{"id":6006,"date":"2008-07-08T01:38:28","date_gmt":"2008-07-08T05:38:28","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/seigneurs-campagnards-de-la-nouvelle-france\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:09","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:09","slug":"seigneurs-campagnards-de-la-nouvelle-france","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/seigneurs-campagnards-de-la-nouvelle-france\/","title":{"rendered":"Seigneurs campagnards de la nouvelle France"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\">Seigneurs campagnards de la nouvelle France<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=162:seigneurs-campagnards-de-la-nouvelle-france&amp;Itemid=307#legende\"><sup>1<\/sup><\/a><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h6>par Beno&icirc;t Grenier<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=162:seigneurs-campagnards-de-la-nouvelle-france&amp;Itemid=307#asterisque\">*<\/a> <br \/>D&eacute;partement d&rsquo;histoire <br \/>Universit&eacute; Laurentienne (Sudbury)<\/h6>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Une nouvelle vision du monde seigneurial qu&eacute;b&eacute;cois<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;histoire du Qu&eacute;bec, le r&eacute;gime seigneurial occupe une place de premier plan. Sans doute que sa long&eacute;vit&eacute; en constitue une explication. Cette institution d&rsquo;Ancien R&eacute;gime, transplant&eacute;e en Am&eacute;rique du nord au XVIIe si&egrave;cle, ne s&rsquo;&eacute;teignit qu&rsquo;en 1854 et encore, de nombreuses persistances du r&eacute;gime seigneurial survivront jusqu&rsquo;au 20e si&egrave;cle. Malgr&eacute; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t port&eacute; envers le monde seigneurial qu&eacute;b&eacute;cois, une vision quelque peu mythique demeure associ&eacute;e &agrave; celui-ci. Parmi les &laquo;images d&rsquo;&Eacute;pinal&raquo; difficiles &agrave; extirper, se trouve celle du seigneur colonisateur, en l&rsquo;occurrence du &laquo;bon seigneur&raquo; qui r&eacute;side dans son manoir d&rsquo;o&ugrave; il veille sur ses censitaires. Bien que les travaux universitaires des derni&egrave;res d&eacute;cennies aient montr&eacute; la rigueur et le caract&egrave;re contraignant du syst&egrave;me, notamment dans les seigneuries appartenant au clerg&eacute;, cette vision id&eacute;alis&eacute;e appara&icirc;t persistante. L&rsquo;objectif de nos recherches, men&eacute;es dans le cadre du doctorat en histoire, &eacute;tait justement de mesurer cette pr&eacute;sence seigneuriale dans les seigneuries du Qu&eacute;bec, des origines &agrave; l&rsquo;abolition du r&eacute;gime seigneurial, afin de conna&icirc;tre la proportion de seigneuries r&eacute;ellement habit&eacute;es par le &laquo;ma&icirc;tre des lieux&raquo;, puis de saisir l&rsquo;impact de cette pr&eacute;sence sur la nature de la sociabilit&eacute; locale.<\/p>\n<p><\/p>\n<h3><a title=\"texte_deux\" name=\"texte_deux\"><\/a>La pr&eacute;sence des seigneurs dans le monde rural constituait l&rsquo;exception<\/h3>\n<p>Il s&rsquo;est av&eacute;r&eacute; que la pr&eacute;sence des seigneurs dans le monde rural constituait l&rsquo;exception et non la r&egrave;gle. Tant sous le R&eacute;gime fran&ccedil;ais qu&rsquo;apr&egrave;s la Conqu&ecirc;te, les seigneurs et leurs familles r&eacute;sident le plus souvent hors de leurs fiefs, soit &agrave; la ville, soit dans une autre seigneurie qu&rsquo;ils poss&egrave;dent (25% des seigneurs poss&egrave;dent plus d&rsquo;une seigneurie). En moyenne, seulement le quart des seigneuries poss&eacute;d&eacute;es par des la&iuml;cs<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=162:seigneurs-campagnards-de-la-nouvelle-france&amp;Itemid=307#legende\"><sup>2<\/sup><\/a> sont habit&eacute;es par les seigneurs. Le ph&eacute;nom&egrave;ne s&rsquo;intensifie cependant entre le XVII<sup>e<\/sup> et le XIX<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, atteignant son niveau le plus &eacute;lev&eacute; &agrave; la veille de l&rsquo;abolition de 1854. En effet, lors du recensement de 1851, on peut estimer &agrave; pr&egrave;s de 40 % la pr&eacute;sence seigneuriale, &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; le territoire est dens&eacute;ment peupl&eacute;, permettant aux seigneurs de jouir d&rsquo;un v&eacute;ritable niveau de vie &laquo;seigneurial&raquo; et de se construire de confortables manoirs. Ainsi, le seigneur r&eacute;sidant est moins souvent un &laquo;colonisateur&raquo; qu&rsquo;un rentier de la terre et la pr&eacute;sence seigneuriale s&rsquo;inscrit davantage dans une soci&eacute;t&eacute; arriv&eacute;e &agrave; maturit&eacute; qu&rsquo;&agrave; un stade initial de d&eacute;veloppement. De plus, parmi cette minorit&eacute; de r&eacute;sidants, les familles qui demeurent sur leur seigneurie pendant plusieurs g&eacute;n&eacute;rations sont encore plus rares. Moins d&rsquo;une vingtaine de familles seigneuriales, sur plusieurs centaines, peuvent r&eacute;ellement &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;es comme des &laquo; dynasties &raquo; terriennes bien enracin&eacute;es, c&rsquo;est-&agrave;-dire r&eacute;sidant en permanence sur leur domaine pendant au moins cinq g&eacute;n&eacute;rations.<\/p>\n<p><\/p>\n<h3><a title=\"texte_trois_quatre\" name=\"texte_trois_quatre\"><\/a>Les rapports &agrave; la communaut&eacute; des familles seigneuriales r&eacute;sidantes<\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; width: 300px; float: left;\" border=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/seigneur.jpg\" alt=\"Seigneur\" title=\"Seigneur\" \/><\/p>\n<h6>Manoir seigneurial de Beauport, vers 1850<\/h6>\n<h6>Source de l&rsquo;illustration : BAnQ, collection Fred. C. W&uuml;rtele &#8211; P546, D3, P11<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Une fois ces familles seigneuriales r&eacute;sidantes identifi&eacute;es, il restait &agrave; comprendre comment se caract&eacute;risaient leurs rapports &agrave; la communaut&eacute;. Par l&rsquo;&eacute;tude de dix familles seigneuriales &laquo;r&eacute;sidantes&raquo; se caract&eacute;risant par leur pr&eacute;sence continue sur leur seigneurie, de g&eacute;n&eacute;ration en g&eacute;n&eacute;ration<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=162:seigneurs-campagnards-de-la-nouvelle-france&amp;Itemid=307#legende\"><sup>3<\/sup><\/a>, nous avons pu &eacute;mettre certains constats quant &agrave; la nature de la sociabilit&eacute; dans ces localit&eacute;s se distinguant par la pr&eacute;sence du seigneur et de sa famille. En observant notamment leur capacit&eacute; &agrave; assurer &agrave; leur prog&eacute;niture une condition &eacute;quivalente &agrave; la leur (ce qu&rsquo;on d&eacute;signe la reproduction familiale), mais aussi leurs comportements matrimoniaux, l&rsquo;attitude des seigneuresses, le rapport &agrave; la notabilit&eacute; locale, puis les rapports harmonieux ou conflictuels avec la communaut&eacute;, il s&rsquo;est d&eacute;gag&eacute; une grande diversit&eacute; au sein du groupe, mais aussi une &eacute;vidente &eacute;volution dans le temps, en ce qui concerne la sociabilit&eacute; locale. Cependant, malgr&eacute; l&rsquo;importance d&rsquo;analyser finement les r&eacute;alit&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle familiale et individuelle, l&rsquo;&eacute;tude a permis de d&eacute;gager une c&eacute;sure bien nette entre familles seigneuriales roturi&egrave;res et celles appartenant &agrave; la noblesse. Cette distinction peut se r&eacute;sumer ainsi : int&eacute;gration (ou assimilation) des premi&egrave;res et auto-s&eacute;gr&eacute;gation des secondes. En effet, bien que parvenues &agrave; la dignit&eacute; seigneuriale, plusieurs des familles roturi&egrave;res, poss&eacute;dant des fiefs de petite dimension ou encore p&eacute;riph&eacute;riques, paraissent tout simplement incapables d&rsquo;adopter un comportement v&eacute;ritablement &laquo;seigneurial&raquo;. En contractant des alliances avec de simples habitants (par une forte propension &agrave; l&rsquo;endogamie g&eacute;ographique ainsi qu&rsquo;&agrave; la consanguinit&eacute;), en pratiquant des professions &laquo;indignes&raquo; de leur statut (de nombreux fils de seigneurs sont simplement agriculteurs) ou carr&eacute;ment par l&rsquo;analphab&eacute;tisme limitant fortement leur capacit&eacute; de gestion du fief, les seigneurs r&eacute;sidants roturiers s&rsquo;int&egrave;grent effectivement &agrave; leur communaut&eacute;, avec parfois pour cons&eacute;quence ultime la perte du fief au terme de quelques g&eacute;n&eacute;rations (&agrave; L&rsquo;Isle-Verte par exemple). &Agrave; l&rsquo;oppos&eacute;, les familles seigneuriales nobles (souvent anoblies en Nouvelle-France), lorsqu&rsquo;elles prennent racine sur leur fief, n&rsquo;entretiennent pas moins pour autant des relations avec leur groupe social. D&eacute;tentrices de fiefs mieux localis&eacute;s dans l&rsquo;espace (Beauport ou Boucherville notamment), elles appartiennent &agrave; l&rsquo;&eacute;lite coloniale et tissent des liens avec celle-ci qui se manifestent, par exemple, dans le choix des parrains et marraines. Par des mariages prestigieux ou encore des carri&egrave;res militaires ou eccl&eacute;siastiques pour leurs enfants, les familles nobles se tiennent volontairement &agrave; l&rsquo;&eacute;cart de leur communaut&eacute; d&rsquo;appartenance, dressant un mur face &agrave; celle-ci et affichant clairement leur sup&eacute;riorit&eacute; sociale. Il n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas ais&eacute; pour les membres de ces familles nobles de transgresser cette fronti&egrave;re socioculturelle, le fils de la seigneuresse Marie-Catherine Peuvret et h&eacute;ritier de la seigneurie de Beauport, Antoine Juchereau Duchesnay, l&rsquo;apprendra &agrave; ses d&eacute;pends lorsque sa m&egrave;re menacera de le d&eacute;sh&eacute;riter parce qu&rsquo;il s&rsquo;appr&ecirc;tait &agrave; &eacute;pouser, en 1737, la fille d&rsquo;un censitaire<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=162:seigneurs-campagnards-de-la-nouvelle-france&amp;Itemid=307#legende\"><sup>4<\/sup><\/a> !<\/p>\n<p><\/p>\n<h3>Le mythe du seigneur r&eacute;sidant<\/h3>\n<p>Entre l&rsquo;int&eacute;gration &agrave; la communaut&eacute;, en particulier pour les familles roturi&egrave;res d&rsquo;extraction modeste, et l&rsquo;&laquo;autos&eacute;gr&eacute;gation&raquo; pour les v&eacute;ritables &laquo;gentilshommes campagnards&raquo;, la pr&eacute;sence seigneuriale g&eacute;n&egrave;re des mod&egrave;les de sociabilit&eacute; bien diff&eacute;rents. En observant la pr&eacute;sence seigneuriale, non seulement peut-on remettre en question certains mythes bien enracin&eacute;s &agrave; propos du r&eacute;gime seigneurial qu&eacute;b&eacute;cois, dont celui du &laquo;seigneur r&eacute;sidant&raquo;, mais aussi est-il possible de saisir toute la diversit&eacute; et le caract&egrave;re &eacute;volutif du &laquo;monde&raquo; rural et seigneurial dans la vall&eacute;e du Saint-Laurent &agrave; l&rsquo;&eacute;poque de la Nouvelle-France et au-del&agrave;.<\/p>\n<p><\/p>\n<h6><a title=\"asterisque\" name=\"asterisque\"><\/a>* L&rsquo;auteur est professeur adjoint au d&eacute;partement d&rsquo;histoire de l&rsquo;Universit&eacute; Laurentienne (Sudbury). Il vient de publier, &agrave; la suite de sa th&egrave;se de doctorat r&eacute;alis&eacute;e aux universit&eacute;s Laval (Qu&eacute;bec) et de Haute-Bretagne (Rennes II), <em>Seigneurs campagnards de la Nouvelle-France : pr&eacute;sence seigneuriale et sociabilit&eacute; rurale dans la vall&eacute;e du Saint-Laurent &agrave; l&rsquo;&eacute;poque pr&eacute;industrielle<\/em>, Presses universitaires de Rennes, 2007, 409 p. [ <a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=162:seigneurs-campagnards-de-la-nouvelle-france&amp;Itemid=307#texte_un\">Retour au texte<\/a> ]<\/h6>\n<h6><a title=\"legende\" name=\"legende\"><\/a>1 &#8211; Par &laquo;nouvelle France&raquo;, nous entendons la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise d&rsquo;Ancien R&eacute;gime implant&eacute;e dans la vall&eacute;e du Saint-Laurent sous le R&eacute;gime fran&ccedil;ais et son extension sous le R&eacute;gime britannique, notamment par la persistance du syst&egrave;me seigneurial jusqu&rsquo;en 1854. [ <a href=\"#texte_un\">Retour au texte<\/a> ]<\/h6>\n<h6>2 &#8211; Le clerg&eacute; d&eacute;tient plus ou moins 25% du territoire seigneurial. [ <a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=162:seigneurs-campagnards-de-la-nouvelle-france&amp;Itemid=307#texte_deux\">Retour au texte<\/a> ]<\/h6>\n<h6>3 &#8211; Ce sont les seigneuries suivantes : Baie-Saint-Antoine, Beauport, Boucherville, Grondines, Lavaltrie, L&rsquo;Isle-Verte, Rivi&egrave;re-du-Sud, Saint-Fran&ccedil;ois-du-Lac, Saint-Hyacinthe et Trois-Pistoles. [ <a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=162:seigneurs-campagnards-de-la-nouvelle-france&amp;Itemid=307#texte_trois_quatre\">Retour au texte<\/a> ]<\/h6>\n<h6>4 &#8211; Sur le cas sp&eacute;cifique de cette seigneuresse : Beno&icirc;t Grenier, <em>Marie-Catherine Peuvret (1667-1739). Veuve et seigneuresse en Nouvelle-France<\/em>, Sillery, Septentrion, 2005, 260 p. [ <a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=162:seigneurs-campagnards-de-la-nouvelle-france&amp;Itemid=307#texte_trois_quatre\">Retour au texte<\/a> ]<\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Seigneurs campagnards de la nouvelle France1 &nbsp; par Beno&icirc;t Grenier* D&eacute;partement d&rsquo;histoire Universit&eacute; Laurentienne (Sudbury) &nbsp; Une nouvelle vision du monde seigneurial qu&eacute;b&eacute;cois Dans l&rsquo;histoire du Qu&eacute;bec, le r&eacute;gime seigneurial occupe une place de premier&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-6006","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n23-decembre-2007"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6006","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6006"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6006\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6796,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6006\/revisions\/6796"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6006"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6006"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6006"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}