{"id":6011,"date":"2008-07-08T02:20:50","date_gmt":"2008-07-08T06:20:50","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/labbaye-royale-de-meobecq\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:09","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:09","slug":"labbaye-royale-de-meobecq","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/labbaye-royale-de-meobecq\/","title":{"rendered":"L\u2019Abbaye Royale de MEOBECQ"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\">L&rsquo;Abbaye Royale de MEOBECQ<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Jean-Jacques Blayac<br \/>R&eacute;gionale Berry-Qu&eacute;bec (Association France-Qu&eacute;bec)<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table border=\"0\" style=\"margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; width: 300px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/abbaye1.JPG\" alt=\"Abbaye\" title=\"Abbaye\" \/><\/p>\n<h6>L&#8217;&eacute;glise de M&eacute;obecq<\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit : Jean-Jacques Blayac<\/h6>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/abbaye2.JPG\" alt=\"Abbaye 2\" title=\"Abbaye 2\" border=\"0\" \/><\/p>\n<h6>Fa&ccedil;ade du prieur&eacute; de M&eacute;obecq<\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit : Jean-Jacques Blayac<\/h6>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/abbaye3.JPG\" alt=\"Abbaye 3\" title=\"Abbaye 3\" border=\"0\" \/><\/p>\n<h6>Le cellier; dans ce b&acirc;timent une salle aurait pu &ecirc;tre consacr&eacute;e aux relations qui dur&egrave;rent pr&egrave;s d&#8217;un si&egrave;cle et demi entre l&#8217;abbaye et l&#8217;&Eacute;glise du Qu&eacute;bec<\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit : Jean-Jacques Blayac<\/h6>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/abbaye4.JPG\" alt=\"Abbaye 4\" title=\"Abbaye 4\" border=\"0\" \/><\/p>\n<h6>Plan de l&#8217;abbaye (probablement au XVe si&egrave;cle)<\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit : Jean-Jacques Blayac<\/h6>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/abbaye5.JPG\" alt=\"Abbaye 5\" title=\"Abbaye 5\" border=\"0\" \/><\/p>\n<h6>Cet ensemble de b&acirc;timents des XIVe et XVe si&egrave;cles abritait les offices claustraux. Il constituait un rempart avec, au pied, les douves aujourd&#8217;hui combl&eacute;es<\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit : Jean-Jacques Blayac<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le monast&egrave;re m&eacute;rovingien de M&eacute;obecq est fond&eacute; selon la l&eacute;gende par Saint-Cyran, fils de Sigela&iuml;c qui fut comte de Bourges, puis &eacute;v&ecirc;que de Tours. Saint-Cyran est &eacute;lev&eacute; &agrave; la cour de Bourgogne sous Clotaire II, roi d&#8217;Austrasie. Sous le r&egrave;gne de Dagobert (628-658), il choisit de se retirer du monde et de fonder sa communaut&eacute; en Brenne, sur les terres de M&eacute;obecq. Il s&#8217;entoure de quelques religieux, tous anim&eacute;s d&#8217;une foi sans faille et d&#8217;un solide esprit d&#8217;aventure. Ce sont des moines d&eacute;fricheurs qui, tout en poursuivant leur qu&ecirc;te religieuse, travaillent dur. Ils construisent un premier monast&egrave;re constitu&eacute; sans doute de cabanes rustiques en bois, un mat&eacute;riau abondant, trouv&eacute; sur place et couramment utilis&eacute; alors. Cette fondation monacale isol&eacute;e s&rsquo;inscrit tout &agrave; fait dans son &eacute;poque et reprend l&rsquo;esprit qui a anim&eacute; Saint-Beno&icirc;t de Nurcie (480-547), fondateur de l&rsquo;ordre b&eacute;n&eacute;dictin, r&egrave;gle qu&rsquo;observent les moines de l&rsquo;abbaye de M&eacute;obecq. Rien ne permet de l&#8217;affirmer, mais on peut croire &agrave; l&#8217;existence d&#8217;une &eacute;glise primitive. Sans doute un modeste &eacute;difice, peut-&ecirc;tre d&eacute;j&agrave; en pierres et &agrave; l&rsquo;emplacement duquel sera construite la future &eacute;glise romane.<\/p>\n<p> Selon Zo&eacute; Darsy : &laquo; <em>Les moines de M&eacute;obecq, au d&eacute;but du XI &egrave;me si&egrave;cle, d&eacute;cident d&rsquo;agr&eacute;menter le r&eacute;cit de leur fondation en faisant du roi Dagobert Ier le g&eacute;n&eacute;reux protecteur de Saint-Cyran. L&rsquo;abbaye l&eacute;gitime son anciennet&eacute; et ses vell&eacute;it&eacute;s de puissance et d&rsquo;ind&eacute;pendance par l&rsquo;affirmation de son origine royale et la pr&eacute;ciosit&eacute; des reliques de Saint Pierre, confi&eacute;es &agrave; Saint-Cyran, lors de son p&egrave;lerinage &agrave; Rome par le souverain pontife Sixte IV. Ils r&eacute;digent, en pr&eacute;ambule &agrave; la Charte de d&eacute;dicace de l&rsquo;&eacute;glise, ce pieux mensonge. Ces informations concernant l&rsquo;histoire de la fondation de l&rsquo;abbaye sont invent&eacute;es ou retranscrites &agrave; partir de r&eacute;cits oraux embellis. M&eacute;obecq est une communaut&eacute; religieuse avide de s&rsquo;&eacute;manciper des pressions de la mont&eacute;e en puissance des petits seigneurs locaux. Ce document apprend toutefois un &eacute;l&eacute;ment majeur : la date de la d&eacute;dicace de l&rsquo;&eacute;glise, le 3 septembre 1048, en pr&eacute;sence des &eacute;v&ecirc;ques de Tours et de Bourges. Elle est d&eacute;di&eacute;e &agrave; Saint-Pierre et les paroisses de M&eacute;obecq et de Neuillay-les-Bois qui d&eacute;pendent de l&rsquo;abbaye forment d&eacute;sormais la terre de Saint-Pierre<\/em> &raquo;.<\/p>\n<p> &Agrave; cette &eacute;poque, l&rsquo;abbaye, dont l&rsquo;abb&eacute;, seigneur temporel, exerce le droit de haute, moyenne et basse justice sur sa terre, est devenue puissante et riche. Au temporel, dans les paroisses de M&eacute;obecq et de Neuillay-les-Bois, elle poss&egrave;de des domaines, des moulins, une vingtaine d&rsquo;&eacute;tangs, deux mille arpents de bois et autant de boisselets de brandes. Les revenus des d&icirc;mes, imp&ocirc;t eccl&eacute;siastique, pay&eacute;s en nature (grains, gibier, vin, etc&#8230;) sont si consid&eacute;rables qu&#8217;ils n&eacute;cessitent pour les entreposer un vaste b&acirc;timent appel&eacute; la grange des d&icirc;mes. Les revenus pay&eacute;s en livres, la monnaie d&rsquo;alors, viennent grossir le tr&eacute;sor gard&eacute; par l&rsquo;abb&eacute; ou son prieur. L&rsquo;abbaye &eacute;tend sa domination sur un grand nombre d&rsquo;&eacute;glises. Une bulle du pape Alexandre III, du 11 janvier 1174, d&eacute;nombre 16 &eacute;glises et 7 chapelles dans le dioc&egrave;se de Bourges, 9 &eacute;glises et 2 chapelles dans celui de Tours. Les monast&egrave;res &eacute;tant souvent en proie au brigandage et aux spoliations de toutes sortes, &agrave; M&eacute;obecq, pour se mettre &agrave; l&#8217;abri des coups de main, on entoure le monast&egrave;re de hauts murs. &Agrave; la fin du Moyen-&Acirc;ge, &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur du monast&egrave;re, on construit un groupe de b&acirc;timents formant rempart et flanqu&eacute; de tours; il abrite les offices claustraux. Un second mur d&#8217;enceinte le prolonge et entoure des parcelles cultiv&eacute;es, des maisons du bourg, la basse-cour et la grange des d&icirc;mes. Le cours de l&rsquo;Yoson alimente les douves creus&eacute;es en avant des deux enceintes. Le XVI<sup>e<\/sup> si&egrave;cle marque un tournant dans l&#8217;histoire de l&#8217;abbaye dont les biens vont &ecirc;tre dilapid&eacute;s. Depuis le concordat de 1516 entre le Pape L&eacute;on X et Fran&ccedil;ois I<sup>er<\/sup>, le roi de France d&eacute;signe les &eacute;v&ecirc;ques et les abb&eacute;s au Pape qui sanctionne ce choix. Les abb&eacute;s de M&eacute;obecq ainsi d&eacute;sign&eacute;s, appel&eacute;s abb&eacute;s commendataires, n&rsquo;ont nul besoin d&rsquo;&ecirc;tre pr&ecirc;tres, ils per&ccedil;oivent les b&eacute;n&eacute;fices sans s&rsquo;occuper de la vie spirituelle des moines et souvent r&eacute;sident au loin. Si l&#8217;instauration de la commende amorce le d&eacute;clin de l&#8217;abbaye, les &eacute;v&egrave;nements qui surviennent en 1568-69 vont lui &ecirc;tre fatals; en pleine guerre de religion, les troupes de Cond&eacute;, de passage dans la r&eacute;gion, l&#8217;incendient et la d&eacute;vastent. Elle ne se rel&egrave;vera jamais de ses ruines. Des seigneurs huguenots l&rsquo;occupent au d&eacute;but du XVIIe si&egrave;cle et en accaparent les revenus; ensuite, vont se succ&eacute;der les abb&eacute;s commendataires. En 1650, des ouragans provoquent l&rsquo;&eacute;croulement du clocher qui, dans sa chute, endommage une partie de la vo&ucirc;te de l&rsquo;&eacute;glise. De 1651 &agrave; 1659, des r&eacute;parations sommaires sont entreprises, un mur de fa&ccedil;ade, avec la date de 1658 inscrite au fronton de la porte, ferme la nef tronqu&eacute;e d&rsquo;une moiti&eacute; de sa longueur. &Agrave; cette &eacute;poque, il n&rsquo;y a plus de vie communautaire pour les cinq moines qui vivent dans des maisons du bourg. L&rsquo;abbaye n&rsquo;existe plus en tant que telle, il ne s&rsquo;agit plus que d&#8217;une ch&acirc;tellenie eccl&eacute;siastique, c&#8217;est-&agrave;-dire une propri&eacute;t&eacute; &agrave; revenus; ceux-ci vers 1660 ne sont pas, ostensiblement du moins, attribu&eacute;s &agrave; un personnage d&eacute;sign&eacute;. Mais cela va bient&ocirc;t changer.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Les abb&eacute;s qu&eacute;b&eacute;cois de l&#8217;abbaye de M&eacute;obecq<\/h3>\n<p>En 1663, Mgr Fran&ccedil;ois de Laval, &eacute;v&ecirc;que de P&eacute;tr&eacute;e et vicaire apostolique de la Nouvelle-France, en attendant que soient r&eacute;unies les conditions exig&eacute;es par le Pape pour &eacute;riger Qu&eacute;bec en &eacute;v&ecirc;ch&eacute;, est gratifi&eacute; par le roi Louis XIV des abbayes d&#8217;Estr&eacute;e au dioc&egrave;se d&#8217;Evreux, de B&eacute;n&eacute;vent, au dioc&egrave;se de Limoges et de &laquo; <em>l&#8217;abbaye de Maubec de l&#8217;ordre de saint Benoist, au dioc&egrave;ze de Bourges apr&eacute;sent vaccante, (&#8230;) pour servir de revenu et de fondation audit &eacute;vesch&eacute; de Qu&eacute;bec (Archives de l&#8217;&eacute;v&ecirc;ch&eacute; de Qu&eacute;bec, I, n&deg;11)<\/em> &raquo;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Lors de son second s&eacute;jour en France, de 1671 &agrave; 1675, Mgr Fran&ccedil;ois de Laval demande &agrave; l&#8217;archev&ecirc;que de Bourges d&#8217;enqu&ecirc;ter sur son b&eacute;n&eacute;fice. &Agrave; M&eacute;obecq, le 12 janvier 1673, il signe avec les moines un trait&eacute; par lequel les cinq religieux, titulaires de diff&eacute;rentes charges, font remise de leur office, moyennant une rente viag&egrave;re. Le 22 septembre 1673, Ren&eacute; Dorsanne, lieutenant g&eacute;n&eacute;ral au baillage d&#8217;Issoudun, pr&eacute;side un proc&egrave;s-verbal de visite et d&#8217;information des b&acirc;timents de l&#8217;abbaye; le rapport officiel conclut &agrave; la n&eacute;cessit&eacute; de d&eacute;molir les b&acirc;timents en ruine &agrave; l&#8217;exception d&#8217;un corps de logis que l&#8217;on peut soit achever de ruiner, soit louer. Le 26 mars 1674, le roi donne lettres patentes portant d&eacute;molition des b&acirc;timents inutilisables &agrave; l&#8217;exception de ceux n&eacute;cessaires pour servir d&#8217;&eacute;glise de paroisse. En 1675, le vicariat apostolique de la Nouvelle-France est &eacute;rig&eacute; en &eacute;v&ecirc;ch&eacute;. Le 1<sup>er <\/sup>octobre de la m&ecirc;me ann&eacute;e, Mgr de Laval est nomm&eacute; &eacute;v&ecirc;que du nouveau dioc&egrave;se de Qu&eacute;bec. Son s&eacute;jour en France se termine apr&egrave;s avoir obtenu du roi la ratification de l&#8217;accord pass&eacute; avec les moines et les b&eacute;n&eacute;fices de sept anciens prieur&eacute;s d&eacute;pendants de M&eacute;obecq. Les ann&eacute;es suivantes, contestations et proc&eacute;dures se multiplient, et, devant les difficult&eacute;s auxquelles il se heurte pour percevoir les revenus de l&#8217;abbaye, il nomme un procureur, l&#8217;abb&eacute; Jean Dudouyt, qu&#8217;il envoie &agrave; Paris pour r&eacute;tablir l&#8217;ordre. En 1688, en r&eacute;signant son si&egrave;ge, Fran&ccedil;ois de Laval perd sa qualit&eacute; d&#8217;abb&eacute; commendataire. Le titre passe alors &agrave; son successeur Jean-Baptiste de la Croix de Saint-Vallier, consacr&eacute; &eacute;v&ecirc;que de Qu&eacute;bec le 25 janvier 1688. Une bulle du pape Cl&eacute;ment XI, dat&eacute;e de Sainte-Marie-Majeure, le 4 ao&ucirc;t 1706, d&eacute;cr&egrave;te l&#8217;union de Saint-Pierre de M&eacute;obecq &agrave; l&#8217;&eacute;v&ecirc;ch&eacute; de Qu&eacute;bec au Canada. Fran&ccedil;ois de Laval meurt &agrave; Qu&eacute;bec le 6 mars 1708 en r&eacute;putation de saintet&eacute; &agrave; l&#8217;&acirc;ge de 86 ans. En 1735, une sentence de l&#8217;official de Bourges porte extinction et suppression de l&#8217;abbaye et la r&eacute;union de ses revenus au chapitre de Qu&eacute;bec. L&#8217;abbaye a cess&eacute; d&#8217;exister, mais on persiste &agrave; attribuer le titre d&#8217;abb&eacute; commendataire en t&eacute;moignage du pass&eacute; et pour indiquer l&#8217;origine des revenus. Apr&egrave;s Mgr de Saint-Vallier et jusqu&#8217;&agrave; environ 1780, ce sont les procureurs envoy&eacute;s par le chapitre de Qu&eacute;bec qui sont abb&eacute;s de M&eacute;obecq : Picard en 1718, puis Pierre Hazeur de l&#8217;Orme en 1743 et enfin Joseph Marie de la Corne de Chapte en 1757. Sous le r&eacute;gime anglais, le chapitre de Qu&eacute;bec dispara&icirc;t et il faut attendre la Restauration pour que le s&eacute;minaire de Qu&eacute;bec envoie en France l&#8217;abb&eacute; Jean Holmes poursuivre les d&eacute;marches pour tenter d&#8217;obtenir un r&egrave;glement avantageux sur les biens de France, mais en vain car, en 1845, un r&egrave;glement met un terme d&eacute;finitif au lien qui unissait l&#8217;&eacute;glise de Qu&eacute;bec &agrave; l&#8217;abbaye de M&eacute;obecq.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>M&eacute;obecq aujourdhui<\/h3>\n<p>Ce petit bourg de 360 habitants, dans le parc naturel r&eacute;gional de la Brenne, le pays des mille &eacute;tangs, est situ&eacute; &agrave; environ trente kilom&egrave;tres au sud-ouest de Ch&acirc;teauroux. Son existence doit remonter au d&eacute;but de la mont&eacute;e en puissance de l&#8217;abbaye vers la fin du haut Moyen-&Acirc;ge. Le r&ocirc;le de la taille de M&eacute;obecq en 1418 indique 48 serfs payant la redevance (<span style=\"font-size: 10px;\">Archives d&eacute;partementales de l&rsquo;Indre, H 309<\/span> ). Au XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle et surtout &agrave; partir de la p&eacute;riode r&eacute;volutionnaire, le bourg empi&egrave;te sans cesse sur l&#8217;emprise de l&#8217;ancienne abbaye royale dont il reste aujourd&rsquo;hui : une &eacute;glise abbatiale, d&#8217;apparence banale au premier abord, mais en fait tr&egrave;s remarquable, puisque, selon &Eacute;liane Vergnolle, &laquo; <em>elle est sans doute l&#8217;un des &eacute;difices-clefs pour l&#8217;histoire de l&#8217;art du XI&egrave;me si&egrave;cle en Berry et l&#8217;ensemble des peintures murales constituent certainement le plus ancien t&eacute;moignage qui nous soit parvenu en Berry sur les d&eacute;buts de la peinture romane<\/em> &raquo;; un morceau du mur d&#8217;enceinte et un groupe de b&acirc;timents du XIV<sup>e<\/sup> et du XV<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, constitu&eacute; du prieur&eacute; et de cinq logis abritant les offices claustraux (la pitancerie &agrave; l&#8217;entr&eacute;e de la rue du Portail, la pr&eacute;v&ocirc;t&eacute;, la chambrerie, l&#8217;infirmerie et la cellerie). C&#8217;est cet ensemble que la Communaut&eacute; de Communes Val de l&#8217;Indre-Brenne a achet&eacute; en 2003 pour le restaurer et le remettre en valeur. Il s&#8217;agit tout d&#8217;abord de restituer les b&acirc;timents dans leur physionomie de l&#8217;&eacute;poque. L&#8217;utilisation reste, quant &agrave; elle, en projet : des logements pourraient &ecirc;tre cr&eacute;&eacute;s dans une partie du b&acirc;timent qui accueillerait aussi la mairie. L&#8217;ensemble serait compl&eacute;t&eacute; par un Centre du Patrimoine Culturel, ax&eacute; sur la d&eacute;couverte de la Brenne au Moyen-&Acirc;ge, dans ses aspects historiques, artistiques et arch&eacute;ologiques. Ce Centre, outre une exposition permanente, comprendrait une salle de spectacles et de conf&eacute;rences, ainsi qu&#8217;un dispositif pour accueillir des classes. Une salle pourrait &ecirc;tre consacr&eacute;e aux relations qui dur&egrave;rent pr&egrave;s d&#8217;un si&egrave;cle et demi entre l&#8217;abbaye de M&eacute;obecq et l&#8217;&eacute;v&ecirc;ch&eacute; de Qu&eacute;bec.<\/p>\n<p><\/p>\n<h3><strong>Sources bibliographiques<\/strong><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Histoire de M&eacute;obecq<\/h3>\n<p>Christian Auclair, &laquo; Des abb&eacute;s qu&eacute;b&eacute;cois pour l&#8217;abbaye de M&eacute;obecq &raquo;, dans <em>Bulletin du Groupe d&#8217; Histoire et d&#8217;Arch&eacute;ologie de Buzan&ccedil;ais<\/em>, n&deg;10, 1978, p. 97-106.<\/p>\n<p>Gilles Boizeau, &laquo; Quand le Berry construisait le Qu&eacute;bec &raquo;, dans <em>La Bouinotte, le magazine du Berry<\/em> ,n&deg; 90, 2003, p. 8-15.<br \/>Gilles Bureau, &laquo; M&eacute;obecq sous l&#8217;&eacute;piscopat de Fran&ccedil;ois de Laval (1658-1688) &raquo;,dans <em>Revue Qu&eacute;bec-France<\/em>,&eacute;t&eacute; 2006, p.20-21.<\/p>\n<p>Zo&eacute; Darsy, &laquo; M&eacute;obecq. Souvenirs d&#8217;une abbaye b&eacute;n&eacute;dictine en Bas-Berry &raquo;, Notice de l&#8217;Association de Sauvegarde du Patrimoine de M&eacute;obecq, M&eacute;obecq, 2002.<\/p>\n<p>Carole Demay, L&#8217;abbaye de M&eacute;obecq et ses abb&eacute;s qu&eacute;b&eacute;cois, M&eacute;moire de ma&icirc;trise,Universit&eacute; de Limoges. <em>Archives de l&#8217;Indre<\/em>, n&deg; 8, 1993.<\/p>\n<p>Constantin Gaudon, <em>Histoire des abbayes royales de M&eacute;obecq et de St-Cyran<\/em>, Ch&acirc;teauroux, A. Majest&eacute;, 1888.<\/p>\n<p>Eug&egrave;ne Hubert, &laquo; <em>Le Bas-Berry, Histoire et Arch&eacute;ologie du D&eacute;p. de l&rsquo;Indre, Canton de Buzan&ccedil;ais<\/em> &raquo;, Paris, A. Picard &amp; fils, 1908, p. 489-518.<\/p>\n<p>Abb&eacute; E. Lamy, &laquo; Notes sur la Brenne, sur la paroisse et l&rsquo;&eacute;glise de M&eacute;obecq &raquo;, Archives de l&rsquo;archev&ecirc;ch&eacute; de Bourges, Manuscrit sans cote, vers 1865, p. 109-114.<\/p>\n<p>Abb&eacute; E. Lamy, &laquo; L&#8217;abbaye et la paroisse de M&eacute;obecq depuis l&rsquo;origine jusqu&rsquo;&agrave; nos jours &raquo;, dans <em>Bull. Soc. Acad&eacute;mique du Centre<\/em>, 1896, p. 42-114.<\/p>\n<p>Henri Stein, &laquo; La d&eacute;dicace de l&rsquo;&eacute;glise de M&eacute;obecq en 1048 &raquo; dans <em>M&eacute;m. Soc. des Antiquaires de France<\/em>, 1904, p. 417-428.<br \/><strong><br \/>L&rsquo;&eacute;glise Saint-Pierre de M&eacute;obecq &ndash; art roman &ndash; peintures murales &#8211; sculptures<\/strong><\/p>\n<p>Yves Christe, &laquo; Le cavalier de M&eacute;obecq &raquo; dans <em>Bull. Arch&eacute;ologique<\/em>, 12-13, 1976-1977, fasc. A, p. 7-17.<\/p>\n<p>Jean Favi&egrave;re, <em>Berry roman<\/em>, Saint-L&eacute;ger-Vauban, Zodiaque, 1970, p. 271-273.<\/p>\n<p>Michel Maupoix, <em>Peintures murales de l&rsquo;Indre : de la couleur au symbole r&eacute;v&eacute;l&eacute;<\/em>, Ch&acirc;teauroux, 2004.<\/p>\n<p>&Eacute;liane Vergnolle, &laquo; M&eacute;obecq et Saint-Beno&icirc;t-sur-Loire : probl&egrave;mes de sculpture &raquo;, dans <em>Cah. d&rsquo;Arch.et d&rsquo;Hist. du Berry<\/em>, n&deg;62, 1980, p.71-73.<\/p>\n<p>&Eacute;liane Vergnolle, &laquo; L&rsquo;ancienne &eacute;glise abbatiale de M&eacute;obecq &raquo; dans <em>Cong. Arch. Bas-Berry<\/em>, 1984.<\/p>\n<p>&Eacute;liane Vergnolle, &laquo; Peinture et architecture : l&rsquo;ancienne &eacute;glise abbatiale de M&eacute;obecq &raquo;, Cahiers de l&#8217; inventaire n&deg;15, Malherbes, 1988, p.13-19.<\/p>\n<p><strong>Fran&ccedil;ois de Laval &ndash; Qu&eacute;bec<\/strong><\/p>\n<p>&Eacute;mile B&eacute;gin, <em>Fran&ccedil;ois de Laval<\/em>, Qu&eacute;bec, 1959.<\/p>\n<p>Carole Demay, &laquo; L&rsquo;abbaye de M&eacute;obecq et ses abb&eacute;s qu&eacute;b&eacute;cois (du milieu du XVIIe s. au milieu du XVIIIe s.) &raquo; dans <em>Bull. du service &eacute;ducatif des Archives d&eacute;partementales de l&rsquo;Indre<\/em>, no 2, Ch&acirc;teauroux, 1993, p. 5-9.<\/p>\n<p>Auguste Gosselin, <em>Mgr de Laval<\/em>, 2 vols., Qu&eacute;bec, 1890.<\/p>\n<p>Auguste Gosselin, <em>Le v&eacute;n&eacute;rable Fran&ccedil;ois de Montmorency-Laval, premier &eacute;v&ecirc;que de Qu&eacute;bec<\/em>, Qu&eacute;bec, Charrier &amp; Dugal, 1923.<\/p>\n<p>Jean Grelier. <em>De Qu&eacute;bec &agrave; M&eacute;obecq. Fran&ccedil;ois de Laval 1623-1708<\/em>, dactylographi&eacute;, Saint-Gaultier, 1980.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;Abbaye Royale de MEOBECQ &nbsp; par Jean-Jacques BlayacR&eacute;gionale Berry-Qu&eacute;bec (Association France-Qu&eacute;bec) &nbsp; L&#8217;&eacute;glise de M&eacute;obecq Cr&eacute;dit : Jean-Jacques Blayac &nbsp; Fa&ccedil;ade du prieur&eacute; de M&eacute;obecq Cr&eacute;dit : Jean-Jacques Blayac &nbsp; Le cellier; dans ce b&acirc;timent&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-6011","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n23-decembre-2007"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6011","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6011"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6011\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6801,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6011\/revisions\/6801"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6011"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6011"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6011"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}