{"id":5875,"date":"2008-12-15T23:13:21","date_gmt":"2008-12-16T04:13:21","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/de-quebec-a-lamerique-francaise-des-lieux-daccomplissement-de-lheritage-de-champlain-les-actes-du-colloque-de-la-commission-de-septembre-2003\/"},"modified":"2024-05-14T17:05:57","modified_gmt":"2024-05-14T21:05:57","slug":"de-quebec-a-lamerique-francaise-des-lieux-daccomplissement-de-lheritage-de-champlain-les-actes-du-colloque-de-la-commission-de-septembre-2003","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/de-quebec-a-lamerique-francaise-des-lieux-daccomplissement-de-lheritage-de-champlain-les-actes-du-colloque-de-la-commission-de-septembre-2003\/","title":{"rendered":"De Qu\u00e9bec \u00e0 l\u2019Am\u00e9rique fran\u00e7aise. Des lieux d\u2019accomplissement de l\u2019h\u00e9ritage de Champlain; les Actes du colloque de la Commission de septembre 2003"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\">De Qu&eacute;bec &agrave; l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise. <br \/>Des lieux d&rsquo;accomplissement de l&rsquo;h&eacute;ritage de Champlain;<br \/>les Actes du colloque de la Commission de septembre 2003<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin21\/quebec1.jpg\" alt=\"de Qu&eacute;bec &agrave; l'am&eacute;rique francaise\" style=\"margin-right: 10px; float: left;\" title=\"de Qu&eacute;bec &agrave; l'am&eacute;rique francaise\" \/>Depuis sa cr&eacute;ation en d&eacute;cembre 1996, la Commission franco-qu&eacute;b&eacute;coise sur les lieux de m&eacute;moire communs (CFQLMC) organise des colloques pour analyser l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;avancement des connaissances sur les lieux de m&eacute;moire franco-qu&eacute;b&eacute;cois et pour donner des orientations qui m&eacute;ritent d&rsquo;&ecirc;tre explor&eacute;es. Les communications pr&eacute;sent&eacute;es lors de ces rencontres sont publi&eacute;es pour en assurer la diffusion la plus large possible.<\/p>\n<p>La publication, <em>De Qu&eacute;bec &agrave; l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise. Histoire et m&eacute;moire<\/em><sup>1<\/sup>, fait suite au colloque tenu en septembre 2003, &agrave; Qu&eacute;bec, au Mus&eacute;e de la civilisation. En 2001, une premi&egrave;re rencontre avait &eacute;t&eacute; organis&eacute;e &agrave; Poitiers &#8211; La Rochelle; elle portait sur le fait fran&ccedil;ais envisag&eacute; sous l&rsquo;angle du point de d&eacute;part, la France. Lors du deuxi&egrave;me colloque, les participants ont plut&ocirc;t examin&eacute; la question sous l&rsquo;angle de son accomplissement, de Terre-Neuve &agrave; la cha&icirc;ne des Rocheuses, de la Baie d&rsquo;Hudson &agrave; la Louisiane. Thomas Wien, C&eacute;cile Vidal et Yves Frenette ont eu &agrave; colliger les textes de 23 des communications qui y avaient &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;es. Thomas Wien est responsable de l&rsquo;introduction synth&egrave;se, dans laquelle il fait ressortir certaines interrogations auxquelles le lecteur pourra trouver r&eacute;ponse en parcourant l&rsquo;ouvrage.<\/p>\n<p>La pr&eacute;sente publication analyse l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise sous diff&eacute;rents angles : les ressources pour l&rsquo;&eacute;tudier et la conna&icirc;tre, les images que des hommes de terrain en ont laiss&eacute;, les recherches et les activit&eacute;s de mise en valeur en cours. Elle constitue &agrave; la fois un bilan et une introduction aux grands chantiers en marche.<\/p>\n<p><strong>Des ressources abondantes &agrave; exploiter<\/strong><\/p>\n<p>&Agrave; compter du deuxi&egrave;me quart du 18e si&egrave;cle, les sources de premi&egrave;re main deviennent mieux organis&eacute;es et plus accessibles. Les historiens ont ainsi acc&egrave;s &agrave; un bassin d&rsquo;information plus vaste, qui leur permet de d&eacute;laisser plus facilement les conflits opposant Fran&ccedil;ais, Anglais et Am&eacute;rindiens et d&rsquo;&eacute;tudier le &laquo; paisible quotidien des colons fran&ccedil;ais &raquo; (Thomas Wien, p. 65 et suivantes). Les sources se diversifient. Par exemple, les recensements nominatifs s&rsquo;ajoutent aux grandes enqu&ecirc;tes sur l&rsquo;&eacute;migration des Canadiens fran&ccedil;ais &ndash; dont les rapports sont publi&eacute;s par le gouvernement canadien en 1849 et en 1857 &ndash; pour permettre de quantifier et de suivre leurs d&eacute;placements en territoire am&eacute;ricain (Bruno Ramirez, p. 267 et suivantes; Jean Lamarre, p. 283 et suivantes). Coupl&eacute;s &agrave; d&rsquo;autres sources &ndash; registres de mariage et bottins t&eacute;l&eacute;phoniques &ndash;, les recensements permettent encore, par le biais des noms de famille qu&rsquo;ils renferment, de constituer des balises patronymiques pour suivre le d&eacute;placement des familles dans l&rsquo;espace (Kevin Henry et Sherry Olson, p. 251 et suivantes).<\/p>\n<p>La cartographie contribue &agrave; faire avancer les connaissances sur le territoire. Devant les difficult&eacute;s que pr&eacute;sentent les voyages outre-mer, les pionniers, tels Claude Delisle et son fils Guillaume, doivent se contenter du titre de cartographes de cabinet et mettre en forme des donn&eacute;es rassembl&eacute;es &agrave; distance par des hommes de terrain non sp&eacute;cialis&eacute;s dans le domaine, tels les administrateurs, militaires et voyageurs. Ils n&rsquo;en contribuent pas moins &agrave; &eacute;baucher et &agrave; rendre plus nets les contours de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise (Christian Morissonneau, p. 195 et suivantes; Pierre Ickowicz, p. 317 et suivantes.) Ils pavent la voie &agrave; leurs successeurs imm&eacute;diats et futurs, les g&eacute;ographes culturels du dernier quart du 20<sup>e<\/sup> si&egrave;cle qui pourront se d&eacute;placer plus facilement sur le terrain et r&eacute;aliser des enqu&ecirc;tes avec leurs &eacute;tudiants (Eric Waddell, p. 227 et suivantes.). De fa&ccedil;on &agrave; pr&eacute;server et &agrave; assurer une meilleure diffusion de toute cette production, des m&eacute;c&egrave;nes s&rsquo;impliquent : &agrave; compter du d&eacute;but des ann&eacute;es 1970, David Macdonald Stuart rassemble, au mus&eacute;e qui porte son nom, l&rsquo;une des plus importantes collections cartographiques, plus de 600 titres (Guy Vadeboncoeur, p. 349 et suivantes).<\/p>\n<p>Les imprim&eacute;s, enfin, constituent une source d&rsquo;information irrempla&ccedil;able pour la connaissance de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise et des traces qui en t&eacute;moignent. Conservateurs d&rsquo;objets dont ils doivent conna&icirc;tre la nature et la provenance et la communiquer au public, les mus&eacute;es s&rsquo;engagent dans l&rsquo;acquisition et la conservation d&rsquo;ouvrages publi&eacute;s. Le Mus&eacute;e Stewart rassemble une collection importante de livres rares (Guy Vadeboncoeur, p. 349 et suivantes). Le Ch&acirc;teau-Mus&eacute;e de Dieppe fait de m&ecirc;me en r&eacute;unissant des publications sur les relations entre la Normandie et la Nouvelle-France. Pr&eacute;par&eacute;s &laquo; sous l&rsquo;&oelig;il normand &raquo;, ces travaux traitent de sujets aussi divers que &laquo; la p&ecirc;che normande &agrave; Terre-Neuve &raquo;, &laquo; les repr&eacute;sentations du nouveau monde dans la cartographie dieppoise &raquo;, &laquo; les huguenots cauchois &agrave; Qu&eacute;bec &raquo;, etc. (Pierre Ickowicz, p. 317 et suivantes). Prenant conscience des responsabilit&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de la collectivit&eacute; de langue fran&ccedil;aise en Am&eacute;rique du Nord que lui avait dict&eacute;es le 1er Congr&egrave;s de la langue fran&ccedil;aise tenu en 1912 sur son site, le S&eacute;minaire de Qu&eacute;bec int&egrave;gre la biblioth&egrave;que ancienne au projet de mus&eacute;e et archives : une collection de &laquo; plus de 180 000 livres rares &raquo; (Yves Bergeron, p. 357 et suivantes ).<\/p>\n<p><strong>Les points de vue se multiplient. La m&eacute;moire collective est &eacute;toff&eacute;e<\/strong><\/p>\n<p>Au fur et &agrave; mesure que la Nouvelle-France s&rsquo;&eacute;loigne, les fronti&egrave;res de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise varient, mais les points de vue se multiplient de la part des locuteurs et des scripteurs.D&egrave;s le d&eacute;but de l&rsquo;ouvrage, le lecteur est mis en garde contre les orientations de ceux qui &eacute;crivent. D&eacute;&ccedil;u d&rsquo;un pouvoir politique qui ne lui accorde pas l&rsquo;avancement militaire d&eacute;sir&eacute;, le baron Louis Armand Lahontan prend la plume au d&eacute;but du 18<sup>e<\/sup> si&egrave;cle en ironisant sur tout. Il pars&egrave;me son r&eacute;cit de d&eacute;tails incongrus, &eacute;crivant par exemple &agrave; propos de l&rsquo;attaque de Phips contre Qu&eacute;bec : &laquo; cette Flote, laquelle par bonheur pour nous, s&rsquo;amusoit &agrave; gober des mouches &agrave; deux lieu&euml;s de Qu&eacute;bec &raquo;. Il ne faut pas en conclure pour autant &agrave; l&rsquo;inutilit&eacute; de l&rsquo;&eacute;crit (R&eacute;al Ouellet, p. 29 et suivantes ). Plus pr&egrave;s de nous, en 1924, le choix de l&rsquo;ann&eacute;e 1624 &ndash; plut&ocirc;t que 1626 &ndash;, pour marquer le tricentenaire de la fondation de New York, s&rsquo;explique par le pros&eacute;lytisme de deux auteurs, Louis Effingham de Forest, l&rsquo;un des descendants de Jesse de Forest, et Charles-N. Peltrisot, ancien maire du chef-lieu d&rsquo;Avesnes-sur-Helpe; le premier veut perp&eacute;tuer le souvenir de son h&eacute;ro&iuml;que anc&ecirc;tre et des Huguenots-Wallons, le deuxi&egrave;me tente d&rsquo;attirer les touristes new-yorkais &ndash; le fondateur de la ville de New-York serait n&eacute; &agrave; Avesnes-sur-Helpe &ndash; (Caroline-Isabelle Caron, p. 175 et suivantes). Dans ce cas-ci, il faut tenir compte des objectifs poursuivis par les deux auteurs.<\/p>\n<p>Sans aller aussi loin que les exemples ci-dessus, d&rsquo;autres images de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise, comportant des variantes, circulent au 19<sup>e<\/sup> et au 20<sup>e<\/sup> si&egrave;cle. &Agrave; Montr&eacute;al, dans les ann&eacute;es 1850, l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que du dioc&egrave;se, Mgr Ignace Bourget, fait de la Nouvelle-France catholique et fran&ccedil;aise le fondement de cette Am&eacute;rique qui doit pr&eacute;server l&rsquo;h&eacute;ritage re&ccedil;u et le transmettre intact aux g&eacute;n&eacute;rations futures : &laquo; il ne s&rsquo;agit plus seulement d&rsquo;un &acirc;ge d&rsquo;or remarquable et r&eacute;volu&hellip; mais aussi, et surtout, de la source fondatrice d&rsquo;une collectivit&eacute; dot&eacute;e de caract&eacute;ristiques culturelles particuli&egrave;res et qui survit depuis lors &raquo; (Ollivier Hubert, p. 49 et suivantes). De l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de la fronti&egrave;re, en Nouvelle-Angleterre, au tournant des ann&eacute;es 1920, certains penseurs ne peuvent rester indiff&eacute;rents &agrave; l&rsquo;assimilation progressive de leurs compatriotes et &agrave; la n&eacute;cessit&eacute; pour eux de s&rsquo;int&eacute;grer &agrave; la soci&eacute;t&eacute; am&eacute;ricaine. Plut&ocirc;t que rester fid&egrave;les &agrave; la devise &laquo; la langue gardienne de la foi &raquo;, ils proposent l&rsquo;introduction de l&rsquo;anglais &agrave; l&rsquo;&eacute;glise paroissiale et un meilleur apprentissage de cette langue &agrave; l&rsquo;&eacute;cole &ndash; certains sugg&eacute;rant m&ecirc;me l&rsquo;enseignement du fran&ccedil;ais comme langue seconde &ndash;, en somme &laquo; un archipel &raquo; de race fran&ccedil;aise &ndash; distinguer de la langue &ndash; et de religion catholique (Yves Roby, p. 157 et suivantes ).<\/p>\n<p>Au Qu&eacute;bec, &agrave; compter des ann&eacute;es 1830, sans abandonner les fronti&egrave;res traditionnelles de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise, d&rsquo;autres penseurs et homme d&rsquo;action proposent plut&ocirc;t leur extension vers le Nord. Alexis de Tocqueville, Edme Rameau de Saint-P&egrave;re, &Eacute;tienne Parent et le cur&eacute; Antoine Labelle entrevoient les dangers que fait courir l&rsquo;&eacute;migration massive aux &Eacute;tats-Unis. Pour pr&eacute;server leurs traits distinctifs, les Canadiens fran&ccedil;ais doivent investir des territoires vierges, non encore occup&eacute;s par les Anglais (Christian Morissonneau, p. 195 et suivantes). De son c&ocirc;t&eacute;, l&rsquo;historien et pr&ecirc;tre engag&eacute;, Lionel Groulx, se d&eacute;marque de ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs, non pas tant par sa conception continentale de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise, une Am&eacute;rique de langue fran&ccedil;aise et de religion catholique, que par l&rsquo;accent mis sur certaines valeurs : la mission confi&eacute;e &agrave; ses compatriotes par la Providence et leurs responsabilit&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des minorit&eacute;s; l&rsquo;importance de celles-ci comme points d&rsquo;ancrage du fait catholique et fran&ccedil;ais &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur du Qu&eacute;bec (Michel Bock, p. 209 et suivantes).<\/p>\n<p>Comme toutes les autres sciences, l&rsquo;histoire s&rsquo;est beaucoup d&eacute;velopp&eacute;e. L&rsquo;approche a chang&eacute; depuis les &laquo; pages blanches &raquo; de la p&eacute;riode de paix 1713-1744, pour laquelle les historiens trouvaient peu &agrave; dire (Thomas Wien, p. 66). L&rsquo;&eacute;tude des c&ocirc;t&eacute;s &eacute;conomique et social de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise s&rsquo;accentue. &Agrave; compter du milieu des ann&eacute;es 1990, le Qu&eacute;bec est abandonn&eacute; comme seul point principal d&rsquo;observation de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise. Face &agrave; la vall&eacute;e du Saint-Laurent et &agrave; la Louisiane, le Pays-d&rsquo;en-Haut et la Haute-Louisiane ne sont plus consid&eacute;r&eacute;s seulement comme des territoires de passage. Les historiens scrutent d&rsquo;une fa&ccedil;on plus p&eacute;n&eacute;trante leur &eacute;conomie et leur soci&eacute;t&eacute; en faisant appel aux archives notariales et judiciaires locales. Ils &eacute;tudient les liens commerciaux entre ces collectivit&eacute;s, remettant m&ecirc;me en cause le r&ocirc;le pr&eacute;tendument effac&eacute; de l&rsquo;&Eacute;tat fran&ccedil;ais &ndash; par exemple &laquo; la mise en place par la Compagnie des Indes, puis l&rsquo;&Eacute;tat, d&rsquo;un syst&egrave;me r&eacute;gulier de convois entre Kaskaskia et La Nouvelle-Orl&eacute;ans &raquo; (C&eacute;cile Vidal, p. 130). Ils effectuent des comparaisons entre les comportements des soci&eacute;t&eacute;s cosmopolites &ndash; de souches fran&ccedil;aise, autochtone, allochtone &ndash; dont se compose l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise dans sa dimension continentale (Am&eacute;rique du Nord) et insulaire (Antilles) (Gilles Havard, p. 95 et suivantes; C&eacute;cile Vidal, p. 125 et suivantes; Paul Lachance, p. 139 et suivantes ).<\/p>\n<p><strong>Les mus&eacute;es prennent la place qui leur revient<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;ouvrage mentionne l&rsquo;apport indispensable des mus&eacute;es qu&eacute;b&eacute;cois et fran&ccedil;ais &agrave; la m&eacute;moire commune. Pour le c&ocirc;t&eacute; fran&ccedil;ais, Pierre Ickowicz, conservateur en chef du Ch&acirc;teau-Mus&eacute;e de Dieppe, nous entretient de la qualit&eacute; du t&eacute;moignage des d&eacute;couvertes arch&eacute;ologiques, prenant comme exemple le cas de gourdes sph&eacute;riques identiques &agrave; celles trouv&eacute;es dans l&rsquo;habitation de Champlain et produites dans l&rsquo;arri&egrave;re-pays dieppois (p. 319 et suivantes). Dans une liste plac&eacute;e en annexe de son texte, Pascal Mongne ne d&eacute;nombre pas moins de 40 mus&eacute;es fran&ccedil;ais qui conservent des objets &agrave; caract&egrave;re arch&eacute;ologique et ethnographique provenant de la Nouvelle-France (Pascal Mongne, p. 331 et suivantes). De ce c&ocirc;t&eacute;-ci de l&rsquo;Atlantique, les conservateurs r&eacute;servent pour leur mus&eacute;e, dans le contenu de cette publication, une place qui se d&eacute;marque; c&rsquo;est le cas de Pointe-&agrave;-Calli&egrave;re, mus&eacute;e d&rsquo;histoire et d&rsquo;arch&eacute;ologie de Montr&eacute;al (Francine Leli&egrave;vre, p. 301 et suivantes), le Mus&eacute;e canadien des civilisations (Jean-Pierre Hardy, p. 307 et suivantes ), le Mus&eacute;e Stewart (Guy Vadeboncoeur, p. 349 et suivantes ), le Mus&eacute;e de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise &ndash; celui-ci est cr&eacute;&eacute; dans les ann&eacute;es 1990, mais il prend naissance en 1806 dans les murs du S&eacute;minaire de Qu&eacute;bec &ndash; (Yves Bergeron, p. 357 et suivantes ).<\/p>\n<p>Les mus&eacute;es qu&eacute;b&eacute;cois se signalent tant par la quantit&eacute; et la qualit&eacute; des objets conserv&eacute;s que par leur programme de diffusion. Le Mus&eacute;e Stewart assure, entre autres, la mise en valeur d&rsquo;une collection de plus de 2 500 ustensiles d&rsquo;&acirc;tre, de cuisine et d&rsquo;&eacute;clairage et de plus de 3 000 armes &agrave; feu et armes blanches (Guy Vadeboncoeur, p. 349 et suivantes ). Yves Bergeron souligne, &agrave; propos de la publication en 1996 de l&rsquo;inventaire des 120 000 objets du mus&eacute;e sous le titre <em>Tr&eacute;sors d&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise<\/em>, que l&rsquo;ouvrage ne met plus en doute l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des collections (Yves Bergeron, p. 357 et suivantes ). C&ocirc;t&eacute; diffusion, les mus&eacute;es font rayonner le fait fran&ccedil;ais dans toutes ses dimensions, autant &eacute;conomique et sociale que politique, en travaillant en collaboration, soit pour le pr&ecirc;t d&rsquo;objets, soit pour le montage et la circulation des expositions (Francine Leli&egrave;vre, p. 301 et suivantes ; Jean-Pierre Hardy, p. 307 et suivantes ; Guy Vadeboncoeur, p. 349 et suivantes ).<\/p>\n<p><strong>Des projets &agrave; signaler, l&rsquo;un en chantier, l&rsquo;autre dont les bases sont jet&eacute;es<\/strong><\/p>\n<p>Historiens, archivistes et mus&eacute;ologues ont beaucoup contribu&eacute; &agrave; diffuser des connaissances et &agrave; entretenir le souvenir de la France et de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise. Le travail n&rsquo;est pas termin&eacute; pour autant, il se poursuit toujours.<\/p>\n<p>&Agrave; l&rsquo;initiative de la Commission franco-qu&eacute;b&eacute;coise sur les lieux de m&eacute;moire communs, deux groupes de travail ont &eacute;t&eacute; &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre depuis 2001, l&rsquo;un en France, l&rsquo;autre de ce c&ocirc;t&eacute;-ci de l&rsquo;Atlantique, pour inventorier et mettre en contexte les b&acirc;timents, monuments, plaques, etc., qui relient le Qu&eacute;bec et plus largement l&rsquo;Am&eacute;rique &agrave; la France (Samantha Rompillon et Alain Roy, p. 371 et suivantes ; Aline Carpentier et Elsa Guerry, p. 375 et suivantes ; Samantha Rompillon, Dominique Malack, Peter Gagn&eacute; et Laurent Richard, p. 387 et suivantes ). Le projet est soutenu par les gouvernements fran&ccedil;ais et qu&eacute;b&eacute;cois de m&ecirc;me que par les universit&eacute;s Laval, de La Rochelle et de Poitiers. Du c&ocirc;t&eacute; fran&ccedil;ais, il est termin&eacute; pour la R&eacute;gion Poitou-Charentes, mais des extensions sont pr&eacute;vues pour d&rsquo;autres r&eacute;gions rattach&eacute;es &agrave; la c&ocirc;te atlantique fran&ccedil;aise. Du c&ocirc;t&eacute; Am&eacute;rique, il se poursuit actuellement au Qu&eacute;bec de m&ecirc;me qu&rsquo;en Acadie, en Ontario, et dans les provinces des Prairies. &Eacute;ventuellement, le territoire des &Eacute;tats-Unis sera au programme. Les renseignements recueillis sont vers&eacute;s dans une base de donn&eacute;es commune au Qu&eacute;bec et &agrave; la France. Des sous-produits du travail r&eacute;alis&eacute; sont pr&eacute;vus, par exemple la production et la publication d&rsquo;un atlas historique. D&eacute;j&agrave;, l&rsquo;inventaire promet beaucoup pour enrichir et stimuler la m&eacute;moire franco-qu&eacute;b&eacute;coise : en faisant revivre des lieux oubli&eacute;s, en permettant &laquo; de suivre l&rsquo;itin&eacute;raire d&rsquo;un migrant, de retracer des circuits commerciaux ou tout simplement de constater l&rsquo;existence d&rsquo;un ensemble historique li&eacute; par bien des &eacute;v&eacute;nements &raquo; (Samantha Rompillon et Alain Roy, p. 374).<\/p>\n<p>Les mus&eacute;es fran&ccedil;ais qui conservent des artefacts ou des objets mus&eacute;ologiques touchant la Nouvelle-France envisagent d&rsquo;adopter une d&eacute;marche semblable. D&eacute;j&agrave;, la premi&egrave;re &eacute;tape est franchie; les mus&eacute;es d&eacute;tenteurs d&rsquo;objets relatifs &agrave; la Nouvelle-France sont identifi&eacute;s (Pascal Mongne, p. 331 et suivantes). Reste maintenant &agrave; &eacute;tudier chaque objet, &agrave; d&eacute;terminer sa nature et le mat&eacute;riau dont il est construit de m&ecirc;me qu&rsquo;&agrave; &eacute;tablir sa provenance, notamment les circonstances qui ont provoqu&eacute; sa travers&eacute;e de l&rsquo;Atlantique. Par la suite, les donn&eacute;es seront entr&eacute;es dans une base informatique et mises en ligne aux fins de diffusion.<br \/>L&rsquo; <em>&laquo; ultime maillon de la cha&icirc;ne de d&eacute;couverte et d&rsquo;&eacute;tude : le public &raquo; ne doit jamais &ecirc;tre oubli&eacute;<\/em> (Pascal Mongne, p. 340).<\/p>\n<p>De Qu&eacute;bec &agrave; l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise. Histoire et m&eacute;moire. Textes choisis du <a href=\"http:\/\/www.cfqlmc.org\/pdf\/Bulletin8.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">deuxi&egrave;me colloque<\/a> de la Commission franco-qu&eacute;b&eacute;coise sur les lieux de m&eacute;moire communs, sous la direction de Thomas Wien, C&eacute;cile Vidal et Yves Frenette, Qu&eacute;bec, <a href=\"http:\/\/www.pulaval.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Les Presses de l&rsquo;Universit&eacute; Laval<\/a>, 2006, 403 p.<\/p>\n<p>Gilles Durand<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Qu&eacute;bec &agrave; l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise. 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