{"id":6094,"date":"2008-12-13T16:11:05","date_gmt":"2008-12-13T21:11:05","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/un-explorateur-cartographe-en-amerique-samuel-champlain-1598-1632\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:16","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:16","slug":"un-explorateur-cartographe-en-amerique-samuel-champlain-1598-1632","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/un-explorateur-cartographe-en-amerique-samuel-champlain-1598-1632\/","title":{"rendered":"Un explorateur cartographe en Am\u00e9rique : Samuel Champlain (1598 -1632)"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"margin-bottom: 0cm;\" align=\"center\">Un explorateur cartographe en Am&eacute;rique : <br \/>Samuel Champlain (1598 -1632)<\/h2>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<h5 style=\"margin-bottom: 0cm;\">par Raymonde Litalien<br \/>Conservateur honoraire des Archives du Canada<\/h5>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Mandat&eacute; d&rsquo;abord comme observateur, Champlain s&rsquo;affirme aussit&ocirc;t comme explorateur puis comme commandant et administrateur du poste de Qu&eacute;bec. Son &laquo; journalier &raquo;, en plusieurs volumes, fourmille de renseignements g&eacute;ographiques, ethnologiques, zoologiques et botaniques, souvent report&eacute;s sur des dessins et des cartes, les plus d&eacute;taill&eacute;es encore jamais r&eacute;alis&eacute;es de l&rsquo;Am&eacute;rique du Nord.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Avec le r&eacute;cit remis &agrave; l&rsquo;amiral Fran&ccedil;ois Aymar de Chaste, d&rsquo;une premi&egrave;re mission secr&egrave;te dans les Antilles et au Mexique, de 1599 &agrave; 1601, Champlain r&eacute;v&egrave;le son talent d&rsquo;investigateur et de dessinateur. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il s&rsquo;embarque vers Tadoussac en 1603 sur le navire command&eacute; par Fran&ccedil;ois Grav&eacute; du Pont, un Malouin bien au fait des voyages de p&ecirc;che et de traite au Canada. Gr&acirc;ce aux deux Indiens pr&eacute;sents sur le navire, lors de la travers&eacute;e de l&#8217;Atlantique, Champlain est probablement en mesure de communiquer avec ceux de la famille algonquienne, ses h&ocirc;tes du 26 mai au 11 juillet. Avec eux il remonte le Saguenay sur une cinquantaine de kilom&egrave;tres, apprend l&#8217;existence d&#8217;une mer sal&eacute;e au nord et en d&eacute;duit qu&#8217;il s&#8217;agit non pas de la &laquo; mer d&#8217;Asie &raquo;, mais de l&#8217;un de ses d&eacute;bouch&eacute;s. En 1603, sept ans avant la d&eacute;couverte anglaise, Champlain localise la mer int&eacute;rieure qui sera nomm&eacute;e baie d&#8217;Hudson. Il explore ensuite le fleuve Saint-Laurent appel&eacute; encore &laquo; rivi&egrave;re de Canada &raquo; et y nomme quelques lieux, dont le lac Saint-Pierre et la rivi&egrave;re Richelieu, ou &laquo; rivi&egrave;re des Iroquois &raquo;. Comme Jacques Cartier, il se rend &agrave; Hochelaga o&ugrave; le &laquo; sault Saint-Louis &raquo; (rapides de Lachine) interrompt sa progression. Avec les Indiens, il arrive &agrave; reconstituer le r&eacute;seau des Grands Lacs tout en se laissant irr&eacute;sistiblement persuader que la &laquo; mer d&#8217;Asie &raquo; n&#8217;est pas loin. Sur le chemin du retour vers Le Havre, Champlain rencontre, en Gasp&eacute;sie, un autre Malouin, Jean Sarcel de Pr&eacute;vert, qui lui parle de l&#8217;Acadie en des termes qui pourraient faire croire en la pr&eacute;sence de mines et d&#8217;une ouverture vers l&#8217;Asie. Le rapport remis au duc de Montmorency, intitul&eacute; &laquo; Des Sauvages &raquo;<em>,<\/em> est imm&eacute;diatement publi&eacute; (1603). Il consacre l&rsquo;identit&eacute; d&rsquo;explorateur du Saintongeois, la justesse de ses observations et dresse le sc&eacute;nario des exp&eacute;ditions &agrave; venir.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">De nouveau, en mars 1604, Champlain est autoris&eacute; par Henri IV &agrave; accompagner les fondateurs d&rsquo;une nouvelle colonie. Il y reste trois ann&eacute;es enti&egrave;res. Avec le lieutenant g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Acadie, Pierre Dugua de Monts, il explore le sud de l&rsquo;&icirc;le Sainte-Croix, la c&ocirc;te et les fleuves, parfois jusqu&#8217;&agrave; quatre-vingts kilom&egrave;tres en amont, contournant les baies jusqu&#8217;&agrave; Mallebarre (Nauset Harbour) au sud du cap Cod, d&eacute;sign&eacute; ainsi par le capitaine anglais Bartholomew Gosnold en 1602. Tout le p&eacute;riple, soit plus de mille cinq cents kilom&egrave;tres, est ainsi fid&egrave;lement rapport&eacute;, sous forme d&#8217;estimation des distances et des latitudes ainsi que de descriptions diverses, consign&eacute;es d&rsquo;abord sur une carte &laquo; selon son vray m&eacute;ridien &raquo; dat&eacute;e de 1607, puis dans son rapport pr&eacute;sent&eacute; au roi de France et publi&eacute; en 1613. Jamais les r&eacute;cits de voyages sur le littoral atlantique nord-am&eacute;ricain n&#8217;avaient atteint un tel luxe de renseignements &eacute;crits ou repr&eacute;sent&eacute;s en dessins et en seize cartes et plans.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&Agrave; partir de 1608, Champlain assure la fonction de lieutenant de Pierre du Gua de Monts et installe la petite colonie &agrave; Qu&eacute;bec. De l&agrave;, il reprend l&rsquo;exploration du Saguenay et de ses environs. Les autochtones rencontr&eacute;s lui confirment l&#8217;existence d&#8217;une &laquo; grande mer sal&eacute;e &raquo; &agrave; quarante ou cinquante jours de voyage au nord de Tadoussac. L&rsquo;explorateur suppose avec raison qu&#8217;il s&#8217;agit de la baie partiellement explor&eacute;e par les Anglais mais ses guides refusent de poursuivre au-del&agrave; de Chicoutimi.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">L&#8217;ann&eacute;e suivante, en 1609, en &eacute;change d&#8217;informations sur d&rsquo;hypoth&eacute;tiques mines de cuivre et pour satisfaire &agrave; un engagement pris envers ses alli&eacute;s Montagnais, Champlain doit retourner au c&oelig;ur de l&#8217;Iroquoisie jusqu&#8217;&agrave; Crown Point, au sud du lac auquel son nom sera attribu&eacute;. Un coup de force est r&eacute;ussi gr&acirc;ce &agrave; la sup&eacute;riorit&eacute; des arquebuses sur les fl&egrave;ches iroquoises, &agrave; la grande satisfaction des Indiens amis. Par ce voyage sur la rivi&egrave;re Richelieu, Champlain &eacute;largit la carte de la Nouvelle-France et inaugure une route qui va devenir, pendant deux si&egrave;cles, une voie strat&eacute;gique pour les Europ&eacute;ens. Le lac Champlain serait le &laquo; grand Lac &raquo; que les colons de la Nouvelle-Angleterre situent dans une province imaginaire &laquo; la Laconie &raquo; et qu&rsquo;ils cherchent en vain jusqu&rsquo;aux ann&eacute;es 1630. Champlain se trouve donc dans une r&eacute;gion convoit&eacute;e et il n&rsquo;est pas seul &agrave; suivre le cours de ces voies d&rsquo;eau. Il quitte la rivi&egrave;re Richelieu le 30 juillet alors que le 4 septembre de la m&ecirc;me ann&eacute;e 1609, un peu plus au sud, &agrave; <em>Newe Amsterdam<\/em> (New York), l&#8217;Anglais Henry Hudson, avec une commission de la Hollande, remonte vers le nord jusqu&#8217;&agrave; Albany par le fleuve qui portera son nom et introduit ainsi la domination hollandaise dans une r&eacute;gion qui &eacute;chappera toujours &agrave; l&#8217;influence fran&ccedil;aise. Sur l&#8217;archipel de Montr&eacute;al o&ugrave; il se trouve en 1611, Champlain ne cache pas son &eacute;merveillement et imagine l&rsquo;existence d&rsquo;une ville sur la plus grande des &icirc;les. Celle qui est la plus proche du meilleur havre est nomm&eacute;e Sainte-H&eacute;l&egrave;ne, en l&rsquo;honneur de sa jeune &eacute;pouse H&eacute;l&egrave;ne Boull&eacute; r&eacute;cemment convertie au catholicisme. A l&#8217;ouest de Montr&eacute;al, premier Europ&eacute;en &agrave; r&eacute;aliser un tel exploit, il franchit les rapides du saut Saint-Louis en canot, ce qui rehausse consid&eacute;rablement son prestige vis-&agrave;-vis les Indig&egrave;nes.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Le bilan du parcours exploratoire est pr&eacute;sent&eacute; dans une seconde publication, en 1613, &laquo; Les Voyages du sieur de Champlain Xaintongeois capitaine ordinaire pour le Roy en la marine &raquo;. Par cet ouvrage, Champlain se r&eacute;v&egrave;le vraiment g&eacute;ographe et marin, s&rsquo;attachant &agrave; la description des &laquo; costes, rivi&egrave;res, ports, havres, leur hauteur et d&eacute;clinaisons de la ligne-aymant &raquo;. Les observations sont confirm&eacute;es par de nombreuses cartes de d&eacute;tail, ainsi que par deux cartes g&eacute;n&eacute;rales. Cons&eacute;quemment, Champlain re&ccedil;oit un pouvoir plus &eacute;tendu, celui de lieutenant du prince de Cond&eacute;, vice-roi de la Nouvelle-France. En plus du commandement de la colonie, sa mission est de &laquo; d&eacute;couvrir et chercher chemin facile pour aller au pa&iuml;s de la Chine &#8230;par dedans les rivi&egrave;res et terres fermes dudit pays, avec assistance des habitants d&#8217;icelles &raquo;.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Fort de son nouveau mandat, Champlain entreprend des explorations en direction du &laquo; pays des Hurons &raquo;. Entre 1613 et 1616, il ajoute &agrave; la connaissance plus de mille kilom&egrave;tres d&rsquo;une r&eacute;gion encore tr&egrave;s peu fr&eacute;quent&eacute;e par les Europ&eacute;ens. Du saut Saint-Louis, il remonte la rivi&egrave;re des Outaouais, partie de la grande route commerciale vers les &laquo; pays d&rsquo;en-haut &raquo;, traverse une s&eacute;rie de lacs jusqu&#8217;&agrave; l&#8217;&icirc;le aux Allumettes, &agrave; la hauteur de l&#8217;actuel Petawawa, en Ontario, atteint ensuite la rivi&egrave;re Mataouan, puis, par le lac Nipissing et, par la rivi&egrave;re des Fran&ccedil;ais, parvient &agrave; la &laquo; mer Douce &raquo; ou lac Huron.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Champlain est enfin chez les Hurons o&ugrave; il arrive en plein &eacute;t&eacute;, le l<sup>er<\/sup> ao&ucirc;t 1615. Il ne tarit pas d&rsquo;&eacute;loges sur ce pays dont la beaut&eacute; et la fertilit&eacute; d&eacute;passent ses attentes : &laquo; Le long du rivage, il semble que les arbres aient &eacute;t&eacute; plant&eacute;s par plaisir en la plupart des endroits &raquo;. Pendant son s&eacute;jour, qui s&rsquo;&eacute;tend sur tout l&rsquo;automne et l&rsquo;hiver, il accompagne les Indiens &agrave; la chasse et a tout le loisir &laquo; pour consid&eacute;rer leur pays, moeurs, co&ucirc;tumes et fa&ccedil;ons de vivre &raquo;. Il se rend aussi au lac Simcoe, traverse l&#8217;extr&eacute;mit&eacute; orientale du lac Ontario, visite les P&eacute;tuns au sud de la baie de Nottawasaga et les Cheveux-Relev&eacute;s au sud de la baie Georgienne. Cependant, il n&#8217;obtient gu&egrave;re plus de renseignements sur la &laquo; mer d&#8217;Asie &raquo; o&ugrave; on refuse de l&#8217;y conduire malgr&eacute; ses demandes expresses.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">A son retour &agrave; Qu&eacute;bec, Champlain trouve un pr&eacute;cieux &eacute;missaire en la personne d&rsquo;Etienne Br&ucirc;l&eacute; d&eacute;j&agrave; familier de la Huronie. En effet, en 1610, &agrave; l&#8217;&acirc;ge de 18 ans, il est &eacute;chang&eacute; contre un jeune Huron, envoy&eacute; en France et nomm&eacute; Savignon. Br&ucirc;l&eacute; va jusqu&#8217;au lac Sup&eacute;rieur, voit probablement le lac Eri&eacute; et voyage au sud de l&#8217;Iroquoisie, dans la r&eacute;gion de la rivi&egrave;re Susquehanna (Etat de la Pennsylvanie). Toutes les observations que Champlain peut recueillir sont reprises dans les &laquo; Voyages et descouvertures faites en Nouvelle France depuis l&rsquo;ann&eacute;e 1615 jusques &agrave; la fin de l&rsquo;ann&eacute;e 1618 &raquo; publi&eacute;s en 1619.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Apr&egrave;s le s&eacute;jour de 1615 -1616 aux &laquo; pays d&rsquo;en-haut &raquo;, Champlain renonce, semble-t-il, &agrave; s&#8217;adonner lui-m&ecirc;me aux explorations mais continue de recueillir des informations g&eacute;ographiques aupr&egrave;s des missionnaires et de certains &laquo; donn&eacute;s &raquo; comme Jean Nicollet. Dor&eacute;navant, le lieutenant du vice-roi va s&#8217;attacher exclusivement au gouvernement de la Nouvelle-France, dans l&rsquo;espoir de la doter de structures administratives et commerciales susceptibles d&rsquo;assurer son autosubsistance. Jusquel&agrave;, Champlain a men&eacute; trois objectifs de front : fonder une colonie, structurer le commerce des fourrures et explorer le territoire en vue de trouver un passage vers la &laquo; mer de l&#8217;Ouest &raquo;. Le triple d&eacute;fi qu&#8217;il s&#8217;est fix&eacute; a &eacute;t&eacute; partiellement relev&eacute; mais la Nouvelle-France souffre d&eacute;j&agrave; de gigantisme. Sa croissance en &eacute;tendue a &eacute;t&eacute; trop rapide. La colonie manque d&#8217;ossature et trop d&eacute;pendante d&#8217;un commerce des fourrures insuffisamment contr&ocirc;l&eacute;. Les vingt ann&eacute;es suivantes sont une v&eacute;ritable lutte pour la survie, non seulement pour atteindre une autosuffisance &eacute;conomique mais aussi pour faire obstacle &agrave; l&rsquo;ambition conqu&eacute;rante des Anglais. En 1629, apr&egrave;s la prise de Qu&eacute;bec par les fr&egrave;res Kirke, Champlain rejoint l&rsquo;ambassadeur de France en Angleterre pour d&eacute;montrer, carte &agrave; l&rsquo;appui, l&rsquo;importance g&eacute;opolitique du Canada et plaider le retour de la colonie &agrave; la France. Ses arguments sont convaincants et, par le Trait&eacute; de Saint-Germain-en-Laye (1632) Qu&eacute;bec redevient fran&ccedil;ais. Avant son dernier retour &agrave; Qu&eacute;bec, Champlain r&eacute;sume son action dans une nouvelle &eacute;dition des &laquo; Voyages &raquo;, en 1632. L&rsquo;ouvrage est compl&eacute;t&eacute; par une magnifique carte, somme des connaissances acquises sur la Nouvelle-France et par le &laquo; Traitt&eacute; de la marine et du devoir d&rsquo;un bon marinier &raquo;, discours m&eacute;thodologique et<em> <\/em>v&eacute;ritable bilan de vie &laquo; apr&egrave;s avoir pass&eacute; trente huict ans de mon aage &agrave; faire plusieurs voyages sur mer et couru maints perils et hasards &hellip; &agrave; la fin de mes descouvertures de la nouvelle France Occidentale, faire un petit trait&eacute; intelligible et proffitable &agrave; ceux qui s&rsquo;en voudront servir &raquo;. L&rsquo;une des capacit&eacute;s exig&eacute;es d&rsquo;un bon marinier est de &laquo; Scavoir faire des cartes marines, pour exactement recognoistre les gisements des costes, entr&eacute;es des ports, havres, rades rochers, bans, escueils, isles, ancrages, &hellip;despeindre les oyseaux, animaux et poissons, plantes&hellip; et tout ce que l&rsquo;on voit de rare, en cecy un peu de portraiture est tr&egrave;s n&eacute;cessaire, &agrave; laquelle l&rsquo;on doit s&rsquo;exercer &raquo;. Les r&eacute;alisations de Champlain ont d&eacute;j&agrave; largement prouv&eacute; le bien-fond&eacute; de ces principes qu&rsquo;il a appliqu&eacute;s tout au long de sa vie.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Au total, Champlain rend compte, par ses vingt-trois cartes et multiples dessins, d&rsquo;environ 4 300 milles kilom&egrave;tres de territoire c&ocirc;tier. Il laisse six r&eacute;cits de voyages, v&eacute;ritable inventaire de la nature et de la population indig&egrave;ne. L&agrave; encore, Champlain est novateur : en effet, la diffusion des explorations est loin d&rsquo;&ecirc;tre courante chez les marins et les explorateurs, qui ont plut&ocirc;t tendance &agrave; garder le secret sur les r&eacute;sultats de leurs voyages afin de ne pas alimenter la convoitise des concurrents et ennemis. Non seulement Champlain r&eacute;ussit &agrave; parcourir et &agrave; explorer un immense territoire mais il sait aussi en parler. Ses livres sont de v&eacute;ritables ouvrages techniques issus d&rsquo;un esprit scientifique.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\"><strong>Pour en savoir plus<\/strong><\/p>\n<h6 style=\"margin-bottom: 0cm;\">R. Litalien et D. Vaugeois, Champlain : La Naissance de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise <a href=\"http:\/\/www.septentrion.qc.ca\/catalogue\/Livre.asp?id=2260\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.septentrion.qc.ca\/catalogue\/Livre.asp?id=2260<\/a>, Qu&eacute;bec et Paris, Septentrion et Nouveau Monde &eacute;ditions, 2004.<\/h6>\n<h6 style=\"margin-bottom: 0cm;\">R. Litalien, Jean-Fran&ccedil;ois Palomino, D. Vaugeois : La Mesure d&rsquo;un continent <a href=\"http:\/\/www.septentrion.qc.ca\/catalogue\/Livre.asp?id=2129\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.septentrion.qc.ca\/catalogue\/Livre.asp?id=2129<\/a>. Atlas historique de l&rsquo;Am&eacute;rique du Nord, Paris\/ Qu&eacute;bec, Presses de l&rsquo;Universit&eacute; Paris-Sorbonne\/Septentrion, 2007.<\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un explorateur cartographe en Am&eacute;rique : Samuel Champlain (1598 -1632) &nbsp; &nbsp; par Raymonde LitalienConservateur honoraire des Archives du Canada &nbsp; Mandat&eacute; d&rsquo;abord comme observateur, Champlain s&rsquo;affirme aussit&ocirc;t comme explorateur puis comme commandant et administrateur&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[40],"tags":[],"class_list":["post-6094","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n27-decembre-2008"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6094","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6094"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6094\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6884,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6094\/revisions\/6884"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6094"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6094"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6094"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}