{"id":5870,"date":"2008-12-15T22:55:25","date_gmt":"2008-12-16T03:55:25","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/lordonnance-de-villers-cotterets-de-1539-un-jalon-important-dans-la-constitution-de-letat-des-personnes-naissance-mariage-deces-et-ancetre-de-la-loi-101\/"},"modified":"2024-05-14T17:05:57","modified_gmt":"2024-05-14T21:05:57","slug":"lordonnance-de-villers-cotterets-de-1539-un-jalon-important-dans-la-constitution-de-letat-des-personnes-naissance-mariage-deces-et-ancetre-de-la-loi-101","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/lordonnance-de-villers-cotterets-de-1539-un-jalon-important-dans-la-constitution-de-letat-des-personnes-naissance-mariage-deces-et-ancetre-de-la-loi-101\/","title":{"rendered":"L\u2019Ordonnance de Villers-Cotter\u00eats de 1539, un jalon important dans la constitution de l\u2019\u00e9tat des personnes (naissance, mariage, d\u00e9c\u00e8s) et \u2026anc\u00eatre de la Loi 101!"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\">L&rsquo;Ordonnance de Villers-Cotter&ecirc;ts de 1539, <br \/>un jalon important dans la constitution <br \/>de l&rsquo;&eacute;tat des personnes (naissance, mariage, d&eacute;c&egrave;s) et <br \/>&hellip;anc&ecirc;tre de la Loi 101!<\/h2>\n<p>Comme l&rsquo;a fait, en 1977, <em>la Loi 101<\/em> ou la Charte de la langue fran&ccedil;aise, l&rsquo;Ordonnance de 1539 impose une seule langue comme langue officielle de l&rsquo;&Eacute;tat. La langue maternelle choisie, c&rsquo;est la langue fran&ccedil;aise, mais en m&ecirc;me temps celle du bassin parisien et des bords de la Loire. D&eacute;sormais, les actes de l&rsquo;administration royale centrale, la l&eacute;gislation, les d&eacute;cisions de la justice et les contrats des notaires &eacute;tablissant le droit des personnes ne pourront plus faire appel aux langues &laquo; vulgaires &raquo; locales, ni au latin. Il devront &ecirc;tre r&eacute;dig&eacute;s en fran&ccedil;ais. S&rsquo;il faut reconna&icirc;tre le fait que des actes notari&eacute;s sont encore r&eacute;dig&eacute;s en langue d&rsquo;oc &agrave; la fin du 16<sup>e<\/sup>, il n&rsquo;en reste pas moins que le coup d&rsquo;envoi est donn&eacute; pour doter les Fran&ccedil;ais d&rsquo;un des &eacute;l&eacute;ments de leur identit&eacute; commune et, ainsi, unifier davantage un royaume encore trop &eacute;clat&eacute;.<\/p>\n<p>L&rsquo;Ordonnance de Villers-Cotter&ecirc;ts, pr&eacute;par&eacute;e par le chancelier de Fran&ccedil;ois 1<sup>er<\/sup>, Guillaume Poyet, et sign&eacute;e par le souverain en ao&ucirc;t 1539, ne constitue pas une coupure radicale avec la situation ant&eacute;rieure. L&rsquo;Ordonnance doit plut&ocirc;t &ecirc;tre vue comme une d&eacute;cision du pouvoir politique central, porteuse d&rsquo;unit&eacute;, &eacute;tendant &agrave; tout le royaume des pratiques et des usages locaux qui remontaient sous certains aspects aux 14<sup>e<\/sup> et 15<sup>e<\/sup> si&egrave;cle. C&rsquo;est la volont&eacute; du roi de l&eacute;gif&eacute;rer pour tous ses sujets et d&rsquo;&eacute;liminer les disparit&eacute;s d&rsquo;une province &agrave; l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>En ce qui concerne l&rsquo;&eacute;tat des personnes, d&eacute;j&agrave; en 1539, des registres paroissiaux existent dans 41 d&eacute;partements fran&ccedil;ais. Par contre, leur tenue ne d&eacute;coule que de d&eacute;cisions locales des autorit&eacute;s eccl&eacute;siastiques, c&rsquo;est-&agrave;-dire de cur&eacute; ou d&rsquo;&eacute;v&ecirc;ques qui rendent obligatoire leur pr&eacute;paration pour leurs propres dioc&egrave;ses. Il n&rsquo;existe alors aucune r&egrave;gle applicable &agrave; l&rsquo;ensemble des provinces de France.<\/p>\n<p>Relativement &agrave; la langue d&rsquo;usage, le fran&ccedil;ais du bassin parisien et des bords de la Loire, qui est aussi celui de l&rsquo;administration royale, devient de plus en plus utilis&eacute;. Les langues &laquo; vulgaires &raquo; locales ont encore cours. Toutefois, des influences nouvelles se font sentir : l&rsquo;arriv&eacute;e de l&rsquo;imprimerie, la circulation du livre de m&ecirc;me que les guerres europ&eacute;ennes, qui mettent en contact les populations &eacute;trang&egrave;res, facilitent la diffusion d&rsquo;id&eacute;es n&rsquo;ayant pas cours jusqu&rsquo;alors. En m&ecirc;me temps, le go&ucirc;t de la lecture se r&eacute;pand. Les pronostics d&rsquo;&Eacute;rasme quant &agrave; l&rsquo;usage universel du latin se r&eacute;v&egrave;lent de plus en plus irr&eacute;alistes, la langue latine devenant davantage confin&eacute;e au monde des &eacute;rudits et des scientistes.<\/p>\n<p>L&rsquo;ordonnance de 1539 vient donc sanctionner une &eacute;volution en cours. La tenue de registres paroissiaux dans lesquels doivent &ecirc;tre enregistr&eacute;es les dates et heures des naissances de m&ecirc;me que les d&eacute;c&egrave;s des personnes, est &eacute;tendue &agrave; toute la France. D&eacute;sormais, elle ne repose plus sur l&rsquo;initiative individuelle d&rsquo;&eacute;v&ecirc;ques dioc&eacute;sains, mais elle d&eacute;coule d&rsquo;une d&eacute;cision unique du pouvoir royal central. Le roi manifeste clairement sa volont&eacute; d&rsquo;&eacute;tendre les bienfaits d&rsquo;une justice plus &eacute;quitable &agrave; tous les habitants de son royaume, clarifiant les droits successoraux et leur transmission; il d&eacute;sire mettre fin &agrave; des abus, telles la perception de b&eacute;n&eacute;fices au nom de personnes d&eacute;c&eacute;d&eacute;es ou la transmission de successions &agrave; des enfants encore au berceau.<\/p>\n<p>Les lecteurs sont invit&eacute;s &agrave; consulter le <a href=\"http:\/\/www.mairie-villerscotterets.fr\/mainPage.asp?idSite=1&amp;idPage=809\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">site Web de la ville de Villers-Cotter&ecirc;ts<\/a>.<\/p>\n<p>Gilles Durand<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;Ordonnance de Villers-Cotter&ecirc;ts de 1539, un jalon important dans la constitution de l&rsquo;&eacute;tat des personnes (naissance, mariage, d&eacute;c&egrave;s) et &hellip;anc&ecirc;tre de la Loi 101! Comme l&rsquo;a fait, en 1977, la Loi 101 ou la Charte&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[34],"tags":[],"class_list":["post-5870","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n21-juin-2007"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5870","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5870"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5870\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6660,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5870\/revisions\/6660"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5870"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5870"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5870"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}