{"id":5936,"date":"2008-10-24T00:52:13","date_gmt":"2008-10-24T04:52:13","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/limage-du-canada-en-france-dancien-regime-etat-de-la-question\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:02","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:02","slug":"limage-du-canada-en-france-dancien-regime-etat-de-la-question","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/limage-du-canada-en-france-dancien-regime-etat-de-la-question\/","title":{"rendered":"L\u2019image du Canada en France d\u2019Ancien R\u00e9gime : \u00e9tat de la question"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\"><a id=\"r1\"><\/a>L&rsquo;image du Canada en France d&rsquo;Ancien R&eacute;gime :<br \/>&eacute;tat de la question<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=94:l-image-du-canada-en-france-d-ancien-regime-etat-de-la-question&amp;Itemid=308#1\"><sup>1<\/sup><\/a><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;&eacute;tat de la question<\/strong><\/p>\n<p> La raret&eacute; des t&eacute;moignages directs sur l&rsquo;image du Canada r&eacute;pandue en France aux XVII<sup>e<\/sup> et XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cles &ndash; &eacute;tant donn&eacute; l&rsquo;absence presque totale de traces de correspondance priv&eacute;e &ndash; oblige le chercheur &agrave; recourir &agrave; des indices indirects pour tenter d&rsquo;approcher l&rsquo;opinion que pouvait se forger le Fran&ccedil;ais moyen &agrave; propos de la r&eacute;alit&eacute; canadienne. <\/p>\n<p> <strong>Des chiffres sur l&rsquo;immigration<\/strong><\/p>\n<p> Le premier de ces indices d&eacute;coule des chiffres m&ecirc;mes de l&rsquo;immigration entre la France et la Nouvelle-France, lesquels attestent au premier chef de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t limit&eacute; des habitants de la m&eacute;tropole pour les neiges du Saint-Laurent. Dans l&rsquo;&eacute;tat actuel des connaissances, on &eacute;value &agrave; environ 33 500 le nombre total de Fran&ccedil;ais ayant hivern&eacute; au moins une fois dans la vall&eacute;e du Saint-Laurent avant 1760. Un tel effectif repr&eacute;sente le d&eacute;part annuel moyen d&rsquo;environ 10 personnes par million de Fran&ccedil;ais vivant &agrave; cette &eacute;poque, comparativement &agrave; des taux infiniment sup&eacute;rieurs de 500, 680 et 3 000 &eacute;migrants partis annuellement vers les colonies am&eacute;ricaines pour chaque million d&rsquo;Espagnols, de Britanniques et de Portugais. L&rsquo;image de colonie d&eacute;laiss&eacute;e que sugg&egrave;re cette comparaison est renforc&eacute;e par le fait que l&rsquo;immense majorit&eacute; des partants pour Qu&eacute;bec n&rsquo;avaient pas r&eacute;ellement choisi cette destination et que plus de la moiti&eacute; de ces migrants ne se sont pas install&eacute;s d&eacute;finitivement dans la colonie, par suite le plus souvent d&rsquo;un retour en m&eacute;tropole.<\/p>\n<p> <strong>Les contraintes<\/strong><\/p>\n<p> Comment expliquer la minceur du flux migratoire entre France et Nouvelle-France et l&rsquo;impuissance du Canada &agrave; transformer ses visiteurs en colons ? La plupart des auteurs r&eacute;cents ont invoqu&eacute; les structures &eacute;conomiques de la colonie &ndash; fond&eacute;es sur le commerce des fourrures et l&rsquo;agriculture &ndash; qui n&rsquo;exigeaient pas une abondante main-d&rsquo;&oelig;uvre. Ce facteur fondamental doit &ecirc;tre compl&eacute;t&eacute; par au moins trois autres : tout d&rsquo;abord, l&rsquo;incontestable s&eacute;dentarit&eacute; des Fran&ccedil;ais au cours des XVII<sup>e<\/sup> et XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cles ; ensuite, l&rsquo;absence de volont&eacute; r&eacute;elle de l&rsquo;&Eacute;tat &agrave; promouvoir l&rsquo;&eacute;migration vers le Nouveau Monde ; enfin, le refus obstin&eacute; d&rsquo;autoriser l&rsquo;&eacute;tablissement de protestants en Nouvelle-France.<\/p>\n<p> <strong>L&rsquo;image du Canada<\/strong><\/p>\n<p> Mais, hormis ces contraintes &eacute;conomique, culturelle, &eacute;tatique et religieuse qui ont jugul&eacute; d&egrave;s le d&eacute;part toute possibilit&eacute; de migration massive de Fran&ccedil;ais au Canada, il est un facteur que la recherche a n&eacute;glig&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; maintenant et qui explique en partie le d&eacute;sint&eacute;r&ecirc;t des Fran&ccedil;ais pour la colonie laurentienne : l&rsquo;image du Canada comme pays dangereux, froid, distant et peu propice &agrave; un &eacute;tablissement r&eacute;ussi. Par quels moyens les Fran&ccedil;ais pouvaient-ils percevoir cette image ? Examinons-en bri&egrave;vement trois : la correspondance priv&eacute;e, les publications relatives &agrave; la Nouvelle-France et le ou&iuml;-dire.<\/p>\n<p> <strong>Dans la correspondance personnelle et les actes notari&eacute;s<\/strong><\/p>\n<p> Doit-on conclure de la raret&eacute; des lettres personnelles conserv&eacute;es jusqu&rsquo;&agrave; nos jours &agrave; la quasi-absence de relations &eacute;pistolaires entre les immigrants et leurs familles laiss&eacute;es en France ? Certainement pas, car en plus du t&eacute;moignage de lettres intercept&eacute;es par des corsaires britanniques et gard&eacute;es au Public Record Office de Londres, les actes notari&eacute;s attestent la connaissance qu&rsquo;avaient souvent les immigrants et leurs familles d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements survenus outre-mer (mariages, d&eacute;c&egrave;s, successions, etc.) et nous convainquent de l&rsquo;&eacute;troitesse des liens, notamment &eacute;pistolaires, qui unissaient fr&eacute;quemment les membres d&rsquo;une m&ecirc;me famille s&eacute;par&eacute;s par l&rsquo;oc&eacute;an. Comme on l&rsquo;a observ&eacute; dans les colonies britanniques, les colons devaient entretenir une correspondance r&eacute;guli&egrave;re avec leurs parents et amis, ce que permettait d&rsquo;ailleurs l&rsquo;alphab&eacute;tisation relative d&rsquo;environ la moiti&eacute; d&rsquo;entre eux au XVII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle. L&rsquo;exemple des Acadiens r&eacute;fugi&eacute;s au Poitou apr&egrave;s la D&eacute;portation ajoute une autre confirmation &agrave; l&rsquo;existence de relations &eacute;pistolaires normales entre parents s&eacute;par&eacute;s par l&rsquo;oc&eacute;an : le d&eacute;part de certains d&rsquo;entre eux pour la Louisiane en 1784 suscita un &eacute;change de lettres qui se poursuivait encore au d&eacute;but du XIX<sup>e<\/sup> si&egrave;cle.<\/p>\n<p> <strong>Dans les publications et la &laquo; litt&eacute;rature grise &raquo;<\/strong><\/p>\n<table border=\"0\" style=\"margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; width: 300px;\" align=\"left\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin22\/image_canada_france.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"212\" border=\"0\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<h6>Mort h&eacute;ro&iuml;que de quelques p&egrave;res de la communaut&eacute; de J&eacute;sus en Nouvelle-France [document iconographique &ndash; lithographie 1868]<span style=\"font-size: xx-small;\"><br \/><\/span><\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit : Biblioth&egrave;que et Archives Canada, no de r&eacute;f&eacute;rence C-004462<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Un autre m&eacute;dium &eacute;crit qui a d&ucirc; influencer la perception du milieu colonial par les Fran&ccedil;ais m&eacute;tropolitains est form&eacute; de l&rsquo;ensemble des publications relatives &agrave; la Nouvelle-France qui ont envahi le march&eacute; fran&ccedil;ais aux XVII<sup>e<\/sup> et XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cles. Plusieurs auteurs d&rsquo;entre elles sont bien connus : Champlain, Lescarbot, Sagard, Marie de l&rsquo;Incarnation, Le Clercq, Lahontan, etc. L&rsquo;importance des <em>Relations des j&eacute;suites<\/em> m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre soulign&eacute;e &agrave; cet &eacute;gard. Leur succ&egrave;s de librairie, accentu&eacute; par le fait que le <em>Mercure de France<\/em> en publia occasionnellement des extraits, favorisa la diffusion de leur message colonisateur : en proclamant les beaut&eacute;s, la salubrit&eacute;, les avantages et les commodit&eacute;s de la colonie, elles ont contribu&eacute; fortement &agrave; faire conna&icirc;tre le Canada, notamment dans les milieux proches du clerg&eacute;. Mais leur &oelig;uvre de propagande portait cependant un contre-message qui pouvait rebuter nombre de candidats potentiels &agrave; l&rsquo;&eacute;migration : ce sont les rudes conditions de vie et de travail qui attendaient les nouveaux venus, de m&ecirc;me que les pratiques guerri&egrave;res des Am&eacute;rindiens, dont la description d&eacute;taill&eacute;e des supplices ne pouvait qu&rsquo;horrifier les lecteurs. Il est &eacute;galement une litt&eacute;rature grise qui a pu propager une certaine image de la Nouvelle-France et qu&rsquo;il faudrait &eacute;tudier : ce sont les livrets de colportage et &agrave; grande diffusion, une presse d&rsquo;information, notamment sous forme de &laquo; placards &raquo; ou affiches murales, &laquo; billets &raquo; ou tracts dans la <em>Gazette de France<\/em> ou les gazettes &laquo; p&eacute;riph&eacute;riques &raquo; imprim&eacute;es en fran&ccedil;ais &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger et librement diffus&eacute;es en France. L&rsquo;explication de la ti&eacute;deur du mouvement d&rsquo;&eacute;migration vers la vall&eacute;e du Saint-Laurent avant 1760 doit en effet passer par une analyse de l&rsquo;imprim&eacute;, non seulement avec les ouvrages saillants qui ont pu marquer de leur influence surtout les membres des classes sup&eacute;rieures de la soci&eacute;t&eacute;, mais aussi avec les autres formes &eacute;crites de propagande, moins &eacute;videntes mais peut-&ecirc;tre plus efficaces dans les classes inf&eacute;rieures, notamment en milieu urbain.<\/p>\n<p> <strong>Le ou&iuml;-dire<\/strong><\/p>\n<p> Enfin, il ne fait aucun doute que le ou&iuml;-dire joua un r&ocirc;le important dans l&rsquo;opinion, positive ou n&eacute;gative, que se form&egrave;rent un grand nombre d&rsquo;&eacute;ventuels &eacute;migrants. La plupart des t&eacute;moignages connus &agrave; cet effet font r&eacute;f&eacute;rence &agrave; des relations verbales comme source d&rsquo;information sur le Canada. &Agrave; quels informateurs pouvaient s&rsquo;alimenter tous les gens qui manifestaient leur int&eacute;r&ecirc;t pour la colonie ? Peut-&ecirc;tre &agrave; des parents ou amis &eacute;tablis en Nouvelle-France qui avaient fourni des nouvelles &eacute;crites ou verbales, &eacute;ventuellement communiqu&eacute;es par l&rsquo;entremise de voyageurs. On peut cependant croire que les nombreux migrants rentr&eacute;s en m&eacute;tropole, qui repr&eacute;sentaient &ndash; rappelons-le &ndash; plus de la moiti&eacute; des immigrants pass&eacute;s au Canada, ont constitu&eacute; le premier vecteur de l&rsquo;information coloniale. Leur influence consid&eacute;rable aupr&egrave;s des colons potentiels s&rsquo;apparentait vraisemblablement &agrave; celle des voyageurs anglais retourn&eacute;s &agrave; Londres et Bristol.<\/p>\n<p> Comme peu d&rsquo;immigrants ayant v&eacute;cu quelques ann&eacute;es au Canada ont pu rapporter des fortunes colossales, la l&eacute;gende d&rsquo;un Eldorado nordique n&rsquo;a jamais pu se constituer ni entra&icirc;ner le d&eacute;part de contingents nombreux d&rsquo;aventuriers. Si l&rsquo;effectif de partants pour le Canada n&rsquo;a pas &eacute;gal&eacute; celui de 200 000 migrants attribu&eacute; pour les Antilles, c&rsquo;est entre autres parce que l&rsquo;image du pays d&rsquo;accueil n&rsquo;&eacute;tait pas la m&ecirc;me. Que pouvaient raconter ces hommes et ces femmes qui avaient fait le choix de ne pas s&rsquo;&eacute;tablir dans la vall&eacute;e du Saint-Laurent ? D&rsquo;abord, que ce pays &eacute;tait d&rsquo;acc&egrave;s difficile, exigeant une navigation oc&eacute;anique d&rsquo;environ deux mois, v&eacute;cue dans des conditions p&eacute;nibles et dangereuses, et la remont&eacute;e du fleuve Saint-Laurent reconnue p&eacute;rilleuse &agrave; cause des vents et des courants. Ensuite, que les conditions hivernales extr&ecirc;mes isolaient la colonie six mois par ann&eacute;e. Au XVII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, plusieurs facteurs rendaient le milieu canadien encore plus inhospitalier : le d&eacute;s&eacute;quilibre des sexes, qui perdura jusqu&rsquo;&agrave; la fin du si&egrave;cle et for&ccedil;a les hommes en surnombre &agrave; se replier massivement en France ou &agrave; courir les bois ; les menaces iroquoises, qui ont sans doute eu un impact plus lourd sur le plan psychologique que d&eacute;mographique ; le caract&egrave;re rudimentaire et primitif des premi&egrave;res installations, qui pouvait mettre &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve les meilleures volont&eacute;s.<\/p>\n<p> <strong>Une importante piste de recherche<\/strong><\/p>\n<p> Quels sont les cha&icirc;nons qui, &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle locale, permettaient &agrave; la &laquo; rumeur du Canada &raquo; de se d&eacute;velopper et, &eacute;ventuellement, d&rsquo;entra&icirc;ner des &eacute;migrants &agrave; la suite du d&eacute;part d&rsquo;un parent ou d&rsquo;un ami ? Pour r&eacute;pondre &agrave; cette question, la recherche devra s&rsquo;attaquer &agrave; reconstituer la g&eacute;n&eacute;alogie des solidarit&eacute;s de famille et de voisinage qui ont d&ucirc; mobiliser la majorit&eacute; des immigrants &eacute;tablis. D&eacute;j&agrave; amorc&eacute;, le travail ne manquera de tirer le meilleur parti des sources fran&ccedil;aises.<\/p>\n<p> Yves Landry (Mortagne-au-Perche)<br \/> yves.landry@wanadoo.fr<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h6><span style=\"font-size: xx-small;\"><a title=\"1\" name=\"1\"><\/a><\/span>1 &#8211; R&eacute;sum&eacute; d&rsquo;une note de recherche intitul&eacute;e &laquo; Les Fran&ccedil;ais pass&eacute;s au Canada avant 1760. Le regard de l&rsquo;&eacute;migrant &raquo;, parue dans la <em>Revue d&rsquo;histoire de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise<\/em>, volume 59, num&eacute;ro 4, printemps 2006, p. 481-500. [<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=94:l-image-du-canada-en-france-d-ancien-regime-etat-de-la-question&amp;Itemid=308#r1\">Retour au texte<\/a>]<\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;image du Canada en France d&rsquo;Ancien R&eacute;gime :&eacute;tat de la question1 &nbsp; L&rsquo;&eacute;tat de la question La raret&eacute; des t&eacute;moignages directs sur l&rsquo;image du Canada r&eacute;pandue en France aux XVIIe et XVIIIe si&egrave;cles &ndash; &eacute;tant&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[35],"tags":[],"class_list":["post-5936","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n22-octobre-2007"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5936","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5936"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5936\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6726,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5936\/revisions\/6726"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5936"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5936"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5936"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}