{"id":6107,"date":"2008-12-13T16:16:23","date_gmt":"2008-12-13T21:16:23","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/origine-du-nom-de-la-ville-de-montreal-le-regard-du-geographe\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:18","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:18","slug":"origine-du-nom-de-la-ville-de-montreal-le-regard-du-geographe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/origine-du-nom-de-la-ville-de-montreal-le-regard-du-geographe\/","title":{"rendered":"Origine du nom de la ville de Montr\u00e9al \u2013 le regard du g\u00e9ographe"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\">Origine du nom de la ville de Montr&eacute;al<br \/>Le regard du g&eacute;ographe<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>Francis Bernier<br \/>Soci&eacute;t&eacute; Historique du P&eacute;rigord<br \/>Soci&eacute;t&eacute; g&eacute;ographique de Paris<\/h5>\n<p>R&Eacute;SUM&Eacute;<br \/>La toponymie semble d&eacute;montrer que le nom de Montr&eacute;al fut, en r&eacute;alit&eacute;, une variante de Mont Royal. Mais l&rsquo;examen minutieux des premi&egrave;res cartes, notamment celles de Champlain, renforce l&rsquo;hypoth&egrave;se selon laquelle la m&eacute;tropole du Canada doit son nom &agrave; Claude de Pontbriant, seigneur de Montr&eacute;al en P&eacute;rigord.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin27\/1Montreal_vu_d_%20ciel.jpg\" alt=\"Montr&eacute;al vu du ciel\" width=\"399\" height=\"287\" style=\"margin-right: 10px; float: left;\" title=\"Montr&eacute;al vu du ciel\" \/>Le ch&acirc;teau de Montr&eacute;al en P&eacute;rigord a-t-il r&eacute;ellement donn&eacute; son nom &agrave; la grande m&eacute;tropole du Canada ? Deux faits contradictoires entretiennent le doute encore aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>En juillet 1968, le maire de Montr&eacute;al au Canada envoie une lettre au propri&eacute;taire du ch&acirc;teau p&eacute;rigordin, monsieur Henry de Montferrand, lui reconnaissant la tr&egrave;s probable paternit&eacute; patronymique de sa ville<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=238:origine-du-nom-de-la-ville-de-montreal-le-regard-du-geographe&amp;Itemid=303#notes\"><sup>1<\/sup><\/a>. Mais dans un article publi&eacute; dans la Revue d&rsquo;histoire de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise en 1992<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=238:origine-du-nom-de-la-ville-de-montreal-le-regard-du-geographe&amp;Itemid=303#notes\"><sup>2<\/sup><\/a>, monsieur Jean Poirier s&rsquo;appuie sur la linguistique pour remettre en question cette paternit&eacute; jusqu&rsquo;alors soutenue par les historiens les plus autoris&eacute;s tels que Gerald E. Hart (XIX<sup>e<\/sup> si&egrave;cle) et Emmanuel de Cathelineau (1927). Le maire de Montr&eacute;al a-t il eu tort de les &eacute;couter ?<\/p>\n<p>Le 400<sup>e<\/sup> anniversaire de Qu&eacute;bec donne l&rsquo;occasion de rappeler que Samuel de Champlain fut un g&eacute;ographe citoyen au sens o&ugrave; il a mis ses comp&eacute;tences au service de la fondation de villes nouvelles. Comme Qu&eacute;bec, Montr&eacute;al est n&eacute; du cerveau d&rsquo;un g&eacute;ographe envoy&eacute; par le roi de France Henri IV, h&eacute;ritier par sa famille du comt&eacute; du P&eacute;rigord. Cet article a pour but de revisiter le d&eacute;bat sous l&rsquo;&eacute;clairage qui fut le sien, celui de la g&eacute;ographie.<\/p>\n<p>Notre m&eacute;thode sera celle des g&eacute;ographes. Reprenons l&rsquo;argumentation qui fonde la paternit&eacute; p&eacute;rigordine du ch&acirc;teau de Montr&eacute;al et la r&eacute;ponse que lui donne Jean Poirier. Comme toute enqu&ecirc;te bien men&eacute;e, nous les confronterons aux r&eacute;alit&eacute;s du terrain.<\/p>\n<p><strong>I- HOCHELAGA ET MONT ROYAL (1545 &ndash; 1575)<\/strong><\/p>\n<table border=\"0\" style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 400px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin27\/4Cartier_nommant_Pontbriant.jpg\" alt=\"Cartier nommant Pontbriant\" width=\"400\" height=\"286\" title=\"Cartier nommant Pontbriant\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin27\/7Montreal_au_canada.jpg\" alt=\"Montr&eacute;al au Canada\" width=\"398\" height=\"306\" title=\"Montr&eacute;al au Canada\" border=\"0\" \/><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le fait fondateur est la pr&eacute;sence de Claude de Pontbriant, fils de Pierre de Pontbriant, seigneur de Montr&eacute;al en P&eacute;rigord aux cot&eacute;s de Jacques Cartier lorsqu&rsquo;ils d&eacute;barquent sur une &icirc;le du Saint-Laurent habit&eacute;e par une bourgade Iroquoise<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=238:origine-du-nom-de-la-ville-de-montreal-le-regard-du-geographe&amp;Itemid=303#notes\"><sup>3<\/sup><\/a>. Jacques Cartier d&eacute;signe ce lieu sous le nom de Mont Royal. Comme linguiste, Jean Poirier remonte vers la forme la plus ancienne du mot Montr&eacute;al au site de la ville. Ne la trouvant pas chez Jacques Cartier, il en conclut que son compagnon seigneur de Montr&eacute;al n&rsquo;a pas donn&eacute; le nom de son ch&acirc;teau. Ce fait, en soit incontestable, rel&egrave;ve en fait de la seule linguistique.<\/p>\n<p>Si on adopte un regard de g&eacute;ographe, reprenons le texte de Jacques Cartier et suivonsle sur le terrain de sa d&eacute;couverte comme l&rsquo;a fait Claude de Pontbriant<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=238:origine-du-nom-de-la-ville-de-montreal-le-regard-du-geographe&amp;Itemid=303#notes\"><sup>4<\/sup><\/a>. &laquo; Nous march&acirc;mes plus oultre et commen&ccedil;&acirc;mes &agrave; trouver les terres labour&eacute;es (&hellip;) et parmi icelles champaignes est situ&eacute;e la ville de Hochelaga ; pr&egrave;s et y joignant une montagne qui est alentour d&rsquo;icelle &raquo;.<\/p>\n<p>Nous traversons d&rsquo;abord une plaine cultiv&eacute;e o&ugrave; se trouve la &laquo; ville &raquo; que ses habitants appellent Hochelaga. Puis nous avons plus loin une montagne &laquo; dessus de laquelle on voit fort loin &raquo;. Pour Jacques Cartier, il y a deux espaces distincts : la plaine qui a pour nom Hochelaga et la montagne qui a pour nom Mont Royal. Le toponyme Mont Royal relev&eacute; par Jean Poirier ne concerne en r&eacute;alit&eacute; que la montagne et non pas la plaine peupl&eacute;e<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=238:origine-du-nom-de-la-ville-de-montreal-le-regard-du-geographe&amp;Itemid=303#notes\"><sup>5<\/sup><\/a>. C&rsquo;est pourtant d&egrave;s l&rsquo;origine le site id&eacute;al pour l&rsquo;habitation, puisque c&rsquo;est celui d&eacute;j&agrave; choisi par les indig&egrave;nes. Si la montagne avait d&eacute;j&agrave; son nom, restait encore &agrave; donner un nom &agrave; la ville que les premiers colons n&rsquo;allaient pas manquer de construire &agrave; l&rsquo;exemple des indig&egrave;nes.<\/p>\n<p>Jean Poirier affirme que le mot Montr&eacute;al n&rsquo;appara&icirc;t pas non plus dans les &eacute;crits et cartes post&eacute;rieurs &agrave; Jacques Cartier. Mais tous les auteurs qu&rsquo;il &eacute;num&egrave;re (Fonteneau dit Alphonse et Cabot en 1554, Descelier en 1550, Mercator en 1569) se fondaient sur le seul r&eacute;cit de Jacques Cartier : la plaine insulaire conserve le nom d&rsquo;Hochelaga<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=238:origine-du-nom-de-la-ville-de-montreal-le-regard-du-geographe&amp;Itemid=303#notes\"><sup>6<\/sup><\/a> et poursuit une destin&eacute;e toponymique s&eacute;par&eacute;e de celle de la montagne nomm&eacute;e Mont Royal.<\/p>\n<p><strong>II- DE HOCHELAGA &Agrave; MONTE-REAL ( 1575 &ndash; 1604 )<\/strong><\/p>\n<p>La plaine insulaire prend pour la premi&egrave;re fois le nom de Montr&eacute;al sous la plume de Fran&ccedil;ois de Belleforest en 1575. Dans le tome II concernant la Nouvelle France de &laquo; la cosmographie universelle de tout le monde &raquo; de Sebastien Munter<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=238:origine-du-nom-de-la-ville-de-montreal-le-regard-du-geographe&amp;Itemid=303#notes\"><sup>7<\/sup><\/a>, il &eacute;crit : &laquo; Approchant de la plaine de Hochelaga, ils virent les champs labour&eacute;s et au milieu de la campagne est le village ou cit&eacute; royale <em>laquelle ville les chrestiens appelerent Mont-real<\/em>.<\/p>\n<p>Pourquoi ce changement dans le toponyme de la plaine insulaire ? Jean Poirier donne une r&eacute;ponse toujours d&rsquo;ordre linguistique. Selon Walter von Wartburg, sp&eacute;cialiste de la linguistique historique, les auteurs du XVI<sup>e<\/sup> si&egrave;cle rempla&ccedil;aient indiff&eacute;remment real et royal. Montr&eacute;al serait une variante du toponyme initial Mont Royal. Mais ce dernier toponyme d&eacute;signe la montagne et non pas la plaine insulaire concern&eacute;e par ce nouveau nom qui remplace Hochelaga &agrave; la diff&eacute;rence de l&rsquo;exemple qu&rsquo;il donne : le cap Royal d&eacute;sign&eacute; ainsi par Jacques Cartier &agrave; Terre Neuve devient sur la carte de Descelier cap Real. Dans ce dernier cas, il s&rsquo;agit d&rsquo;un seul et m&ecirc;me lieu. Dans l&rsquo;&icirc;le d&eacute;couverte conjointement par Jacques Cartier et le seigneur de Montr&eacute;al, il y a d&eacute;sormais la montagne qui s&rsquo;appelle Mont Royal et la plaine qui s&rsquo;appelle Mont-real<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=238:origine-du-nom-de-la-ville-de-montreal-le-regard-du-geographe&amp;Itemid=303#notes\"><sup>8<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Mais alors pourquoi Hochelaga laisse la place &agrave; Mont-real ? En excellent historien qu&rsquo;il est, Jean Poirier donne la bonne r&eacute;ponse. Belleforest rend fr&eacute;quemment hommage au v&eacute;nitien g&eacute;ographe Giovani Battista Ramusio. Celui ci dans son troisi&egrave;me volume des &laquo; navigazione viaggi &raquo; publi&eacute; en 1556 repr&eacute;sente la plaine insulaire avec son village entour&eacute; de palissades et ses champs de bl&eacute; non par le nom Hochelaga mais par celui de Monte-Real<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=238:origine-du-nom-de-la-ville-de-montreal-le-regard-du-geographe&amp;Itemid=303#notes\"><sup>9<\/sup><\/a>. Nous sommes encore &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; les g&eacute;ographes recopient Jacques Cartier. Mais si le v&eacute;nitien Ramusio avait voulu &eacute;crire Mont Royal, il aurait &eacute;crit en italien Monte Regale ou Monte reale.<\/p>\n<p>Jetons, l&agrave; encore, un regard de g&eacute;ographe politique. La grande puissance coloniale de l&rsquo;&eacute;poque est l&rsquo;Espagne qui a supplant&eacute; le Portugal. En Sicile par exemple, terre longtemps occup&eacute;e par les Espagnols, le cardinal de M&eacute;dicis poss&eacute;dait l&rsquo;&eacute;v&ecirc;ch&eacute; de Monreale. Ce M&eacute;dicis avait obtenu de son oncle le pape Cl&eacute;ment VII que le partage des colonies entre l&rsquo;Espagne et le Portugal ne concern&acirc;t que les terres connues et non les terres &agrave; d&eacute;couvrir, ce qui ouvrait la voie aux explorations du Canada. Apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;chec du florentin Verrazano (1524), Fran&ccedil;ois 1<sup>er<\/sup> choisit le malouin Jacques Cartier pour une nouvelle exp&eacute;dition (1534). Il est vraisemblable qu&rsquo;il ait choisi parmi ses courtisans un homme &agrave; la fois proche par sa souche malouine de Jacques Cartier et proche par le nom de son ch&acirc;teau de ce M&eacute;dicis de Monreale. Ce sera Claude de Pontbriant, fils du seigneur de Montr&eacute;al. Il convenait de l&rsquo;honorer par sa position &agrave; la cour, mais aussi par le nom de son ch&acirc;teau. Monreale, montreal, ces deux mots circulaient depuis longtemps lorsque Belleforest s&rsquo;en saisit pour d&eacute;signer cette plaine insulaire. Les &laquo; chrestiens &raquo;, entendons les hommes d&rsquo;&eacute;glise<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=238:origine-du-nom-de-la-ville-de-montreal-le-regard-du-geographe&amp;Itemid=303#notes\"><sup>10<\/sup><\/a>, commencent &agrave; r&ecirc;ver de s&rsquo;y installer. Hochelaga &eacute;tant le nom de la &laquo; cit&eacute; royale &raquo; indig&egrave;ne, il fallait trouver un nouveau nom acceptable par l&rsquo;entourage royal. Ce fut Monte-Real &agrave; mi-chemin entre des influences o&ugrave; domine alors le projet religieux.<\/p>\n<p>Mais quelle religion : la catholique &agrave; dominante missionnaire ou la protestante &agrave; dominante marchande? La toponymie refl&egrave;te cette incertitude : la carte publi&eacute;e par Lescarbot en 1609 continue d&rsquo;utiliser le mot indig&egrave;ne Hochelaga pour d&eacute;signer la plaine insulaire. Avec l&rsquo;av&egrave;nement sur le tr&ocirc;ne du prince protestant Henri de Navarre comme roi de France catholique, le compromis permet une relance du projet colonisateur. D&eacute;sormais il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;explorer, mais d&rsquo;informer des colons s&rsquo;installant sur les terres d&eacute;couvertes ayant &agrave; la fois un projet missionnaire et un projet marchand. Dans ce but le roi Henri IV d&eacute;signe un g&eacute;ographe pour suivre ses exp&eacute;ditions au Canada : un homme du Saintonge protestant, Samuel de Champlain.<\/p>\n<p><strong>III- ENTRE MONTE-REAL ET MONTR&Eacute;AL (1604 &ndash; 1632)<\/strong><br \/>Avec Champlain, la carte n&rsquo;est plus simplement table de navigation ou cartulaire d&eacute;coratif. Les noms de lieux (toponymie) sont associ&eacute;s &agrave; d&rsquo;autres informations : faune, flore, activit&eacute;s des habitants par une nomenclature renvoyant &agrave; un texte. &Agrave; la suite de ses trois voyages au Canada (1604,1606,1608), Samuel de Champlain &eacute;tablit ainsi les premi&egrave;res cartes r&eacute;ellement g&eacute;ographiques du Canada fran&ccedil;ais. Qu&rsquo;y voyons-nous sur le site d&eacute;couvert conjointement par Jacques Cartier et Claude de Pontbriant ?<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=238:origine-du-nom-de-la-ville-de-montreal-le-regard-du-geographe&amp;Itemid=303#notes\"><sup>11<\/sup><\/a><\/p>\n<p>La premi&egrave;re carte est &eacute;dit&eacute;e en 1612 sous la r&eacute;gence de Marie de M&eacute;dicis , parente &eacute;loign&eacute;e du cardinal propri&eacute;taire du fief sicilien Monreale. Le lieu d&eacute;couvert conjointement par Jacques Cartier et Claude de Pontbriant est indiqu&eacute; par une colline surmont&eacute;e d&rsquo;un mot mal calligraphi&eacute; commen&ccedil;ant par Mon et finissant par real sans que le T apparaisse clairement, permettant d&rsquo;identifier soit Montereal soit Montr&eacute;al. S&rsquo;agit-il d&rsquo;une simple n&eacute;gligence ou d&rsquo;une intention de satisfaire toutes les lectures possibles ? Des influences concurrentes, nous l&rsquo;avons vu, poussaient &agrave; remplacer le nom indig&egrave;ne Hochelaga par le nom plus &laquo; chrestien &raquo; de Mont-real. Depuis la &laquo; combinazione &raquo; de Machiavel import&eacute;e en France par les M&eacute;dicis, on sait que le flou et l&rsquo;ambiguit&eacute; sont les matrices du politique<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=238:origine-du-nom-de-la-ville-de-montreal-le-regard-du-geographe&amp;Itemid=303#notes\"><sup>12<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Avec la seconde carte de 1632, le contexte politique change. Le jeune roi Louis XIII a pris le pouvoir. Il prend pour premier ministre Richelieu qui encourage la colonisation du Canada en favorisant la cr&eacute;ation d&rsquo;un consortium de nobles fortunes, d&rsquo;armateurs et d&rsquo;hommes d&rsquo;affaires, la Compagnie des Cent Associ&eacute;s. Elle dispose d&rsquo;une protection par le monopole &agrave; la fois &eacute;conomique (la colonie doit commercer uniquement avec ses investisseurs m&eacute;tropolitains) et religieux (catholicisme obligatoire). Nous retrouvons le double projet &agrave; la fois missionnaire et marchand avec d&eacute;sormais une dominante &eacute;conomique. Cette nouvelle carte est pour la premi&egrave;re fois con&ccedil;ue comme un guide destin&eacute; &agrave; convaincre les investisseurs et candidats &agrave; la colonisation. La nomenclature est plus pr&eacute;cise et les mots &eacute;crits en lettres romaines imprim&eacute;es.<\/p>\n<p>&Agrave; l&rsquo;emplacement qui nous int&eacute;resse, la carte nous indique deux chiffres 74 et 76 mais pas 75. Or, sur la nomenclature imprim&eacute;e, c&rsquo;est au 75 que nous lisons &laquo; Isle de Mont-real &raquo;. N&eacute;anmoins au 76 la nomenclature indique &laquo; deux isles dont celle de Mont-real, o&ugrave; on fait la traite depuis plusieurs ann&eacute;es avec les sauvages &raquo;. C&rsquo;est en effet le principal argument dont dispose le roi pour attirer les entrepreneurs dans cette partie de la colonie. Champlain a donc choisi le terme utilis&eacute; d&egrave;s 1575 par Fran&ccedil;ois de Belleforest pour d&eacute;signer l&rsquo;espace o&ugrave; la couronne de France souhaite installer la base commerciale la plus ouverte aux routes fluviales de l&rsquo;int&eacute;rieur : le Saint-Laurent et l&rsquo;Outaouais vers l&rsquo;ouest et vers l&rsquo;est la rivi&egrave;re qui va prendre le nom du ministre colonisateur Richelieu. En d&eacute;pit de cette nouvelle impr&eacute;cision, volontaire ou non, observons que le terme utilis&eacute; n&rsquo;est ni Monreal (Sicile) ni Monte-real (Venise). Mais ce n&rsquo;est pas non plus tout &agrave; fait le Montr&eacute;al en un seul mot du ch&acirc;teau p&eacute;rigordin. Ce dernier terme n&rsquo;appara&icirc;tra dans sa forme d&eacute;finitive qu&rsquo;un si&egrave;cle plus tard.<\/p>\n<p><strong>IV- DE MONT-REAL &Agrave; MONTR&Eacute;AL (1632 &ndash; 1720)<\/strong><br \/>L&rsquo;une des premi&egrave;res cartes donnant &agrave; la plaine insulaire le nom de Montr&eacute;al date de 1720.Nous sommes alors sous la R&eacute;gence qui a suivi la mort du roi Louis XIV. Pendant le r&egrave;gne du Roi-Soleil, le toponyme de la carte de Champlain n&rsquo;est pas encore totalement adopt&eacute; par les &eacute;lites coloniales. Jean Poirier signale dans son article p.40<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=238:origine-du-nom-de-la-ville-de-montreal-le-regard-du-geographe&amp;Itemid=303#notes\"><sup>2<\/sup><\/a> que le gouverneur de Trois Rivi&egrave;res, Pierre Boucher, &eacute;crit &agrave; Louis XIV : &laquo; Mont Royal qui est la derni&egrave;re de nos habitations est situ&eacute;e dans une grande isle nomm&eacute;e Isle de Mont Royal &raquo; <br \/><a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=238:origine-du-nom-de-la-ville-de-montreal-le-regard-du-geographe&amp;Itemid=303#notes\"><sup>13<\/sup><\/a>. Le gouverneur de Trois-Rivi&egrave;res ignorait-il les cartes du territoire voisin ou voulait-il flatter le Grand Roi qui l&rsquo;avait re&ccedil;u &agrave; Versailles ? Le projet colonial de Louis XIV sous l&rsquo;influence des J&eacute;suites &eacute;tait redevenu plus missionnaire que marchand. La compagnie du Saint Sacrement sous l&rsquo;impulsion du marquis de Villeneuve donne &agrave; la plaine insulaire le nom de &laquo; Ville Marie &raquo; appuy&eacute; par tous les ordres religieux engag&eacute;s dans la reconqu&ecirc;te catholique : R&eacute;collets, J&eacute;suites, Sulpiciens. La r&eacute;vocation de l&rsquo;&eacute;dit de Nantes en1685 a consacr&eacute; la rupture entre le projet protestant de colonisation &agrave; dominante marchande et le projet catholique &agrave; dominante missionnaire qui prend alors le dessus. Selon les propres termes d&rsquo;une lettre envoy&eacute;e par un J&eacute;suite &agrave; cette &eacute;poque : &laquo; toute l&rsquo;ile est devenue un immense couvent &raquo; o&ugrave; indiens et sujets du roi ne forment qu&rsquo;une seule communaut&eacute;<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=238:origine-du-nom-de-la-ville-de-montreal-le-regard-du-geographe&amp;Itemid=303#notes\"><sup>14<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Avec la R&eacute;gence et l&rsquo;exp&eacute;rience de la banque Law, l&rsquo;&eacute;conomie revient au premier plan des pr&eacute;occupations royales : le faible peuplement de la colonie en comparaison avec celui de la NouvelleAngleterre commence &agrave; inqui&eacute;ter. La &laquo; grosse aventure &raquo; vers l&rsquo;ouest est de nouveau autoris&eacute;e comme au temps de Champlain. La ville b&acirc;tie depuis Champlain au pied du Mont Royal commence &agrave; redevenir un entrep&ocirc;t de fourrures o&ugrave; les fabricants de chapeaux sont autoris&eacute;s. Le projet initi&eacute; d&egrave;s l&rsquo;&eacute;poque de Belleforest et repris par Champlain missionn&eacute; par le roi Henri IV reprend vie sur le territoire d&eacute;couvert par Jacques Cartier et le &laquo;fils du seigneur de Montreal &raquo;. Le terme &laquo; Ville Marie &raquo; n&rsquo;appara&icirc;t plus dans les cartes pour laisser la place &agrave; Montr&eacute;al, toponyme du ch&acirc;teau p&eacute;rigordin. On peut y voir une simple commodit&eacute; d&rsquo;&eacute;criture : un mot est plus simple et plus courant pour d&eacute;signer une ville que deux mots s&eacute;par&eacute;s. Mais donnons la parole aux g&eacute;ographes. Dans un ouvrage collectivement r&eacute;dig&eacute; par des g&eacute;ographes fran&ccedil;ais et qu&eacute;b&eacute;cois<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=238:origine-du-nom-de-la-ville-de-montreal-le-regard-du-geographe&amp;Itemid=303#notes\"><sup>15<\/sup><\/a>, nous lisons dans le chapitre consacr&eacute; &agrave; Montr&eacute;al intitul&eacute; &laquo; La cle de l&rsquo;ouest &raquo; : &laquo; C&rsquo;est &agrave; Samuel de Champlain que doit revenir le cr&eacute;dit d&rsquo;avoir choisi le site de la future ville de Montr&eacute;al &raquo;. Quel est ce site ?<\/p>\n<p>Nous savons d&eacute;j&agrave; que d&egrave;s sa d&eacute;couverte, on distingue la montagne qui prend le nom de Mont Royal et la plaine insulaire qui va changer de nom parce qu&rsquo;elle va changer de propri&eacute;taire. Lorsque Samuel de Champlain lui donna le nom de Monte-Real, l&rsquo;espace qu&rsquo;il baptise ainsi est d&eacute;j&agrave; une ville nouvelle construite sur la plaine initialement parcourue par Jacques Cartier et Claude de Pontbriant : entre le fleuve en amont des rapides de Lachine et la montagne au nord. Entre les deux, une haute terrasse limit&eacute;e par l&rsquo;actuelle rue Sherbrooke. Imm&eacute;diatement en contrebas de cette haute terrasse, c&rsquo;est la basse terrasse s&rsquo;&eacute;tendant jusqu&rsquo;au fleuve. Cet espace est ravin&eacute; par un syst&egrave;me de vall&eacute;es au fond desquelles coulent des petites rivi&egrave;res. Le premier ruisseau, la rivi&egrave;re Saint-Martin prend en &eacute;charpe cette terrasse jusqu&#8217;&agrave; la hauteur de l&rsquo;actuel Chaboillez pour se jeter dans l&rsquo;autre rivi&egrave;re appel&eacute;e rivi&egrave;re Saint-Pierre. Venant du sud-ouest, cette derni&egrave;re d&eacute;bouche sur le fleuve Saint Laurent o&ugrave; est construit le port. C&rsquo;est ce site qui porte d&eacute;sormais le nom de Montr&eacute;al et non la montagne. L&rsquo;affirmation selon laquelle Montr&eacute;al ne serait qu&rsquo;une variante de Mont Royal ne r&eacute;siste pas &agrave; cette visite sur le terrain. Deux espaces g&eacute;ographiquement diff&eacute;rents ont eu naturellement deux noms diff&eacute;rents.<\/p>\n<table border=\"0\" style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 346px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin27\/22Beaumont_en_Perigord.jpg\" alt=\"Beaumont en P&euml;rigord\" width=\"346\" height=\"256\" title=\"Beaumont en P&euml;rigord\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Mais pourquoi Montr&eacute;al s&rsquo;est substitu&eacute; d&eacute;finitivement &agrave; Ville Marie ? Si on examine le plan de la ville nouvelle sur les bords du Saint-Laurent au XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, on constate qu&rsquo;elle a d&rsquo;&eacute;videntes ressemblances avec la bastide de Beaumont en P&eacute;rigord. Une voie centrale en hauteur conduit &agrave; l&rsquo;&eacute;glise et &agrave; la place du march&eacute;. En contrebas au sud une voie dessert la vall&eacute;e de la Couze avec ses moulins et ses forges d&eacute;bouchant sur l&rsquo;axe marchand de la Dordogne. Champlain connaissait-il le plan de cette bastide en P&eacute;rigord avant de s&rsquo;en inspirer sur les bords du Saint Laurent ? On sait que par ailleurs il a donn&eacute; &agrave; sa premi&egrave;re installation en Acadie(1604) le nom de Sainte-Croix, toponyme que l&rsquo;on trouve &eacute;galement dans le voisinage imm&eacute;diat de Beaumont. Champlain connaissait-il le P&eacute;rigord ou a-t-il eu connaissance du plan de cette bastide ? Ces observations permettent d&rsquo;&eacute;noncer une hypoth&egrave;se. Le roi Henri IV comte du P&eacute;rigord connaissait le ch&acirc;teau de Montr&eacute;al et la bastide de Beaumont. Il a pu recommander ces mod&egrave;les &agrave; son &eacute;missaire au Canada. L&rsquo;examen de la correspondance d&rsquo;Henri IV permettrait de prouver cette connexion<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=238:origine-du-nom-de-la-ville-de-montreal-le-regard-du-geographe&amp;Itemid=303#notes\"><sup>16<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p><strong>CONCLUSION<\/strong><br \/>L&rsquo;observation du terrain o&ugrave; est n&eacute; la ville de Montr&eacute;al en la recoupant constamment avec le contexte historique de son d&eacute;veloppement nous a permis de revenir &agrave; la paternit&eacute; du ch&acirc;teau p&eacute;rigordin de Montr&eacute;al .Ce sont les cartes de Champlain qui ont jou&eacute; un r&ocirc;le d&eacute;cisif dans cette gen&egrave;se en donnant la priorit&eacute; au commerce seul capable d&rsquo;attirer dans la cit&eacute; en formation une population croissante. L&rsquo;exp&eacute;rience pass&eacute;e des bastides franco-anglaises de Guyenne o&ugrave; se trouvait aussi le ch&acirc;teau du compagnon de Jacques Cartier a pu inspirer le premier b&acirc;tisseur de la ville. Cette conclusion ne contredit pas celle de Jean Poirier. Ce coll&egrave;gue &eacute;crit en effet : &laquo; Finalement la colline conservera son nom originel de Mont Royal tandis que l&rsquo;appellation Montr&eacute;al servira &agrave; d&eacute;nommer l&rsquo;&icirc;le o&ugrave; est situ&eacute;e cette colline et plus tard la ville &raquo;. <br \/>Il fonde cette affirmation sur la carte de Champlain de 1632.<\/p>\n<p>Mr Jean Poirier invitait &agrave; une &eacute;tude plus pouss&eacute;e de cette carte .Cet article a entam&eacute; ce travail qui reste &agrave; poursuivre notamment en ce qui concerne la correspondance d&rsquo;Henri IV. Mais le contenu de cet article renforce une certitude. Le ch&acirc;teau de Montr&eacute;al en P&eacute;rigord est le seul toponyme en France qui, parmi les autres lieux dits Montr&eacute;al, ajoute le plus d&rsquo;arguments historiques et g&eacute;ographiques au seul argument d&rsquo;avoir un nom &eacute;quivalent &agrave; celui de la grande m&eacute;tropole du Canada.<\/p>\n<p><strong><a id=\"notes\"><\/a>NOTES<\/strong><\/p>\n<h6>&nbsp;(1) &laquo; De fait, les historiens sont g&eacute;n&eacute;ralement d&rsquo;accord pour attribuer la paternit&eacute; du nom de la ville de Montr&eacute;al &agrave; monsieur Claude de Pontbriant dont votre famille poss&egrave;de le ch&acirc;teau ancestral en France &raquo;, cabinet du maire, Ville de Montr&eacute;al.<\/h6>\n<h6>&nbsp;(2) Revue d&rsquo;histoire de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise (RHAF), Vol. 46, No 1, &eacute;t&eacute; 1992, p. 36 &agrave; 44.<\/h6>\n<h6>&nbsp;(3) Bulletin de la soci&eacute;t&eacute; historique et arch&eacute;ologique du P&eacute;rigord (BSHAP), Tome CXXXII, 2005, article &laquo; Les Pontbriant en P&eacute;rigord &raquo;, p. 338.<\/h6>\n<h6>&nbsp;(4) Le texte original se trouve au British Museum de Londres, mais le premier texte imprim&eacute; se trouve &agrave; la Biblioth&egrave;que nationale Fran&ccedil;ois Mitterrand &agrave; Paris en microfilm au service des documents rares.<\/h6>\n<h6>&nbsp;(5) RHAF, 1992, m&ecirc;me article, p. 38.<\/h6>\n<h6>&nbsp;(6) Par exemple la carte de Lescarbot de 1609 repr&eacute;sente les deux lieux et les deux noms s&eacute;par&eacute;s. Biblioth&egrave;que nationale de France (BNF), Richelieu d&eacute;partement, cartes et plans.<\/h6>\n<h6>&nbsp;(7) BNF, Richelieu, Paris, d&eacute;partement cartes et plans, chapitre &laquo; de la Floride &raquo;, p 2191, consulter <a href=\"http:\/\/www.bnf.fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.bnf.fr<\/a> BN. Opale plus, recherche avanc&eacute;e, auteur Belleforest, collection Documents num&eacute;ris&eacute;s, 5e notice, visualiser 3.<\/h6>\n<h6>&nbsp;(8) Contrairement &agrave; l&rsquo;affirmation de Jean Poirier : &laquo; c&rsquo;est la forme Montr&eacute;al qui devait par la suite s&rsquo;imposer au lieu de Mont Royal pour d&eacute;signer l&rsquo;&icirc;le et la ville &raquo;, RHAF, 1992, m&ecirc;me article.<\/h6>\n<h6>&nbsp;(9) Ce plan, le plus connu, a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute; par l&rsquo;Italien Gastaldi. Il est intitul&eacute; : &laquo; La terra de Hochelaga nella Nova Francia &raquo;.<\/h6>\n<h6>&nbsp;(10) En 1575, Philippe de Neri fonde l&rsquo;Oratoire. Les catholiques et les protestants entrent &agrave; nouveau en n&eacute;gociation apr&egrave;s la Saint-Bart&eacute;l&eacute;my. La paix sera sign&eacute;e &agrave; Bergerac en 1577. Le pays respire &agrave; nouveau et les ambitions ext&eacute;rieures renaissent. Le moine Th&eacute;vet fait un voyage en Am&eacute;rique. Il publie une &laquo; cosmographie universelle &raquo; et exp&eacute;rimente &agrave; Angoulesme la culture du tabac.<\/h6>\n<h6>&nbsp;(11) La carte de 1612 est reproduite dans un ouvrage sur les premi&egrave;res cartes de l&rsquo;Am&eacute;rique en consultation libre au d&eacute;partement cartes et plans de la BNF Richelieu &agrave; Paris.<\/h6>\n<h6>&nbsp;(12) La carte de 1632 est intitul&eacute;e &laquo; Carte de la Nouvelle France augment&eacute;e depuis la derni&egrave;re servant &agrave; la navigation faite par le sieur Champlain lequel a d&eacute;couvert plusieurs costes, lacs, rivi&egrave;res et nations sauvages &raquo;, BNF, Richelieu, Paris, d&eacute;partement cartes et plans, cote magasin GAC &ndash; 6108 (RES), support cartes imprim&eacute;es.<\/h6>\n<h6>&nbsp;(13) Pierre Boucher, &laquo; Histoire v&eacute;ritable et naturelle des m&oelig;urs et productions du pays de la Nouvelle France, vulgairement dit le Canada &raquo;.<\/h6>\n<h6>&nbsp;(14) Extrait de la &laquo; relation des J&eacute;suites &raquo; publi&eacute;e par Charlevoix, &laquo; Histoire de la Nouvelle France &raquo;, Livre IX.<\/h6>\n<h6>&nbsp;(15) Cet ouvrage publi&eacute; au Qu&eacute;bec avant 1992 &eacute;tudie la g&eacute;ographie de Montr&eacute;al avec la collaboration de Mr Blanchard, (<a href=\"http:\/\/catalogue.banq.qc.ca\/cgi-bin\/bestn?id=%5FZjow%2F%E2%7Dt%2DJQNFwwdX&amp;act=2&amp;data=1\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/catalogue.banq.qc.ca\/cgi-bin\/bestn?id=%5FZjow%2F%E2%7Dt%2DJQNFwwdX&amp;act=2&amp;data=1<\/a> ), g&eacute;ographe fran&ccedil;ais, sp&eacute;cialiste du relief alpin et son environnement naturel, urbain, &eacute;conomique. Le groupe universitaire d&rsquo;&eacute;tudes canadiennes poursuit actuellement cette tradition, relay&eacute;e par d&rsquo;autres soci&eacute;t&eacute;s de g&eacute;ographie de part et d&rsquo;autre de l&rsquo;Atlantique parmi lesquelles la Soci&eacute;t&eacute; de g&eacute;ographie &agrave; Paris.<\/h6>\n<h6>(16) Consulter notamment le &laquo; recueil des lettres missives de Henri IV &raquo;, Tome III, publi&eacute; par Berger de Xivrey, BNF &agrave; Paris. Les archives publiques de la Dordogne poss&egrave;dent les tomes I et II, mais r&eacute;unissent les lettres ant&eacute;rieures &agrave; la p&eacute;riode concern&eacute;e.<\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Origine du nom de la ville de Montr&eacute;alLe regard du g&eacute;ographe &nbsp; Francis BernierSoci&eacute;t&eacute; Historique du P&eacute;rigordSoci&eacute;t&eacute; g&eacute;ographique de Paris R&Eacute;SUM&Eacute;La toponymie semble d&eacute;montrer que le nom de Montr&eacute;al fut, en r&eacute;alit&eacute;, une variante de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[40],"tags":[],"class_list":["post-6107","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n27-decembre-2008"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6107","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6107"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6107\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6897,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6107\/revisions\/6897"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6107"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6107"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6107"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}