{"id":6106,"date":"2008-12-13T16:15:59","date_gmt":"2008-12-13T21:15:59","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/le-conseil-superieur-de-la-langue-francaise-procede-a-une-troisieme-edition-du-francais-au-quebec-400-ans-dhistoire-et-de-vie\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:18","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:18","slug":"le-conseil-superieur-de-la-langue-francaise-procede-a-une-troisieme-edition-du-francais-au-quebec-400-ans-dhistoire-et-de-vie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/le-conseil-superieur-de-la-langue-francaise-procede-a-une-troisieme-edition-du-francais-au-quebec-400-ans-dhistoire-et-de-vie\/","title":{"rendered":"Le Conseil sup\u00e9rieur de la langue fran\u00e7aise proc\u00e8de \u00e0 une troisi\u00e8me \u00e9dition du Fran\u00e7ais au Qu\u00e9bec : 400 ans d\u2019histoire et de vie"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\">Le Conseil sup&eacute;rieur de la langue fran&ccedil;aise <br \/>proc&egrave;de &agrave; une troisi&egrave;me &eacute;dition<br \/> du<em> Fran&ccedil;ais au Qu&eacute;bec : 400 ans d&rsquo;histoire et de vie<\/em><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Gilles Durand<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table border=\"0\" style=\"margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; width: 255px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin27\/conseil_superieur.jpg\" alt=\"conseil_sup&eacute;rieure\" title=\"conseil_sup&eacute;rieure\" \/><\/p>\n<h6>Cr&eacute;dit: <a href=\"http:\/\/www.fides.qc.ca\/livre.php?id=280\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Les &Eacute;ditions Fides<\/a><\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>En cette ann&eacute;e du 400<sup>e<\/sup> anniversaire de la fondation de la ville de Qu&eacute;bec, le Conseil sup&eacute;rieur de la langue fran&ccedil;aise a pr&eacute;par&eacute;, aux &eacute;ditions Fides (<a href=\"http:\/\/www.fides.qc.ca\/livre.php?id=280\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.fides.qc.ca\/livre.php?id=280<\/a> ), une troisi&egrave;me &eacute;dition du <em>Fran&ccedil;ais au Qu&eacute;bec : 400 ans d&rsquo;histoire et de vie<\/em>. Cette publication est la r&eacute;&eacute;dition int&eacute;grale du texte original, auquel on a ajout&eacute; une cinqui&egrave;me section pour tenir compte de la situation et des orientations depuis le d&eacute;but du 21<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, mais qu&rsquo;on a d&eacute;pouill&eacute; de son iconographie pour permettre un prix de vente accessible &agrave; tous.<\/p>\n<p>Faisant appel &agrave; plus de 80 sp&eacute;cialistes, le pr&eacute;sent ouvrage renferme 62 &eacute;tudes &ndash; sans compter les 105 encadr&eacute;s &ndash;, r&eacute;parties dans 15 chapitres regroup&eacute;s sous cinq sections &ndash; la cinqui&egrave;me section &eacute;tant un ajout comme indiqu&eacute; ci-dessus &ndash;, au total 680 pages. Chacune des cinq sections correspond &agrave; une p&eacute;riode du parcours de la langue fran&ccedil;aise consid&eacute;r&eacute;e comme entit&eacute; linguistique, milieu de vie et fondement de l&rsquo;identit&eacute; collective.<\/p>\n<p>La premi&egrave;re section est consacr&eacute;e &agrave; la Nouvelle-France. C&rsquo;est l&rsquo;&eacute;poque des conqu&ecirc;tes faites par la langue. Au cours de ce si&egrave;cle et demi, le fran&ccedil;ais est v&eacute;hicul&eacute; par une population de m&ecirc;me origine. Il s&rsquo;impose &agrave; tous sous l&rsquo;autorit&eacute; du roi. Il est &agrave; la fois langue de l&rsquo;administration royale, langue des affaires, langue commune &agrave; tous. Peu &agrave; peu, il se lib&egrave;re des parlers r&eacute;gionaux qui ont encore cours dans l&rsquo;Hexagone pour se calquer sur celui de Paris. Les voyageurs constatent la qualit&eacute; de la langue des Canadiens au milieu du 18<sup>e<\/sup> si&egrave;cle.<\/p>\n<p>La deuxi&egrave;me section dresse le tableau des 100 ann&eacute;es qui suivent la conqu&ecirc;te britannique de 1760. Le fran&ccedil;ais est remplac&eacute; par l&rsquo;anglais comme langue du pouvoir politique, de l&rsquo;administration et des affaires. Il est banni de la chambre d&rsquo;assembl&eacute;e en 1840, mais les parlementaires continuent la lutte pour pouvoir s&rsquo;exprimer en fran&ccedil;ais. Par contre, dans la vie r&eacute;elle, les Canadiens &ndash; ainsi appel&eacute;s par opposition aux Fran&ccedil;ais et aux Britanniques &ndash; sont majoritaires au pays et l&rsquo;usage de la langue l&rsquo;emporte sur son statut. Le pouvoir colonial n&rsquo;a d&rsquo;autre choix que de communiquer avec ses nouveaux sujets, les Canadiens, dans leur langue pour &eacute;viter qu&rsquo;ils se joignent &agrave; leurs voisins am&eacute;ricains ou qu&rsquo;ils se rallient aux id&eacute;es r&eacute;volutionnaires de la m&egrave;re patrie, la France. Progressivement, le fran&ccedil;ais int&egrave;gre un nouveau vocabulaire pour d&eacute;signer des r&eacute;alit&eacute;s nord-am&eacute;ricaines, non sans subir cependant l&rsquo;influence de l&rsquo;anglais. Des linguistes commencent &agrave; se lever pour d&eacute;pr&eacute;cier la langue, les anglicismes comme les mots de bon aloi qui y sont entr&eacute;s pour d&eacute;signer des r&eacute;alit&eacute;s nord-am&eacute;ricaines; pour eux, les Canadiens doivent s&rsquo;aligner sur le fran&ccedil;ais de Paris. Le mouvement se poursuit dans la deuxi&egrave;me moiti&eacute; du 19<sup>e<\/sup> si&egrave;cle.<\/p>\n<p>La troisi&egrave;me section aborde principalement la p&eacute;riode de la Conf&eacute;d&eacute;ration, soit les ann&eacute;es 1850-1960. Le fran&ccedil;ais acquiert un statut, mais il est plac&eacute; sur le m&ecirc;me pied que l&rsquo;anglais dans l&rsquo;ensemble canadien. Au fur et &agrave; mesure de l&rsquo;accroissement de la population de langue anglaise, le fran&ccedil;ais devient langue minoritaire dans l&rsquo;ensemble canadien. Les Canadiens deviennent alors des Canadiens fran&ccedil;ais, par opposition aux Canadiens anglais. Ils prennent graduellement conscience de leur inf&eacute;riorit&eacute;. Les diff&eacute;rents gouvernements qu&eacute;b&eacute;cois s&rsquo;int&eacute;ressent peu &agrave; la langue. Cependant, du c&ocirc;t&eacute; des linguistes, de nouvelles voix s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent pour ne plus souligner seulement la d&eacute;gradation de la langue, mais aussi le c&ocirc;t&eacute; positif de certains particularismes canadiens. La langue refait progressivement ses forces &agrave; travers les oeuvres litt&eacute;raires, les maisons d&rsquo;&eacute;dition et les grands journaux.<\/p>\n<p>La reconqu&ecirc;te de la langue au cours des ann&eacute;es 1960-2000 fait l&rsquo;objet de la 4<sup>e<\/sup> section. Po&egrave;tes et &eacute;crivains contribuent &agrave; faire appr&eacute;cier davantage le fran&ccedil;ais. Les Qu&eacute;b&eacute;cois deviennent de plus en plus convaincus que l&rsquo;avenir de la langue s&rsquo;inscrit &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur des fronti&egrave;res du Qu&eacute;bec. Une attention est port&eacute;e &agrave; la fois au statut et &agrave; la qualit&eacute; de la langue. L&rsquo;&Eacute;tat r&eacute;alise sa responsabilit&eacute; en mati&egrave;re de langage : il ne peut s&rsquo;en remettre au seul choix et &agrave; la seule initiative des citoyens. Il adopte en 1977 la Charte de la langue fran&ccedil;aise ou Loi 101. Celle-ci donne au fran&ccedil;ais le statut de langue officielle du Qu&eacute;bec, elle en fait la langue de l&rsquo;administration publique, la langue normale et habituelle du travail, de l&rsquo;enseignement, des communications, du commerce et des affaires. Le fran&ccedil;ais est la langue de tous les Qu&eacute;b&eacute;cois, les immigrants doivent inscrire leurs enfants &agrave; l&rsquo;&eacute;cole fran&ccedil;aise; par contre, la Loi concilie la primaut&eacute; au fran&ccedil;ais avec le respect des droits acquis de la minorit&eacute; anglophone du Qu&eacute;bec. C&rsquo;est l&rsquo;&eacute;poque d&rsquo;un retournement; la langue fran&ccedil;aise sort de son &eacute;tat de d&eacute;pr&eacute;ciation et s&rsquo;affirme par la production d&rsquo;&oelig;uvres litt&eacute;raires, de lexiques, de dictionnaires, etc.<\/p>\n<p>La cinqui&egrave;me section, un ajout pour la p&eacute;riode 2000-2007, traite du nouveau d&eacute;fi qui se pose face &agrave; la mondialisation et &agrave; la venue d&rsquo;une immigration nombreuse : l&rsquo;unit&eacute; de langue dans la diversit&eacute; des cultures. Le fran&ccedil;ais ne doit pas pouvoir compter uniquement sur les locuteurs n&eacute;s dans cette langue et &ecirc;tre r&eacute;duit &agrave; une dimension ethnique. Il doit devenir la langue de tous les Qu&eacute;b&eacute;cois, ceux de souche comme les nouveaux venus. Il doit &ecirc;tre non seulement langue d&rsquo;usage public, mais aussi langue parl&eacute;e &agrave; la maison, les deux usages &eacute;tant de nature &agrave; se renforcer mutuellement et &agrave; assurer l&rsquo;&eacute;panouissement du fran&ccedil;ais. Par contre, au niveau de l&rsquo;individu, le plurilinguisme est encourag&eacute;.<\/p>\n<p>En vente aux &eacute;ditions Fides (<a href=\"http:\/\/www.fides.qc.ca\/livre.php?id=280\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.fides.qc.ca\/livre.php?id=280<\/a> ), le pr&eacute;sent ouvrage c&eacute;l&egrave;bre &agrave; sa mani&egrave;re un aspect de la merveilleuse histoire de Qu&eacute;bec et du Qu&eacute;bec. &Agrave; travers ses articles et ses encadr&eacute;s inspirants, le lecteur fera s&ucirc;rement de nouvelles d&eacute;couvertes sur cette langue qu&rsquo;il croit d&eacute;j&agrave; bien conna&icirc;tre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Conseil sup&eacute;rieur de la langue fran&ccedil;aise proc&egrave;de &agrave; une troisi&egrave;me &eacute;dition du Fran&ccedil;ais au Qu&eacute;bec : 400 ans d&rsquo;histoire et de vie &nbsp; par Gilles Durand &nbsp; Cr&eacute;dit: Les &Eacute;ditions Fides En cette ann&eacute;e&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[40],"tags":[],"class_list":["post-6106","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n27-decembre-2008"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6106","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6106"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6106\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6896,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6106\/revisions\/6896"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6106"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6106"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6106"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}