{"id":6017,"date":"2008-07-08T03:26:44","date_gmt":"2008-07-08T07:26:44","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/contribution-des-memoires-de-la-societe-genealogique-canadienne-francaise-au-400e-anniversaire-de-la-fondation-de-la-ville-de-quebec\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:09","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:09","slug":"contribution-des-memoires-de-la-societe-genealogique-canadienne-francaise-au-400e-anniversaire-de-la-fondation-de-la-ville-de-quebec","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/contribution-des-memoires-de-la-societe-genealogique-canadienne-francaise-au-400e-anniversaire-de-la-fondation-de-la-ville-de-quebec\/","title":{"rendered":"Contribution des M\u00e9moires de la Soci\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9alogique canadienne-fran\u00e7aise au  400e anniversaire de la fondation de la ville de Qu\u00e9bec"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\">Contribution des M&eacute;moires de la <br \/>Soci&eacute;t&eacute; g&eacute;n&eacute;alogique canadienne-fran&ccedil;aise <br \/>au 400<sup>e<\/sup> anniversaire de la fondation de la ville de Qu&eacute;bec<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Gilles Durand<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Un cahier complet consacr&eacute; au 400e anniversaire<\/h3>\n<p>La <a href=\"http:\/\/www.sgcf.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Soci&eacute;t&eacute; g&eacute;n&eacute;alogique canadienne-fran&ccedil;aise (SGCF)<\/a> inscrit le 253<sup>e<\/sup> cahier de ses <em>M&eacute;moires<\/em> (vol. 58, no 3), dans la tradition de comm&eacute;moration qui l&rsquo;a guid&eacute;e depuis sa cr&eacute;ation. Le moment est bien choisi. Le 400<sup>e<\/sup> anniversaire de la fondation de la ville de Qu&eacute;bec par Champlain sera bient&ocirc;t &agrave; nos portes. Un &eacute;v&eacute;nement deux fois d&rsquo;envergure : il constitue &agrave; la fois les d&eacute;buts de la capitale nationale et d&rsquo;une pr&eacute;sence fran&ccedil;aise permanente sur le continent nord-am&eacute;ricain. Compte tenu de l&rsquo;importance de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement, la SGCF fait appel &agrave; ses membres, historiens et g&eacute;n&eacute;alogistes, et &agrave; des collaborateurs externes. La revue est consacr&eacute;e &agrave; faire le point sur l&rsquo;acquis et sur ce qui reste &agrave; d&eacute;couvrir sur Champlain et sur ceux qui ont collabor&eacute; &agrave; son &oelig;uvre. Elle se termine par une compilation de la production historique sur le sujet disponible &agrave; la biblioth&egrave;que de la Maison de la g&eacute;n&eacute;alogie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Il reste encore des questions sans r&eacute;ponse &agrave; propos de Champlain<\/h3>\n<p>Comme sp&eacute;cialiste du R&eacute;gime fran&ccedil;ais, ayant consacr&eacute; toute une carri&egrave;re &agrave; l&rsquo;&eacute;tude et &agrave; l&rsquo;analyse des sources de premi&egrave;re main sur la Nouvelle-France, Marcel Trudel ouvre le d&eacute;bat. Tout en reconnaissant l&rsquo;absence occasionnelle de documents originaux, il met en garde contre les mythes et les id&eacute;es pr&eacute;con&ccedil;ues. Champlain avait-il en vue la fondation d&rsquo;une colonie agricole ou plut&ocirc;t d&rsquo;une colonie commerciale et industrielle, ax&eacute;e sur l&rsquo;exploitation des p&ecirc;cheries, des fourrures et des mines; les &eacute;crits du fondateur de Qu&eacute;bec donnent &agrave; penser qu&rsquo;il avait en vue autre chose que la mise en place d&rsquo;un &eacute;tablissement agricole et la pratique des activit&eacute;s missionnaires. Dans le cas de la fondation de Trois-Rivi&egrave;res, m&eacute;riterait-il plus que la portion congrue, lui qui en a donn&eacute; le mandat &agrave; celui qui est consid&eacute;r&eacute; comme le fondateur, Laviolette, un officier dont on n&rsquo;a jamais connu le pr&eacute;nom, et qui lui a fourni les ressources pour ce faire. Dans le cas de la ville de Qu&eacute;bec, Champlain n&rsquo;occuperait-il pas une place trop grande en regard de celui qui en fut le sup&eacute;rieur, qui proc&eacute;da lui-m&ecirc;me &agrave; Paris &agrave; l&rsquo;engagement de ses compagnons et qui lui fournit les ressources mat&eacute;rielles et financi&egrave;res, Pierre Dugua de Mons. N&rsquo;a-t-on pas attribu&eacute; trop rapidement &agrave; son &eacute;pouse, H&eacute;l&egrave;ne Boul&eacute;, un r&ocirc;le, celui d&rsquo;&eacute;vang&eacute;liser et d&rsquo;instruire les Am&eacute;rindiens, sans se questionner sur le fait qu&rsquo;elle n&rsquo;habita que quatre ans en Nouvelle-France, de 1620 &agrave; 1624, sur son degr&eacute; de connaissance de la langue am&eacute;rindienne et sur le fait qu&rsquo;une fois de retour en France, elle ne semble pas avoir manifest&eacute; d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t pour l&rsquo;&eacute;vang&eacute;lisation et l&rsquo;instruction des Am&eacute;rindiens. Champlain est-il mu par des motifs humanitaires lorsqu&rsquo;il tente &ndash; mais en vain, emp&ecirc;ch&eacute; qu&rsquo;il fut par les Kirke en 1629 &ndash; d&rsquo;emmener en France trois petites Am&eacute;rindiennes ou veut-il plut&ocirc;t suivre une coutume de courtisans d&rsquo;en faire pr&eacute;sent au roi. Comment expliquer encore que, dans son testament, Champlain ne laisse rien &agrave; H&eacute;l&egrave;ne Boul&eacute;, ne la mentionnant m&ecirc;me pas. Voil&agrave; un ensemble de questions auxquelles les historiens n&rsquo;ont pas encore r&eacute;pondu, sans compter les autres qui se posent, mais auxquelles il n&rsquo;appara&icirc;t pas y avoir de r&eacute;ponse. C&rsquo;est le cas du lieu d&rsquo;inhumation de Champlain. L&rsquo;incendie de l&rsquo;&eacute;glise paroissiale de Qu&eacute;bec en 1640, et des travaux subs&eacute;quents dans le sous-sol de la basilique amen&egrave;rent fort probablement le regroupement de ses ossements avec ceux d&rsquo;autres personnages dans un coffre de bois. &laquo; La bo&icirc;te est encore visible aujourd&rsquo;hui, mais comment identifier parmi ces ossements ceux de Champlain &raquo;, &eacute;crit l&rsquo;historien Marcel Trudel (p. 197).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Un cofondateur remis &agrave; l&rsquo;honneur, Pierre Dugua de Mons<\/h3>\n<p>L&rsquo;historien Marcel Trudel attire l&rsquo;attention sur le peu de mention que Champlain fait, dans ses &eacute;crits et sur ses cartes, du nom de celui qui fut son protecteur et son pourvoyeur, Pierre Dugua de Mons. Bien &agrave; tort selon lui. Le jugement qu&rsquo;il porte trouve &eacute;cho chez l&rsquo;historien Gaston Desch&ecirc;nes. &Agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2007, la Ville de Qu&eacute;bec rend un hommage particulier au protecteur de Champlain, Pierre Dugua de Mons. La plaque appos&eacute;e sur le monument porte la mention &laquo; hommage &raquo;, mais le discours officiel des &eacute;lus municipaux le pr&eacute;sente comme cofondateur. Des comm&eacute;morations en France vont plus loin, le qualifiant de fondateur. L&rsquo;historien Desch&ecirc;nes ne refuse pas le titre de cofondateur &agrave; de Mons, mais il ne veut rien enlever au r&ocirc;le de Champlain, au minimum comme cofondateur aussi : &laquo; Les investisseurs [tel Pierre Dugua de Mons] se remplacent plus facilement que le talent [celui de Champlain] &raquo; &eacute;crit-il (p. 200). Le g&eacute;n&eacute;alogiste Michel Barbeau accepte aussi le r&ocirc;le de cofondateur attribu&eacute; &agrave; de Mons. Il reconna&icirc;t cependant que des facteurs ont pu jouer dans le pass&eacute; contre de Mons : le protestantisme auquel il adh&eacute;rait et le fait qu&rsquo;il n&rsquo;ait pas laiss&eacute; d&rsquo;&eacute;crits sur ses r&eacute;alisations.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Les deux c&ocirc;t&eacute;s de la&laquo; peinture d&rsquo;histoire &raquo;<\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table border=\"0\" style=\"margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; width: 300px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/champlain.jpg\" alt=\"Champlain\" title=\"Champlain\" \/><\/p>\n<h6>L&rsquo;arriv&eacute;e de Champlain &agrave; Qu&eacute;bec, <br \/>Fonds Henri Beau<\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit : Biblioth&egrave;que et Archives Canada, no d&#8217;acc 1989-517-15<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Historienne de l&rsquo;art, H&eacute;l&egrave;ne Lamarche traite de la n&eacute;cessit&eacute; de questionner un type de sources particulier, la peinture d&rsquo;histoire. L&rsquo;arriv&eacute;e prochaine du 400<sup>e <\/sup>anniversaire se pr&ecirc;te bien au choix d&rsquo;un tableau abondamment utilis&eacute;, du moins appel&eacute; &agrave; le devenir, celui d&rsquo;Henri Beau pr&eacute;par&eacute; &agrave; l&rsquo;origine vers 1902, pr&eacute;sentant l&rsquo;arriv&eacute;e de Champlain. R&eacute;pondant &agrave; une commande du gouvernement du Qu&eacute;bec, l&rsquo;artiste peint une &oelig;uvre donnant &agrave; penser que l&rsquo;arriv&eacute;e de Champlain en 1608 constitue un &eacute;v&eacute;nement donnant le coup d&rsquo;envoi d&rsquo;un mouvement colonisateur : un navire, accost&eacute; au port de Qu&eacute;bec, sur lequel nous pouvons voir Champlain, des membres d&rsquo;&eacute;quipage, des missionnaires, une femme tenant un enfant dans ses bras, etc. Mais comment expliquer que le navire de Champlain, le Don-de-Dieu, ne d&eacute;passe pas dans les faits Tadoussac, que le trajet se fasse en barques sur le reste du parcours et que le fondateur ne semble accompagn&eacute; &agrave; son d&eacute;part de Honfleur que d&rsquo;engag&eacute;s, sans femmes, ni enfants. Beau voulait-il peindre plut&ocirc;t l&rsquo;arriv&eacute;e de Champlain en 1633. Comme l&rsquo;&eacute;crit l&rsquo;auteure, &laquo; L&rsquo;histoire, tout comme la g&eacute;n&eacute;alogie, se nourrit de faits, mais cela n&rsquo;emp&ecirc;che pas de r&ecirc;ver un peu&hellip; &raquo; (p. 259).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Les sources originales permettent de faire des d&eacute;couvertes<\/h3>\n<p>Par bonheur, les sources d&rsquo;&eacute;poque ne manquent pas. Elles ont &eacute;t&eacute; utilis&eacute;es et ont stimul&eacute; une production historique remarquable, il faut le reconna&icirc;tre. Par contre, tous leurs secrets n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; &eacute;puis&eacute;s. Pour permettre un meilleur cadrage des travaux futurs, Marcel Fournier dresse d&rsquo;abord la chronologie des voyages et des travers&eacute;es de Champlain. Il se consacre par la suite, avec la collaboration du g&eacute;n&eacute;alogiste Jean-Paul Macouin, &agrave; localiser, avec relativement de pr&eacute;cision pour l&rsquo;&eacute;poque, les lieux de r&eacute;sidence de Champlain dans le vieux Paris : pour ce, il analyse soigneusement les contrats du Minutier central des notaires de Paris auxquels Champlain est partie. Exploitant toujours cette m&ecirc;me source, Jean-Paul Macouin retrace, de son c&ocirc;t&eacute;, pour le plus grand b&eacute;n&eacute;fice des lecteurs de la revue, les contrats de 18 des 27 compagnons de Champlain qui ont fait la travers&eacute;e avec lui &ndash; les engagements ont tous &eacute;t&eacute; faits par Pierre Dugua de Mons &ndash;. Ni Champlain, ni Pierre Dugua de Mons &ndash; qui n&rsquo;est jamais venu &agrave; Qu&eacute;bec de toute fa&ccedil;on &ndash;, ni aucun des premiers hivernants n&rsquo;ayant laiss&eacute; de descendants, la g&eacute;n&eacute;alogiste Denise Gravel prend, quant &agrave; elle, la responsabilit&eacute; de faire le lien avec l&rsquo;enracinement des Fran&ccedil;ais en Am&eacute;rique du Nord. Elle nous pr&eacute;sente une liste des familles pionni&egrave;res, d&eacute;butant en 1617 avec Louis H&eacute;bert et Marie Rollet pour se terminer en 1636. Le lecteur y trouvera une information de base qui tient compte des recherches les plus r&eacute;centes en g&eacute;n&eacute;alogie.<\/p>\n<p>Le pr&eacute;sent num&eacute;ro constitue un apport significatif &agrave; la m&eacute;moire du 400<sup>e<\/sup> anniversaire de la fondation de Qu&eacute;bec. C&rsquo;est un ouvrage &agrave; garder &agrave; port&eacute;e de la main pour les c&eacute;l&eacute;brations et les festivit&eacute;s qui s&rsquo;annoncent.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Contribution des M&eacute;moires de la Soci&eacute;t&eacute; g&eacute;n&eacute;alogique canadienne-fran&ccedil;aise au 400e anniversaire de la fondation de la ville de Qu&eacute;bec &nbsp; par Gilles Durand &nbsp; Un cahier complet consacr&eacute; au 400e anniversaire La Soci&eacute;t&eacute; g&eacute;n&eacute;alogique canadienne-fran&ccedil;aise&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-6017","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n23-decembre-2007"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6017","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6017"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6017\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6807,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6017\/revisions\/6807"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6017"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6017"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6017"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}