{"id":6012,"date":"2008-07-08T02:40:44","date_gmt":"2008-07-08T06:40:44","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/marine-et-marins-de-france-au-temps-de-champlain\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:09","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:09","slug":"marine-et-marins-de-france-au-temps-de-champlain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/marine-et-marins-de-france-au-temps-de-champlain\/","title":{"rendered":"Marine et marins de France au temps de Champlain"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\"><a id=\"texte_un\"><\/a>Marine et marins de France au temps de Champlain<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=168:marine-et-marins-de-france-au-temps-de-champlain&amp;Itemid=307#legende\"><sup>1<\/sup><\/a><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Raymonde Litalien<br \/>Conservateur honoraire des Archives du Canada<\/h5>\n<p>Lors des premi&egrave;res explorations de Samuel Champlain, la France &eacute;tait loin d&rsquo;&ecirc;tre une grande puissance maritime. Malgr&eacute; les efforts de Henri II (roi de France 1547-1559) qui avait cr&eacute;&eacute; un embryon de l&eacute;gislation maritime et fait construire une cinquantaine de gal&egrave;res et autres b&acirc;timents de mer, il n&rsquo;existait, &agrave; la fin du XVI<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, aucune v&eacute;ritable gestion &eacute;tatique de l&rsquo;activit&eacute; maritime, qu&rsquo;elle soit militaire ou civile. Pourtant, la p&ecirc;che c&ocirc;ti&egrave;re et le cabotage &eacute;taient pratiqu&eacute;s par une large portion de la population du littoral fran&ccedil;ais. De plus, les voyages au long cours, notamment vers Terre-Neuve et le golfe du Saint-Laurent, attiraient quelques centaines de navires et des milliers de marins qui, chaque ann&eacute;e, s&rsquo;affairaient &agrave; la p&ecirc;che &agrave; la morue et &agrave; la chasse &agrave; la baleine.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>I. La Marine royale<\/h3>\n<p>D&rsquo;une Marine royale, on attend la capacit&eacute; de d&eacute;fendre le territoire ainsi que l&rsquo;&Eacute;tat et d&rsquo;effectuer des missions diplomatiques ou scientifiques. Aucune de ces fonctions ne peut &ecirc;tre exerc&eacute;e &agrave; la fin du XVI<sup>e<\/sup> si&egrave;cle. D&eacute;pourvue de flotte, la France est incapable de lutter contre les corsaires et les pirates qui s&egrave;ment la terreur sur ses c&ocirc;tes ou attaquent les navires marchands en haute mer. Pour certains voyages officiels comme le d&eacute;placement d&rsquo;ambassadeurs, le Roi fait appel &agrave; des navires v&eacute;nitiens ; pour d&eacute;fendre Marseille, en 1597, Henri IV obtient l&rsquo;assistance d&rsquo;une escadre turque. Dans d&rsquo;autres cas, l&rsquo;Angleterre et les Provinces-Unies apportent leur secours &agrave; la France.<\/p>\n<p>En 1598, le trait&eacute; de Vervins r&eacute;tablit la paix avec l&rsquo;Espagne et l&rsquo;&eacute;dit de Nantes met fin aux guerres de religions. La priorit&eacute; de la France est alors de se reconstruire, laissant encore en attente la constitution d&rsquo;une v&eacute;ritable Marine royale. Ce sont alors des initiatives priv&eacute;es, parfois soutenues par le pouvoir royal, qui assurent la pr&eacute;sence fran&ccedil;aise sur les oc&eacute;ans. En novembre 1600, un groupe de marchands de Saint-Malo, Vitr&eacute; et Laval, forment une soci&eacute;t&eacute; destin&eacute;e &agrave; commercer avec l&rsquo;Extr&ecirc;me-Orient mais l&rsquo;entreprise &eacute;choue lamentablement l&rsquo;ann&eacute;e suivante. D&rsquo;autres tentatives visant la cr&eacute;ation de compagnies de commerce, sur le mod&egrave;le de la Compagnie hollandaise des Indes, n&rsquo;arrivent pas &agrave; prendre forme. Le moins qu&rsquo;on puisse dire, c&rsquo;est que ces projets ne sont gu&egrave;re soutenus pas l&rsquo;entourage du Roi, dont la reine Marie de M&eacute;dicis et le conseiller Sully, qui consid&egrave;re que les entreprises outre-mer sont &laquo; trop &eacute;loign&eacute;es [&hellip;] et [&hellip;] disproportionn&eacute;es au naturel et &agrave; la cervelle des Fran&ccedil;ais &raquo;. L&rsquo;absence de volont&eacute; politique ferme, l&rsquo;indiff&eacute;rence des milieux financiers et commerciaux, la poursuite des conflits religieux sont les principaux facteurs qui &eacute;cartent la France des grandes entreprises maritimes, laissant la place &agrave; des concurrents mieux arm&eacute;s, les Hollandais, les Anglais et les Espagnols. Ainsi, quand certaines initiatives fran&ccedil;aises se manifestent, elles se heurtent aux puissances d&eacute;j&agrave; install&eacute;es, les Hollandais &agrave; Java et Sumatra, en 1617, les Espagnols aux Antilles en 1599 et les Anglais qui s&rsquo;emparent de Port-Royal (Acadie) en 1610.<\/p>\n<p>&Agrave; partir de 1624-1625, Richelieu prend des mesures afin de reconstruire une Marine royale, de mettre fin &agrave; la d&eacute;pendance envers l&rsquo;&eacute;tranger, aussi bien pour la marine de guerre que pour la marine marchande. Nomm&eacute; Grand Ma&icirc;tre, chef et surintendant g&eacute;n&eacute;ral de la navigation et du commerce de France, Richelieu choisit Isaac de Razilly, marin chevronn&eacute;, chef d&rsquo;escadre en 1624, comme principal conseiller. C&rsquo;est &agrave; son instigation qu&rsquo;est cr&eacute;&eacute;e, en 1627, la Compagnie de la Nouvelle-France. En 1632, il chasse les Anglais de Port-Royal et de Pentagouet et reprend possession de l&rsquo;Acadie, y installe des colons avant de mourir &agrave; La H&egrave;ve le 2 juillet 1636.<\/p>\n<table border=\"0\" style=\"margin-bottom: 10px; margin-top: 10px; margin-right: 10px; width: 300px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/champlain.jpg\" alt=\"Champlain\" title=\"Champlain\" \/><\/p>\n<h6>L&rsquo;arriv&eacute;e de Champlain &agrave; Qu&eacute;bec, <br \/>Fonds Henri Beau<\/h6>\n<h6><a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=168:marine-et-marins-de-france-au-temps-de-champlain&amp;Itemid=307#credit\">Cr&eacute;dit<\/a><\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Richelieu &eacute;bauche enfin un budget en 1626 et r&eacute;organise l&rsquo;administration. Son R&egrave;glement de 1631 codifie la vie maritime. Une flotte royale est constitu&eacute;e d&rsquo;abord par l&rsquo;achat de navires &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, puis par un programme de constructions. Des chantiers se d&eacute;veloppent dans les ports normands et bretons et en 1635, dans la flotte du Ponant, on d&eacute;nombre d&eacute;j&agrave; trente-cinq vaisseaux, douze navires de soutien, trois fr&eacute;gates et six br&ucirc;lots, sans compter les b&acirc;timents qui sont fabriqu&eacute;s en M&eacute;diterran&eacute;e. Des corps d&rsquo;officiers sont recrut&eacute;s soigneusement, sur la base de la comp&eacute;tence et de la formation dans les &eacute;coles d&rsquo;hydrographie. Les ports se d&eacute;veloppent avec la cr&eacute;ation de magasins, de corderies, de forges et de fonderies. Des arsenaux sont cr&eacute;&eacute;s et progressivement mis en place. Rochefort est retenu pour devenir le grand arsenal du Ponant, &agrave; vocation essentiellement coloniale.<\/p>\n<p>La situation de la Marine royale a bien chang&eacute; dans le cours de la vie de Champlain. &Agrave; peu pr&egrave;s inexistante lorsqu&rsquo;il vint au monde, elle se trouve, lors de sa mort, enfin dot&eacute;e de tous les &eacute;l&eacute;ments indispensables &agrave; son existence et &agrave; son activit&eacute;. En 1635, la France poss&egrave;de enfin une flotte permanente relevant de la seule autorit&eacute; royale.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>II. La marine marchande<\/h3>\n<p>Pas plus que la Marine royale, l&rsquo;activit&eacute; maritime marchande ne jouit d&rsquo;une gestion centralis&eacute;e au d&eacute;but du XVII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle. Par contre, elle poss&egrave;de plusieurs atouts comparativement &agrave; la Marine royale : ses b&acirc;timents sont en tr&egrave;s grand nombre, les ports actifs sont r&eacute;partis sur tout le vaste littoral fran&ccedil;ais dont la population est riche de marins bien entra&icirc;n&eacute;s. Sachant que les d&eacute;placements et les transports, au XVII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, sont effectu&eacute;s en grande partie par eau, il n&rsquo;est pas &eacute;tonnant qu&rsquo;un territoire comme la France ait une forte activit&eacute; maritime et fluviale puisqu&rsquo;il est bien pourvu de voies navigables. De plus, ses rivages bordant la Manche, l&rsquo;oc&eacute;an Atlantique et la M&eacute;diterran&eacute;e couvrent environ les trois quarts de ses fronti&egrave;res.<\/p>\n<p>Le commerce m&eacute;diterran&eacute;en est aussi ancien que les &Eacute;tats donnant sur la mer et remonte &agrave; la plus haute antiquit&eacute;. Il porte sur le mouvement des marchandises et des personnes et s&rsquo;&eacute;tend bien au-del&agrave; de la M&eacute;diterran&eacute;e. Giovanni Caboto, marin italien recrut&eacute; par le roi d&rsquo;Angleterre pour chercher, de Bristol, une voie occidentale vers la Chine et Giovanni Verrazzano, Lyonnais originaire de Florence, mandat&eacute; par Fran&ccedil;ois 1<sup>er<\/sup> pour naviguer, au d&eacute;part de Dieppe vers les &laquo; terres neufves &raquo;, sont deux exemples &eacute;loquents, parmi tant d&rsquo;autres, des capacit&eacute;s des navires et de leurs &eacute;quipages et de l&rsquo;envergure de la vie maritime au XVI<sup>e<\/sup> si&egrave;cle.<\/p>\n<p>En fait, les marins europ&eacute;ens &agrave; la barre de leurs voiliers ont appris &agrave; conna&icirc;tre les vents et les courants marins facilitant leur navigation soit vers les Antilles et l&rsquo;Am&eacute;rique du Sud, soit vers Terre-Neuve. L&agrave; encore, le cas de Jacques Cartier est r&eacute;v&eacute;lateur : en 1534, avec son &eacute;quipage de p&ecirc;cheurs bretons, il parcourt en vingt jours la distance entre Saint-Malo et la baie Sainte-Catherine &agrave; Terre-Neuve. Chaque ann&eacute;e, c&rsquo;est par centaines que des bateaux de 30 &agrave; 100 tonneaux se retrouvent dans les havres de Terre-Neuve et du golfe du Saint-Laurent. Par dizaines de milliers, les p&ecirc;cheurs de morue et de baleine font la travers&eacute;e, s&eacute;journent le printemps et l&rsquo;&eacute;t&eacute; sur les rivages laurentiens, le temps de remplir leur bateau de poisson pour ensuite le rapporter aux propri&eacute;taires et avitailleurs qui en effectuent la distribution par cabotage et par les fleuves et rivi&egrave;res. &Agrave; la fin du XVI<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, une bonne cinquantaine de ports fran&ccedil;ais poss&egrave;dent les structures, les &eacute;quipements et les comp&eacute;tences n&eacute;cessaires &agrave; la pratique du commerce de la p&ecirc;che hauturi&egrave;re. Dieppe, Rouen, Le Havre et Honfleur, Saint-Malo, Nantes, La Rochelle et Bordeaux sont des places &eacute;conomiques et financi&egrave;res o&ugrave; se traitent des affaires internationales. Ces villes et ports sont pr&ecirc;ts &agrave; s&rsquo;investir dans une entreprise plus stable et de plus longue dur&eacute;e au Nouveau Monde.<\/p>\n<p>C&rsquo;est donc cette marine de commerce qui s&rsquo;engage dans un projet de colonisation, &agrave; l&rsquo;instigation du gouverneur de Dieppe et amiral du Ponant, Aymar de Chaste. C&rsquo;est un gentilhomme de la Chambre du Roi, Pierre Dugua de Mons qui, avec le monopole de commerce en Nouvelle-France, obtient en 1603, l&rsquo;autorisation de fonder une colonie en Acadie. Ce sont des bateaux d&rsquo;Honfleur et de Dieppe qui transportent les premiers colons. Et c&rsquo;est Samuel Champlain un marin saintongeais de Brouage, centre de production du sel, qui saura explorer le Saint-Laurent et y fonder la ville de Qu&eacute;bec. La Marine royale est totalement absente de l&rsquo;entreprise, sauf par l&rsquo;encouragement moral de l&rsquo;amiral du Ponant. La volont&eacute; royale ne finance pas l&rsquo;op&eacute;ration mais lui donne l&rsquo;impulsion n&eacute;cessaire. Ce sont donc les marins et autres acteurs du commerce maritime qui vont assumer totalement les premi&egrave;res &eacute;tapes de l&rsquo;entreprise d&rsquo;exploration et d&rsquo;implantation fran&ccedil;aise en Am&eacute;rique du Nord. Ce n&rsquo;est que plus tard, avec le cardinal de Richelieu, que la Marine royale commencera &agrave; intervenir activement dans la vie de la Nouvelle-France.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><a title=\"legende\" name=\"legende\"><\/a>Bibliographie<\/h3>\n<p>Buchet (Christian), Meyer (Jean), Poussou Jean-Pierre, dir., <em>La puissance maritime<\/em>, Coll. &laquo; Histoire maritime &raquo;, Paris, PUPS, 2004.<br \/>Duteil (Jean-Pierre) et Villiers (Patrick), dir., <em>L&rsquo;Europe, la mer et les colonies XVII<sup>e<\/sup> &#8211; XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle<\/em>, Paris, Hachette Sup&eacute;rieur, 1997.<br \/>Litalien (Raymonde) et Vaugeois (Denis), dir., <em>Champlain. La naissance de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise<\/em>, Paris\/Qu&eacute;bec, Nouveau monde\/Septentrion, 2004.<br \/>Mollat (Michel), dir., <em>Histoire des p&ecirc;ches maritimes en France<\/em>, Paris, Biblioth&egrave;que historique Privat, 1987.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h6>1 &#8211; Ce texte reprend, en tr&egrave;s grande partie, &laquo; <em>La marine royale au temps de Champlain<\/em> &raquo; d&rsquo;Etienne Taillemite, dans Raymonde Litalien et Denis Vaugeois, dir., Champlain. La naissance de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise, Paris\/Qu&eacute;bec, Nouveau monde\/Septentrion, 2004, p. 19-22. [ <a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=168:marine-et-marins-de-france-au-temps-de-champlain&amp;Itemid=307#texte_un\">Retour au texte<\/a> ]<\/h6>\n<h6>&nbsp;<\/h6>\n<h6><a title=\"credit\" name=\"credit\"><\/a>Cr&eacute;dit : Biblioth&egrave;que et Archives Canada, no d&#8217;acc 1989-517-15<\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marine et marins de France au temps de Champlain1 &nbsp; &nbsp; par Raymonde LitalienConservateur honoraire des Archives du Canada Lors des premi&egrave;res explorations de Samuel Champlain, la France &eacute;tait loin d&rsquo;&ecirc;tre une grande puissance maritime.&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-6012","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n23-decembre-2007"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6012","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6012"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6012\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6802,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6012\/revisions\/6802"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6012"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6012"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6012"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}