{"id":6054,"date":"2008-07-15T00:57:45","date_gmt":"2008-07-15T04:57:45","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/la-medecine-en-nouvelle-france-les-chirurgiens-de-montreal-1642-1760\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:12","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:12","slug":"la-medecine-en-nouvelle-france-les-chirurgiens-de-montreal-1642-1760","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/la-medecine-en-nouvelle-france-les-chirurgiens-de-montreal-1642-1760\/","title":{"rendered":"La m\u00e9decine en Nouvelle-France, les chirurgiens de Montr\u00e9al 1642-1760"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\">La m&eacute;decine en Nouvelle-France<br \/>Les chirurgiens de Montr&eacute;al 1642-1760<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Marcel J. Rheault<\/h5>\n<p>En Nouvelle-France, depuis la fondation de Qu&eacute;bec en 1608 jusqu&rsquo;&agrave; la capitulation de Montr&eacute;al en 1760, soit pendant 152 ans de R&eacute;gime fran&ccedil;ais, la tr&egrave;s grande majorit&eacute; des soins de sant&eacute; de la population civile et militaire fut assur&eacute;e surtout par des chirurgiens. En effet, seulement quatre m&eacute;decins dipl&ocirc;m&eacute;s d&rsquo;une universit&eacute; europ&eacute;enne vinrent pratiquer leur profession dans le territoire de la colonie. En sa qualit&eacute; de si&egrave;ge du gouvernement, de l&rsquo;amiraut&eacute; et de l&rsquo;&eacute;tat-major, c&rsquo;est &agrave; Qu&eacute;bec que ces m&eacute;decins s&rsquo;install&egrave;rent. Aucun m&eacute;decin ne vint pratiquer la m&eacute;decine &agrave; Montr&eacute;al pendant cette p&eacute;riode.<\/p>\n<p>L&rsquo;absence de docteur en m&eacute;decine ne semble pas avoir &eacute;t&eacute; pr&eacute;judiciable &agrave; la sant&eacute; de la population de la colonie. &Agrave; cette &eacute;poque de guerre contre les Autochtones et les Britanniques, avec une population relativement jeune, c&rsquo;&eacute;tait surtout de soins chirurgicaux dont la population avait besoin. &Agrave; l&rsquo;exception des &eacute;pid&eacute;mies, il fallait davantage traiter les l&eacute;sions traumatiques accidentelles et les blessures de guerre.<\/p>\n<p>En &eacute;tudiant la cohorte des chirurgiens qui ont pratiqu&eacute; dans le gouvernement de Montr&eacute;al de 1642 &agrave; 1760, nous avons voulu conna&icirc;tre le r&ocirc;le que ces disciples d&rsquo;Esculape ont jou&eacute; sur la sant&eacute; et sur la vie quotidienne de leurs concitoyens. Nous avons voulu conna&icirc;tre s&rsquo;il y avait une diff&eacute;rence dans la qualit&eacute; des soins offerts &agrave; la population de la m&eacute;tropole et &agrave; celle de la colonie.<\/p>\n<table border=\"0\" style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 164px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin25\/medecine_nouvelle_france.jpg\" alt=\"medecine nouvelle france\" title=\"M&eacute;decine de la nouvelle France\" \/><\/p>\n<h6>Source: <a href=\"http:\/\/www.septentrion.qc.ca\/catalogue\/livre.asp?id=2154\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Les &Eacute;ditions <\/a><a href=\"http:\/\/www.septentrion.qc.ca\/catalogue\/livre.asp?id=2154\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Septentrion<\/a><\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Notre &eacute;tude s&rsquo;est limit&eacute;e au corps m&eacute;dical dans le gouvernement de Montr&eacute;al. En nous servant des actes notari&eacute;s, des actes de bapt&ecirc;me, de mariage, de s&eacute;pulture, en utilisant les archives judiciaires, les d&eacute;cisions du Conseil souverain et la correspondance entre le ministre de la Marine et les gouverneurs de la Nouvelle-France, nous avons relev&eacute; les noms de 137 personnes qui ont utilis&eacute; le titre de chirurgien dans un ou plusieurs des documents officiels consult&eacute;s. Nous avons dress&eacute; un portrait in&eacute;dit de ces hommes, qu&rsquo;ils fussent chirurgiens de bateau, chirurgiens-barbiers, chirurgiens militaires ou qu&rsquo;ils aient &eacute;t&eacute; originaires de France ou de la Nouvelle-France. Nous avons ainsi d&eacute;couvert la r&eacute;alit&eacute; de la m&eacute;decine en Nouvelle-France et il a &eacute;t&eacute; possible, jusqu&rsquo;&agrave; un certain degr&eacute;, de la comparer &agrave; la pratique dans la m&eacute;tropole.<\/p>\n<p>Une des premi&egrave;res constatations que nous avons faite, c&rsquo;est le petit nombre de candidats chirurgiens n&eacute;s au Canada et qui ont pratiqu&eacute; dans le gouvernement de Montr&eacute;al, soit seulement 16 sujets. La majorit&eacute; des chirurgiens qui ont exerc&eacute; leur art &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque et dans le m&ecirc;me gouvernement sont n&eacute;s en France, soit 121praticiens. Cette situation est facile &agrave; comprendre, les autorit&eacute;s de la m&eacute;tropole ne voulaient pas voir se d&eacute;velopper une m&eacute;decine n&eacute;o-canadienne. On pr&eacute;f&eacute;rait faire venir de France des chirurgiens civils et des chirurgiens militaires dont on &eacute;tait assur&eacute; de la comp&eacute;tence. L&rsquo;un des avantages de cette situation, c&rsquo;est qu&rsquo;elle permettait une certaine continuit&eacute; dans la qualit&eacute; de la formation des chirurgiens et une certaine uniformit&eacute; dans la pratique de la m&eacute;decine et de la chirurgie entre la France et la Nouvelle-France. En effet, la tr&egrave;s grande majorit&eacute; des chirurgiens pratiquant au Canada avaient &eacute;t&eacute; form&eacute;s dans la m&eacute;tropole et, &agrave; leur tour, ils avaient form&eacute; les chirurgiens canadiens.<\/p>\n<p>Malgr&eacute; un nombre suffisant de chirurgiens pour pouvoir cr&eacute;er une corporation selon les r&egrave;gles &eacute;tablies pour les provinces fran&ccedil;aises, les autorit&eacute;s fran&ccedil;aises ont fait tr&egrave;s peu d&rsquo;efforts pour constituer un tel corps de m&eacute;tier en Nouvelle-France. Ce ph&eacute;nom&egrave;ne ne se v&eacute;rifiait pas uniquement pour la chirurgie, mais aussi pour toutes les autres corporations. La constitution d&rsquo;une telle corporation aurait pu jouer un r&ocirc;le important dans le contr&ocirc;le de la qualit&eacute; des chirurgiens et aurait pu emp&ecirc;cher la multiplication des charlatans, rebouteurs, sorciers et autres quidams du m&ecirc;me acabit qui parcouraient le territoire de la Nouvelle-France.<\/p>\n<p>Les sources primaires trouv&eacute;es dans les actes officiels ont fourni des renseignements biographiques importants sur ce groupe relativement homog&egrave;ne de chirurgiens qui ont travaill&eacute; ou, tout au moins, s&eacute;journ&eacute; &agrave; Ville-Marie et dans le gouvernement de Montr&eacute;al &agrave; cette &eacute;poque. Elles nous ont permis de retrouver leur lieu d&rsquo;origine, le nom de leurs parents, parfois le m&eacute;tier ou la profession de leur p&egrave;re, leur mariage et leurs descendants. Les actes notari&eacute;s nous ont renseign&eacute;s sur leurs activit&eacute;s sociales et &eacute;conomiques dans la cit&eacute;. Autant de renseignements qui ont constitu&eacute; la base de la biographie de chacun de ces chirurgiens.<\/p>\n<p>Les sources secondaires utilis&eacute;es ont &eacute;t&eacute; le <em>Dictionnaire biographique du Canada<\/em>, les dictionnaires g&eacute;n&eacute;alogiques des familles canadiennes et des familles du Qu&eacute;bec et les publications non contemporaines de ceux qui ont collig&eacute; des notes biographiques sur les m&eacute;decins et chirurgiens de la Nouvelle-France. Ces diff&eacute;rentes sources nous ont renseign&eacute;s sur la formation professionnelle, sur la pratique m&eacute;dico-chirurgicale et sur le r&ocirc;le des chirurgiens dans la soci&eacute;t&eacute; montr&eacute;alaise.<\/p>\n<p>Nous croyons que ces biographies peuvent &ecirc;tre utiles &agrave; tous ceux qui s&rsquo;int&eacute;ressent &agrave; l&rsquo;histoire et &agrave; la g&eacute;n&eacute;alogie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La m&eacute;decine en Nouvelle-FranceLes chirurgiens de Montr&eacute;al 1642-1760 &nbsp; par Marcel J. 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