{"id":5860,"date":"2008-12-15T03:09:23","date_gmt":"2008-12-15T08:09:23","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/economie-et-societe-de-la-grande-louisiane-nouveaux-regards\/"},"modified":"2024-05-14T17:05:55","modified_gmt":"2024-05-14T21:05:55","slug":"economie-et-societe-de-la-grande-louisiane-nouveaux-regards","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/economie-et-societe-de-la-grande-louisiane-nouveaux-regards\/","title":{"rendered":"\u00c9conomie et soci\u00e9t\u00e9 de la \u00ab Grande Louisiane \u00bb : nouveaux regards"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\">&Eacute;conomie et soci&eacute;t&eacute; de la &laquo; Grande Louisiane &raquo; : nouveaux regards<\/h2>\n<p>Le <a href=\"http:\/\/www2.noctrl.edu\/academics\/departments\/history\/department_site\/cfcs\/cfcsenfrancais.html%20\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Centre pour l&rsquo;&eacute;tude du pays des Illinois<\/a> se donne pour mission de faire conna&icirc;tre le pass&eacute; fran&ccedil;ais du Midwest. Le 21 octobre 2006, il organise un colloque &agrave; Naperville, Illinois, sur l&rsquo;&eacute;conomie et la soci&eacute;t&eacute; de la &laquo; Grande Louisiane &raquo;. Conf&eacute;renciers am&eacute;ricains et fran&ccedil;ais se sont succ&eacute;d&eacute;. Nous vous offrons ci-dessous un sommaire de quatre des cinq communications pr&eacute;sent&eacute;es. La veille, la journ&eacute;e avait &eacute;t&eacute; pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e d&rsquo;une visite de la Maison Beaubien &agrave; Lisle (pr&egrave;s de Naperville) de m&ecirc;me que de la biblioth&egrave;que &laquo; <a href=\"http:\/\/www.newberry.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Newberry Library<\/a> &raquo; de Chicago. Les fr&egrave;res Beaubien, Mark et Jean-Baptiste, sont originaires du Qu&eacute;bec et se sont illustr&eacute;s dans le domaine de l&rsquo;h&ocirc;tellerie &ndash; Sauganash Hotel &agrave; Chicago &raquo; et comme agent de l&rsquo;&laquo; American Fur Company &raquo;; ils ont jou&eacute; un r&ocirc;le cl&eacute; dans le Chicago en pleine expansion de la premi&egrave;re moiti&eacute; du 19<sup>e<\/sup> si&egrave;cle. Quant &agrave; la biblioth&egrave;que Newberry, elle se signale par une collection d&rsquo;imprim&eacute;s et de documents d&rsquo;un grand int&eacute;r&ecirc;t pour la pr&eacute;sence fran&ccedil;aise dans la r&eacute;gion des Grands Lacs.<\/p>\n<p>Gilles Durand<\/p>\n<p>&laquo; <strong>Alliance par mariage avec la tribu : &eacute;pouses dans le commerce de la fourrure et m&egrave;res dans la p&eacute;riode qui suivit<\/strong> &raquo;<br \/>Lucy Eldersveld Murphy, Ohio State University<\/p>\n<p>Pendant le dix-huiti&egrave;me et le dix-neuvi&egrave;me si&egrave;cle, bon nombre d&rsquo;Indiennes de la r&eacute;gion des Grands Lacs &eacute;pous&egrave;rent des traiteurs qui &eacute;taient Fran&ccedil;ais, Canadiens fran&ccedil;ais, ou Anglo-am&eacute;ricains. Ces mariages facilit&egrave;rent les liens entre Blancs et familles des communaut&eacute;s indiennes; ces &eacute;pouses et leurs enfants m&eacute;tis servaient de m&eacute;diateurs entre les familles et les communaut&eacute;s indig&egrave;nes d&rsquo;une part, et leurs &eacute;poux, associ&eacute;s et compatriotes d&rsquo;autre part. Ces familles cr&eacute;oles vivaient souvent &agrave; l&rsquo;&eacute;cart des villages indiens dans des communaut&eacute;s comme D&eacute;troit, Green Bay, Michilimackinac, Saint-Louis, Vincennes, Prairie du Chien et autres. &Agrave; mesure que la puissance coloniale fran&ccedil;aise c&eacute;dait le terrain pour faire place &agrave; l&rsquo;h&eacute;g&eacute;monie d&rsquo;abord britannique puis am&eacute;ricaine, de nouveaux groupes d&rsquo;immigrants arriv&egrave;rent dans ces villes, apportant souvent des pr&eacute;jug&eacute;s contre les Fran&ccedil;ais, les Indiens, et les M&eacute;tis. De nouvelles institutions et proc&eacute;dures dans les domaines politiques, sociaux et &eacute;conomiques r&eacute;duisirent pour les hommes cr&eacute;oles les possibilit&eacute;s de jouer un r&ocirc;le officiel important et abaiss&egrave;rent le statut l&eacute;gal des femmes &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du syst&egrave;me am&eacute;ricain. Malgr&eacute; cela, de nombreuses Indiennes et M&eacute;tisses continu&egrave;rent &agrave; jouer le r&ocirc;le de m&eacute;diatrices et r&eacute;unirent les gens du pays avec les nouveaux venus au moyen de la charit&eacute;, des soins m&eacute;dicaux et de l&rsquo;hospitalit&eacute;. Cet essai examine la coutume de mariages mixtes et explore le r&ocirc;le m&eacute;diateur des femmes en tirant des exemples de diverses communaut&eacute;s du Midwest.<\/p>\n<p>&laquo; <strong>Le mim&eacute;tisme dans la rencontre franco-am&eacute;rindienne (XVII<sup>e<\/sup>-XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle)<\/strong> &raquo;<br \/> Gilles Havard, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)<\/p>\n<p>Cette communication sur le mim&eacute;tisme entre Fran&ccedil;ais et Am&eacute;rindiens s&rsquo;interroge sur la fa&ccedil;on dont les cultures se r&eacute;v&egrave;lent dans des contextes d&rsquo;interaction culturelle. L&rsquo;analyse se porte d&rsquo;abord sur les formes de mim&eacute;tisme fran&ccedil;ais : imitation d&rsquo;un chaman Creek par l&rsquo;officier Bossu au milieu du XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle; danse, &laquo; cris et hurlements &raquo; du gouverneur Frontenac qui brandit le tomahawk parmi ses alli&eacute;s autochtones lors d&rsquo;un congr&egrave;s &agrave; Montr&eacute;al en 1690; indianisation de certains coureurs de bois ou de captifs de guerre (comme les fr&egrave;res Talon au Texas). L&rsquo;attitude de Frontenac n&rsquo;est pas simplement vue comme une forme d&rsquo;adaptation aux Indiens : la danse rel&egrave;ve de la politique-spectacle de la monarchie louisquatorzienne et le gouverneur s&rsquo;en sert comme d&rsquo;un instrument de m&eacute;diation et d&rsquo;harmonie universelle, tout en ravivant le mod&egrave;le guerrier et f&eacute;odal de ses anc&ecirc;tres. Puis l&rsquo;auteur offre une interpr&eacute;tation de la mimesis am&eacute;rindienne &mdash; fr&eacute;quemment mentionn&eacute;e dans les sources &mdash; en partant de l&rsquo;exemple de quarante guerriers pout&eacute;ouatamis qui miment le comportement de soldats fran&ccedil;ais lors d&rsquo;une conf&eacute;rence &agrave; la Baie Verte en 1670. Imiter, pour les autochtones, ne reviendrait pas &agrave; parodier l&rsquo;autre mais &agrave; l&rsquo;adopter, &agrave; &eacute;tablir avec lui, par la m&eacute;diation du rituel, une relation d&rsquo;homologie et de connivence. Il ne s&rsquo;agirait pas de reconna&icirc;tre les Fran&ccedil;ais mais, en les imitant, d&rsquo;annihiler toute possibilit&eacute; d&rsquo;&eacute;mergence de l&rsquo;alt&eacute;rit&eacute; humaine et toute amorce d&rsquo;histoire. <\/p>\n<p>&laquo; <strong>La Grande Louisiane fran&ccedil;aise (1699-1769) : une soci&eacute;t&eacute; de fronti&egrave;re marqu&eacute;e par la violence<\/strong> &raquo;<br \/>C&eacute;cile Vidal, Centre d&rsquo;&eacute;tudes nord-am&eacute;ricaines, &Eacute;cole des hautes &eacute;tudes en sciences sociales (CENA, EHESS)<\/p>\n<p>Depuis le d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, les travaux se multiplient sur la &laquo; Grande Louisiane &raquo;, soit l&rsquo;ensemble de la vall&eacute;e du Mississippi, sous le R&eacute;gime fran&ccedil;ais (1699-1769). La soci&eacute;t&eacute; louisianaise est souvent pr&eacute;sent&eacute;e comme une soci&eacute;t&eacute; de fronti&egrave;re marqu&eacute;e par le d&eacute;sordre et la violence. Si les sources t&eacute;moignent d&rsquo;une petite violence quotidienne omnipr&eacute;sente dans la colonie du Mississippi, il est toutefois probl&eacute;matique de lier cette violence &agrave; la caract&eacute;risation de la soci&eacute;t&eacute; louisianaise comme une soci&eacute;t&eacute; de fronti&egrave;re. C&rsquo;est pourquoi cet article analyse la fr&eacute;quence et les modalit&eacute;s de la violence en Louisiane fran&ccedil;aise, en inscrivant cette &eacute;tude dans une r&eacute;flexion plus large sur la nature de la soci&eacute;t&eacute; louisianaise et sur la mani&egrave;re dont on doit consid&eacute;rer les soci&eacute;t&eacute;s coloniales dans leurs rapports avec les soci&eacute;t&eacute;s m&eacute;tropolitaines dont elles &eacute;taient issues. Dans une premi&egrave;re partie sont pr&eacute;sent&eacute;es les diff&eacute;rentes interpr&eacute;tations qui ont &eacute;t&eacute; propos&eacute;es de la soci&eacute;t&eacute; louisianaise depuis une vingtaine d&rsquo;ann&eacute;es, en insistant sur le r&ocirc;le que la violence occupe dans l&rsquo;&eacute;laboration de ces th&egrave;ses contradictoires. Les deux parties suivantes sont consacr&eacute;es &agrave; une &eacute;tude de la violence entre Blancs, puis &agrave; celle &agrave; l&rsquo;encontre des esclaves d&rsquo;origine africaine &agrave; partir des archives judiciaires de la colonie. L&rsquo;article montre que si la violence entre colons &eacute;tait comparable &agrave; celle existant entre paysans fran&ccedil;ais ou habitants canadiens, celle dont &eacute;taient victimes les esclaves faisait de la soci&eacute;t&eacute; louisianaise une soci&eacute;t&eacute; beaucoup plus violente que la soci&eacute;t&eacute; m&eacute;tropolitaine.<\/p>\n<p>&laquo; <strong>La pr&eacute;sence fran&ccedil;aise &agrave; Chicago, 1673-1840<\/strong> &raquo;<br \/>Pierre Lebeau, North Central College, Naperville, Illinois<\/p>\n<p>Cet essai est un examen rapide des hauts et des bas des activit&eacute;s et des &eacute;tablissements fran&ccedil;ais dans la r&eacute;gion de Chicago &agrave; partir du passage du P&egrave;re Marquette et de son compagnon, Louis Jolliet, en 1773 jusqu&rsquo;&agrave; la fin du commerce de la fourrure dans les ann&eacute;es 1830. Les attaques r&eacute;p&eacute;t&eacute;es des Indiens Renards contre les traiteurs fran&ccedil;ais au portage de Chicago firent dispara&icirc;tre presque toute pr&eacute;sence europ&eacute;enne dans la r&eacute;gion entre les ann&eacute;es 1700 et 1730. Peu &agrave; peu les traiteurs de la fourrure fran&ccedil;ais en provenance de Michilimackinac, Kaskaskia et Cahokia revinrent &agrave; Chicago. Les Canadiens fran&ccedil;ais et les M&eacute;tis continu&egrave;rent &agrave; travailler dans le commerce de la fourrure pour le compte, d&rsquo;abord, des marchands anglais, puis pour l&rsquo;American Fur Company apr&egrave;s 1812. Jean Baptiste Point de Sable est consid&eacute;r&eacute; comme le fondateur de la ville de Chicago. La majorit&eacute; des francophones quitt&egrave;rent Chicago d&egrave;s 1840 &agrave; la suite du Trait&eacute; de 1833 et de la fin du commerce de la fourrure.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&Eacute;conomie et soci&eacute;t&eacute; de la &laquo; Grande Louisiane &raquo; : nouveaux regards Le Centre pour l&rsquo;&eacute;tude du pays des Illinois se donne pour mission de faire conna&icirc;tre le pass&eacute; fran&ccedil;ais du Midwest. 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