{"id":6010,"date":"2008-07-08T02:16:51","date_gmt":"2008-07-08T06:16:51","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/les-postes-canadiennes-de-la-nouvelle-france-a-nos-jours\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:09","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:09","slug":"les-postes-canadiennes-de-la-nouvelle-france-a-nos-jours","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/les-postes-canadiennes-de-la-nouvelle-france-a-nos-jours\/","title":{"rendered":"Les Postes canadiennes de la Nouvelle-France \u00e0 nos jours"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\">Les Postes canadiennes de la Nouvelle-France &agrave; nos jours<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Alain RIPAUX<br \/>Source : <em>Le Qu&eacute;bec, une Am&eacute;rique fran&ccedil;aise<\/em> par Alain Ripaux<br \/>et Nicolas Pr&eacute;vost &#8211; Editions Visualia (2002)<\/h5>\n<p>Depuis 1867, date de la cr&eacute;ation de la Conf&eacute;d&eacute;ration canadienne, l&rsquo;administration des Postes du Canada d&eacute;pend du gouvernement f&eacute;d&eacute;ral d&rsquo;Ottawa. Mais l&rsquo;origine de la poste canadienne remonte bien &eacute;videmment aux origines de la Nouvelle-France.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>La Poste en Nouvelle-France<\/h3>\n<p>D&egrave;s le XVII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle ont lieu des &eacute;changes de courriers officiels et priv&eacute;s entre la France et sa colonie du Canada. Le courrier parvient par bateaux venant g&eacute;n&eacute;ralement du port de La Rochelle et &agrave; destination de Qu&eacute;bec. En raison des six mois d&rsquo;hiver qui provoquent le gel du fleuve Saint-Laurent, les bateaux arrivent au printemps. Avant 1713, pour &eacute;viter les glaces du fleuve, on acheminait parfois du courrier en Acadie pour le charger sur des bateaux en partance pour la m&eacute;tropole.<\/p>\n<p>L&rsquo;arriv&eacute;e des bateaux venant de France amenant, entre autres, le courrier et les nouvelles du vieux pays, constitue tout un &eacute;v&eacute;nement. Souvent, des colons prennent une barque pour aller au devant des navires et viennent r&eacute;cup&eacute;rer le courrier. En 1732, l&rsquo;intendant de la Nouvelle-France, Gilles Hocquart, promulgue un d&eacute;cret qui &eacute;tablit des r&egrave;gles &agrave; suivre pour le d&eacute;chargement de celui-ci. Ce d&eacute;cret ordonne aux capitaines des navires de transporter le courrier &agrave; bon port et &agrave; un endroit sp&eacute;cialement d&eacute;sign&eacute; pour la r&eacute;ception des lettres. Le courrier est ensuite achemin&eacute; &agrave; Montr&eacute;al par bateaux &agrave; voiles. Mais, en raison des moyens de communication difficiles et restreints, les habitants dispers&eacute;s dans le reste de la colonie peuvent difficilement recevoir du courrier.<\/p>\n<p>&Agrave; la fin du XVII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, on utilise un syst&egrave;me de messageries pour le transport des d&eacute;p&ecirc;ches gouvernementales. En 1693, bien qu&rsquo;il n&rsquo;existe pas de service postal pour la population, on confie &agrave; Pedro Da Silva, citoyen portugais habitant Qu&eacute;bec, la mission d&rsquo;acheminer des lettres entre Montr&eacute;al et Qu&eacute;bec. Le 23 d&eacute;cembre 1705, l&rsquo;intendant Raudot le charge de distribuer les d&eacute;p&ecirc;ches officielles ainsi que celles des particuliers au sein de la colonie. &Agrave; sa mort en 1707, il est remplac&eacute; par son beau-fils, Jean Moran. Des liaisons postales existent &eacute;galement avec les colonies anglaises de la c&ocirc;te atlantique.<\/p>\n<p>En janvier 1721, le sieur Nicolas Lanoullier re&ccedil;oit le droit exclusif d&rsquo;&eacute;tablir un service postal entre Montr&eacute;al et Qu&eacute;bec. Il propose d&rsquo;ouvrir des bureaux de poste &agrave; Qu&eacute;bec, Trois-Rivi&egrave;res et Montr&eacute;al, et de mettre en place un service de messageries ainsi qu&rsquo;une ligne de maisons de relais sous l&rsquo;autorit&eacute; d&rsquo;un ma&icirc;tre de poste.<\/p>\n<p>En 1723, la communication r&eacute;guli&egrave;re avec la France est &eacute;tablie et des lettres achemin&eacute;es gratuitement de Qu&eacute;bec &agrave; La Rochelle. Les lettres en provenance de Paris sont transport&eacute;es au port d&rsquo;embarquement moyennant le versement de sept sols. Mais le service est irr&eacute;gulier car tributaire des navires allant &agrave; Qu&eacute;bec et &agrave; La Rochelle.<\/p>\n<p>L&rsquo;ann&eacute;e 1737 marque la fin de la construction du &laquo; Chemin du Roy &raquo;, le long du fleuve Saint-Laurent, entre Qu&eacute;bec et Montr&eacute;al. Jean-Eustache de Lanoullier, grand voyer de la colonie, &agrave; partir de 1731, donne l&rsquo;&eacute;lan d&eacute;finitif &agrave; un projet qui n&rsquo;a progress&eacute; que tr&egrave;s lentement depuis 1706. Cela permet de faciliter les communications entre les deux principales villes du Canada et d&rsquo;acheminer le courrier r&eacute;guli&egrave;rement.<\/p>\n<p>Il existe, le long du &laquo; Chemin du Roy &raquo;, des relais de poste pour les voyageurs dans le but de leur fournir le g&icirc;te, des voitures, des chevaux et de la nourriture ainsi qu&rsquo;un service de bacs pour traverser les rivi&egrave;res. Sous l&rsquo;autorit&eacute; d&rsquo;un &laquo; ma&icirc;tre de poste &raquo;, ces relais sont am&eacute;nag&eacute;s pour recevoir des lettres et de l&rsquo;argent.<\/p>\n<p>En 1760, la Nouvelle-France tombe aux mains des Anglais. Jusqu&rsquo;au Trait&eacute; de Paris de 1763, le Canada est administr&eacute; par un r&eacute;gime militaire britannique et le courrier civil ne peut pas circuler normalement pendant cette p&eacute;riode transitoire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Du r&eacute;gime britannique &agrave; la Conf&eacute;d&eacute;ration canadienne<\/h3>\n<p>En 1753, Benjamin Franklin est nomm&eacute; ma&icirc;tre g&eacute;n&eacute;ral des postes de l&rsquo;Am&eacute;rique britannique. Le premier bureau de poste est ouvert &agrave; Halifax (Nouvelle-&Eacute;cosse). En 1763, Franklin ouvre un bureau de poste &agrave; Qu&eacute;bec et des succursales &agrave; Montr&eacute;al et Trois-Rivi&egrave;res. Il nomme un immigrant &eacute;cossais, Hugh Finlay, ma&icirc;tre de poste. En raison de ses sympathies pour la R&eacute;volution am&eacute;ricaine, Franklin est d&eacute;mis de ses fonctions en 1774 et Finlay devient alors ma&icirc;tre g&eacute;n&eacute;ral des postes des colonies britanniques du Nord. En 1775, les r&eacute;volutionnaires perturbent le service postal. En 1783, une fois la paix revenue, avec l&rsquo;arriv&eacute;e massive de loyalistes, il est n&eacute;cessaire de r&eacute;organiser les postes canadiennes. Le 7 juillet 1784, Finlay est nomm&eacute; ma&icirc;tre de poste g&eacute;n&eacute;ral du Canada. Il engage un messager, Pierre Durand, pour mettre sur pied une liaison entre Halifax et Qu&eacute;bec s&eacute;par&eacute;e de mille kilom&egrave;tres de for&ecirc;ts.<\/p>\n<p>En 1857, des ma&icirc;tres de poste g&eacute;n&eacute;raux agissent dans la province du Canada, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-&Eacute;cosse, mais c&rsquo;est le gouvernement britannique qui administre les postes. Les adjoints provinciaux r&eacute;clament &agrave; la reine Victoria la passation des pouvoirs. L&rsquo;approbation royale entre en vigueur le 5 avril 1851. Le 1<sup>er<\/sup> janvier 1868, apr&egrave;s la formation de la Conf&eacute;d&eacute;ration canadienne regroupant les provinces de l&rsquo;Ontario, du Qu&eacute;bec, de la Nouvelle-&Eacute;cosse et du Nouveau-Brunswick, l&rsquo;un des premiers minist&egrave;res est celui des postes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Les bureaux de poste<\/h3>\n<p>G&eacute;n&eacute;ralement, les bureaux sont construits pr&egrave;s d&rsquo;une gare pour faciliter l&rsquo;acheminement et l&rsquo;exp&eacute;dition du courrier. La majorit&eacute; d&rsquo;entre eux apparaissent de 1870 jusqu&rsquo;au d&eacute;but du XX<sup>e<\/sup> si&egrave;cle. Entre 1881 et 1891, Thomas Fuller est l&rsquo;architecte en chef des travaux publics. C&rsquo;est sous sa direction que l&rsquo;on construit soixante-quatorze bureaux de poste avec une architecture de type &laquo; gothique, f&eacute;d&eacute;ral et victorien &raquo;.<\/p>\n<p>Les b&acirc;timents sont g&eacute;n&eacute;ralement rectangulaires de deux &eacute;tages et demi, d&rsquo;apparence gothique, avec un important pignon central ou une tour orn&eacute;e d&rsquo;une horloge. Le tout donne une forte impression de solidit&eacute;. Au sommet des bureaux de poste flotte le drapeau du &laquo; Dominion of Canada &raquo;. Les postes canadiennes sont le symbole de l&rsquo;autorit&eacute; f&eacute;d&eacute;rale sur tout le territoire, &laquo; d&rsquo;un oc&eacute;an &agrave; l&rsquo;autre &raquo;. L&rsquo;int&eacute;rieur de la poste est toujours soign&eacute;. La partie publique contient tables, comptoirs, tableaux d&rsquo;affichage, cases postales et un portrait du souverain r&eacute;gnant. Quant &agrave; l&rsquo;espace de travail, rarement visible du public, il renferme toutes les installations n&eacute;cessaires &agrave; la manipulation et au tri du courrier.<\/p>\n<p>Les bureaux de poste se multiplient rapidement : entre 1871 et 1891, leur nombre double, passant de 3 943 &agrave; 8 041. En 1911, il en existe 13 324. Dans les petites localit&eacute;s, la poste est situ&eacute;e dans un commerce, tel le magasin g&eacute;n&eacute;ral. Un si&egrave;cle plus tard, cette association deviendra courante.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Le ma&icirc;tre de poste rural<\/h3>\n<p>Le ma&icirc;tre de poste a un r&ocirc;le d&eacute;terminant, surtout dans les campagnes et les petites localit&eacute;s. Il prend sous sa responsabilit&eacute; le courrier et parfois l&rsquo;argent de ses concitoyens. Il donne des conseils et remplit les formulaires administratifs pour ceux qui ne savent pas lire et &eacute;crire. Chaque lettre ou paquet doit &ecirc;tre oblit&eacute;r&eacute; d&rsquo;un cachet portant la date et l&rsquo;identification &laquo; a.m. &raquo; ou &laquo; p.m. &raquo;, courrier du matin ou de l&rsquo;apr&egrave;s-midi. Le ma&icirc;tre de poste trie le courrier et forme des liasses de 75 lettres. Les liasses sont mises dans des sacs de toile suspendus dans un r&acirc;telier en bois ou en m&eacute;tal. Les colis n&eacute;cessitent le pesage et le calcul des affranchissements. Le courrier est livr&eacute; soit en poste restante, soit dans les casiers postaux (r&eacute;serv&eacute;s aux gens ais&eacute;s).<\/p>\n<p>En 1908, il est instaur&eacute; un service de livraison rurale du courrier. &Agrave; partir du bureau de poste, le facteur rural livre le courrier aux fermes et aux demeures &eacute;loign&eacute;es, en le d&eacute;posant dans des bo&icirc;tes aux lettres situ&eacute;es sur le bord de la route. Au d&eacute;marrage, ce service s&rsquo;effectue dans des &laquo; bogheys &raquo; ou des tra&icirc;neaux &agrave; chiens, surtout en hiver, mais la voiture automobile prend bient&ocirc;t la place du cheval.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Le facteur canadien<\/h3>\n<p>C&rsquo;est le 1<sup>er<\/sup> octobre 1874 que la livraison gratuite du courrier &agrave; domicile est introduite dans les rues des grandes villes, &agrave; Montr&eacute;al puis &agrave; Toronto. En l&rsquo;absence de bo&icirc;te &agrave; lettres, le facteur doit sonner &agrave; la porte et attendre qu&rsquo;on lui ouvre. Les jeunes facteurs re&ccedil;oivent un livret &laquo; d&rsquo;instructions aux facteurs &raquo;. &laquo; Il ne doit pas s&rsquo;absenter pendant le service et &ecirc;tre ponctuel. Il est d&eacute;fendu de consommer des boissons alcoolis&eacute;es, de siffler et de fumer dans l&rsquo;exercice de ses fonctions. Il doit &ecirc;tre respectueux envers le public et ses sup&eacute;rieurs, &eacute;viter toute conversation inutile lorsqu&rsquo;il effectue le tri du courrier&hellip; &raquo; Le parcours du facteur est de 7 &agrave; 10 kms par jour avec des sacs de 15 kilos. Il effectue la derni&egrave;re &eacute;tape du tri du courrier, selon son itin&eacute;raire de distribution.<\/p>\n<p>Les premiers uniformes datent des ann&eacute;es 1880 et ont une allure quelque peu militaire, enti&egrave;rement bleu marine avec une plaque de laiton au col figurant l&rsquo;inscription CPO (Canadian Post Office) ainsi que le num&eacute;ro matricule de chacun. Le facteur dispose d&rsquo;une garde-robe compl&egrave;te : tunique et pantalon de serge, tunique et pantalon de drap, veston d&rsquo;&eacute;t&eacute;, pardessus, imperm&eacute;able, chapeau d&rsquo;&eacute;t&eacute;, k&eacute;pi et casque de fourrure, gu&ecirc;tres&hellip; La tunique doit &ecirc;tre boutonn&eacute;e et les chaussures bien cir&eacute;es. Le facteur doit &ecirc;tre propre et avoir les cheveux courts. Au d&eacute;but des ann&eacute;es 1950, la casquette remplace le k&eacute;pi et un liser&eacute; rouge s&rsquo;ajoute au pantalon et &agrave; la veste. Aujourd&rsquo;hui, le v&ecirc;tement est confortable, lavable, chaud et imperm&eacute;able.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Le transport du courrier<\/h3>\n<p>Au d&eacute;but du XIX<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, le courrier est achemin&eacute; par diligences, voitures &agrave; cheval ou par des tra&icirc;neaux tir&eacute;s par plusieurs chiens en hiver. En 1854, le minist&egrave;re des postes am&eacute;nage les premiers wagons-poste. Il s&rsquo;agit non seulement de transporter le courrier, mais de le trier sur place entre les gares. Jusqu&rsquo;en 1971, les employ&eacute;s des postes, appel&eacute;s &laquo; commis ambulants &raquo;, assurent un travail qui n&rsquo;est pas toujours facile.<\/p>\n<p>Il faut affronter la chaleur de l&rsquo;&eacute;t&eacute; et le grand froid de l&rsquo;hiver. &Agrave; bord du &laquo; Canadien Pacifique &raquo; qui traverse les nouvelles provinces, on met &agrave; la disposition des pionniers les op&eacute;rations bancaires, les services postaux et les mandats. Un train parti de Montr&eacute;al le 28 juin 1886 arrive le 4 juillet &agrave; Port-Mondy en Colombie-Britannique.<\/p>\n<p>Entre le Canada et l&rsquo;Europe, le courrier a &eacute;t&eacute; longtemps achemin&eacute; par bateaux et tri&eacute; pendant le voyage selon les m&ecirc;mes principes que dans les wagons-poste. Les commis disposent de peu de jours pour trier plus de 15 000 lettres et journaux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>L&rsquo;aviation postale<\/h3>\n<p>Le 24 juin 1918, le capitaine Brian Peck pilote de Montr&eacute;al &agrave; Toronto le premier avion postal du Canada. Mais l&rsquo;aventure postale canadienne commence v&eacute;ritablement en 1928 avec l&rsquo;ouverture de deux liaisons : Pointe-au-P&egrave;re &ndash; Montr&eacute;al, puis Montr&eacute;al &ndash; Toronto qui a pour but de h&acirc;ter l&rsquo;acheminement du courrier apport&eacute; par les transatlantiques. Compl&eacute;t&eacute;e en 1939, la route a&eacute;rienne postale transcanadienne relie les villes de Halifax (Nouvelle-&Eacute;cosse) &agrave; Vancouver (Colombie-Britannique), distantes de plus de 8000 km. Sa mise en place s&rsquo;&eacute;chelonne sur 10 ans avec la construction de nouveaux a&eacute;roports. L&rsquo;avion permet &eacute;galement d&rsquo;acc&eacute;der aux territoires du Nord qui, auparavant, n&rsquo;&eacute;taient accessibles qu&rsquo;en canot en &eacute;t&eacute; ou en tra&icirc;neaux &agrave; chiens l&rsquo;hiver. En 1930, piloter un avion constitue une grande aventure et davantage lorsque cela se d&eacute;roule dans le Grand Nord. Les pilotes doivent &ecirc;tre braves, capables d&rsquo;affronter des conditions climatiques extr&ecirc;mes et de r&eacute;gler les probl&egrave;mes techniques qui peuvent survenir. Les h&eacute;ros canadiens de l&rsquo;aviation postale ont pour nom Rom&eacute;o Vachon, Wilfried Reed, Art Schade, pour ne supr que les principaux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Les postes modernes du Canada<\/h3>\n<p>Le 16 octobre 1981, le service postal est confi&eacute; &agrave; la soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;Etat &laquo; Postes Canada &raquo;. Comme toutes les institutions f&eacute;d&eacute;rales, il est parfaitement bilingue pour l&rsquo;ensemble du pays. En 1986, la poste canadienne compte 61 000 employ&eacute;s &agrave; temps plein et &agrave; temps partiel. La soci&eacute;t&eacute; canadienne des postes et sa filiale, Courrier Puralotor, ont ramass&eacute;, trait&eacute; et livr&eacute; 9,61 milliards de lettres et de colis au cours de l&rsquo;exercice 1998-1999. Elles ont servi plus de trente millions de Canadiens et plus de 950 000 entreprises et services publics. La SCP et sa filiale traitent chaque jour ouvrable 38 millions d&rsquo;envois en moyenne dans ses 22 grands &eacute;tablissements et ses nombreuses installations. Postes Canada entretient des relations commerciales, op&eacute;rationnelles et financi&egrave;res avec plus de 200 administrations postales dans le monde entier.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Le Qu&eacute;bec et la philat&eacute;lie canadienne<\/h3>\n<p>Le premier timbre canadien date de 1851. Il repr&eacute;sente un castor et sa valeur est de trois pence. Les autres timbres qui suivent sont maintenant des pi&egrave;ces rares rendant hommage &agrave; la reine Victoria, au prince Albert, mais aussi &agrave; Jacques Cartier.<\/p>\n<table style=\"margin-top: 10px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; width: 300px; float: left;\" border=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/postes.jpg\" alt=\"Poste Champlain\" title=\"Poste Champlain\" \/><\/p>\n<h6>Carte postale r&eacute;alis&eacute;e &agrave; partir du timbre <br \/>repr&eacute;sentant Champlain avec cachet de Brouage <br \/>(Charente-Maritime) en date du 9 juin 1956<\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit : &Eacute;ditions Visualia<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>La l&eacute;gende des premiers timbres est r&eacute;dig&eacute;e uniquement en anglais. En 1903, &agrave; l&rsquo;occasion du tricentenaire de Qu&eacute;bec, une s&eacute;rie de huit timbres &eacute;voque les temps h&eacute;ro&iuml;ques de la Nouvelle-France. Ces timbres comportent une l&eacute;gende en fran&ccedil;ais uniquement, mais avec la mention &laquo; Canada Postage &raquo;. C&rsquo;est en 1927 qu&rsquo;appara&icirc;t pour la premi&egrave;re fois le mot &laquo; Postes &raquo;. Comme pour les billets, un d&eacute;bat passionn&eacute; a lieu pour reconna&icirc;tre le bilinguisme sur les timbres, alors que les francophones repr&eacute;sentent un tiers de toute la population canadienne et que le fran&ccedil;ais est la seule langue officielle de l&rsquo;Union Postale Universelle. Il faudra attendre 1947 pour que les deux langues du Canada apparaissent d&eacute;finitivement sur les timbres canadiens !<\/p>\n<p>De nombreux timbres canadiens repr&eacute;sentent les explorateurs et colonisateurs de la Nouvelle-France. Jacques Cartier, d&eacute;couvreur du Canada, est repr&eacute;sent&eacute; plusieurs fois. En 1903, la s&eacute;rie de huit timbres du tricentenaire de Qu&eacute;bec repr&eacute;sente notamment Jacques Cartier, Samuel de Champlain et les g&eacute;n&eacute;raux Montcalm et Wolfe. Plus tard, plusieurs timbres sont consacr&eacute;s &agrave; Pierre Gaultier de La V&eacute;rendrye, explorateur de l&rsquo;Ouest canadien, Robert Cavelier de La Salle, explorateur de la Louisiane, Jean Talon, premier intendant de la Nouvelle-France, Dollard des Ormeaux, Louis de Buade, marquis de Frontenac, gouverneur en 1672, Monseigneur Fran&ccedil;ois de Laval, premier &eacute;v&ecirc;que de Qu&eacute;bec, et Jeanne Mance, fondatrice de l&rsquo;H&ocirc;tel-Dieu de Montr&eacute;al. En 1959, un timbre comm&eacute;more le bicentenaire de la bataille des plaines d&rsquo;Abraham (Qu&eacute;bec) qui annonce la fin de la souverainet&eacute; fran&ccedil;aise en Am&eacute;rique du Nord.<\/p>\n<p>&Agrave; partir des ann&eacute;es 1960, les postes canadiennes &eacute;mettent plusieurs timbres comm&eacute;moratifs des principaux personnages du Qu&eacute;bec : hommes politiques, diplomates, gouverneurs, &eacute;crivains&hellip; Il faut supr en particulier Louis-Joseph Papineau, Louis Riel, Gabriel Dumont, Philippe Aubert de Gasp&eacute;, Louis Fr&eacute;chette, Henri Bourassa, Georges Vannier, Jean Lesage, Pierre Laporte&hellip;<\/p>\n<h3>Le Qu&eacute;bec et la philat&eacute;lie fran&ccedil;aise<\/h3>\n<p>Parmi les quelque 3000 timbres r&eacute;alis&eacute;s par la poste fran&ccedil;aise depuis 1849, seulement moins de dix timbres ont &eacute;t&eacute; consacr&eacute;s &agrave; l&rsquo;histoire de la Nouvelle-France et du Qu&eacute;bec. En 1934, &agrave; l&rsquo;occasion du quatri&egrave;me centenaire de l&rsquo;arriv&eacute;e de Jacques Cartier au Canada, deux timbres repr&eacute;sentent le navigateur malouin. Ces timbres, dont la valeur faciale est de 75 centimes (couleur lilas) et 1,50 francs (bleu), ont &eacute;t&eacute; grav&eacute;s par Pierre Gandon. En 1955, un nouveau timbre repr&eacute;sente la fr&eacute;gate &laquo; La Capricieuse &raquo; qui, le 13 juillet 1855, entrait dans le port de Qu&eacute;bec et symbolise toujours les retrouvailles franco-qu&eacute;b&eacute;coises. Ce timbre, d&rsquo;une valeur faciale de trente francs et de couleur bleu-vert, grav&eacute; par Albert Decaris, porte la mention&laquo; France-Canada &raquo;.<\/p>\n<p>En 1956, une s&eacute;rie de six timbres rend hommage &agrave; plusieurs personnalit&eacute;s fran&ccedil;aises dont Samuel de Champlain, fondateur de Qu&eacute;bec. Ce timbre, de couleur vermillon et d&rsquo;une valeur faciale de douze francs (plus trois francs de surtaxe), a &eacute;t&eacute; grav&eacute; par Albert Decaris. En 1972, une nouvelle s&eacute;rie de quatre timbres repr&eacute;sente plusieurs c&eacute;l&eacute;brit&eacute;s fran&ccedil;aises dont Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve, fondateur de Montr&eacute;al. Ce timbre, de couleur bleu-noir, noir et bleu p&acirc;le, avec une valeur faciale de cinquante centimes (plus dix centimes de surtaxe), a &eacute;t&eacute; grav&eacute; par Pierre Becquet. En 1984, &agrave; l&rsquo;occasion du 450e anniversaire du premier voyage de Jacques Cartier au Canada, une &eacute;mission commune franco-canadienne illustre le navigateur malouin et la &laquo; Grande Hermine &raquo;. Ce timbre multicolore, d&rsquo;une valeur faciale de deux francs, a &eacute;t&eacute; tir&eacute; &agrave; quinze millions d&rsquo;exemplaires. On peut &eacute;galement supr un timbre de 1967 qui repr&eacute;sente le pavillon de la France &agrave; l&rsquo;Exposition Universelle de Montr&eacute;al, avec une valeur faciale de soixante centimes et une couleur bleu et vert-bleu.<\/p>\n<p>Enfin, d&rsquo;autres timbres fran&ccedil;ais &eacute;voquent des lieux de m&eacute;moire franco-qu&eacute;b&eacute;cois : Brouage, La Rochelle ou Saint-Malo. En 1997, &agrave; l&rsquo;occasion du trenti&egrave;me anniversaire de la visite de Charles de Gaulle au Qu&eacute;bec et &agrave; l&rsquo;initiative de Pierre-Louis Mallen, un timbre &agrave; grand tirage &eacute;voquant cet &eacute;v&eacute;nement devait sortir en juillet. Malheureusement, apr&egrave;s l&rsquo;intervention de Jean Chr&eacute;tien aupr&egrave;s de Jacques Chirac, ce projet a &eacute;t&eacute; finalement annul&eacute;.<\/p>\n<p><\/p>\n<h3>Des projets pour le 400<sup>e<\/sup> anniversaire de la fondation de Qu&eacute;bec<\/h3>\n<p>En 2008, en France et au Qu&eacute;bec, nous f&ecirc;terons le 400<sup>e<\/sup> anniversaire de la fondation de la ville de Qu&eacute;bec par Samuel de Champlain et Pierre Dugua de Mons.<\/p>\n<p>Suite &agrave; notre demande aupr&egrave;s du minist&egrave;re de l&rsquo;Industrie et de Monsieur Jean-Paul Bailly, Pr&eacute;sident de La Poste, nous avons re&ccedil;u une r&eacute;ponse favorable de la Direction nationale de la philat&eacute;lie pour avoir une &eacute;mission philat&eacute;lique franco-canadienne comm&eacute;morant le 400<sup>&egrave;me<\/sup> anniversaire de la fondation de Qu&eacute;bec en 2008. Cela a &eacute;t&eacute; annonc&eacute; par la presse philat&eacute;lique fran&ccedil;aise et publi&eacute; au Journal officiel dans le cadre du programme philat&eacute;lique de 2008.<\/p>\n<p>En partenariat avec La Poste, les associations Paris-Quadricentenaire de Qu&eacute;bec, le Comit&eacute; Chomedey de Maisonneuve, Frontenac Am&eacute;riques, Visualia Cartophilie de La Poste et de France T&eacute;l&eacute;com, et d&rsquo;autres partenaires fran&ccedil;ais et qu&eacute;b&eacute;cois, nous organisons une grande exposition historique, philat&eacute;lique et cartophile dans le cadre du bureau de poste de Paris La Bo&eacute;tie, du 15 juin au 15 juillet 2008. Le th&egrave;me g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;exposition est &laquo; 1608-2008 &#8211; 400 ans de pr&eacute;sence fran&ccedil;aise en Am&eacute;rique du Nord &raquo;. Nous pr&eacute;voyons &eacute;galement l&rsquo;&eacute;dition d&rsquo;un catalogue de l&rsquo;exposition et de souvenirs philat&eacute;liques pour les collectionneurs.<\/p>\n<p>Nous souhaitons aussi organiser des conf&eacute;rences et des animations &laquo; grand public &raquo; pour participer aux festivit&eacute;s franco-qu&eacute;b&eacute;coises de 2008.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Postes canadiennes de la Nouvelle-France &agrave; nos jours &nbsp; par Alain RIPAUXSource : Le Qu&eacute;bec, une Am&eacute;rique fran&ccedil;aise par Alain Ripauxet Nicolas Pr&eacute;vost &#8211; Editions Visualia (2002) Depuis 1867, date de la cr&eacute;ation de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-6010","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n23-decembre-2007"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6010","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6010"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6010\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6800,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6010\/revisions\/6800"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6010"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6010"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6010"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}