{"id":5934,"date":"2008-10-24T00:50:10","date_gmt":"2008-10-24T04:50:10","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/la-traversee-de-latlantique-aux-xviie-et-xviiie-siecles\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:02","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:02","slug":"la-traversee-de-latlantique-aux-xviie-et-xviiie-siecles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/la-traversee-de-latlantique-aux-xviie-et-xviiie-siecles\/","title":{"rendered":"La travers\u00e9e de l\u2019Atlantique aux XVIIe et XVIIIe si\u00e8cles."},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\">La travers&eacute;e de l&rsquo;Atlantique aux XVIIe et XVIIIe si&egrave;cles.<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=92:la-traversee-de-l-atlantique-aux-xviie-et-xviiie-siecles&amp;Itemid=308#1\"><sup>1<\/sup><\/a><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, lorsque nous traversons l&rsquo;Atlantique Nord dans le confort d&rsquo;un Airbus ou d&rsquo;un Boeing, il nous est difficile d&rsquo;imaginer les conditions difficiles que connurent ceux et celles qui os&egrave;rent s&rsquo;aventurer sur l&rsquo;oc&eacute;an aux XVIIe et XVIIIe si&egrave;cles.<\/p>\n<p> Bien que moins p&eacute;rilleuse qu&rsquo;au XVI<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, la travers&eacute;e &eacute;tait toujours une rude &eacute;preuve que marins et passagers n&rsquo;entreprenaient pas sans crainte. Essentiellement terrienne depuis un mill&eacute;naire, la civilisation europ&eacute;enne associait la mer aux pires images de d&eacute;tresse et de peur. &Agrave; l&#8217;&eacute;poque, plusieurs proverbes et dictons circulaient en Europe et conseillaient de ne pas se risquer sur la mer : &laquo; Louez la mer, mais tenez-vous sur le rivage &raquo; disaient les Latins. &laquo; Mieux vaut &ecirc;tre sur la lande avec un vieux chariot que sur mer dans un navire neuf &raquo; affirmaient les Hollandais. &laquo; Si tu veux apprendre &agrave; prier, va sur la mer &raquo;, d&eacute;clarait le personnage de Cervant&egrave;s Sancho Pan&ccedil;a. De plus, la travers&eacute;e de l&rsquo;Atlantique Nord en direction du Canada avait la r&eacute;putation d&rsquo;&ecirc;tre extr&ecirc;mement difficile. En 1716, le commandant du navire <em>Fran&ccedil;ois<\/em>, le capitaine Voutron, qui avait effectu&eacute; plusieurs fois ce voyage, &eacute;crivait:<\/p>\n<p> &laquo; J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; sept fois au Canada et quoique je m&rsquo;en sois bien tir&eacute;, j&rsquo;ose assurer que le plus favorable de ces voyages m&rsquo;a donn&eacute; plus de cheveux blancs que tous ceux que j&rsquo;ai faits ailleurs. &raquo;<\/p>\n<table border=\"0\" style=\"margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; width: 300px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin22\/NavireFournier3.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"196\" border=\"0\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<h6>D&eacute;tail d&#8217;un navire apparaissant sur la page frontispice du trait&eacute; d&#8217;hydrographie de G. Fournier, 1667<span style=\"font-size: xx-small;\"><br \/><\/span><\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit : collection priv&eacute;e de l&#8217;auteur<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Partis principalement de l&rsquo;&Icirc;le-de-France ou du Nord-Ouest (Normandie, Bretagne, Poitou, Aunis, Saintonge et Picardie), ce n&rsquo;est pas sans une certaine angoisse face au voyage que les immigrants en partance pour le Canada montaient &agrave; bord d&rsquo;un navire de moins de 200 tonneaux dont la longueur &eacute;tait inf&eacute;rieure &agrave; 25 m&egrave;tres. Inutile de mentionner que dans un si petit b&acirc;timent le confort laissait &agrave; d&eacute;sirer. La place r&eacute;serv&eacute;e aux passagers y &eacute;tait tr&egrave;s limit&eacute;e. Tout le monde, fonctionnaire du roi, missionnaire, religieuse, officier militaire, soldat, engag&eacute;, fils de famille, braconnier, faux saunier, marchand, commis et &eacute;migrant volontaire, &eacute;taient serr&eacute;s comme des sardines, en particulier ceux et celles qui couchaient dans la &laquo; sainte barbe &raquo; &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re du b&acirc;timent. Car, en plus des passagers et des membres d&rsquo;&eacute;quipage, le bateau contenait les marchandises et la nourriture pour la travers&eacute;e, c&#8217;est-&agrave;-dire des provisions pour deux mois environ. Des animaux vivants comme porcs, moutons, poules, boeufs et chevaux &eacute;taient parqu&eacute;s pr&egrave;s des cuisines sous le gaillard d&#8217;avant, une partie de ceux-ci devant servir &agrave; la consommation &agrave; bord pendant la travers&eacute;e. Chaque espace &eacute;tait donc utilis&eacute; &agrave; son maximum.<\/p>\n<p> Lorsque le bateau r&eacute;ussissait &agrave; quitter le port et &agrave; s&rsquo;engager sur l&rsquo;Atlantique, une foule d&rsquo;al&eacute;as pouvaient venir entraver le voyage comme les naufrages, les avaries, les attaques des corsaires. En outre, avec son temps froid, ses brumes et ses glaces pr&egrave;s des c&ocirc;tes canadiennes, le climat rude de l&rsquo;Atlantique Nord rendait p&eacute;nible la vie &agrave; bord. Le froid et l&rsquo;humidit&eacute; &eacute;taient d&rsquo;autant plus mordants sur le navire que souvent, &agrave; cause du mauvais temps et des fr&eacute;quentes temp&ecirc;tes qui balayaient l&rsquo;oc&eacute;an, on ne pouvait faire de feu pour se r&eacute;chauffer ou pour cuire les aliments, par crainte des incendies. L&rsquo;&eacute;quipage et les passagers devaient alors se contenter de repas froids. Il arrivait &eacute;galement que les paillasses, lits et &laquo; branles &raquo; (hamacs), dans lesquels couchaient les passagers, fussent d&eacute;tremp&eacute;s, les vivres et les marchandises g&acirc;t&eacute;s par l&rsquo;eau qui s&rsquo;infiltrait partout dans le b&acirc;timent.<\/p>\n<p> Pendant la travers&eacute;e pour les passagers, le quotidien est assez monotone. Lorsque le temps le permet, la vie &agrave; bord se r&eacute;sume &agrave; de longues promenades sur le pont, entrecoup&eacute;es de jeux de soci&eacute;t&eacute; ou de hasard (cartes, &eacute;checs ou d&eacute;s), ainsi que de musique et de chant. Certains passagers s&#8217;adonnaient &agrave; la lecture et &agrave; l&#8217;&eacute;criture. Autrement, on passait le temps &agrave; converser et &agrave; observer les autres navires au hasard des rencontres sur l&rsquo;oc&eacute;an. On avait donc tr&egrave;s peu d&#8217;activit&eacute;s et on devenait vite d&eacute;seuvr&eacute;s. Heureusement qu&rsquo;il y avait les repas pour briser la monotonie de la travers&eacute;e. Habituellement trois repas par jour &eacute;taient servis. Au petit d&eacute;jeuner, on ne se nourrissait que de biscuits,<\/p>\n<table border=\"0\" style=\"margin-top: 10px; margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 300px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin22\/Boussole2.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"290\" border=\"0\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<h6>La boussole ou bo&euml;te de l&#8217;aiguille aiment&eacute;e nomm&eacute;e compas tir&eacute;e de G. Fournier, Hydrographie contenant la th&eacute;orie et la pratique de toutes les parties de la navigation, Paris, Chez Jean Dupuis, 2e &eacute;dition, 1667, p. 403)<span style=\"font-size: xx-small;\"> <\/span><br \/> <span style=\"font-size: xx-small;\"><\/span><\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit : collection priv&eacute;e de l&#8217;auteur<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>excellents sauf qu&rsquo;apr&egrave;s quelques semaines de navigation, il arrivait souvent qu&rsquo;ils soient remplis de petits vers. Quant au d&eacute;jeuner et au d&icirc;ner, ils se composaient d&#8217;un potage fait de semoule de seigle ou d&#8217;avoine, parfois de ma&iuml;s, de f&egrave;ves ou de pois, auquel on ajoutait de la graisse ou de l&#8217;huile d&#8217;olive de fa&ccedil;on &agrave; ce que le tout soit nourrissant. Heureusement que trois ou quatre fois par semaine, au d&eacute;jeuner et au d&icirc;ner, selon le P&egrave;re Georges Fournier dans son trait&eacute; d&#8217;hydrographie, &laquo; on donnait du lard et les autres jours deux morues pour huit hommes ou deux harengs &raquo;. Aussi toutes les fois que cela &eacute;tait possible, les hommes essayaient d&#8217;am&eacute;liorer le menu quotidien par les produits de leur p&ecirc;che: thon, marsouin, requin, etc. Comme boisson, on a du cidre et de l&#8217;eau douce en autant que celle-ci ne f&ucirc;t pas trop corrompue. Or, il arrivait fr&eacute;quemment que, conserv&eacute;e dans des tonneaux de bois, l&#8217;eau potable, au bout de 15 &agrave; 30 jours de navigation, pr&icirc;t un go&ucirc;t amer, une couleur brun&acirc;tre et s&#8217;empl&icirc;t par la suite d&#8217;asticots, c&#8217;est-&agrave;-dire de petites larves, en plus de d&eacute;gager une odeur naus&eacute;abonde; tant et si bien que, quelque fois, il faut se boucher le nez pour avoir le courage d&#8217;en boire. Ainsi, pendant la travers&eacute;e de Marguerite Bourgeoys &agrave; l&#8217;&eacute;t&eacute; 1653, &laquo; on ne lui servit qu&#8217;une eau croupie et corrompue dont, au reste, elle se montra toujours tr&egrave;s contente, &agrave; cause de son grand esprit de p&eacute;nitence et de mortification &raquo;. Le dimanche, jour exceptionnel, on mettait du vin sur les tables. <\/p>\n<p> L&#8217;hygi&egrave;ne personnelle des matelots et des passagers laissait beaucoup &agrave; d&eacute;sirer. L&#8217;eau douce &eacute;tait trop pr&eacute;cieuse pour qu&rsquo;on la &laquo; gaspille &raquo; &agrave; laver le linge ou sa personne. On peut alors s&rsquo;imaginer la puanteur qui r&eacute;gnait dans l&#8217;entrepont o&ugrave; les sabords sont presque continuellement ferm&eacute;s. Les parasites y pullulaient. Le j&eacute;suite Nau &eacute;crit dans le r&eacute;cit de sa travers&eacute;e en 1734: &laquo; toutes les fois que nous sortions de l&#8217;entrepont, nous nous trouvions couverts de poux. J&#8217;en ai trouv&eacute; jusques dans mes chaussons&hellip; &raquo;<\/p>\n<p> Dans ces conditions, les maladies se d&eacute;veloppaient ais&eacute;ment. Bien que n&rsquo;&eacute;tant pas mortelle, une des premi&egrave;res &agrave; se d&eacute;clarer &agrave; bord &eacute;tait le mal de mer. D&egrave;s que le b&acirc;timent prenait la mer, des passagers &eacute;taient atteints d&rsquo;un &laquo; douloureux soul&egrave;vement ou bondissement d&#8217;estomac qui fait rendre gorge et vider enti&egrave;rement tant par haut que par bas: ceux qui sont accoutum&eacute;s &agrave; la marine se moquent des malades, et n&#8217;en font que rire &raquo;, &eacute;crivit Estienne Cleirac, en 1661, dans son ouvrage <em>Les Us et Coutumes de la mer<\/em>. &Agrave; ce propos, le sulpicien Joseph Dargent qui vint en Nouvelle-France en 1737, raconta dans sa relation de voyage que d&egrave;s que le navire prit le large, il &laquo; commen&ccedil;a &agrave; apercevoir les effets de la mer sur les hommes. De tous c&ocirc;t&eacute;s on ne voyait que gens abattus et qui faisaient des restitutions. C&#8217;&eacute;tait quelque chose de risible que de les voir courir de c&ocirc;t&eacute; et d&#8217;autre sur les bords du vaisseau. Craignant au commencement que mon tour ne v&icirc;nt, je n&#8217;osais en rire. Enfin je m&#8217;enhardis et ne donnai point la consolation &agrave; plusieurs qu&rsquo;ils auraient souhait&eacute;, qui &eacute;tait de rire &agrave; leur tour &agrave; mes d&eacute;pens, car je ne fus aucunement incommod&eacute; &raquo;. <\/p>\n<p> La maladie la plus fr&eacute;quente en mer et souvent mortelle &eacute;tait le scorbut. Celui-ci fit autant de ravages au XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle qu&#8217;il en avait caus&eacute; au si&egrave;cle pr&eacute;c&eacute;dent. Les autres maux qui occasionnaient aussi beaucoup de morts &eacute;taient ceux que l&#8217;on d&eacute;signait sous le terme g&eacute;n&eacute;rique de &laquo; fi&egrave;vre &raquo; commune&raquo;, &laquo; chaude &raquo;, &laquo; maligne &raquo; ou &laquo; pourpr&eacute;e &raquo;, parce que l&#8217;on ne pouvait pr&eacute;ciser davantage la maladie. Ce mot englobait des maux comme le typhus, la rougeole, la dysenterie, la petite v&eacute;role, etc. La promiscuit&eacute; dans laquelle on se retrouvait, jointe &agrave; l&rsquo;absence d&rsquo;hygi&egrave;ne, au froid et &agrave; l&rsquo;humidit&eacute;, faisait en sorte que ces maladies se propageaient rapidement sur les navires et que 7 &agrave; 10 % des passagers d&eacute;c&eacute;daient avant d&rsquo;arriver en Nouvelle-France.<\/p>\n<p> Finalement, apr&egrave;s une soixantaine de jours en mer et avoir surmont&eacute; maladies, temp&ecirc;tes, pirates et corsaires, remont&eacute; le fleuve Saint-Laurent, o&ugrave; les occasions de faire naufrage &eacute;taient nombreuses, on atteignait le port de Qu&eacute;bec. Le voyageur pouvait enfin mettre le pied en terre canadienne.<\/p>\n<p> <strong>BIBLIOGRAPHIE <\/strong><\/p>\n<h6>Sources<\/h6>\n<h6>Bougainville. &laquo; Journal de navigation&hellip; &raquo;, dans<em> RAPQ<\/em>, 1923-1924, p. 378-387.<\/h6>\n<h6>Cleirac, Estienne. &laquo; Explication des termes de marine employez par les &eacute;dits, ordonnances et r&egrave;glements de l&rsquo;admiraut&eacute; &raquo;, dans <em>Les Us et Coutumes de la mer<\/em>&#8230; Rouen, Jean Lucas, 1671.<\/h6>\n<h6>Dargent, Joseph. &laquo; Relation d&rsquo;un voyage de Paris &agrave; Montr&eacute;al en Canada en 1737 &raquo;, dans <em>RAPQ<\/em>, 1947-1948, p. 10-17.<\/h6>\n<h6>Fournier, Georges. <em>Hydrographie contenant la th&eacute;orie et la pratique de toutes les parties de la navigation<\/em>, 2e &eacute;dition, Paris, Jean Dupuis, 1667.<\/h6>\n<h6>Nau, P&egrave;re. &laquo; Lettre du P&egrave;re Nau, missionnaire au Canada au R. P&egrave;re Richard, provincial de la province de Guyenne, &agrave; Bordeaux &raquo;, dans<em> RAPQ<\/em>, 1926-1927, p. 267-269.<\/h6>\n<p> Andr&eacute; Lachance.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h6><a title=\"1\" name=\"1\"><\/a>1 &#8211; Ce texte est un r&eacute;sum&eacute; du chapitre 2 &laquo;Survivre &agrave; l&rsquo;Atlantique&raquo; publi&eacute; en 1992 dans un ouvrage collectif dirig&eacute; par Yves Landry, <em>Pour le Christ et le Roi. La vie au temps des premiers Montr&eacute;alais<\/em>, Montr&eacute;al, Libre Expression et Art Global.<\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La travers&eacute;e de l&rsquo;Atlantique aux XVIIe et XVIIIe si&egrave;cles.1 &nbsp; Aujourd&rsquo;hui, lorsque nous traversons l&rsquo;Atlantique Nord dans le confort d&rsquo;un Airbus ou d&rsquo;un Boeing, il nous est difficile d&rsquo;imaginer les conditions difficiles que connurent ceux&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[35],"tags":[],"class_list":["post-5934","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n22-octobre-2007"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5934","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5934"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5934\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6724,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5934\/revisions\/6724"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5934"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5934"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5934"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}