettres de France &agrave; Marcel Fournier <br \/>par H&eacute;l&egrave;ne Le Gal, consule g&eacute;n&eacute;rale de France, <br \/>lors d&rsquo;une c&eacute;r&eacute;monie officielle &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel de ville <br \/>de Longueuil le 10 juin 2010.<\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit photo : Ville de Longueuil<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Au nom de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise, la ministre de la Culture et de la Communication re&ccedil;oit, en mars 2009, Marcel Fournier dans l&rsquo;Ordre des arts et des lettres. Les insignes d&rsquo;officier, une prestigieuse d&eacute;coration, lui sont remis, le 10 juin 2010, &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel de ville de Longueuil par la consule de France &agrave; Qu&eacute;bec, H&eacute;l&egrave;ne Le Gal, dans le cadre d&rsquo;une c&eacute;r&eacute;monie pr&eacute;sid&eacute;e par la mairesse de la ville, Caroline St-Hilaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le r&eacute;cipiendaire re&ccedil;oit cet insigne honneur en reconnaissance de son implication de longue date et d&rsquo;une fa&ccedil;on engag&eacute;e et soutenue pour permettre &agrave; de nombreux Qu&eacute;b&eacute;cois de pouvoir retracer leur filiation depuis leurs anc&ecirc;tres partis de France. Rares sont les g&eacute;n&eacute;alogistes chercheurs qui ne font pas appel &agrave; ses guides de sources originales, &agrave; ses r&eacute;pertoires, dictionnaires et autres publications &agrave; caract&egrave;re g&eacute;n&eacute;alogique. Parmi ses contributions les plus r&eacute;centes &agrave; titre personnel ou comme coordonnateur ou directeur, quatre retiennent l&rsquo;attention&nbsp;: le <i>Guide pratique de g&eacute;n&eacute;alogie Retracez vos anc&ecirc;tres<\/i>, le Fichier Origine qui indique, documents originaux &agrave; l&rsquo;appui, les villes et villages d&rsquo;origine des anc&ecirc;tres fran&ccedil;ais qui ont essaim&eacute; en terre d&rsquo;Am&eacute;rique et d&rsquo;autres donn&eacute;es &agrave; caract&egrave;re biographique &agrave; leur sujet; le dictionnaire des soldats des troupes de Terre venus combattre en Am&eacute;rique lors de la guerre de Sept Ans, incluant des informations de nature biographique sur chacun d&rsquo;eux; une base de donn&eacute;es, sur le site de France Guide, le site officiel du tourisme en France, dans laquelle l&rsquo;auteur reprend l&rsquo;information tir&eacute;e de ses recherches pour donner les lieux d&rsquo;origine de 9&nbsp;300 pionniers fran&ccedil;ais ayant travers&eacute; l&rsquo;Atlantique sous le R&eacute;gime fran&ccedil;ais.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Passeur de l&rsquo;histoire que Qu&eacute;b&eacute;cois et Fran&ccedil;ais partagent et des liens qui relient les familles entre elles depuis plus de 400 ans, le r&eacute;cipiendaire est tout d&eacute;sign&eacute; pour lancer, supporter et coordonner des activit&eacute;s de comm&eacute;moration. Depuis 2003, il agit &agrave; titre de pr&eacute;sident du Comit&eacute; de comm&eacute;moration de la Commission franco-qu&eacute;b&eacute;coise sur les lieux de m&eacute;moire communs (CFQLMC).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Sites Internet r&eacute;f&eacute;rant &agrave; des contributions de Marcel Fournier&nbsp;:<\/p>\n<ul>\n<li>\n<p>Fichier Origine&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.fichierorigine.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.fichierorigine.com<\/a><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p><i>Combattre pour la France en Am&eacute;rique<\/i> &ndash; Voir le site de la Soci&eacute;t&eacute; g&eacute;n&eacute;alogique canadienne-fran&ccedil;aise&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.sgcf.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.sgcf.com\/<\/a><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>France Guide&nbsp;: <a href=\"http:\/\/ca.franceguide.com\/Special\/Genealogie\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/ca.franceguide.com\/Special\/Genealogie\/<\/a><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>CFQLMC&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.cfqlmc.org\/\">http:\/\/www.cfqlmc.org<\/a><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>La page de Marcel Fournier <a href=\"http:\/\/www.marcel-fournier.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.marcel-fournier.com<\/a>. <br \/>Voir entre autres l&rsquo;ouvrage <i>Retracez vos anc&ecirc;tres&nbsp;: Guide pratique de g&eacute;n&eacute;alogie<\/p>\n<p><\/i><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/guide_genealogie_retracez_vos_ancetres.jpg\" alt=\"Guide pratique de g&eacute;n&eacute;alogie | Retracez vos anc&ecirc;tres par Marcel Fournier\" width=\"403\" height=\"249\" title=\"Guide pratique de g&eacute;n&eacute;alogie | Retracez vos anc&ecirc;tres par Marcel Fournier\" \/> <\/p>\n<p><b>Le guide de g&eacute;n&eacute;alogie <i>Retracez vos anc&ecirc;tres<\/i> de Marcel Fournier, publi&eacute; en mai 2009 aux &Eacute;ditions de l&rsquo;Homme, a &eacute;t&eacute; vendu &agrave; plus de 2400 exemplaires &agrave; ce jour. En raison du succ&egrave;s de l&rsquo;ouvrage aupr&egrave;s des g&eacute;n&eacute;alogistes, les &Eacute;ditons Qu&eacute;bec-Loisirs ont acquis, le 13 novembre dernier 2009, les droits de diffusion du livre qui est disponible depuis mars 2010 aux membres et aux abonn&eacute;s du club du livre.<\/b><\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6227 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n31-decembre-2010\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/les-archives-conservees-en-france-marcel-fournier-ouvre-la-porte-a-la-redecouverte-de-sources-incontournables-pour-lorigine-des-quebecois\/\" >\n\t\t\t\tLes archives conserv\u00e9es en France Marcel Fournier ouvre la porte \u00e0 la red\u00e9couverte de sources incontournables pour l\u2019origine des Qu\u00e9b\u00e9cois\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\"><b>Les archives conserv&eacute;es en France :<br \/>Marcel Fournier ouvre la porte &agrave; la red&eacute;couverte <br \/>de sources incontournables pour l&rsquo;origine des Qu&eacute;b&eacute;cois<\/b><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Gilles Durand<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 300px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/marcel_fournier_congres_fqsg.jpg\" alt=\"Marcel Fournier &ndash; Congr&egrave;s de la FQSG, 29 mai 201\" width=\"300\" height=\"250\" title=\"Marcel Fournier &ndash; Congr&egrave;s de la FQSG, 29 mai 201\" \/><\/p>\n<h6>Marcel Fournier &ndash; Congr&egrave;s de la FQSG, 29 mai 2010<\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit Photo : CFQLMC &#8211; Gilles Durand <\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Dans le cadre des rencontres annuelles des g&eacute;n&eacute;alogistes et des historiens des r&eacute;gions du Qu&eacute;bec tenues respectivement en mai et en juin 2010, Marcel Fournier prononce deux conf&eacute;rences portant principalement sur l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de trois grandes s&eacute;ries d&rsquo;archives fran&ccedil;aises pour la connaissance des &eacute;migrants fran&ccedil;ais dans la vall&eacute;e du Saint-Laurent et, d&rsquo;une fa&ccedil;on plus g&eacute;n&eacute;rale, sur le territoire de l&rsquo;Am&eacute;rique du Nord.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Les actes de naissance et de bapt&ecirc;me<\/b><\/p>\n<p>Lors de la premi&egrave;re communication prononc&eacute;e lors du congr&egrave;s de la F&eacute;d&eacute;ration qu&eacute;b&eacute;coise des soci&eacute;t&eacute;s de g&eacute;n&eacute;alogie (FQSG), le conf&eacute;rencier rappelle la richesse du contenu des actes de naissance et de bapt&ecirc;me des pionniers fran&ccedil;ais. Ces documents sont indispensables pour la connaissance exacte de leurs nom et pr&eacute;nom, leur &acirc;ge, leur origine et leurs ant&eacute;c&eacute;dents familiaux, tel le m&eacute;tier pratiqu&eacute; par le p&egrave;re du migrant. Ils constituent les fondements du Fichier Origine, base primaire de l&rsquo;origine des Qu&eacute;b&eacute;cois. Compl&eacute;t&eacute;s au besoin par les actes notari&eacute;s, ils ouvrent la porte &agrave; des d&eacute;couvertes parfois inattendues, par exemple sur la transmission des m&eacute;tiers de p&egrave;re en fils. Les g&eacute;n&eacute;alogistes pourront y trouver des explications sur le d&eacute;part d&rsquo;un cadet en Nouvelle-France, en raison de l&rsquo;exercice du m&eacute;tier du p&egrave;re possible pour l&rsquo;a&icirc;n&eacute; seulement, ou bien sur sa premi&egrave;re occupation &agrave; son arriv&eacute;e en terre d&rsquo;Am&eacute;rique. Les int&eacute;ress&eacute;s sont invit&eacute;s &agrave; se rendre sur le site du Fichier Origine, accessible gratuitement en ligne.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Les contrats d&rsquo;engagement et les listes de passagers<\/b><\/p>\n<p>Au congr&egrave;s de la F&eacute;d&eacute;ration Histoire Qu&eacute;bec (FHQ), le conf&eacute;rencier met en lumi&egrave;re et accompagne d&rsquo;informations contextuelles deux autres grandes s&eacute;ries d&rsquo;archives fran&ccedil;aises, riches d&rsquo;information sur les d&eacute;parts pour l&rsquo;Am&eacute;rique &agrave; partir des ports d&rsquo;embarquement fran&ccedil;ais&nbsp;: les contrats d&rsquo;engagement des pionniers par les compagnies marchandes d&eacute;tentrices du monopole du commerce des fourrures et les listes de passagers pour l&rsquo;Am&eacute;rique. Renfermant les noms des migrants fran&ccedil;ais, ces documents permettent aux familles qu&eacute;b&eacute;coises de conna&icirc;tre leurs premiers anc&ecirc;tres qui ont immigr&eacute; dans la vall&eacute;e du Saint-Laurent. Joints aux actes de bapt&ecirc;me et de naissance, ils constituent les maillons de la cha&icirc;ne qui relie Qu&eacute;b&eacute;cois et Fran&ccedil;ais et que les &eacute;v&eacute;nements de l&rsquo;histoire n&rsquo;ont jamais r&eacute;ussi &agrave; briser.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Les ressources indispensables aux g&eacute;n&eacute;alogistes de ce c&ocirc;t&eacute;-ci de l&rsquo;Atlantique<\/b><\/p>\n<p>Les archives qu&eacute;b&eacute;coises et canadiennes, conserv&eacute;es de ce c&ocirc;t&eacute;-ci de l&rsquo;Atlantique, ne doivent pas &ecirc;tre n&eacute;glig&eacute;es non plus. Les g&eacute;n&eacute;alogistes d&eacute;sireux de pr&eacute;parer l&rsquo;ensemble de leur lign&eacute;e, depuis le premier migrant ayant quitt&eacute; le territoire fran&ccedil;ais jusqu&rsquo;&agrave; leurs proches d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, sont invit&eacute;s &agrave; consulter le guide pr&eacute;par&eacute; par le conf&eacute;rencier et publi&eacute; aux &Eacute;ditions de l&rsquo;homme en 2009. Intitul&eacute; <i>Retracez vos anc&ecirc;tres&nbsp;: guide pratique de g&eacute;n&eacute;alogie<\/i>, l&rsquo;ouvrage indique les sources manuscrites et imprim&eacute;es et d&eacute;voile les secrets du m&eacute;tier. Il est maintenant diffus&eacute; par les &Eacute;ditions Qu&eacute;bec Loisirs. Quant au texte de la conf&eacute;rence prononc&eacute;e au congr&egrave;s de la FHQ, il est disponible &agrave; partir de la page du conf&eacute;rencier.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Des sites &agrave; consulter pour en savoir davantage<\/b><\/p>\n<p>La page de Marcel Fournier&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.marcel-fournier.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.marcel-fournier.com<\/a><\/p>\n<p>F&eacute;d&eacute;ration qu&eacute;b&eacute;coise des soci&eacute;t&eacute;s de g&eacute;n&eacute;alogie&nbsp;: <a href=\"http:\/\/federationgenealogie.qc.ca\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/federationgenealogie.qc.ca<\/a><\/p>\n<p>F&eacute;d&eacute;ration Histoire Qu&eacute;bec&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.histoirequebec.qc.ca\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.histoirequebec.qc.ca<\/a><\/p>\n<p>&Eacute;ditions Qu&eacute;bec Loisirs&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.quebecloisirs.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.quebecloisirs.com<\/a><\/p>\n<p>Commission franco-qu&eacute;b&eacute;coise sur les lieux de m&eacute;moire communs&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.cfqlmc.org\/\">http:\/\/www.cfqlmc.org<\/a><\/p>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6228 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n31-decembre-2010\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/le-projet-mississippi-jacques-marquette-louis-jolliet-un-laonnois-un-quebecois-deux-explorateurs-partis-a-la-decouverte-du-mississippi-en-1673\/\" >\n\t\t\t\tLe projet \u00ab Mississippi \u00bb Jacques Marquette, Louis Jolliet, un Laonnois, un Qu\u00e9b\u00e9cois : deux explorateurs partis \u00e0 la d\u00e9couverte du Mississippi en 1673\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\"><b>Le projet &laquo;&nbsp;Mississippi&nbsp;&raquo;<\/b><b><\/p>\n<p>Jacques Marquette, Louis Jolliet, un Laonnois, un Qu&eacute;b&eacute;cois&nbsp;: <br \/>deux explorateurs partis &agrave; la d&eacute;couverte du Mississippi en 1673<\/b><\/h2>\n<h5>Par B&eacute;n&eacute;dicte Doyen, <br \/>Ing&eacute;nieur Culturel chez Evoli, Chef du projet &laquo;&nbsp;Mississippi&nbsp;&raquo;<br \/>benedictedoyen@free.fr<br \/>06 87 19 31 59<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 250px; float: right;\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/portrait_jacques_marquette.jpg\" alt=\"Portrait de Jacques Marquette\" width=\"250\" height=\"370\" title=\"Portrait de Jacques Marquette\" \/><\/p>\n<h5>Portrait de Jacques Marquette tir&eacute; <br \/>de l&#8217;ouvrage d&#8217;Alfred Hamy, <i>Au Mississipi<\/i>, <br \/>la premi&egrave;re exploration (1673), Paris, <br \/>Honor&eacute; Champion, 1903<\/h5>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>L&rsquo;Association Marquette-Jolliet est n&eacute;e en 2001 de la volont&eacute; de faire sortir de l&#8217;oubli l&#8217;&eacute;pop&eacute;e extraordinaire au cours de laquelle les Fran&ccedil;ais se sont &eacute;tablis en Am&eacute;rique du Nord. Jacques Marquette et Louis Jolliet ont &eacute;t&eacute; des acteurs importants de cette histoire, leur voyage de 1673 apportant la preuve de la relation hydrographique du bassin du Saint-Laurent traversant la Nouvelle-France avec le bassin du Mississippi. Nos explorateurs, pionniers, avaient dans leurs bagages cet &eacute;l&eacute;ment essentiel d&rsquo;identification : la langue fran&ccedil;aise, langue vivante partag&eacute;e avec tous les francophones.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les noms de Marquette et Jolliet ont donc &eacute;t&eacute; choisis pour mieux faire conna&icirc;tre leur exploit et d&eacute;velopper les liens qui unissent la ville de Laon qui a vu na&icirc;tre Marquette, le d&eacute;partement de l&rsquo;Aisne, la r&eacute;gion Picardie et l&rsquo;Am&eacute;rique septentrionale.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En France, l&rsquo;activit&eacute; de l&rsquo;association s&rsquo;est concentr&eacute;e depuis sa cr&eacute;ation sur les actions en faveur de la francophonie&nbsp;: projet autour d&rsquo;une &laquo;&nbsp;Maison de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise&nbsp;&raquo;, Rencontres bisannuelles de la francophonie, th&eacute;&acirc;tre chez l&rsquo;habitant, conf&eacute;rences&hellip; Parall&egrave;lement, de nombreuses expositions sur les d&eacute;couvreurs fran&ccedil;ais de l&rsquo;Am&eacute;rique du Nord ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;es et diffus&eacute;es par les b&eacute;n&eacute;voles de l&rsquo;association, mettant en valeur l&rsquo;exploration du P&egrave;re Marquette et de Louis Jolliet, mais aussi les explorateurs fran&ccedil;ais de l&rsquo;Am&eacute;rique, les anciennes techniques cartographiques ou encore les r&eacute;cits de ces voyageurs des XVII<sup>e<\/sup> et XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cles.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Laon et l&rsquo;Am&eacute;rique : <\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En 2000, avec les Amis de Laon et du Laonnois, sous le haut patronage de la Commission Franco-Qu&eacute;b&eacute;coise sur les lieux de m&eacute;moire communs, la Ville de Laon comm&eacute;more cet exploit du second mill&eacute;naire et devient <a href=\"http:\/\/www.marquette-jolliet.org\/lieumemoire.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">le premier&nbsp;lieu de m&eacute;moire franco-qu&eacute;b&eacute;cois<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En 2005, la st&egrave;le du P&egrave;re Jacques Marquette quitte la partie ouest de la ville o&ugrave; elle avait &eacute;t&eacute; install&eacute;e en 1937 pour un square proche du centre de la cit&eacute; m&eacute;di&eacute;vale. L&rsquo;Association Marquette-Jolliet en collaboration avec la Ville de Laon, inaugure une nouvelle plaque sur le P&egrave;re Jacques Marquette en pr&eacute;sence de&nbsp; Martine Dionne, attach&eacute;e culturelle &agrave; la D&eacute;l&eacute;gation G&eacute;n&eacute;rale du Qu&eacute;bec, Antoine Lef&egrave;vre, maire de Laon et Fran&ccedil;oise Macadr&eacute;, pr&eacute;sidente de l&rsquo;Association Marquette-Jolliet.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En&nbsp;2003-2004, une exposition avait travers&eacute; l&rsquo;Atlantique pour &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute;e au Qu&eacute;bec. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Association Marquette-Jolliet souhaite reprendre le p&eacute;riple outre-Atlantique de l&rsquo;exposition en lui donnant une dimension nouvelle et ambitieuse.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>L&rsquo;aventure de Marquette et Jolliet&nbsp;:<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Jacques Marquette (1637-1675) est n&eacute; &agrave; Laon. Ce jeune J&eacute;suite, parti en 1666 &eacute;vang&eacute;liser les <i>Indiens<\/i> de Nouvelle-France, est choisi pour servir d&#8217;interpr&egrave;te &agrave; une exp&eacute;dition d&#8217;exploration command&eacute;e par Louis Jolliet, hydrographe et commer&ccedil;ant en fourrures, originaire de Qu&eacute;bec. En 1672, Louis Jolliet est, en effet, charg&eacute; par le Gouverneur de Nouvelle-France de d&eacute;couvrir un grand fleuve coulant, pensait-on, loin vers l&#8217;ouest des Grands Lacs, vers le Pacifique&#8230;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans son r&eacute;cit, le P&egrave;re Marquette d&eacute;crit avec beaucoup de pr&eacute;cision les contr&eacute;es travers&eacute;es, et nous fait partager son &eacute;tonnement et son admiration pour les hommes, les animaux et les plantes rencontr&eacute;s ou d&eacute;couverts. Au gr&eacute; d&#8217;extraits de ce texte sont &eacute;voqu&eacute;s des sc&egrave;nes de la vie quotidienne des <i>Indiens <\/i>ainsi que la faune et la flore qui ont particuli&egrave;rement attir&eacute; l&#8217;attention des explorateurs, mais aussi les difficult&eacute;s et p&eacute;rils de ce voyage&nbsp;: intemp&eacute;ries, portage r&eacute;p&eacute;t&eacute; des canots, <a title=\"id1\" name=\"id1\"><\/a><a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=354:le-projet-mississippi-jacques-marquette-louis-jolliet-un-laonnois-un-quebecois-deux-explorateurs-partis-a-la-decouverte-du-mississippi-en-1673&amp;Itemid=300#source1\">comme en t&eacute;moigne l&rsquo;extrait pr&eacute;sent&eacute; par Francis Pigeon, <sup>1<\/sup><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"width: 567px; margin-left: auto; margin-right: auto;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/depart_jacques_marquette.jpg\" alt=\"D&eacute;part de Jacques Marquette en 1666, de La Rochelle pour Qu&eacute;bec \" width=\"567\" height=\"403\" title=\"D&eacute;part de Jacques Marquette en 1666, de La Rochelle pour Qu&eacute;bec\" \/><\/p>\n<h6><i>D&eacute;part de Jacques Marquette en 1666<\/i>, de La Rochelle pour Qu&eacute;bec, papier coll&eacute;, Fran&ccedil;oise Macadr&eacute;<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Le projet&nbsp;<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Une exposition itin&eacute;rante&nbsp;: le contenu des expositions existantes sera repris et compl&eacute;t&eacute; pour former une seule grande exposition itin&eacute;rante, autour de th&eacute;matiques attractives comme l&rsquo;aventure, les grands explorateurs, la d&eacute;couverte du Nouveau Monde, l&rsquo;&nbsp;&laquo;&nbsp;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise&nbsp;&raquo;&hellip; des solutions modernes de sc&eacute;nographie et des outils ludiques et grand public&nbsp;&nbsp;feront de cette exposition une attraction majeure du projet, pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; la fois en France et en Am&eacute;rique du Nord.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;exposition suivra autant que possible le chemin du P&egrave;re Marquette depuis le Qu&eacute;bec, en passant par les grands lacs et jusqu&rsquo;au Mississippi.<\/p>\n<ul>\n<li>Des bornes interactives&nbsp;: trois bornes ext&eacute;rieures, aliment&eacute;es par des panneaux solaires, apporteront des informations compl&eacute;mentaires sur Marquette et les explorateurs fran&ccedil;ais de l&rsquo;Am&eacute;rique et permettront de poser des questions directement &agrave; l&rsquo;Association Marquette et aux organismes touristiques picards.<\/li>\n<li>Un programme artistique ambitieux&nbsp;: au fil de l&rsquo;exposition, des artistes fran&ccedil;ais et am&eacute;ricains seront appel&eacute;s &agrave; cr&eacute;er des &oelig;uvres p&eacute;rennes ou &eacute;ph&eacute;m&egrave;res in situ. L&rsquo;id&eacute;e est de cr&eacute;er du lien, des &eacute;changes interculturels v&eacute;hicul&eacute;s par la valorisation d&rsquo;une &laquo;&nbsp;m&eacute;moire commune&nbsp;&raquo;&nbsp;et la perspective de projets communs futurs.<\/li>\n<li>Les jeunes publics&nbsp;: dans un autre registre, les jeunes publics sont une cible privil&eacute;gi&eacute;e des projets &agrave; dominante culturelle car ils permettent de sensibiliser les adultes de demain, mais aussi l&rsquo;ensemble de leurs familles. Nous avons donc pr&eacute;vu la fabrication d&rsquo;une malle p&eacute;dagogique bilingue, en deux exemplaires, pour la France et pour le Qu&eacute;bec et les Etats-Unis. Cette malle abordera de mani&egrave;re ludique, au travers de jeux, d&rsquo;exp&eacute;rimentations, de phases de travail collectif et de documents pour le ma&icirc;tre et la classe, les th&egrave;mes de l&rsquo;exploration, des d&eacute;couvreurs fran&ccedil;ais, de la g&eacute;ographie ou encore de l&rsquo;histoire de &laquo;&nbsp;l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise&nbsp;&raquo;.<\/li>\n<li>Grand reportage et communication&nbsp;: un reporter photographe effectuera, au cours des 18 mois pr&eacute;visionnels du projet, trois s&eacute;jours d&rsquo;un mois en Am&eacute;rique du Nord sur les traces de Marquette et de l&rsquo;exposition itin&eacute;rante qui lui est consacr&eacute;e.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;objectif est de mobiliser le public, les collectivit&eacute;s et les m&eacute;c&egrave;nes autour de l&rsquo;op&eacute;ration et de les sensibiliser au p&eacute;riple du P&egrave;re Marquette et au-del&agrave;, &agrave; la place des explorateurs dans la cr&eacute;ation et le d&eacute;veloppement de l&rsquo;&nbsp; &laquo;&nbsp;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les d&eacute;clinaisons de ce travail seront vari&eacute;es, avec notamment&nbsp; la mise en ligne r&eacute;guli&egrave;re de nouvelles photos (tous les jours en p&eacute;riode de reportage), la r&eacute;daction d&rsquo;un journal de voyage en ligne (de type blog) et, peut-&ecirc;tre, la publication d&rsquo;un article dans une revue &agrave; grand tirage.<\/p>\n<ul>\n<li>Une exposition photographique tir&eacute;e de ce reportage, sera pr&eacute;sent&eacute;e sur les fa&ccedil;ades de la ville de Laon pour illustrer la mise en &oelig;uvre du projet et le p&eacute;riple de l&rsquo;exposition et du reporter en Am&eacute;rique du Nord.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le projet et toutes les actions feront l&rsquo;objet d&rsquo;un plan de communication approfondi qui valorisera &eacute;videmment les partenaires et les financeurs publics et priv&eacute;s du projet&nbsp;: lettres d&rsquo;information d&eacute;mat&eacute;rialis&eacute;e, retransmissions, insertions presse, r&eacute;ceptions, valorisation des apports par l&rsquo;apposition de logos et par toute autre forme de communication admise dans le cadre l&eacute;gal du m&eacute;c&eacute;nat<\/p>\n<ul>\n<li>Echanges&nbsp;<b>: <\/b>un des objectifs du projet Mississippi est de rapprocher les communaut&eacute;s de part et d&rsquo;autre de l&rsquo;oc&eacute;an atlantique. Marquette et Jolliet, au travers de leur exp&eacute;dition, ont abord&eacute; des th&egrave;mes aussi vari&eacute;s que la d&eacute;couverte de l&rsquo;autre, la g&eacute;ographie, la faune, la flore, mais ont aussi &eacute;t&eacute; les initiateurs d&rsquo;&eacute;changes culturels et de routes &eacute;conomiques &hellip;<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Nous souhaitons favoriser les &eacute;changes th&eacute;matiques entre &eacute;lus et techniciens de France et de l&rsquo;Am&eacute;rique du Nord et avons pr&eacute;vu des rencontres et des &eacute;changes autour de th&egrave;mes comme le d&eacute;veloppement &eacute;conomique li&eacute; aux voies d&rsquo;eau, la mise en tourisme des fleuves ou rivi&egrave;res en lien avec leur arri&egrave;re-pays, l&rsquo;entretien d&rsquo;une identit&eacute; culturelle li&eacute;e au fleuve ou &agrave; la rivi&egrave;re&#8230; Les partenaires pressentis sont nombreux&nbsp;: en Am&eacute;rique, la zone des grands lacs, le Mississippi bien s&ucirc;r mais aussi des voies d&rsquo;eau &agrave; &eacute;chelle plus &laquo;&nbsp;humaine&nbsp;&raquo;, comme le &laquo;&nbsp;Illinois and Michigan canal&nbsp;&raquo; utilis&eacute; aujourd&rsquo;hui pour la plaisance&nbsp;; en France, la Somme et le Grand Projet Vall&eacute;e de Somme, la Sambre d&eacute;j&agrave; r&eacute;unie autour de nombreux projets europ&eacute;ens ambitieux &hellip;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Nous recherchons activement les financements n&eacute;cessaires pour pouvoir commencer le projet d&eacute;but 2011, afin que l&rsquo;exposition puisse entamer son p&eacute;riple d&egrave;s septembre 2011.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans ce cadre, nous avons mobilis&eacute; les financeurs publics, mais leur apport ne pourra financer la totalit&eacute; du projet et nous nous tournons &eacute;galement vers les financeurs priv&eacute;s, notamment au travers du m&eacute;c&eacute;nat. Les fondations et entreprises int&eacute;ress&eacute;es par notre projet peuvent joindre, pour plus d&rsquo;informations, Fr&eacute;d&eacute;ric Poidevin, pr&eacute;sident de l&#8217;Association Marquette-Jolliet au 06 86 95 77 12 ou contact@marquette-jolliet.org ou B&eacute;n&eacute;dicte Doyen, chef de projet, au 06 32 54 16 84 ou benedicte.evoli@laposte.net.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Principes g&eacute;n&eacute;raux du m&eacute;c&eacute;nat<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En terminant, rappelons les quelques principes g&eacute;n&eacute;raux du m&eacute;c&eacute;nat. Pour de nombreux fleurons du patrimoine fran&ccedil;ais, le m&eacute;c&eacute;nat constitue une solution alternative ou compl&eacute;mentaire. Pour les m&eacute;c&egrave;nes, ce syst&egrave;me constitue un don qui valorise l&rsquo;image institutionnelle de l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La loi ne donne pas de d&eacute;finition pr&eacute;cise du m&eacute;c&eacute;nat&nbsp;; un arr&ecirc;t&eacute; du 6 janvier 1989 pr&eacute;cise qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un soutien mat&eacute;riel apport&eacute; sans contrepartie directe de la part du b&eacute;n&eacute;ficiaire, &agrave; une &oelig;uvre ou &agrave; une personne pour l&rsquo;exercice d&rsquo;activit&eacute;s pr&eacute;sentant un int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, s&rsquo;&eacute;tendant aux champs de la culture, de la solidarit&eacute; et de l&rsquo;environnement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le m&eacute;c&eacute;nat constitue un don qui valorise l&rsquo;image institutionnelle de l&rsquo;entreprise. Celle-ci n&rsquo;attend aucune contrepartie mais l&rsquo;association peut valoriser son m&eacute;c&egrave;ne, notamment en le citant sur ses supports de communication.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En France, la &laquo;&nbsp;loi Aillagon&nbsp;&raquo; de 2003 permet d&rsquo;avantager par des mesures fiscales avantageuses les initiatives priv&eacute;es&nbsp;; cette loi s&rsquo;applique &agrave; toutes les causes d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, notamment &eacute;ducatives, scientifiques, sociales, humanitaires, sportives, familiales et culturelles. Les versements entra&icirc;nent une r&eacute;duction d&rsquo;imp&ocirc;t &eacute;gale &agrave; 60 % de la somme vers&eacute;e (dans la limite de 5 pour mille du chiffre d&rsquo;affaires HT).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a title=\"source1\" name=\"source1\"><\/a><a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=354:le-projet-mississippi-jacques-marquette-louis-jolliet-un-laonnois-un-quebecois-deux-explorateurs-partis-a-la-decouverte-du-mississippi-en-1673&amp;Itemid=299#id1\"><b><sup>1<\/sup> Les Relations des J&eacute;suites<\/b><\/a><\/p>\n<h5>par Francis Pigeon, biblioth&eacute;caire<\/h5>\n<p>Les Relations des J&eacute;suites sont des documents annuels volumineux que la Mission canadienne de la Soci&eacute;t&eacute; de J&eacute;sus envoie &agrave; la maison-m&egrave;re &agrave; Paris entre 1632 et 1672. R&eacute;unis par des missionnaires sur le terrain et r&eacute;vis&eacute;s par leur sup&eacute;rieur &agrave; Qu&eacute;bec, ces documents sont imprim&eacute;s en France par S&eacute;bastien Cramoisy. Ces documents retracent m&eacute;thodiquement avec force d&eacute;tails pittoresques l&rsquo;histoire de la colonie depuis ses d&eacute;buts et mettent en vedette les efforts d&rsquo;&eacute;vang&eacute;lisation des Indiens par les pr&ecirc;tres. Ils comptent parmi les plus importants documents historiques de la Nouvelle-France. Source ethnographique et documentaire sans &eacute;gale, les Relations des J&eacute;suites sont d&eacute;vor&eacute;es par de nombreux lecteurs du XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, tout comme les &oelig;uvres de Cartier et Champlain&nbsp;: c&rsquo;est une litt&eacute;rature de voyage passionnante.<\/p>\n<p>L&rsquo;&eacute;dition est interrompue en 1672 pour des raisons politiques. C&rsquo;est une &eacute;dition compl&eacute;mentaire des Relations des J&eacute;suites imprim&eacute;e en 1861 qui nous procure le journal du P&egrave;re Marquette &eacute;crit en 1673.<\/p>\n<p><i>&laquo; Nous voyla donc sur cette riviere si renomm&eacute;e dont iay tach&eacute; d&rsquo;en remarquer attentivement toutes les singularit&eacute;s ; la riviere de Missisipi tire son origine de divers lacs qui sont dans le pays des peuples du nord ; elle est estroitte a sa d&eacute;charge de Miskous. Son courant qui porte du cost&eacute; du sud est lent et paisible. A la droitte on voist une grande chaisne de montagnes fort hautes et a la gauche de belles terres ; elle est coup&eacute;e d&rsquo;isles en divers endroictz. En sondant nous avons trouv&eacute;s dix brasses d&rsquo;eau, sa largeur est fort inegale, elle a quelquefois trois quartz de lie&uuml;es, et quelquefois elle se r&eacute;tressit jusqua trois arpens (r&eacute;cit de Marquette, 16 juin 1673)<\/i><\/p>\n<p><i>&laquo; Ils sont divis&eacute;s en plusieures bourgades dont quelques-unes sont ass&eacute;s &eacute;loign&eacute;es de celle dont nous parlons qui s&rsquo;appelle Peo&uuml;area, c&rsquo;est ce qui met de la difference en leir langue, laquelle<\/i><\/p>\n<p><i>universallement tient de l&rsquo;allegonquin de sorte que nous nous entendions facilement les uns les autres. Leur naturel est doux et traitable, nous l&rsquo;avons experiment&eacute; dans la reception qu&rsquo;il nous ont faitte. Ils ont plusieurs femmes dont ils sont extremement jaloux, ils les veillent avec un grand soin et ils leur couppent le nez ou les oreilles quand elles ne sont pas sages, j&rsquo;en ay veu plusieures qui portoient les marques de leurs d&eacute;sordres. Ils ont le corps bien fait, ils sont lestes et fort adroits a tirer de l&rsquo;arc et de la fl&egrave;che. &raquo; (r&eacute;cit de Marquette sur les Illinois).<\/i> Les extraits sont tir&eacute;s de Yves-Marie LUCOT<i>, Le P&egrave;re Marquette &agrave; la d&eacute;couverte du Mississippi<\/i>, Coll. Hors Barri&egrave;re, Ed. Zulma, 1992.<\/p>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6229 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n31-decembre-2010\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/une-suggestion-de-lecture-voyages-aux-ameriques-de-gedeon-nicolas-de-voutron\/\" >\n\t\t\t\tUne suggestion de lecture : Voyages aux Am\u00e9riques de G\u00e9d\u00e9on Nicolas de Voutron\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\"><b>Une suggestion de lecture : <i>Voyages aux Am&eacute;riques<\/i> <br \/>de G&eacute;d&eacute;on Nicolas de Voutron<\/b><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>Par Eric Thierry<br \/>Docteur de l&#8217;Universit&eacute; de Paris-Sorbonne, professeur d&#8217;histoire<br \/>thierryer@wanadoo.fr<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 250px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/voyages_aux_ameriques.jpg\" alt=\"Voyages aux Am&eacute;riques | G&eacute;d&eacute;on Nicolas de Voutron\" width=\"250\" height=\"375\" title=\"Voyages aux Am&eacute;riques | G&eacute;d&eacute;on Nicolas de Voutron\" \/><\/p>\n<h6>Cr&eacute;dit : Les &eacute;ditions du Septentrion<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Gr&acirc;ce &agrave; deux Fran&ccedil;ais, Fr&eacute;d&eacute;ric Laux et Christian Huetz de Lemps, et avec le concours de la Canadienne Raymonde Litalien, les &eacute;ditions qu&eacute;b&eacute;coises du Septentrion viennent de publier, sous le titre <i>Voyages aux Am&eacute;riques<\/i>, deux textes jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent in&eacute;dits de G&eacute;d&eacute;on Nicolas de Voutron, un capitaine de la marine de Louis XIV. Ce bon vivant aimant bien boire et versifier y raconte sa campagne de 1696 aux Antilles et surtout celle qui l&rsquo;a men&eacute; en 1706 &agrave; Terre-Neuve, &agrave; Plaisance, et en Acadie, &agrave; Port-Royal.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>On a peu l&rsquo;habitude de lire des descriptions aussi charnellement vivantes de l&rsquo;activit&eacute; &agrave; bord d&rsquo;un navire de la marine royale et de la vie quotidienne dans deux des jeunes colonies fran&ccedil;aises d&rsquo;Am&eacute;rique du Nord-Est. On y voit la petite compagnie des personnes de qualit&eacute; de Plaisance f&ecirc;ter Voutron et ses officiers. Tout est pr&eacute;texte &agrave; se r&eacute;jouir, &agrave; s&rsquo;assembler pour se goberger et se divertir. A Port-Royal, le s&eacute;jour est plus aust&egrave;re, mais Voutron visite des huttes de Mi&rsquo;Kmaqs et des maisons d&rsquo;Acadiens et fait des descriptions sans concession des conditions de vie des uns et des autres.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ces manuscrits dormaient dans la biblioth&egrave;que d&rsquo;une vieille demeure p&eacute;rigourdine appartenant &agrave; un descendant de G&eacute;d&eacute;on Nicolas de Voutron. On ne peut que f&eacute;liciter Fr&eacute;d&eacute;ric Laux, Christian Huetz de Lemps et Raymonde Litalien d&rsquo;avoir eu l&rsquo;excellente id&eacute;e de nous faire conna&icirc;tre ces savoureux r&eacute;cits de voyages aux Am&eacute;riques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>G&eacute;d&eacute;on Nicolas de Voutron, <i>Voyages aux Am&eacute;riques. Campagnes de 1696 aux Antilles et de 1706 &agrave; Plaisance et en Acadie<\/i>, Qu&eacute;bec, Septentrion, 2010, 287 p.<\/p>\n<p>Les lecteurs qui le souhaitent peuvent consulter le site de l&rsquo;&eacute;diteur et la page consacr&eacute;e &agrave; cet ouvrage :<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.septentrion.qc.ca\/catalogue\/livre.asp?id=3065\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.septentrion.qc.ca\/catalogue\/livre.asp?id=3065<\/a><\/p>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6230 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n31-decembre-2010\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/henri-iv-ou-la-tolerance-assassinee\/\" >\n\t\t\t\tHenri IV ou la tol\u00e9rance assassin\u00e9e\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\"><b>Henri IV ou la tol&eacute;rance assassin&eacute;e<\/b><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>Par Fran&ccedil;ois Giraud<br \/>francoisgiraud@sfr.fr<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Entre une France continentale et rurale et une France des ports, de la navigation &laquo;&nbsp;tourn&eacute;e vers le grand large&nbsp;&raquo;, Henri IV va r&eacute;ussir &agrave; arr&ecirc;ter la guerre religieuse pour d&eacute;velopper son action et son g&eacute;nie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div align=\"center\">&#8212;&#8212;-<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; width: 250px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td id=\"\" dir=\"\" lang=\"\" style=\"padding-top: 3px;\" scope=\"\" align=\"\" valign=\"\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/henry_iv_tolerance_assassinee.jpg\" alt=\"Fran&ccedil;ois Giraud | Henry IV ou la tol&eacute;rence assassin&eacute;e\" width=\"250\" height=\"410\" title=\"Fran&ccedil;ois Giraud | Henry IV ou la tol&eacute;rence assassin&eacute;e\" \/><\/p>\n<h6>Cr&eacute;dit&nbsp;: les &eacute;ditions le Manuscrit<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>La double identit&eacute; religieuse (catholique et protestante) que Henri IV devait incarner avec brio est une caract&eacute;ristique de l&#8217; histoire de la France. Dans son essai intitul&eacute; &laquo;&nbsp;Henri IV ou la tol&eacute;rance assassin&eacute;e&nbsp;&raquo; paru en septembre 2010, l&#8217;auteur rappelle l&#8217;itin&eacute;raire de ce personnage qui sut pacifier la France. Il est d&#8217;ailleurs, &agrave; ce titre, le seul roi dans notre histoire dont la m&eacute;moire est c&eacute;l&eacute;br&eacute;e &agrave; l&#8217;unanimit&eacute; par la R&eacute;publique. La c&eacute;l&eacute;bration en 2010 du 400&egrave;me anniversaire de son assassinat en 1610 est d&#8217;autant plus justifi&eacute;e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Deux villes portuaires portent t&eacute;moignage de ces guerres de religion impitoyables qui ont meurtri la France : La Rochelle et Marseille. Henri IV a montr&eacute; aussi bien vis-&agrave;-vis de La Rochelle &laquo;&nbsp;la protestante&nbsp;&raquo; que Marseille &laquo;&nbsp;la catholique&nbsp;&raquo; son int&eacute;r&ecirc;t pour la politique maritime de notre pays. Son assassinat en 1610 n&#8217;a pas arr&ecirc;t&eacute; le processus et ses successeurs d&eacute;montreront un dynamisme certain dans la continuit&eacute; de cette politique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Aussi bien apr&egrave;s la prise de contr&ocirc;le de Marseille par Henri IV (1596) ou le grand si&egrave;ge de La Rochelle qui se termina par la reprise en main de ce port par les catholiques (1627-1628), la reprise du commerce et son d&eacute;veloppement allaient &ecirc;tre spectaculaires dans les deux cas. L&#8217;auteur montre d&#8217;ailleurs que d&egrave;s la prise de contr&ocirc;le de La Rochelle par les protestants en 1568, Henri de Navarre avait su s&#8217;entourer de brillants marins au service de la Cause. Aussi devenu roi, il sut accompagner la cr&eacute;ation &agrave; Marseille en 1599 de la premi&egrave;re Chambre de Commerce en France et dans le monde confortant ainsi la place du port en M&eacute;diterran&eacute;e et amor&ccedil;ant une v&eacute;ritable politique m&eacute;diterran&eacute;enne.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Vis-&agrave;-vis de l&#8217;Am&eacute;rique du Nord, il poursuivit et amplifia l&#8217;action de Fran&ccedil;ois Ier qui lan&ccedil;a d&egrave;s 1540 une exp&eacute;dition &agrave; destination du Canada au d&eacute;part de La Rochelle sous l&#8217;autorit&eacute; du huguenot Roberval. La fondation de l&#8217;Acadie par un protestant en 1604 et de Qu&eacute;bec par un catholique en 1608 en est bien la preuve.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;auteur cite deux villes de l&#8217;int&eacute;rieur qui jou&egrave;rent un r&ocirc;le non n&eacute;gligeable : Seyne et Saumur. La premi&egrave;re fut un refuge important pour les protestants en Provence dans la premi&egrave;re partie des guerres de religion (avant l&#8217;acc&egrave;s au tr&ocirc;ne d&#8217;Henri IV) tandis que la seconde va s&#8217;affirmer, avec sa c&eacute;l&egrave;bre Acad&eacute;mie Protestante comme la v&eacute;ritable capitale intellectuelle du protestantisme dans l&#8217;ouest apr&egrave;s la chute de La Rochelle. La France continentale sera bien s&ucirc;r repr&eacute;sent&eacute;e aussi par Paris, lieu embl&eacute;matique par l&#8217;assassinat du bon roi, mais aussi par bien d&#8217;autres villes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La France allait poursuivre une politique maritime et coloniale active jusqu&#8217;&agrave; la R&eacute;volution et apr&egrave;s.<\/p>\n<p>Dans son essai paru en 2007 intitul&eacute; &laquo;&nbsp;De Ha&iuml;ti &agrave; Tahiti&nbsp;&raquo;, l&#8217;auteur a &eacute;voqu&eacute; cette politique en rappelant la place jou&eacute;e par certains protestants et par des personnages connus comme le marin Bougainville ou, moins connus, comme le militaire Rouvray. Ils s&#8217;illustr&egrave;rent, d&#8217;ailleurs, tous les deux sur les th&eacute;&acirc;tres d&#8217;op&eacute;ration de la Nouvelle-France.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"center\">&#8212;&#8212;-<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les lecteurs peuvent consulter le site des &eacute;ditions Le Manuscrit&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.manuscrit.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.manuscrit.com<\/a><\/p>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6231 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n31-decembre-2010\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/les-convictions-dhenri-bourassa-et-la-relation-franco-quebecoise\/\" >\n\t\t\t\tLes convictions d\u2019Henri Bourassa et la relation franco-qu\u00e9b\u00e9coise\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\"><b>Les convictions d&rsquo;Henri Bourassa et <br \/>la relation franco-qu&eacute;b&eacute;coise<\/b><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Gilles Durand<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; width: 250px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/michel_lapierre.jpg\" alt=\"Michel Lapierre\" width=\"250\" height=\"206\" title=\"Michel Lapierre\" \/><\/p>\n<h6>Michel Lapierre, conf&eacute;rencier, 6 mars 2010<br \/>Cr&eacute;dit&nbsp;: CFQLMC &ndash; Gilles Durand<\/h6>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/le_devoir.jpg\" alt=\"Le DEVOIR\" width=\"255\" height=\"375\" title=\"le DEVOIR\" \/><\/p>\n<h6>1<sup>er<\/sup> num&eacute;ro du Devoir, 10 janvier 1910<br \/>Cr&eacute;dit&nbsp;: Collection Archives <i>Le Devoir<\/i><\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><i>Le Devoir<\/i>, journal d&rsquo;opinion ind&eacute;pendant fond&eacute; en 1910, s&rsquo;est toujours d&eacute;marqu&eacute; par distance face au monde politique et aux acteurs de la vie &eacute;conomique, et par son engagement en faveur des marqueurs identitaires du milieu. Pour c&eacute;l&eacute;brer son centenaire en 2010, diff&eacute;rentes activit&eacute;s sont mises de l&rsquo;avant, rencontres, &eacute;missions t&eacute;l&eacute;vis&eacute;es, publications, expositions, conf&eacute;rences, etc. Toutes ont en commun de mettre en valeur le directeur-fondateur et r&eacute;dacteur du quotidien pendant plus de vingt ans, Henri Bourassa, &eacute;galement d&eacute;put&eacute; f&eacute;d&eacute;ral pendant 22 ans et d&eacute;put&eacute; provincial pendant 4 ans.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Deux organismes, la Soci&eacute;t&eacute; historique de Montr&eacute;al (SHM) et le Petit Mus&eacute;e de l&rsquo;impression, ont apport&eacute; leur contribution. Le samedi le 6 mars 2010, dans le cadre de ses rencontres mensuelles, la SHM organise une table ronde consacr&eacute;e &agrave; deux collaborateurs du Devoir, Henri Bourassa et Jacques Ferron&nbsp;: pour entretenir l&rsquo;auditoire du premier, elle donne la parole &agrave; Michel Lapierre, r&eacute;dacteur en chef de sa revue faisant peau neuve (auparavant un bulletin), <i>Montr&eacute;al en t&ecirc;te<\/i> &ndash; &eacute;galement collaborateur au journal <i>Le Devoir<\/i>. Le conf&eacute;rencier est &eacute;galement invit&eacute; par le Petit Mus&eacute;e de l&rsquo;impression &agrave; prendre la parole sur le m&ecirc;me sujet le vendredi 30 avril 2010 dans le cadre d&rsquo;un s&eacute;minaire consacr&eacute; &agrave; la &laquo;&nbsp;naissance de la presse de masse et cr&eacute;ation du <i>Devoir<\/i>&nbsp;: 1841-1915&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Un lib&eacute;ral teint&eacute; de conservatisme<\/b><\/p>\n<p>Henri Bourassa est un lib&eacute;ral au sens du 19e si&egrave;cle, teint&eacute; de conservatisme. Il d&eacute;fend la libert&eacute; individuelle et l&rsquo;initiative priv&eacute;e. Il vante l&rsquo;agriculture, prend parti contre l&rsquo;intervention de l&rsquo;&Eacute;tat en mati&egrave;re d&rsquo;assistance publique et de pensions de vieillesse. Parfois certaines prises de position pr&eacute;sentent des pointes progressistes, telles son acceptation des syndicats catholiques et ses manifestations de sympathie pour James Shaver Woodsworth, le fondateur d&rsquo;un parti social d&eacute;mocrate canadien devenu l&rsquo;anc&ecirc;tre du Nouveau Parti d&eacute;mocratique actuel.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Un nationaliste pancanadien<\/b><\/p>\n<p>Henri Bourassa demeure attach&eacute; au Canada, qu&rsquo;il con&ccedil;oit comme une nation biculturelle r&eacute;sultant d&rsquo;un pacte entre deux races fondatrices, les Canadiens fran&ccedil;ais et les Canadiens anglais. Son nationaliste demeure circonspect. Il rejette l&rsquo;<i>Action fran&ccedil;aise<\/i> de France dirig&eacute;e par Charles Maurras, dont la pens&eacute;e est empreinte de chauvinisme et d&rsquo;antis&eacute;mitisme, pr&ocirc;nant la puissance de la nation et l&rsquo;&eacute;puration du catholicisme de ses origines h&eacute;bra&iuml;ques. Malgr&eacute; les atteintes port&eacute;es aux droits des minorit&eacute;s catholiques et francophones hors Qu&eacute;bec, Bourassa s&rsquo;&eacute;carte &eacute;galement des nationalistes canadiens-fran&ccedil;ais regroup&eacute;s autour de Groulx et de l&rsquo;<i>Action fran&ccedil;aise<\/i> de Montr&eacute;al, qui envisagent un &Eacute;tat fran&ccedil;ais ind&eacute;pendant, une Laurentie s&eacute;par&eacute;e du reste du Canada &ndash; malgr&eacute; tout, en 1902, Bourassa consid&egrave;re le projet d&rsquo;ind&eacute;pendance comme un r&ecirc;ve l&eacute;gitime et attrayant &agrave; laisser au travail des si&egrave;cles. Il ne cesse de croire au nouvel &Eacute;tat f&eacute;d&eacute;ral cr&eacute;&eacute; en 1867 pour assurer l&rsquo;&eacute;panouissement des Canadiens fran&ccedil;ais, des associ&eacute;s avec droits &eacute;gaux aux Canadiens anglais.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Un opposant &agrave; l&rsquo;imp&eacute;rialisme et au colonialisme<\/b><\/p>\n<p>Francophones et anglophones doivent r&eacute;server leur all&eacute;geance premi&egrave;re au Canada. Continuellement, Bourassa pr&ecirc;che l&rsquo;ind&eacute;pendance&nbsp;: ind&eacute;pendance face &agrave; la Grande-Bretagne et &agrave; ses engagements militaires, m&ecirc;me au nom de l&rsquo;ancienne m&egrave;re patrie qu&rsquo;est la France; ind&eacute;pendance face aux &Eacute;tats-Unis et &agrave; leur civilisation mat&eacute;rialiste qui p&eacute;n&egrave;tre de plus en plus en territoire canadien. Il se m&eacute;fie des anciennes puissances coloniales, m&ecirc;me de la France. Bourassa d&eacute;fend l&rsquo;h&eacute;ritage qu&rsquo;elle nous a l&eacute;gu&eacute;, mais c&rsquo;est celui de l&rsquo;Ancien R&eacute;gime, d&rsquo;avant 1789. Il regarde les liens politiques comme rompus depuis un si&egrave;cle et demi avec la France de son &eacute;poque, r&eacute;publicaine et la&iuml;cisante. Les Canadiens fran&ccedil;ais ne doivent pas se sentir oblig&eacute;s de contribuer &agrave; sa d&eacute;fense, elle qui les a laiss&eacute;s &agrave; leur sort et qui a d&rsquo;abord pens&eacute; &agrave; rapatrier les repr&eacute;sentants du pouvoir royal &agrave; la fin de la guerre de Sept Ans.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Un ultramontain d&rsquo;abord et avant tout&nbsp;: priorit&eacute; &agrave; la religion sur la nation<\/b><\/p>\n<p>En d&eacute;but de carri&egrave;re, Bourassa combat pour la langue et la foi catholique, mais c&rsquo;est la langue gardienne de la foi, par la suite il donne pr&eacute;s&eacute;ance &agrave; cette derni&egrave;re, pla&ccedil;ant les int&eacute;r&ecirc;ts de la religion au-dessus de ceux de la nation. Le nationalisme peut mener &agrave; des exc&egrave;s, abandon des minorit&eacute;s francophones, guerre civile, etc., et il est contraire au catholicisme, universel par sa nature et destin&eacute; &agrave; &ecirc;tre partag&eacute; par tous les peuples de quelque nationalit&eacute; qu&rsquo;ils soient. Cette conviction profonde l&rsquo;am&egrave;ne &agrave; prendre parti contre les Franco-Am&eacute;ricains sentinellistes, r&eacute;clamant des services religieux dans leur langue. Il les exhorte &agrave; se rallier au Vatican et &agrave; l&rsquo;&eacute;piscopat catholique am&eacute;ricain d&rsquo;origine irlandaise, d&eacute;sirant faire de la langue anglaise le v&eacute;hicule de communication du catholicisme.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Bourassa, un personnage complexe, intransigeant et paradoxal<\/b><\/p>\n<p>Le conf&eacute;rencier Michel Lapierre fait ressortir des traits majeurs de Bourassa. Celui-ci est un intransigeant au service de l&rsquo;id&eacute;e. L&rsquo;id&eacute;e, contraire &agrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t, doit primer sur tout&nbsp;: sur la politique, l&rsquo;argent, etc. C&rsquo;est pour la faire triompher qu&rsquo;il fonde en 1910 <i>Le Devoir<\/i>, un journal ind&eacute;pendant, c&rsquo;est encore pour elle qu&rsquo;il s&rsquo;investit en politique provinciale et f&eacute;d&eacute;rale, la majorit&eacute; du temps comme ind&eacute;pendant. Il d&eacute;teste le compromis&nbsp;: il se s&eacute;pare du premier ministre Laurier, son chef, sur la question de la contribution du Canada &agrave; la guerre des Britanniques contre les Boers, pour devenir d&eacute;put&eacute; ind&eacute;pendant; il condamne les sentinellistes pour la pr&eacute;s&eacute;ance qu&rsquo;ils donnent &agrave; la nationalit&eacute; sur la religion. C&rsquo;est un r&eacute;sistant continuel, formulant des critiques &agrave; ses compatriotes pour leur manque de t&eacute;nacit&eacute; et par l&agrave; n&rsquo;avoir pas su emp&ecirc;cher la pendaison de Riel. Le directeur et fondateur du <i>Devoir<\/i> fait aussi &agrave; l&rsquo;occasion figure de personnage paradoxal. Tout en donnant la primaut&eacute; aux enseignements du pape, il n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; se distancer du clerg&eacute; et &agrave; lui adresser des reproches pour son trop grand attachement &agrave; l&rsquo;argent. Bourassa avoue n&rsquo;avoir rien des id&eacute;es de son grand-p&egrave;re maternel, Louis-Joseph Papineau, qui se disait incroyant mais pratiquant, ce qui am&egrave;ne le conf&eacute;rencier, Michel Lapierre, &agrave; ajouter que le petit-fils &eacute;tait le contraire de son grand-p&egrave;re, croyant mais &agrave; l&rsquo;occasion anticl&eacute;rical.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Sur des &eacute;crits de Michel Lapierre et d&rsquo;autres sites Web et publications en rapport avec le sujet<\/b><\/p>\n<p>Pour en savoir davantage sur le fondateur du Devoir, les int&eacute;ress&eacute;s sont invit&eacute;s &agrave; consulter les sites Web et les publications suivantes&nbsp;:<\/p>\n<ul>\n<li>Lapierre, Michel, &laquo;&nbsp;Le Devoir&nbsp;: 100 ans d&eacute;j&agrave; &ndash; La personnalit&eacute; complexe d&rsquo;Henri Bourassa, le fondateur&nbsp;&raquo;, dans <i>Montr&eacute;al en t&ecirc;te, Revue de la Soci&eacute;t&eacute; historique de Montr&eacute;al<\/i>, no 61, automne 2010, p. 6-9;<\/li>\n<li><i>Le Devoir&nbsp;: un si&egrave;cle qu&eacute;b&eacute;cois<\/i>\/ sous la direction de Jean-Fran&ccedil;ois Nadeau. Montr&eacute;al, &Eacute;ditions de l&rsquo;Homme, 2010, renferme une contribution de Michel Lapierre;<\/li>\n<li><i>Pourquoi j&rsquo;ai fond&eacute; Le Devoir&nbsp;: Henri Bourassa et son temps<\/i>\/Mario Cardinal. Montr&eacute;al, Libre Expression, 2010, 395 p.;<\/li>\n<li><i>Fais ce que dois&nbsp;: 60 &eacute;ditoriaux pour comprendre Le Devoir sous Henri Bourassa, 1910-1932<\/i>\/r&eacute;unis et comment&eacute;s par Pierre Anctil avec la collaboration de Pierrick Labb&eacute;, Qu&eacute;bec, Septentrion, 2010, 383 p.;<\/li>\n<li>Les comptes rendus de ces deux derniers ouvrages par le conf&eacute;rencier Michel Lapierre&nbsp;: &laquo;&nbsp;Les beaux paradoxes d&rsquo;Henri Bourassa&nbsp;&raquo;, dans <i>Le Devoir<\/i>, 13 mars 2010 et &laquo;&nbsp;Henri Bourassa, le r&eacute;sistant incompris&nbsp;&raquo; dans <i>Le Devoir<\/i> du 10 avril 2010&nbsp;&raquo;, <a href=\"http:\/\/www.ledevoir.com\/auteur\/michel-lapierre\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">accessibles sur le site du <i>Devoir <\/i>dans la Liste des articles de Michel Lapierre<\/a>;<\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/www.myvirtualpaper.com\/doc\/LeDevoirDemo\/100e_papier_virtuel\/2010010601\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><i>Le Devoir 1910-2010&nbsp;: 100 ans<\/i>, cahier du centenaire en <i>Devoir<\/i> virtuel<\/a>;<\/li>\n<li>La brochure d&rsquo;une exposition &laquo;&nbsp;<i>Le Devoir<\/i>&nbsp;: t&eacute;moin de la vie politique qu&eacute;b&eacute;coise&nbsp;&raquo; sur les 100 ans du <i>Devoir<\/i>, pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; la Biblioth&egrave;que de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale du 17 f&eacute;vrier au 1er octobre 2010, <a href=\"http:\/\/www.assnat.qc.ca\/fr\/bibliotheque\/expositions\/ledevoir\/index.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">accessible en ligne sur le site de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale<\/a><\/li>\n<\/ul>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6232 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n31-decembre-2010\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/pourquoi-commemorer-pierre-stanislas-bedard\/\" >\n\t\t\t\tPourquoi comm\u00e9morer Pierre-Stanislas B\u00e9dard?\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\"><b>Pourquoi comm&eacute;morer Pierre-Stanislas B&eacute;dard ?<\/b><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Gilles Durand<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 220px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/commemorer_stanislas_bedard_assemblee.jpg\" alt=\"Pourquoi comm&eacute;morer Pierre-Stanislas B&eacute;dard ?\" width=\"220\" height=\"146\" title=\"Pourquoi comm&eacute;morer Pierre-Stanislas B&eacute;dard ?\" \/><\/p>\n<h6>De g. &agrave; d. Gilles Gallichan, historien <br \/>et biblioth&eacute;caire, Assembl&eacute;e nationale <br \/>du Qu&eacute;bec (AnQ), Yvon Valli&egrave;res, pr&eacute;sident <br \/>de l&rsquo;AnQ, Denis Moni&egrave;re, pr&eacute;sident <br \/>de la Soci&eacute;t&eacute; du patrimoine politique <br \/>du Qu&eacute;bec<\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit : Assembl&eacute;e nationale du Qu&eacute;bec &ndash; <br \/>Christian Chevalier<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le 28 mai 2010 est jour de comm&eacute;moration &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel du Parlement. La Soci&eacute;t&eacute; du patrimoine politique du Qu&eacute;bec rappelle la m&eacute;moire de Pierre-Stanislas B&eacute;dard par la tenue d&rsquo;un colloque, le d&eacute;voilement d&rsquo;une statue et la pr&eacute;sentation d&rsquo;une exposition. L&rsquo;ensemble de ces activit&eacute;s se veulent une comm&eacute;moration du 2e centenaire de l&rsquo;emprisonnement du d&eacute;put&eacute; de la Chambre d&rsquo;assembl&eacute;e &eacute;lu en 1792, de la saisie de la presse servant &agrave; l&rsquo;impression du journal <i>Le Canadien<\/i> et de la prorogation par le gouverneur Craig de la session d&rsquo;une Chambre qui r&eacute;clame justice de l&rsquo;administration coloniale britannique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Le contexte dans lequel &eacute;volue Pierre B&eacute;dard<\/b><\/p>\n<p>Pierre B&eacute;dard est un avocat de formation. Il se lance en politique dans un climat &agrave; la fois nouveau et difficile. Par la loi constitutionnelle de 1791, la Province de Qu&eacute;bec est divis&eacute;e en deux sections, le Bas-Canada majoritairement francophone, le Haut-Canada majoritairement anglophone. En m&ecirc;me temps, le gouvernement britannique accorde une Chambre d&rsquo;assembl&eacute;e &agrave; l&rsquo;un et &agrave; l&rsquo;autre. Des &eacute;lections sont tenues en 1792 et B&eacute;dard est &eacute;lu &agrave; la Chambre du Bas-Canada. En 1806, le d&eacute;put&eacute; bas-canadien se donne une 2e tribune en lan&ccedil;ant le journal <i>Le Canadien<\/i> &agrave; titre de cofondateur et de cor&eacute;dacteur. Le contexte de l&rsquo;&eacute;poque est loin d&rsquo;&ecirc;tre facile. La minorit&eacute; britannique utilise trois leviers &agrave; sa disposition pour faire obstacle &agrave; la Chambre d&rsquo;assembl&eacute;e&nbsp;: l&rsquo;administration coloniale, compos&eacute;e du gouverneur et des conseils l&eacute;gislatif et ex&eacute;cutif, qui ne se reconna&icirc;t pas responsable devant la Chambre; la magistrature dont les juges peuvent se faire &eacute;lire et si&eacute;ger comme d&eacute;put&eacute;s; un journal, le <i>Quebec Mercury<\/i>, d&eacute;fendant les int&eacute;r&ecirc;ts des marchands britanniques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Pierre B&eacute;dard donne un levier &agrave; la soci&eacute;t&eacute; bas-canadienne pour prendre la place qui lui revient<\/b><\/p>\n<p>Pierre B&eacute;dard prend fait et cause pour les Canadiens qui, selon lui, devraient jouir des m&ecirc;mes libert&eacute;s que les Britanniques sous la monarchie constitutionnelle anglaise. Il contribue &agrave; la d&eacute;finition des pouvoirs de la Chambre et au plein exercice de son r&ocirc;le. S&rsquo;appuyant sur les &eacute;crits des philosophes anglais et fran&ccedil;ais dont Montesquieu, il r&eacute;clame avec opini&acirc;tret&eacute; et acharnement le contr&ocirc;le du budget et la responsabilit&eacute; du &laquo;&nbsp;minist&egrave;re&nbsp;&raquo; &ndash; c&rsquo;est-&agrave;-dire de gouvernement &ndash; devant les parlementaires, la s&eacute;paration des pouvoirs l&eacute;gislatif et judiciaire de m&ecirc;me que le paiement de subsides aux d&eacute;put&eacute;s des circonscriptions &eacute;loign&eacute;es pour faciliter leur pr&eacute;sence en Chambre. Il joue un r&ocirc;le dans la naissance des partis politiques en ralliant autour de lui une majorit&eacute; de d&eacute;put&eacute;s sous la banni&egrave;re du Parti canadien et en s&rsquo;en faisant le porte-parole.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>B&eacute;dard est &eacute;largi sans proc&egrave;s par le gouverneur James Craig en avril 1811. Comme pour le d&eacute;dommager, mais aussi pour &eacute;loigner un adversaire g&ecirc;nant des centres de d&eacute;cision, le successeur de Craig, George Pr&eacute;vost, le nomme juge du district de Trois-Rivi&egrave;res avec juridiction en mati&egrave;re de d&eacute;lits mineurs &ndash; fonction que B&eacute;dard exerce jusqu&rsquo;&agrave; son d&eacute;c&egrave;s en 1829. Dor&eacute;navant, B&eacute;dard, qui avait d&eacute;fendu l&rsquo;in&eacute;ligibilit&eacute; des juges en Chambre, est tenu au devoir de r&eacute;serve.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Pierre B&eacute;dard apporte une contribution durable &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;un espace public dans lequel les Canadiens peuvent s&rsquo;exprimer.<\/b><\/p>\n<p>Pierre B&eacute;dard se donne une 2e tribune pour exprimer et d&eacute;fendre les droits accord&eacute;s aux Bas-Canadiens, dont l&rsquo;exercice leur est refus&eacute; par le pouvoir colonial. Il destine le journal <i>Le Canadien<\/i>, qu&rsquo;il lance en 1806, &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation de ses compatriotes &agrave; la politique, aux institutions et &agrave; une meilleure connaissance de leur propre h&eacute;ritage. Par l&agrave;, il permet l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;une opinion publique qui peut faire sentir son influence et soutenir les demandes du parti majoritaire en Chambre. &Agrave; ce chapitre, B&eacute;dard fait &oelig;uvre durable. Deux fois <i>Le Canadien<\/i> dispara&icirc;t, deux fois il rena&icirc;t de ses cendres, en 1817 sous l&rsquo;impulsion de son neveu Laurent B&eacute;dard, et en 1831 sous la plume d&rsquo;&Eacute;tienne Parent.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Pierre B&eacute;dard donne droit de cit&eacute; au principal marqueur identitaire de la soci&eacute;t&eacute; bas-canadienne, la langue fran&ccedil;aise<\/b><\/p>\n<p>Un des premiers gestes pos&eacute;s par Pierre B&eacute;dard au lendemain de son &eacute;lection est de r&eacute;clamer une place plus grande pour le fran&ccedil;ais. Il obtient une victoire partielle&nbsp;: l&rsquo;usage du fran&ccedil;ais est accept&eacute; dans les d&eacute;bats parlementaires et comme langue de traduction des textes de loi &eacute;dict&eacute;s en langue anglaise. Un tel gain n&rsquo;en donne pas moins droit de cit&eacute; au principal marqueur identitaire de la soci&eacute;t&eacute; bas-canadienne, la langue fran&ccedil;aise. Il n&rsquo;est pas sans &ecirc;tre associ&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;closion du sentiment national.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Pour un compte rendu des &eacute;v&eacute;nements du 28 mai 2010, incluant le colloque, et pour en savoir davantage sur Pierre B&eacute;dard&nbsp;:<\/b><\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"http:\/\/www.assnat.qc.ca\/fra\/amicale\/bulletins\/V10N2.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Gilles Gallichan, &laquo;&nbsp;Comm&eacute;morations &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale&nbsp;: Pierre B&eacute;dard (1810-2010)&nbsp;&raquo;, dans le <i>Bulletin de l&rsquo;Amicale des anciens parlementaires du Qu&eacute;bec<\/i>, vol 10, no 2, automne-hiver 2009-2010, p.62-65<\/a>;<\/li>\n<li>Id., &laquo;&nbsp;Journ&eacute;e de comm&eacute;moration d&eacute;di&eacute;e &agrave; Pierre B&eacute;dard&nbsp;&raquo;, Ibid., vol 11, no 2, automne 2010, p. 48-52;<\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/www.assnat.qc.ca\/fr\/publications\/fiche-pierre-bedard.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Brochure de l&rsquo;exposition par Gilles Gallichan, <i>Pierre-S. B&eacute;dard&nbsp;: L&rsquo;honneur et la justice<\/i>, pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; la Biblioth&egrave;que de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, 2010, 20 p.<\/a><\/li>\n<li>Id., &laquo;&nbsp;Pierre B&eacute;dard, le devoir et la justice&nbsp;: 1<sup>re<\/sup> partie &ndash; La libert&eacute; du Parlement et de la presse&nbsp;&raquo;, dans <i>Cahiers des dix<\/i>, no 63, 2009, p. 101-160;<\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/www.assnat.qc.ca\/fr\/video-audio\/AudioVideo-22493.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Diffusion sur la canal de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale d&rsquo;une &eacute;mission de la s&eacute;rie <i>Figures de la d&eacute;mocratie<\/i> consacr&eacute;e &agrave; Pierre B&eacute;dard<\/a><\/li>\n<\/ul>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6233 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n31-decembre-2010\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/exposition-philatelique-franco-quebecoise\/\" >\n\t\t\t\tExposition philat\u00e9lique franco-quebecoise\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\"><b>Exposition philat&eacute;lique franco-quebecoise<\/b><\/h2>\n<h5>par Mich&egrave;le Marcadier<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 300px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td id=\"\" dir=\"\" lang=\"\" scope=\"\" align=\"\" valign=\"\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/illu_expo-philatelie_franco_queb.jpg\" alt=\"Illustration de Raymond Pag&egrave;s, collection Alain Ripaux\" width=\"300\" height=\"212\" title=\"Illustration de Raymond Pag&egrave;s, collection Alain Ripaux\" \/><\/p>\n<h6>Illustration de Raymond Pag&egrave;s<\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit : collection Alain Ripaux<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Pr&eacute;sident de Visualia Cartophilie (La Poste) secr&eacute;taire administratif de la Commission franco-qu&eacute;b&eacute;coise sur lieux de m&eacute;moire communs, auteur de plusieurs livres sur le Qu&eacute;bec et conf&eacute;rencier depuis une vingtaine d&rsquo;ann&eacute;es, Alain Ripaux, a con&ccedil;u et r&eacute;alis&eacute; une magnifique exposition historique, philat&eacute;lique et cartophile franco-qu&eacute;b&eacute;coise intitul&eacute;e &laquo;&nbsp;De la Nouvelle-France au Qu&eacute;bec contemporain&nbsp;&raquo; qui a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;e dans de nombreuses villes de France. Gr&acirc;ce au soutien du Minist&egrave;re des Affaires &eacute;trang&egrave;res, elle a &eacute;t&eacute; expos&eacute;e &eacute;galement &agrave; Montr&eacute;al et &agrave; Qu&eacute;bec &agrave; l&rsquo;occasion du 400&egrave;me de la fondation de la ville de Qu&eacute;bec. Cette exposition est compos&eacute;e de nombreux documents philat&eacute;liques de valeur, d&rsquo;une collection de cartes postales anciennes, de photos historiques &eacute;voquant 50 ans de relations franco-qu&eacute;b&eacute;coises et la visite du g&eacute;n&eacute;ral de Gaulle de 1967, ainsi que des notices d&rsquo;information. Les villes, associations et organismes int&eacute;ress&eacute;s par cette exposition peuvent contacter directement Alain RIPAUX, courriel&nbsp;: alain.ripaux@laposte.net, ou alain.ripaux@diplomatie.gouv.fr , t&eacute;l. 06 09 44 95 34.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Rappelons qu&rsquo;Alain Ripaux a publi&eacute; plusieurs ouvrages sur le Qu&eacute;bec ou en rapport avec l&rsquo;histoire du Qu&eacute;bec: &nbsp;<i>Le Qu&eacute;bec, une Am&eacute;rique fran&ccedil;aise<\/i>&nbsp;, en collaboration avec Nicoles Pr&eacute;vost Editions Visualia, 2002, 110pages&nbsp;;&nbsp;<i>Images et souvenirs du Poitou-Charentes<\/i>, Editions Visualia, 2005, 164 pages&nbsp;; &nbsp;<i>La Vend&eacute;e, terre de passions,&nbsp;<\/i> Editions Visualia, 2010, 125pages prix. Alain Ripaux a &eacute;galement collabor&eacute; &agrave; l&rsquo;ouvrage &nbsp;<i>Les premiers Fran&ccedil;ais du Qu&eacute;bec<\/i>, Editions Archives et Culture, 2008,205 pages. Ces livres sont riches sur le plan iconographique avec de nombreuses cartes postales et documents anciens.<\/p>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6234 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n31-decembre-2010\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/le-250e-anniversaire-de-la-capitulation-de-la-nouvelle-france-tout-na-pas-ete-dit-et-ecrit\/\" >\n\t\t\t\tLe 250e anniversaire de la capitulation de la Nouvelle-France Tout n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 dit et \u00e9crit\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\"><b>Le 250<sup>e<\/sup> anniversaire de la capitulation de la Nouvelle-France<\/b><b><br \/>Tout n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; dit et &eacute;crit<\/b><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Gilles Durand<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 350px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/250e_capitulation_nouvelle_france.jpg\" alt=\"Le 250e anniversaire de la capitulation de la Nouvelle-France Tout n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; dit et &eacute;crit\" width=\"350\" height=\"236\" title=\"Le 250e anniversaire de la capitulation de la Nouvelle-France Tout n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; dit et &eacute;crit\" \/><\/p>\n<h6>De g. &agrave; d. Denis Vaugeois, Charles-Philippe Courtois, &Eacute;ric B&eacute;dard <br \/>et Raymond Archambault<\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit&nbsp;: CFQLMC &ndash; Gilles Durand<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le 8 septembre 2010, l&rsquo;Institut de recherche sur le Qu&eacute;bec organise, en collaboration avec la Soci&eacute;t&eacute; historique de Montr&eacute;al, une table ronde sur trois acteurs reli&eacute;s &agrave; la capitulation de la Nouvelle-France &agrave; Montr&eacute;al le 8 septembre 1760. Pour nous les faire conna&icirc;tre, trois conf&eacute;renciers, &agrave; la fois historiens et auteurs, se succ&egrave;dent, &Eacute;ric B&eacute;dard, professeur &agrave; la TELUQ-UQAM et r&eacute;dacteur en chef de la revue <i>Argument<\/i>, Charles-Philippe Courtois, professeur au Coll&egrave;ge militaire royal de Saint-Jean, et Denis Vaugeois, historien et &eacute;diteur. Raymond Archambault, ancien chef d&rsquo;antenne et pr&eacute;sentateur de nouvelles &agrave; la radio de Radio-Canada, anime le d&eacute;bat.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;animateur, Raymond Archambault, pr&eacute;sente les conf&eacute;renciers et commente, en guise d&rsquo;introduction, le contexte europ&eacute;en et nord-am&eacute;ricain de la capitulation&nbsp;: une France int&eacute;ress&eacute;e par les p&ecirc;cheries de Terre-Neuve et les &icirc;les &agrave; sucre antillaises; une capitale, Qu&eacute;bec, qui rend les armes le 18 septembre 1759; un gouverneur, Vaudreuil, dont les alli&eacute;s am&eacute;rindiens entrent dans la neutralit&eacute;; trois arm&eacute;es anglaises, celles d&rsquo;Amherst, de Murray et de Haviland qui referment leur rang sur Montr&eacute;al, au total 18&nbsp;000 soldats britanniques face aux 4&nbsp;000 hommes composant les troupes fran&ccedil;aises.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Le chevalier de L&eacute;vis&nbsp;: panache et sens de l&rsquo;honneur<\/b><\/p>\n<p>&Eacute;ric B&eacute;dard donne le coup d&rsquo;envoi en nous pr&eacute;sentant le num&eacute;ro deux des troupes fran&ccedil;aises au Canada, le chevalier Fran&ccedil;ois Gaston de L&eacute;vis, devenu commandant des arm&eacute;es fran&ccedil;aises en Am&eacute;rique &agrave; la mort de Montcalm en septembre 1759. L&rsquo;image de ce militaire opini&acirc;tre et courageux est en partie &eacute;clips&eacute;e par la notori&eacute;t&eacute; de la d&eacute;faite de Montcalm sur les plaines d&rsquo;Abraham le matin du 13 septembre. Il n&rsquo;en demeure pas moins que L&eacute;vis d&eacute;fait l&rsquo;arm&eacute;e britannique deux fois, une premi&egrave;re le 31 juillet 1759, &agrave; Montmorency, une deuxi&egrave;me &agrave; Sainte-Foy le 28 avril 1760. Ce jour-l&agrave;, il entreprend le si&egrave;ge de la ville de Qu&eacute;bec aux mains des Britanniques, mais il doit abandonner la partie faute de l&rsquo;arriv&eacute;e de secours de la part de la France. L&eacute;vis avoue qu&rsquo;une seule fr&eacute;gate aurait pu sceller l&rsquo;issue du combat, mais qu&rsquo;en est-il 250 ans plus tard. En fait, la France avait d&eacute;p&ecirc;ch&eacute; six navires dont trois parviennent dans le golfe Saint-Laurent le 15 mai 1760, mais, pour &eacute;chapper aux vaisseaux anglais, ils doivent se retirer au fond de la baie des Chaleurs et deux se saborder.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&Eacute;ric B&eacute;dard est l&rsquo;auteur de plusieurs ouvrages et notamment <a href=\"http:\/\/benhur.teluq.uquebec.ca\/SPIP\/ebedard\/spip.php?page=article-2\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">des <i>Chroniques de la conqu&ecirc;te<\/i> parues dans le <i>Journal de Qu&eacute;bec<\/i> en 2009<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Le marquis de Vaudreuil capitule&nbsp;: devons-nous le condamner ?<\/b><\/p>\n<p>Charles-Philippe Courtois trace le portrait du principal artisan de la capitulation de la Nouvelle-France &agrave; Montr&eacute;al, le marquis Pierre de Rigaud de Vaudreuil, gouverneur g&eacute;n&eacute;ral de la Nouvelle-France. Vaudreuil est un descendant d&rsquo;une grande famille canadienne qui a fait carri&egrave;re dans la colonie. Ayant en vue d&rsquo;abord et avant tout le bien-&ecirc;tre des Canadiens et jugeant la victoire impossible face aux 18&nbsp;000 hommes des trois arm&eacute;es britanniques qui enserrent Montr&eacute;al comme dans un &eacute;tau, il capitule. Par l&agrave;, il veut &eacute;viter &agrave; la colonie les inconv&eacute;nients d&rsquo;un si&egrave;ge et d&rsquo;une d&eacute;faite&nbsp;: pillage des habitants par l&rsquo;arm&eacute;e ennemie, perte subs&eacute;quente de leurs biens et de leur libert&eacute;, etc. Le gouverneur g&eacute;n&eacute;ral entrevoit aussi la possibilit&eacute; d&rsquo;une r&eacute;trocession de la Nouvelle-France &agrave; la France, &agrave; la suite de succ&egrave;s sur le front europ&eacute;en. De son c&ocirc;t&eacute;, le g&eacute;n&eacute;ral Amherst accepte les conditions propos&eacute;es par Vaudreuil, car il voit les avantages de contr&ocirc;ler avec son arm&eacute;e un territoire non d&eacute;vast&eacute; et capable d&rsquo;assurer sa subsistance, de m&ecirc;me que l&rsquo;importance de vivre en harmonie avec les habitants.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Charles-Philippe Courtois est l&rsquo;auteur de <a href=\"http:\/\/www.edtypo.com\/ficheAuteur.aspx?codeaut=COUR1065#entretien\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><i>La Conqu&ecirc;te. Une anthologie<\/i>, &Eacute;ditions Typo, 2009<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>L&rsquo;importance de la bataille des plaines d&rsquo;Abraham et le r&ocirc;le de Sir William Johnson, surintendant des affaires indiennes<\/b><\/p>\n<p>L&rsquo;historien Denis Vaugeois pr&eacute;sente le troisi&egrave;me personnage, qui a jou&eacute; un r&ocirc;le loin d&rsquo;&ecirc;tre n&eacute;gligeable dans la capitulation de la colonie, William Johnson &ndash; on pourrait aussi s&rsquo;&eacute;tendre sur l&rsquo;assistance indispensable que lui a apport&eacute;e sa conjointe, Molly Brant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le conf&eacute;rencier d&eacute;bute en remettant en question l&rsquo;importance accord&eacute;e &agrave; la bataille des Plaines d&rsquo;Abraham. La victoire de l&rsquo;arm&eacute;e britannique a &eacute;t&eacute; sur&eacute;valu&eacute;e sous l&rsquo;influence de l&rsquo;iconographie qui nous est parvenue de Britanniques. En pr&eacute;parant <a href=\"http:\/\/nosracines.bibl.ulaval.ca\/QFN\/web\/QFNc0101.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">des images saisissantes d&rsquo;une ville de Qu&eacute;bec d&eacute;vast&eacute;e &agrave; la suite des bombardements de 1759<\/a>, l&rsquo;officier anglais Richard Short ne visait-il pas &agrave; justifier la conqu&ecirc;te.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour l&rsquo;historien, le r&ocirc;le jou&eacute; par William Johnson et la perte subs&eacute;quente par la France du support des Am&eacute;rindiens ont &eacute;t&eacute; n&eacute;glig&eacute;s. Johnson, un Irlandais install&eacute; dans la vall&eacute;e de la rivi&egrave;re Mohawk, New York, devenu surintendant des Affaires indiennes, prend part &agrave; deux victoires des Britanniques sur les Fran&ccedil;ais, celle du fort Niagara, le 26 juillet 1759, et celle du fort L&eacute;vis &agrave; l&rsquo;est de Prescott, Ontario , le 25 ao&ucirc;t 1760. Habile n&eacute;gociateur, il enl&egrave;ve &agrave; la France ses alli&eacute;s am&eacute;rindiens et jette les bases d&rsquo;une nouvelle alliance avec eux, celle d&rsquo;Oswegatchie, n&eacute;goci&eacute;e en ao&ucirc;t 1760 et confirm&eacute;e &agrave; Kahnawake les 15 et 16 septembre 1760&nbsp;: par cet accord, les Britanniques garantissent le respect des droits des Am&eacute;rindiens, anciens alli&eacute;s de la France, en retour de leur neutralit&eacute; vis-&agrave;-vis de celle-ci durant le reste du conflit. La bonne entente entretenue avec les Am&eacute;rindiens facilite la descente du Saint-Laurent vers Montr&eacute;al par Amherst et Johnson. Amherst peut alors op&eacute;rer la jonction de son arm&eacute;e avec celles de Murray et de Haviland. Le gouverneur g&eacute;n&eacute;ral Vaudreuil d&eacute;cide alors de capituler.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Malgr&eacute; tout, le sort de la colonie n&rsquo;est pas encore jou&eacute;. Il faut attendre f&eacute;vrier 1763 et tenir compte de certains facteurs pris en compte par les n&eacute;gociateurs fran&ccedil;ais&nbsp;: une Nouvelle-France peu peupl&eacute;e et pourvoyeuse de fourrures; l&rsquo;importance de beaucoup plus grande des &icirc;les &agrave; sucre; l&rsquo;assurance d&rsquo;un pied-&agrave;-terre dans le golfe Saint-Laurent comme moyen suffisant pour faciliter les p&ecirc;cheries sur les c&ocirc;tes de Terre-Neuve; la possibilit&eacute; d&rsquo;un cadeau empoisonn&eacute; &agrave; la Grande-Bretagne, en raison de la disparition d&rsquo;une rivale belliqueuse pour les Treize Colonies, ne rendant plus n&eacute;cessaire le support de Londres &ndash; le pan&eacute;liste &Eacute;ric B&eacute;dard mentionne l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t &agrave; approfondir les tractations europ&eacute;ennes qui ont entour&eacute; le trait&eacute; de Paris de f&eacute;vrier 1763.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le pan&eacute;liste Denis Vaugeois d&eacute;veloppe ces id&eacute;es et d&rsquo;autres sur le sujet dans une s&eacute;rie de huit &eacute;missions d&rsquo;une dur&eacute;e de trente minutes pr&eacute;sent&eacute;es au canal Savoir sous le titre <i>Montcalm, Wolfe et les autres&hellip; Vaugeois raconte<\/i>. Il le fait en compagnie de sp&eacute;cialistes, alors que dans le dernier &eacute;pisode il laisse la parole compl&egrave;te &agrave; Daniel Drouin, conservateur de l&rsquo;art ancien au Mus&eacute;e national des beaux-arts du Qu&eacute;bec. <a href=\"http:\/\/www.canal.qc.ca\/emissions.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Les &eacute;missions sont repr&eacute;sent&eacute;es r&eacute;guli&egrave;rement sur le canal Savoir<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Denis Vaugeois est aussi l&rsquo;auteur de plusieurs ouvrages, dont <a href=\"http:\/\/www.septentrion.qc.ca\/catalogue\/livre.asp?id=90\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><i>La Fin des alliances franco-indiennes. Enqu&ecirc;te sur un sauf-conduit de 1760 devenu un trait&eacute; en 1990<\/i>, Qu&eacute;bec, &Eacute;ditions du Septentrion, 1995<\/a>.<\/p>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<article class=\"elementor-post elementor-grid-item post-6235 post type-post status-publish format-standard hentry category-bulletin-n31-decembre-2010\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-post__text\">\n\t\t\t\t<h3 class=\"elementor-post__title\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/bourgogne-et-franche-comte-publication-du-tome-4-de-la-collection-ces-villes-et-villages-de-france-berceau-de-lamerique-francaise\/\" >\n\t\t\t\tBourgogne et Franche-Comt\u00e9 Publication du tome 4 de la collection Ces villes et villages de France, berceau de l\u2019Am\u00e9rique Fran\u00e7aise\t\t\t<\/a>\n\t\t<\/h3>\n\t\t<h2 align=\"center\"><b>Bourgogne et Franche-Comt&eacute;<\/b><b><br \/>Publication du tome 4 de la collection <br \/><i>Ces villes et villages de France, berceau de l&rsquo;Am&eacute;rique Fran&ccedil;aise<\/i><\/b><\/h2>\n<h5>par Gilbert Pilleul<br \/>Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la CFQLMC-France<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; width: 250px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/livre_ville_et_village.jpg\" alt=\"Ces villes et villages de France... berceau de l'Am&eacute;rique Fran&ccedil;aise\" width=\"250\" height=\"350\" title=\"Ces villes et villages de France... berceau de l'Am&eacute;rique Fran&ccedil;aise\" \/><\/p>\n<h6>Cr&eacute;dit : LDMC-Publication<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Pr&egrave;s de 300 pionniers en Bourgogne et pr&egrave;s de 200 en Franche-Comt&eacute; ont affront&eacute; les difficult&eacute;s du voyage terrestre et les risques de la travers&eacute;e de l&rsquo;Atlantique pour aller fonder l&agrave;-bas, un nouveau &laquo;&nbsp;pays&nbsp;&raquo; qu&rsquo;on a appel&eacute; la Nouvelle-France et dont le Qu&eacute;bec est aujourd&rsquo;hui le principal h&eacute;ritier. La publication du tome 4 de la collection C<i>es villes et villages de France, berceau de l&rsquo;Am&eacute;rique Fran&ccedil;aise<\/i> qui concerne ces deux r&eacute;gions, vient rappeler leur &eacute;pop&eacute;e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La courbe de l&rsquo;immigration vers le Canada montre deux moments forts&nbsp;: au milieu du 17&egrave;me si&egrave;cle avec en particulier l&rsquo;arriv&eacute;e de filles du Roy et au milieu du 18&egrave;me si&egrave;cle, lorsque de nombreux soldats sont venus d&eacute;fendre la Nouvelle-France et se sont install&eacute;s au pays. Parmi les pionniers, &agrave; Paray-le-Monial m&ecirc;me, Jean-Baptiste Bouillet de la Chassaigne, officier des troupes royales, apr&egrave;s avoir combattu les Iroquois, deviendra gouverneur de Montr&eacute;al.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans cet ouvrage, on pourra trouver une lettre adress&eacute;e &agrave; son fr&egrave;re rest&eacute; &agrave; Paray-le-Monial, et dans laquelle il d&eacute;crit la situation difficile de la Nouvelle-France en 1692, confront&eacute;e aux attaques des Anglais et de leurs alli&eacute;s iroquois. Cet ouvrage est le 4&egrave;me d&rsquo;une collection qui en compte 12 couvrant l&rsquo;ensemble des r&eacute;gions de France. On constate ainsi que toutes les r&eacute;gions de l&rsquo;hexagone ont &eacute;t&eacute; concern&eacute;es par cette migration qui ne fut pas massive&nbsp; mais s&eacute;lective, jouant un r&ocirc;le historique important en donnant naissance &agrave; l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise et en particulier au Qu&eacute;bec. Cette collection est le fruit d&rsquo;un partenariat entre France-Qu&eacute;bec, ses r&eacute;gionales et la Commission Franco-Qu&eacute;b&eacute;coise sur les Lieux de M&eacute;moire Communs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>A l&rsquo;occasion de la publication du tome 4 de la collection <i>Ces villes et villages de France, berceau de l&rsquo;Am&eacute;rique Fran&ccedil;aise<\/i> qui concerne ces deux r&eacute;gions, France 3 dans son &eacute;mission &laquo;&nbsp;&ccedil;a manque pas d&rsquo;air&nbsp;&raquo; &eacute;voquera l&rsquo;histoire de ces pionniers bourguignons et francs-comtois. L&rsquo;&eacute;mission, qui est pr&eacute;vue pour d&eacute;but 2011, sera anim&eacute;e par le journaliste de France 3 Christophe JOLY et par des membres de l&rsquo;association Bourgogne-Qu&eacute;bec, Fran&ccedil;oise LABONDE, g&eacute;n&eacute;alogiste, Gilbert PILLEUL, historien et Georges PIERRE, pr&eacute;sident de Bourgogne-Qu&eacute;bec. La r&eacute;daction pr&eacute;cisera dans la rubrique <i>quoi de neuf <\/i>toutes les pr&eacute;cisions relatives &agrave; cette &eacute;mission. L&rsquo;ouvrage pourra &ecirc;tre achet&eacute; sur place ou command&eacute; d&egrave;s maintenant &agrave; l&rsquo;association, dont l&rsquo;adresse internet est&nbsp;: bourgognequebec@free.fr<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Note biographique extraite du tome 4 de la collection &nbsp;<i>Ces villes et villages de France, berceau de l&rsquo;Am&eacute;rique Fran&ccedil;aise&nbsp;<\/i><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>&laquo;&nbsp;Michel Sarrazin<\/b><\/p>\n<p><b>M&eacute;decin, naturaliste, un des premiers savants en Nouvelle-France. &raquo;<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Michel Sarrazin est n&eacute; en Bourgogne &agrave; Gilly-l&egrave;s-Citeaux pr&egrave;s de Nuits-Saint-Georges le 5 septembre1659. On sait peu de choses de son enfance et il faut attendre son d&eacute;part pour la Nouvelle-France &agrave; 26 ans pour &ecirc;tre en mesure d&rsquo;&eacute;voquer sa biographie. Nous sommes en 1685 donc et Michel Sarrazin est sur un vaisseau qui transporte des troupes r&eacute;guli&egrave;res pour le Qu&eacute;bec. L&rsquo;automne de l&rsquo;ann&eacute;e suivante, il est nomm&eacute; officiellement chirurgien-major des soldats de la colonie, nomination qui ne sera ratifi&eacute;e qu&rsquo;en 1691 par d&eacute;cret royal. De Qu&eacute;bec &agrave; Montr&eacute;al, il a pour mission de soigner les malades, les bless&eacute;s, civils et militaires et d&rsquo;intervenir pour tenter de juguler les &eacute;pid&eacute;mies. Activit&eacute; professionnelle &agrave; haut risque dont il sera victime. Contamin&eacute; par une fi&egrave;vre maligne, variole ou petite v&eacute;role qui touchait de nombreux habitants de Qu&eacute;bec, il meurt en 1734 &agrave; l&rsquo;H&ocirc;tel-Dieu. S&rsquo;il meurt dans l&rsquo;exercice de ses fonctions et bien qu&rsquo;il accord&acirc;t toujours &agrave; ses patients une grande attention et un r&eacute;el d&eacute;vouement, ce n&rsquo;est pas, toutefois, ce qui en fait un personnage majeur de l&rsquo;histoire de la Nouvelle-France. Par contre, son sens de l&rsquo;observation, sa rigueur d&rsquo;analyse et sa passion pour les sciences naturelles vont le conduire tr&egrave;s t&ocirc;t &agrave; devenir un savant naturaliste r&eacute;put&eacute; et recherch&eacute;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>[M&eacute;decin-naturaliste<\/b><b>]<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>A peine arriv&eacute; en Nouvelle-France, ravi de d&eacute;couvrir une flore et une faune quelque peu diff&eacute;rentes de celles qui existent en Europe, il entame ses premi&egrave;res recherches. Ses responsabilit&eacute;s professionnelles &agrave; cette &eacute;poque o&ugrave; les liens entre m&eacute;decine et botanique demeurent tr&egrave;s forts s&rsquo;accordent au mieux avec cette activit&eacute; &agrave; laquelle il consacre tous ses temps libres. D&egrave;s 1687, il se rend avec une exp&eacute;dition de Denonville chez les Iroquois o&ugrave; il commence ses observations syst&eacute;matiques sur la flore du Canada. Violon d&rsquo;Ingres, passion naissante qui a bien failli rester &eacute;ph&eacute;m&egrave;re. En effet, en 1692 au cours d&rsquo;un s&eacute;jour &agrave; Montr&eacute;al, il tombe gravement malade. Craignant la mort, il r&eacute;dige son testament et revient &agrave; Qu&eacute;bec o&ugrave; un ami, Franquelin, hydrographe du roi, l&rsquo;accueille et lui fait prodiguer les soins n&eacute;cessaires &agrave; sa gu&eacute;rison.<\/p>\n<table style=\"margin-right: 10px; margin-top: 15px; margin-bottom: 10px; width: 400px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/signature_michel_sarrazin.jpg\" alt=\"Signature - Michel Sarrazin\" width=\"400\" height=\"184\" title=\"Signature - Michel Sarrazin\" \/><\/p>\n<h6>Signature de Michel Sarrazin<br \/>Cr&eacute;dit : Archives d&eacute;partementales de la C&ocirc;te-d&#8217;Or<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Cette grave maladie donne naissance, chez Michel Sarrazin &agrave; une phase mystique au cours de laquelle il songe &agrave; se tourner vers la vie eccl&eacute;siastique. Diverses lettres retrouv&eacute;es dans les archives des sulpiciens selon Jacques Rousseau, qui a r&eacute;dig&eacute; sa biographie dans le <i>Dictionnaire biographique du<\/i> <i>Canada <\/i> laissent supposer qu&rsquo;il aurait pass&eacute; un an au s&eacute;minaire de Qu&eacute;bec, &laquo;&nbsp;<i>infirme et exer&ccedil;ant encore son m&eacute;tier de chirurgien-major<\/i>&nbsp;&raquo;. Poursuivant ce projet, il retourne en France en 1694 et commence une retraite jusqu&rsquo;&agrave; ce que le Sup&eacute;rieur des sulpiciens lui conseille de reprendre son premier emploi dans lequel il <i>&nbsp;est en &eacute;tat de faire pour le moins autant de bien &hellip;que dans l&rsquo;&eacute;tat eccl&eacute;siastique<\/i>.&nbsp;<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=361:bourgogne-et-franche-comte-publication-du-tome-4-de-la-collection-ces-villes-et-villages-de-france-berceau-de-l-amerique-francaise&amp;Itemid=299#credits\"><sup>1<\/sup><\/a> D&eacute;sormais, revenu &agrave; sa vocation de m&eacute;decin-naturaliste, il d&eacute;cide de compl&eacute;ter sa formation. A Paris et peut-&ecirc;tre aussi &agrave; Reims, durant trois ans, il &eacute;tudie la m&eacute;decine et fr&eacute;quente &agrave; Paris le Jardin Royal des plantes o&ugrave; les le&ccedil;ons de Tournefort donnent &agrave; sa passion retrouv&eacute;e pour la botanique les bases scientifiques qui lui manquaient.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>[Correspondant de l&rsquo;Acad&eacute;mie Royale des sciences de Paris]<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En 1697, il est de retour au Qu&eacute;bec, avec le titre sur le plan professionnel de m&eacute;decin du roi. Il observe attentivement diverses maladies et aurait r&eacute;dig&eacute; un trait&eacute; sur la pleur&eacute;sie. Pehr Kalm, savant su&eacute;dois, de passage un peu plus tard au Canada, note la haute estime port&eacute;e, nous dit Jacques Rousseau, &agrave; la comp&eacute;tence m&eacute;dicale de Sarrazin. Mais ce temps consacr&eacute; &agrave; la m&eacute;decine ne lui fait pas n&eacute;gliger la recherche naturaliste. D&rsquo;ailleurs, il a conserv&eacute; des contacts &agrave; Paris avec les milieux scientifiques et ses premiers travaux et &eacute;tudes lui valent d&rsquo;&ecirc;tre bient&ocirc;t nomm&eacute; correspondant de l&rsquo;Acad&eacute;mie Royale des sciences de Paris. Il a, entre autres, pour interlocuteur, son professeur Tournefort et plus tard, R&eacute;aumur.D&egrave;s 1699, il commence &agrave; exp&eacute;dier, au rythme des mouvements des navires qui vont et viennent entre la France et le Qu&eacute;bec, une importante correspondance faite de notes diverses, d&rsquo;observations accompagn&eacute;es d&rsquo;&eacute;chantillons et de sp&eacute;cimens de plantes. Travail d&rsquo;information et de documentation qui ne cesse qu&rsquo;avec sa mort en 1734. On lui demande aussi d&rsquo;envoyer des esp&egrave;ces vivantes pour le Jardin des plantes. Mais leur transport pr&eacute;sente de nombreuses difficult&eacute;s et il est arriv&eacute; que certaines meurent au cours des travers&eacute;es, faute d&rsquo;eau potable pour les arroser ou br&ucirc;l&eacute;es au contraire par le sel de mer.<\/p>\n<table style=\"margin-top: 10px; margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 254px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/sarracenia_purpurea.jpg\" alt=\"Sarracenia Pupurea\" width=\"250\" height=\"250\" title=\"Sarracenia Pupurea\" \/><\/p>\n<h6>Sarracenia<br \/>cr&eacute;dit : Gilbert Pilleul et Fran&ccedil;oise Labonde<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>R&eacute;sultat d&rsquo;autant plus d&eacute;cevant que les efforts pour la collecte avaient &eacute;t&eacute; m&eacute;ritoires. Sarrazin signale r&eacute;guli&egrave;rement dans sa correspondance qu&rsquo;il est plus facile d&rsquo;herboriser en France qu&rsquo;en Nouvelle-France en raison des distances &agrave; parcourir, du climat et des relations avec les Am&eacute;rindiens parfois bonnes, parfois difficiles. N&eacute;anmoins, S&eacute;bastien Vaillant, professeur au Jardin royal des plantes parvint gr&acirc;ce &agrave; Michel Sarrazin &agrave; publier un Catalogue des plantes du Canada. Ouvrage ant&eacute;rieur &agrave; la documentation publi&eacute;e par Charlevoix en annexe &agrave; son Histoire de la Nouvelle-France.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>S&rsquo;int&eacute;ressant aux plantes des tourbi&egrave;res, Sarrazin exp&eacute;die &agrave; Tournefort, un sp&eacute;cimen de ce qu&rsquo;on appelait vulgairement en Nouvelle-France&nbsp;: &laquo;&nbsp;oreille de cochon&nbsp;&raquo;. Tournefort puis Linn&eacute; ayant lu les observations de Sarrazin d&eacute;cident de la nommer scientifiquement&nbsp; du nom de son d&eacute;couvreur soit &laquo;&nbsp;Sarrac&eacute;nie&nbsp;&raquo;, en latin&nbsp;: <i>Sarracinea purpurea<\/i>. On dit que cette belle plante carnivore &eacute;tait la plante pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e de Marie-Victorin auteur de nombreux travaux sur la flore laurentienne. Au jardin des plantes de Montr&eacute;al, on peut voir une statue de Marie-Victorin tenant une sarrac&eacute;nie dans ses mains.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>[Pratique m&eacute;dicale et recherche scientifique]<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Associant pratique m&eacute;dicale et recherche scientifique, Michel Sarrazin utilise sa trousse de chirurgien pour des travaux de dissection. Il r&eacute;dige ainsi des m&eacute;moires dont les manuscrits ont &eacute;t&eacute; conserv&eacute;s et que l&rsquo;Acad&eacute;mie publia sur le castor, le carcajou, le rat musqu&eacute;, le porc-&eacute;pic, le veau-marin ou phoque. Ses recherches en min&eacute;raux le conduisent en 1728 &agrave; d&eacute;couvrir une ardoisi&egrave;re &agrave; Grand-Etang. Soucieux de compl&eacute;ter ses maigres revenus, il se lance dans la commercialisation des ardoises. Mais le manque d&rsquo;ouvriers sp&eacute;cialis&eacute;s, la distance et la mauvaise qualit&eacute; de l&rsquo;ardoise l&rsquo;obligent tr&egrave;s vite &agrave; d&eacute;poser le bilan, ce qui ne fait qu&rsquo;aggraver les difficult&eacute;s financi&egrave;res du m&eacute;decin du roi au moment m&ecirc;me o&ugrave; la monnaie de carte en Nouvelle-France connait une forte d&eacute;pr&eacute;ciation. Certes en 1702, il est nomm&eacute; membre du Conseil souverain, il finira m&ecirc;me garde des Sceaux peu avant sa mort, mais ces fonctions plus honorifiques que rentables, ne l&rsquo;ont jamais lib&eacute;r&eacute; de la difficult&eacute; de parvenir &agrave; r&eacute;pondre convenablement &agrave; ses obligations familiales et &agrave; tenir un train de vie compatible avec le rang qu&rsquo;il occupe dans la colonie. Rappelons qu&rsquo;&agrave; 53 ans, il a &eacute;pous&eacute; Marie-Anne-Ursule Hazeur, &acirc;g&eacute;e de 20 ans qui lui donne 7 enfants dont trois meurent en bas &acirc;ge. Il avait re&ccedil;u en dot deux seigneuries qui, sur le plan financier, ne lui furent gu&egrave;re d&rsquo;un grand secours.<\/p>\n<p>Etudier la biographie de Michel Sarrazin&nbsp;<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=361:bourgogne-et-franche-comte-publication-du-tome-4-de-la-collection-ces-villes-et-villages-de-france-berceau-de-l-amerique-francaise&amp;Itemid=299#credits\"><sup>2<\/sup><\/a> c&rsquo;est, comme souvent dans ce type d&rsquo;exercice, faire une plong&eacute;e tr&egrave;s &eacute;clairante dans la vie quotidienne des hommes et des femmes au temps de la Nouvelle-France. Il faut en particulier noter les liens tr&egrave;s forts et r&eacute;guliers que Sarrazin conserva avec la m&eacute;tropole, avec l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences et avec le Jardin royal des plantes qui demeur&egrave;rent&nbsp;:<i> tout au long de l&rsquo;Ancien <\/i><i>R&eacute;gime<\/i><i>,<\/i> nous dit St&eacute;phanie T&eacute;sio,&nbsp;<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=361:bourgogne-et-franche-comte-publication-du-tome-4-de-la-collection-ces-villes-et-villages-de-france-berceau-de-l-amerique-francaise&amp;Itemid=299#credits\"><sup>3<\/sup><\/a> <i>les lieux essentiels de la construction et de la validation du savoir colonial.&nbsp;&raquo;<\/i><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a title=\"credits\" name=\"credits\"><\/a>Notes&nbsp;et bibliographie&nbsp;:<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol>\n<li>\n<h6>Le Dictionnaire biographique du Canada est consultable en ligne sur Internet.<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>En 1996, Louis-Martin Tard a publi&eacute; chez XYZ, Montr&eacute;al, une biographie de Michel Sarrazin qui, nous dit-on, se lit comme un roman&nbsp;:<i>&nbsp;Michel Sarrazin, le premier scientifique du Canada. <br \/><\/i><\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6><i>Expansion coloniale et d&eacute;veloppement des savoirs scientifiques en Nouvelle-France&nbsp;: l&rsquo;apport des m&eacute;decins du roi, Michel Sarrazin et Jean-Fran&ccedil;ois Gaultier<\/i>. Voir l&rsquo;Ann&eacute;e francophone Internationale. Colloque 2003. Universit&eacute; Laval.<\/h6>\n<\/li>\n<\/ol>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/article>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\n\t\t\t\t<div class=\"e-load-more-anchor\" data-page=\"1\" data-max-page=\"3\" data-next-page=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/8356\/page\/2\/\"><\/div>\n\t\t\t\t<nav class=\"elementor-pagination\" aria-label=\"Pagination\">\n\t\t\t<span aria-current=\"page\" class=\"page-numbers current\"><span class=\"elementor-screen-only\">Page<\/span>1<\/span>\n<a class=\"page-numbers\" href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/8356\/page\/2\/\"><span class=\"elementor-screen-only\">Page<\/span>2<\/a>\n<a class=\"page-numbers\" href=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/8356\/page\/3\/\"><span class=\"elementor-screen-only\">Page<\/span>3<\/a>\t\t<\/nav>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Page (post) title HomePage (post) title<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":5120,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-8356","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/8356","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8356"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/8356\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10774,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/8356\/revisions\/10774"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/5120"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8356"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}