{"id":6051,"date":"2008-07-15T00:39:45","date_gmt":"2008-07-15T04:39:45","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/michel-sarrazin-1659-1734-un-vil-medecin-du-roi-en-nouvelle-france\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:12","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:12","slug":"michel-sarrazin-1659-1734-un-vil-medecin-du-roi-en-nouvelle-france","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/michel-sarrazin-1659-1734-un-vil-medecin-du-roi-en-nouvelle-france\/","title":{"rendered":"Michel Sarrazin (1659 \u2013 1734), un vil m\u00e9decin du roi en Nouvelle-France"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\">Michel Sarrazin (1659 &ndash; 1734), un vil m&eacute;decin du roi <br \/>en Nouvelle-France<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Jean-Richard Gauthier<\/h5>\n<p><strong><br \/>Un parcours hors du commun<\/strong><\/p>\n<p><a title=\"un\" name=\"un\"><\/a>Michel Sarrazin est l&rsquo;un des rares m&eacute;decins &agrave; avoir exerc&eacute; en Nouvelle-France, seuls trois autres ayant pratiqu&eacute; leur art dans cette colonie. Sa longue carri&egrave;re m&eacute;dicale, qui s&#8217;&eacute;tend de 1686 &agrave; 1734, est unique : d&rsquo;abord chirurgien, il sera nomm&eacute; m&eacute;decin du roi.<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=206:michel-sarrazin-1659-1734-un-vil-medecin-du-roi-en-nouvelle-france&amp;Itemid=305#legende\"><sup>1<\/sup><\/a><\/p>\n<p>En plus d&rsquo;exercer la m&eacute;decine, il sera botaniste pour le Jardin des Plantes &agrave; partir de 1699 et, par la suite, membre de la prestigieuse Acad&eacute;mie des Sciences de Paris. Puis, en 1707, il est nomm&eacute; conseiller au Conseil sup&eacute;rieur de la Nouvelle-France.<\/p>\n<p>Si son parcours est exceptionnel, sa pratique m&eacute;dicale l&rsquo;est tout autant. Puisque Sarrazin exerce d&rsquo;abord comme chirurgien, puis comme m&eacute;decin, sa carri&egrave;re m&eacute;dicale met en lumi&egrave;re les nouveaux courants m&eacute;dicaux qui donneront naissance &agrave; la m&eacute;decine moderne. En effet, &agrave; cette &eacute;poque, chirurgiens et m&eacute;decins n&#8217;ont ni la m&ecirc;me formation, ni la m&ecirc;me th&eacute;rapeutique, ni les m&ecirc;mes fonctions m&eacute;dicales. Ils se distinguent dans leur apprentissage et leur pratique et sont consid&eacute;r&eacute;s comme deux professions distinctes.<\/p>\n<p><strong>Un chirurgien remarqu&eacute;<\/strong><\/p>\n<table border=\"0\" style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 165px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin25\/sarrazin_medecin_roi.jpg\" alt=\"sarrazin medecin roi\" title=\"Sarrazin m&eacute;decin roi\" \/><\/p>\n<h6>Source: <a href=\"http:\/\/www.septentrion.qc.ca\/catalogue\/livre.asp?id=2513\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Les &Eacute;ditions <\/a><a href=\"http:\/\/www.septentrion.qc.ca\/catalogue\/livre.asp?id=2513\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Septentrion<\/a><\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>C&rsquo;est &agrave; titre de chirurgien de navire que Sarrazin s&rsquo;embarque pour la Nouvelle-France en 1686. Lorsqu&rsquo;il arrive au Canada, une vingtaine de chirurgiens exercent dans la colonie. Malgr&eacute; cette pr&eacute;sence importante, il se fait remarquer rapidement, car il est nomm&eacute; la m&ecirc;me ann&eacute;e chirurgien-major des troupes, par le gouverneur Denonville et l&#8217;intendant Champigny. C&#8217;est la premi&egrave;re fois en Nouvelle-France qu&#8217;on accorde ce poste.<\/p>\n<p>Si Sarrazin, en tant que chirurgien-major, doit se consacrer d&#8217;abord et avant tout &agrave; soigner les militaires, il a &eacute;galement la libert&eacute; d&#8217;exercer aupr&egrave;s de la population. De plus, il avait toute latitude pour proposer ses soins aux institutions religieuses. &Agrave; ce titre, les religieuses de l&#8217;H&ocirc;pital g&eacute;n&eacute;ral de Qu&eacute;bec retiennent ses services pour r&eacute;pondre &agrave; leurs besoins m&eacute;dicaux en 1693. Outre le soin des malades, Sarrazin est parfois appel&eacute; &agrave; produire des rapports m&eacute;dicaux pour le Conseil sup&eacute;rieur, ce qui t&eacute;moigne du prestige et de la comp&eacute;tence des chirurgiens- majors.<\/p>\n<p>A l&rsquo;instar des autres chirurgiens, Sarrazin pratique un m&eacute;tier manuel qui consiste &agrave; gu&eacute;rir les maladies externes. Il lui revient donc de saigner, caut&eacute;riser les plaies, amputer un membre. Le caract&egrave;re manuel du travail du chirurgien &agrave; cette &eacute;poque appara&icirc;t clairement dans le brevet de la m&eacute;tropole :<\/p>\n<blockquote><p><a title=\"deux\" name=\"deux\"><\/a>Aujourd&#8217;hui 16 mars 1691 le Roy estant &agrave; Versailles voulant commettre une personne capable et exp&eacute;riment&eacute;e au fait de la chirurgie pour traiter et panser les soldats des troupes qu&#8217;Elle entretient au pays du Canada, et sachant que le Sieur Sarrazin a les qualit&eacute;s n&eacute;cessaires pour s&#8217;en bien acquitter, Sa Majest&eacute; l&#8217;a retenu et ordonn&eacute;, retient et ordonne chirurgien des troupes qu&#8217;Elle entretient au dit pays [&#8230;]<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=206:michel-sarrazin-1659-1734-un-vil-medecin-du-roi-en-nouvelle-france&amp;Itemid=305#legende\"><sup>2<\/sup><\/a>.<\/p><\/blockquote>\n<p><a title=\"trois\" name=\"trois\"><\/a>En 1694, apr&egrave;s avoir song&eacute; &agrave; la vocation religieuse, Michel Sarrazin quitte la Nouvelle-France &laquo;pour achever de se perfectionner dans l&#8217;&eacute;tude de la m&eacute;decine&raquo;<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=206:michel-sarrazin-1659-1734-un-vil-medecin-du-roi-en-nouvelle-france&amp;Itemid=305#legende\"><sup>3<\/sup><\/a>. &Eacute;tant donn&eacute; l&#8217;absence d&#8217;institutions d&#8217;enseignement dans la colonie, c&#8217;est en France qu&#8217;il &eacute;tudiera.<\/p>\n<p><strong>Un vil m&eacute;decin<\/strong><\/p>\n<p>Ce n&#8217;est qu&#8217;apr&egrave;s avoir obtenu ses grades &agrave; Reims en 1697 qu&#8217;il revient dans la colonie. L&#8217;essentiel de l&#8217;enseignement que re&ccedil;oit Sarrazin lors de son apprentissage en France demeure ax&eacute; sur l&#8217;&eacute;tude des &eacute;crits anciens, l&#8217;enseignement au chevet du malade et la pratique dans les h&ocirc;pitaux demeurant alors exceptionnels. Ainsi, lorsque Sarrazin s&#8217;installe &agrave; nouveau dans la colonie, ce n&#8217;est plus comme chirurgien, mais comme m&eacute;decin. &Agrave; ce moment, seul de ce groupe de soignants en Nouvelle-France, son &laquo;bonnet de docteur&raquo;, selon la hi&eacute;rarchie, suffit &agrave; lui garantir la plus haute place au sein du corps m&eacute;dical de la colonie. Mieux encore, il revient avec le titre de m&eacute;decin du roi.<\/p>\n<p>Sur le plan pratique, l&#8217;application du savoir m&eacute;dical consistait alors pour le m&eacute;decin &agrave; r&eacute;tablir l&#8217;&eacute;quilibre des humeurs, en conformit&eacute; avec les doctrines anciennes. Le traitement utilis&eacute; &eacute;tait en fonction des sympt&ocirc;mes. Pour d&eacute;celer ceux-ci, le m&eacute;decin t&acirc;tait le pouls du patient, examinait les urines et les selles. Il interrogeait surtout le patient sur ses sympt&ocirc;mes. Le patient devenait acteur puisqu&#8217;il devait d&eacute;crire sa maladie. Apr&egrave;s, le m&eacute;decin ordonnait le traitement qui consistait dans la plupart des cas en une saign&eacute;e, une purgation ou un lavement. Il s&rsquo;occupe donc surtout de diagnostiquer les maladies et de prescrire les m&eacute;dicaments.<\/p>\n<p><a title=\"quatre_cinq\" name=\"quatre_cinq\"><\/a>Au d&eacute;but du XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, le recours r&eacute;gulier &agrave; la chirurgie par un m&eacute;decin est inhabituel. En effet, &ecirc;tre chirurgien c&rsquo;est avoir &laquo;vil m&eacute;tier&raquo;. Le m&eacute;decin, lui, est un savant qui exerce avec son cerveau. Tout au long du XVIIIe si&egrave;cle, le m&eacute;decin touche le moins possible aux malades. D&rsquo;ailleurs, &laquo;Le chirurgien qui briguait les honneurs de la licence en m&eacute;decine devait s&#8217;engager <em>publicis notariorum instrumentis &agrave; ne plus faire aucune op&eacute;ration aut aliam artem manuariam<\/em><a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=206:michel-sarrazin-1659-1734-un-vil-medecin-du-roi-en-nouvelle-france&amp;Itemid=305#legende\"><sup>4<\/sup><\/a>.&raquo; Pourtant, plusieurs exemples d&eacute;montrent qu&rsquo;une fois m&eacute;decin, Sarrazin recourt r&eacute;guli&egrave;rement &agrave; la chirurgie et qu&rsquo;elle fait partie int&eacute;grante de sa th&eacute;rapeutique : &laquo;Le Sr de Sarrazin &eacute;tant le seul unique m&eacute;decin qui soit dans tout le pais, [&#8230;] fait aussy tr&egrave;s souvent la profession de chirurgien [&#8230;]<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=206:michel-sarrazin-1659-1734-un-vil-medecin-du-roi-en-nouvelle-france&amp;Itemid=305#legende\"><sup>5<\/sup><\/a>.&raquo;<\/p>\n<p>La forte pr&eacute;sence de chirurgiens qui r&eacute;pondent &agrave; la majorit&eacute; des demandes de soins en Nouvelle-France rend encore plus surprenante la pratique m&eacute;dicale de Sarrazin. C&rsquo;est qu&rsquo;il fait partie de cette minorit&eacute; qui d&eacute;cide de rompre avec les anciennes th&eacute;ories et s&rsquo;appuie sur l&rsquo;anatomie et l&rsquo;observation. Initi&eacute;e par les chirurgiens, dont Jean-Louis Petit (1674-1750), cette nouvelle approche permettra aux chirurgiens de d&eacute;finir les limites d&rsquo;une intervention th&eacute;rapeutique et d&rsquo;expliquer rationnellement la maladie et son &eacute;volution.<\/p>\n<p><a title=\"six_sept\" name=\"six_sept\"><\/a>De m&ecirc;me, certains m&eacute;decins seront aussi int&eacute;ress&eacute;s par l&#8217;anatomie. De fait, pour eux, la compr&eacute;hension du corps humain &eacute;tait d&#8217;un int&eacute;r&ecirc;t certain: &laquo;Si utiles qu&#8217;eussent &eacute;t&eacute; les d&eacute;couvertes anatomiques pour les chirurgiens, elles rev&ecirc;taient une importance plus grande encore pour les m&eacute;decins, gr&acirc;ce aux perspectives qu&#8217;elles ouvraient &agrave; la pathologie&raquo;<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=206:michel-sarrazin-1659-1734-un-vil-medecin-du-roi-en-nouvelle-france&amp;Itemid=305#legende\"><sup>6<\/sup><\/a>, c&#8217;est-&agrave;-dire &agrave; la compr&eacute;hension des causes des sympt&ocirc;mes. Pour Richard H.Shryock, &laquo;l&#8217;int&eacute;r&ecirc;t pour l&#8217;observation clinique, joint &agrave; une exploration plus pouss&eacute;e de l&#8217;anatomie pathologique, ouvrait de belles perspectives &agrave; la recherche<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=206:michel-sarrazin-1659-1734-un-vil-medecin-du-roi-en-nouvelle-france&amp;Itemid=305#legende\"><sup>7<\/sup><\/a>.&raquo;<\/p>\n<p>Influenc&eacute; par les nouveaux courants m&eacute;dicaux qui privil&eacute;gient une approche active envers le patient, que ce soit par le biais de ses &eacute;tudes en France ou par l&#8217;entremise des nombreux livres de chirurgie qu&rsquo;il poss&egrave;de, Sarrazin n&#8217;a jamais reni&eacute; son exp&eacute;rience de chirurgien et ce d&rsquo;autant plus qu&rsquo;elle lui sert dans sa th&eacute;rapeutique.<\/p>\n<h6><a title=\"legende\" name=\"legende\"><\/a>1 &#8211; Jean-Richard Gauthier, <em>Michel Sarrazin, un m&eacute;decin du roi en Nouvelle-France<\/em>. Sillery, Septentrion, 2007, 129 p. [<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=206:michel-sarrazin-1659-1734-un-vil-medecin-du-roi-en-nouvelle-france&amp;Itemid=305#un\">retour au texte<\/a>]<\/h6>\n<h6>2 &#8211; . Cit&eacute; Arthur Vall&eacute;e, <em>Un biologiste canadien Michel Sarrazin (1659-1735(sic). Sa vie, ses travaux et son temps<\/em>. Qu&eacute;bec, Ls-A. Proulx, 1927, p. 18. [<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=206:michel-sarrazin-1659-1734-un-vil-medecin-du-roi-en-nouvelle-france&amp;Itemid=305#deux\">retour au texte<\/a>]<\/h6>\n<h6>3 &#8211; . Lettre de Champigny au minist&egrave;re, 6 novembre 1695, ANQ-M, AC, S&eacute;rie C11A, vol. 13, fol. 347-366v. [<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=206:michel-sarrazin-1659-1734-un-vil-medecin-du-roi-en-nouvelle-france&amp;Itemid=305#trois\">retour au texte<\/a>]<\/h6>\n<h6>4 &#8211; . Le Maguet, Paul-&Eacute;mile. <em>Le monde m&eacute;dical parisien sous le grand roi<\/em>. Gen&egrave;ve, Slatkine Reprints, 1971, p. 238. [<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=206:michel-sarrazin-1659-1734-un-vil-medecin-du-roi-en-nouvelle-france&amp;Itemid=305#quatre_cinq\">retour au texte<\/a>]<\/h6>\n<h6>5 &#8211; . Lettre de Calli&egrave;re et Beauharnois au ministre, 3 novembre 1702, ANQ-M, AC, S&eacute;rie C11A, vol. 20, fol. 56-78. [<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=206:michel-sarrazin-1659-1734-un-vil-medecin-du-roi-en-nouvelle-france&amp;Itemid=305#quatre_cinq\">retour au texte<\/a>]<\/h6>\n<h6>6 &#8211; . Shryock, Richard H. <em>Histoire de la m&eacute;decine moderne<\/em>. Paris, A. Colin, 1958, p. 46. [<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=206:michel-sarrazin-1659-1734-un-vil-medecin-du-roi-en-nouvelle-france&amp;Itemid=305#six_sept\">retour au texte<\/a>]<\/h6>\n<h6>7 &#8211; Ibid. [<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=206:michel-sarrazin-1659-1734-un-vil-medecin-du-roi-en-nouvelle-france&amp;Itemid=305#six_sept\">retour au texte<\/a>]<\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Michel Sarrazin (1659 &ndash; 1734), un vil m&eacute;decin du roi en Nouvelle-France &nbsp; par Jean-Richard Gauthier Un parcours hors du commun Michel Sarrazin est l&rsquo;un des rares m&eacute;decins &agrave; avoir exerc&eacute; en Nouvelle-France, seuls trois&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[38],"tags":[],"class_list":["post-6051","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n25-mai-2008"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6051","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6051"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6051\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6841,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6051\/revisions\/6841"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6051"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6051"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6051"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}