{"id":6050,"date":"2008-07-14T23:52:40","date_gmt":"2008-07-15T03:52:40","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/michel-sarrazin-et-les-orphelins-de-la-memoire\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:12","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:12","slug":"michel-sarrazin-et-les-orphelins-de-la-memoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/michel-sarrazin-et-les-orphelins-de-la-memoire\/","title":{"rendered":"Michel Sarrazin et les orphelins de la m\u00e9moire"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\">Michel Sarrazin et les orphelins de la m&eacute;moire<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Jacques Mathieu<br \/>Universit&eacute; Laval<\/h5>\n<p>Le contexte du 400<sup>e<\/sup> anniversaire de la pr&eacute;sence francophone permanente en Am&eacute;rique du Nord et de la fondation de la ville de Qu&eacute;bec invite &agrave; porter un regard sur la place accord&eacute;e aux hommes de science qui ont &oelig;uvr&eacute; en Nouvelle-France. S&rsquo;il est possible de rep&eacute;rer quelques r&eacute;f&eacute;rences historiques les concernant, les m&eacute;moires collectives semblent au contraire les avoir rel&eacute;gu&eacute;s aux oubliettes. En effet, &agrave; l&rsquo;exception de Michel Sarrazin et ce, pour des raisons assez particuli&egrave;res, bien peu de personnes pourraient nommer des personnages qui, par leur savoir particulier ou par leurs exp&eacute;riences scientifiques, ont contribu&eacute; au devenir de l&rsquo;&eacute;tablissement initial.<\/p>\n<p><strong>Histoire et m&eacute;moire<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;acte de comm&eacute;moration &eacute;voque principalement des &laquo; premi&egrave;res &raquo;. Il valorise au premier chef des personnages et des &eacute;v&eacute;nements. Il accorde une place pr&eacute;pond&eacute;rante aux gestes associ&eacute;s &agrave; des actes fondateurs. Ces &laquo; premi&egrave;res &raquo; se r&eacute;f&egrave;rent &agrave; une &eacute;poque dite h&eacute;ro&iuml;que, ce qui leur conf&egrave;re habituellement une valeur m&eacute;morielle sp&eacute;ciale.<\/p>\n<p>Dans le processus de comm&eacute;moration, histoire et m&eacute;moire sont diff&eacute;remment convoqu&eacute;es. L&rsquo;histoire rappelle et retrace des faits. Elle propose une reconstruction intelligible du pass&eacute;. La m&eacute;moire, elle, &eacute;voque plut&ocirc;t des repr&eacute;sentations d&rsquo;un pass&eacute; am&eacute;nag&eacute;, souvent embelli et empreint de sensibilit&eacute;s. S&eacute;lective, elle joue un r&ocirc;le mobilisateur qui vise &agrave; ancrer les collectivit&eacute;s dans une r&eacute;f&eacute;rence commune et partag&eacute;e pour concevoir l&rsquo;avenir.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;histoire de la Nouvelle-France, les principaux responsables de la colonie naissante, gouverneurs, intendants et &eacute;v&ecirc;ques, ainsi que ceux qui se sont d&eacute;marqu&eacute;s par des actions d&rsquo;&eacute;clat comme les explorateurs, les missionnaires et les militaires ont pour ainsi dire &eacute;t&eacute; choy&eacute;s. Mod&egrave;les de vie, ils ont &eacute;t&eacute; jug&eacute;s dignes de m&eacute;moire. On leur a parfois invent&eacute; un portrait ou une apparence. Certains ont &eacute;t&eacute; statufi&eacute;s sur la fa&ccedil;ade de l&rsquo;H&ocirc;tel du Parlement de Qu&eacute;bec. D&rsquo;autres ont re&ccedil;u l&rsquo;honneur d&rsquo;un monument particulier &agrave; un endroit strat&eacute;gique. L&rsquo;histoire de leur vie occupe une large place dans les manuels d&rsquo;histoire. Leur nom est devenu un toponyme courant. Des &eacute;v&eacute;nements ont rappel&eacute; par des manifestations publiques le m&eacute;rite de leurs actions.<\/p>\n<p><strong>Un rappel des exp&eacute;riences de Michel Sarrazin<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table border=\"0\" style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 135px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin25\/sarazin.jpg\" alt=\"sarazin\" title=\"Sarazin\" \/><\/p>\n<h6>Portrait de Michel Sarazin huile sur toile, anonyme, France d&eacute;but du XVIII<sup>e <\/sup>si&egrave;cle<\/h6>\n<h6>&nbsp;Photo : Idra Labrie<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Cette galerie de portraits et de c&eacute;l&eacute;brit&eacute;s n&rsquo;a fait place qu&rsquo;&agrave; un homme de science de l&rsquo;&eacute;poque de la Nouvelle-France, Michel Sarrazin. De fa&ccedil;on un peu paradoxale, les noms de Fran&ccedil;ais jamais venus dans la colonie, comme Galil&eacute;e, Copernic, Descartes ou Ambroise Par&eacute;, sont davantage connus. Dans la colonie, seul Michel Sarrazin &eacute;voque une telle figure de pionniers, m&ecirc;me si d&rsquo;autres avant lui ont occup&eacute; des fonctions similaires. Son nom est c&eacute;l&eacute;br&eacute; surtout comme m&eacute;decin et savant. L&rsquo;action d&rsquo;&eacute;clat qui lui a valu reconnaissance et renomm&eacute;e provient principalement de la gu&eacute;rison d&rsquo;une religieuse en danger de mort que l&rsquo;amputation du sein canc&eacute;reux a permis de vivre encore pr&egrave;s de vingt ann&eacute;es. Cette expertise m&eacute;dicale lui a valu sa notori&eacute;t&eacute;.<\/p>\n<p>L&rsquo;expression m&eacute;morielle la plus manifeste r&eacute;side sans doute dans la fondation &agrave; Qu&eacute;bec il y a une vingtaine d&rsquo;ann&eacute;es de la Maison Michel-Sarrazin vou&eacute;e &agrave; aider les gens &agrave; mourir dans la dignit&eacute; et la s&eacute;r&eacute;nit&eacute;. L&rsquo;Universit&eacute; de Sherbrooke a cr&eacute;&eacute; un prix Michel-Sarrazin qui est d&eacute;cern&eacute; annuellement. L&rsquo;Universit&eacute; du Qu&eacute;bec &agrave; Trois-Rivi&egrave;res a nomm&eacute; un pavillon &agrave; son nom. Subsiste &eacute;videmment le nom de la sarracinea purpurea depuis son identification au XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle. Enfin, en 1999, l&rsquo;Institut de France en collaboration avec l&rsquo;Acad&eacute;mie nationale de m&eacute;decine, l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences et la Commission franco-qu&eacute;b&eacute;coise sur les lieux de m&eacute;moire communs a tenu &agrave; souligner par une conf&eacute;rence publique au Museum national d&rsquo;histoire naturelle &agrave; Paris le tricentenaire de la nomination de Michel Sarrazin comme membre correspondant de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences de Paris; un honneur m&eacute;rit&eacute;, un anniversaire &agrave; c&eacute;l&eacute;brer.<\/p>\n<p>Cette conf&eacute;rence a fourni une occasion exceptionnelle pour rappeler l&rsquo;&eacute;ventail des exp&eacute;riences de Sarrazin, explorer les significations de cette manifestation comm&eacute;morative et &eacute;voquer le relatif oubli des hommes de sciences dans la m&eacute;moire collective au Qu&eacute;bec.<\/p>\n<p>La nomination de Sarrazin comme membre correspondant de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences de Paris rel&egrave;ve non pas de sa pratique m&eacute;dicale, mais plut&ocirc;t de sa contribution &agrave; la connaissance des plantes de l&rsquo;Am&eacute;rique du Nord. Pendant vingt ans, il a envoy&eacute; des sp&eacute;cimens de plantes au Jardin royal des plantes (m&eacute;dicinales de Paris). Il a r&eacute;pertori&eacute; et d&eacute;crit plus de 200 plantes, r&eacute;unissant ainsi la mati&egrave;re d&rsquo;un manuscrit qui demeura in&eacute;dit. Outre son travail comme m&eacute;decin et naturaliste, il s&rsquo;int&eacute;ressa &agrave; la min&eacute;ralogie et &agrave; l&rsquo;anatomie d&rsquo;animaux, proc&eacute;dant &agrave; de nombreuses dissections. Il fit une tentative de semer du bl&eacute; d&rsquo;hiver, d&eacute;crivit l&rsquo;&eacute;rable &agrave; sucre et d&eacute;couvrit une vari&eacute;t&eacute; de ginseng. Plusieurs de ses travaux furent consign&eacute;s dans les m&eacute;moires de l&rsquo;Acad&eacute;mie et trouv&egrave;rent &eacute;cho dans le Journal des Savants.<\/p>\n<p><strong>D&rsquo;autres savants oubli&eacute;s<\/strong><\/p>\n<p>Sarrazin s&rsquo;inscrit dans une lign&eacute;e de savants naturalistes dont les travaux, pourtant reconnus par l&rsquo;histoire, sont demeur&eacute;s m&eacute;connus du grand public ou de communaut&eacute;s &eacute;largies. Parmi ces oubli&eacute;s, notons en particulier le pr&eacute;curseur de Sarrazin, Jacques-Philippe Cornuti, auteur du premier livre de plantes du Canada, publi&eacute; &agrave; Paris en 1635, le Canadensium Plantarum Historia, ainsi que le r&ocirc;le qu&rsquo;a pu y jouer Louis H&eacute;bert (Voir autre texte dans ce num&eacute;ro). Du successeur de Sarrazin, Jean-Fran&ccedil;ois Gaultier, aussi membre correspondant de l&rsquo;Acad&eacute;mie, il ne reste que des documents manuscrits et une plante nomm&eacute;e gaultiera. Par ailleurs, ce Gaultier a cr&eacute;&eacute; la premi&egrave;re station m&eacute;t&eacute;orologique, tenant de 1742 &agrave; 1756 un journal quotidien des variations de temp&eacute;rature. Son r&eacute;pondant &agrave; Paris, R&eacute;aumur, a m&ecirc;me con&ccedil;u &agrave; son intention un thermom&egrave;tre sp&eacute;cial pour les basses temp&eacute;ratures. Enfin Gaultier s&rsquo;est int&eacute;ress&eacute; &agrave; la min&eacute;ralogie. Ses envois &agrave; Guettard ont permis la publication dans le Journal des Savants de la premi&egrave;re carte min&eacute;ralogique du Canada en 1752. Le gouverneur Barrin de la Galissonni&egrave;re, gouverneur de la Nouvelle-France et naturaliste averti, s&rsquo;ajoute &agrave; cette liste de membres correspondants de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences. Pour sa part, l&rsquo;intendant Claude-Thomas Dupuy, qui avait mont&eacute; un cabinet de physique, s&rsquo;int&eacute;ressait &agrave; la m&eacute;canique exp&eacute;rimentale. Il a con&ccedil;u une machine hydraulique, une pompe &laquo; &agrave; &eacute;lever les eaux &raquo; que les enqu&ecirc;teurs de l&rsquo;Acad&eacute;mie ont &eacute;galement approuv&eacute;e.<\/p>\n<p>La liste pourrait s&rsquo;allonger consid&eacute;rablement si l&rsquo;on y ajoutait des personnages qui ont fait montre de leur savoir-faire dans une grande diversit&eacute; de domaines. L&rsquo;ing&eacute;nieur Jean Bourdon a d&eacute;fini l&rsquo;unit&eacute; de mesure pour l&rsquo;arpentage du pays, tir&eacute; les premiers alignements de rues et donc en quelque sorte d&eacute;fini le premier plan d&rsquo;urbanisme de Qu&eacute;bec. Chaussegros de L&eacute;ry a con&ccedil;u une grande partie du syst&egrave;me de fortification et m&ecirc;me r&eacute;dig&eacute; un trait&eacute; des fortifications. Une plaque souvenir a &eacute;t&eacute; r&eacute;cemment d&eacute;voil&eacute;e en son honneur &agrave; Toulon. Un autre Toulounais, Ren&eacute;-Nicolas Levasseur, a assum&eacute; la direction des chantiers de construction navale. Jean-Baptiste Franquelin est consid&eacute;r&eacute; comme le premier hydrographe du roi. Lui et ses successeurs ont cartographi&eacute; l&rsquo;espace colonial et le circuit de navigation du Saint-Laurent. D&egrave;s le 30 novembre 1618, un j&eacute;suite observe le passage d&rsquo;une com&egrave;te. Nombre d&rsquo;observations astronomiques ont &eacute;t&eacute; relev&eacute;es par la suite. L&rsquo;on pourrait &eacute;galement faire r&eacute;f&eacute;rence aux travaux anthropologiques de Raudot et de Lafitau sur les Am&eacute;rindiens. Et la science des Premi&egrave;res Nations, associ&eacute;e &agrave; des savoirs traditionnels, a rarement m&eacute;rit&eacute; une ad&eacute;quate reconnaissance. Les vertus de l&rsquo;anneda, cet arbre de vie qui avait fait des merveilles en gu&eacute;rissant du scorbut l&rsquo;&eacute;quipage de Jacques Cartier, ont &eacute;t&eacute; si rapidement oubli&eacute;es que les &eacute;quipages de Champlain furent &agrave; leur tour d&eacute;cim&eacute;s par la maladie.<\/p>\n<p>Les r&eacute;alisations scientifiques trouvent difficilement leur place dans la m&eacute;moire des nations. De fait, elles semblent oubli&eacute;es au fur et &agrave; mesure que le savoir-faire concern&eacute; est d&eacute;pass&eacute; par une connaissance plus avanc&eacute;e ou par une technique plus performante. De plus, si le parcours de ces personnages civils et scientifiques traduit un mode de penser et une dynamique scientifique sans doute francophones, il comporte rarement un caract&egrave;re national.<br \/>L&rsquo;&oelig;uvre des savants accompagne le cheminement d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute;. &Agrave; ce titre, elle a valeur de patrimoine. Loin d&rsquo;&ecirc;tre fig&eacute;e dans le souvenir, elle est expression vivante et actualis&eacute;e de l&rsquo;&eacute;volution des savoirs. Elle constitue une valeur en soi, que l&rsquo;on visite, que l&rsquo;on habite et qui nous d&eacute;finit. Fond&eacute;e sur le savoir et le savoir-faire, elle s&rsquo;inscrit au registre de la science et au service de l&rsquo;humanit&eacute;. En somme, du labeur de ces hommes de science, sont n&eacute;s les projets qui ont pos&eacute; des jalons m&eacute;morables dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanit&eacute;.<\/p>\n<p>Les lecteurs retrouveront aussi &laquo; des objets sp&eacute;cifiques &agrave; l&rsquo;&eacute;mergence de certaines sciences ayant chang&eacute; les fa&ccedil;ons de faire et surtout de penser : astronomie (globe c&eacute;leste), optique (microscope), magn&eacute;tisme (boussole). L&rsquo;avancement de la m&eacute;decine est illustr&eacute; par nul autre que Michel Sarrazin (1659-1734), m&eacute;decin du roi et botaniste en Nouvelle-France, qui mettait en pratique les nouveaux courants m&eacute;dicaux de l&rsquo;&eacute;poque.<\/p>\n<p>L&rsquo;exposition <em><strong><a href=\"http:\/\/www.mcq.org\/fr\/mcq\/expositions.php?idEx=w1155%20\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Tr&eacute;sors du temps de la Nouvelle-France &ndash; la collection du Mus&eacute;e Stewart<\/a><\/strong><\/em>, une incursion dans les XVII<sup>e<\/sup> et XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cles fran&ccedil;ais, au Mus&eacute;e de la civilisation jusqu&rsquo;au 19 octobre 2008. &raquo;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Michel Sarrazin et les orphelins de la m&eacute;moire &nbsp; par Jacques MathieuUniversit&eacute; Laval Le contexte du 400e anniversaire de la pr&eacute;sence francophone permanente en Am&eacute;rique du Nord et de la fondation de la ville de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[38],"tags":[],"class_list":["post-6050","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n25-mai-2008"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6050","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6050"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6050\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6840,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6050\/revisions\/6840"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6050"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6050"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6050"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}