{"id":6128,"date":"2009-04-22T23:45:59","date_gmt":"2009-04-23T03:45:59","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/le-siege-de-quebec\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:19","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:19","slug":"le-siege-de-quebec","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/le-siege-de-quebec\/","title":{"rendered":"Le si\u00e8ge de Qu\u00e9bec"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\">Le si&egrave;ge de Qu&eacute;bec<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5><em>par Fabrice Mosseray<br \/><\/em>Forces arm&eacute;es canadiennes<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Forts de leur victoire &agrave; Louisbourg (27 juillet 1758) et remis de leurs d&eacute;faites subies sur les Grands Lacs, les Britanniques sont bien d&eacute;cid&eacute;s en cette ann&eacute;e 1759 &agrave; aller de l&rsquo;avant dans leur projet de conqu&ecirc;te du Canada. Alors que le g&eacute;n&eacute;ral Amherst marche sur Montr&eacute;al, l&rsquo;amiral Saunders et le major-g&eacute;n&eacute;ral Wolfe s&rsquo;appr&ecirc;tent &agrave; attaquer Qu&eacute;bec, le c&oelig;ur de la Nouvelle-France.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;&eacute;chec de la guerre de course<\/strong><\/p>\n<p>Sous la gouverne du premier ministre William Pitt, la Grande-Bretagne, au prix d&rsquo;efforts colossaux, veut mettre fin &agrave; l&rsquo;empire colonial fran&ccedil;ais. Elle veut s&rsquo;emparer co&ucirc;te que co&ucirc;te du Canada (82 000 habitants) qui repr&eacute;sente un v&eacute;ritable obstacle au d&eacute;veloppement de ses colonies am&eacute;ricaines (1 300 000 hab.). Quant &agrave; elle, la France ne devine en rien les vis&eacute;es de son ennemi, n&eacute;glige sa marine de fa&ccedil;on abjecte et s&rsquo;imagine que le conflit se r&egrave;glera sur le continent europ&eacute;en. Menac&eacute;e &agrave; nouveau, la Nouvelle-France ne p&egrave;se pas lourd dans l&rsquo;entourage du roi Louis XV puisque, loin d&rsquo;&ecirc;tre autosuffisante, elle co&ucirc;te cher et rapporte peu &agrave; la France. Faute de puissantes escadres et d&rsquo;une politique navale efficace, la Marine royale fran&ccedil;aise n&rsquo;est pas de taille &agrave; lutter contre la Royal Navy et ne peut ainsi prot&eacute;ger ses ports et les colonies. Depuis la fin de la guerre de la Succession d&rsquo;Autriche (1748), la Grande-Bretagne a maintenu un &eacute;tat de guerre avec la France qui n&rsquo;a fait aucun effort digne de ce nom pour renflouer sa marine durement malmen&eacute;e. Priv&eacute;e de financement s&eacute;rieux, d&eacute;laiss&eacute;e au profit de l&rsquo;Arm&eacute;e, min&eacute;e par des conflits internes et affaiblies par des &eacute;pid&eacute;mies qui d&eacute;ciment les &eacute;quipages mal nourris et mal pay&eacute;s, la marine de Louis XV n&rsquo;est pas pr&ecirc;te &agrave; entrer en guerre en 1756. &Agrave; la centaine de vaisseaux de ligne (navires de guerre de 64 canons et plus) anglais, elle ne peut en opposer qu&rsquo;une quarantaine. En plus d&rsquo;avoir du mal &agrave; combler ses effectifs, elle prive nombre de ses navires de leur pr&eacute;cieux armement et ravitaillement qu&rsquo;elle refile aux navires corsaires sur qui la France fait reposer sa strat&eacute;gie navale.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Malgr&eacute; tout, le conflit avait bien commenc&eacute; pour la France. De 1756 &agrave; 1758, avec leurs forces squelettiques, le gouverneur de la Nouvelle-France, Pierre Rigaud de Vaudreuil et le g&eacute;n&eacute;ral Louis-Joseph de Saint-V&eacute;ran, marquis de Montcalm, sont victorieux sur les Grands Lacs. En M&eacute;diterran&eacute;e, le marquis de la Galissoni&egrave;re, un ancien gouverneur de la Nouvelle-France, s&rsquo;empare de l&rsquo;&Icirc;le Minorque en mai 1756. En 1758, le vent tourne et la Nouvelle-France perd la forteresse de Louisbourg, le Fort Frontenac (Kingston) et le Fort Duquesne (Pittsburgh). La France &eacute;tant incapable de lui envoyer suffisamment de convois de ravitaillement, la colonie est &agrave; bout de souffle et conna&icirc;t la famine. La Royal Navy domine les mers puisque les corsaires fran&ccedil;ais ploient sous le nombre et ne sont pas &eacute;paul&eacute;s par une forte marine de guerre. Op&eacute;rant depuis la France, de Louisbourg (jusqu&rsquo;en ao&ucirc;t 1758) et de Qu&eacute;bec, les corsaires, munis de lettres officielles confirmant qu&rsquo;ils agissent au nom du Roi, s&rsquo;attaquent aux navires de commerce et de p&ecirc;che anglais et revendent leurs prises et les cargaisons captur&eacute;es. L&rsquo;administration coloniale a aussi recours &agrave; des corsaires canadiens &agrave; bord de ses ravitailleurs et de ses escorteurs. Les p&ecirc;cheurs de la Nouvelle-France se muent &eacute;galement en corsaires et arment leurs go&eacute;lettes de petits canons ou de pierriers. Ils traquent et capturent des navires anglais g&eacute;n&eacute;ralement de tonnage semblable &agrave; leurs petits navires et les revendent &agrave; Louisbourg et &agrave; Qu&eacute;bec. Malgr&eacute; le nombre de prises effectu&eacute;es par les corsaires fran&ccedil;ais, soit 1 358 navires captur&eacute;s durant la guerre de Sept Ans (1756-1763), dont une quarantaine par les corsaires op&eacute;rant en Nouvelle-France, ils sont trop peu nombreux pour porter de rudes coups &agrave; l&rsquo;imposante flotte commerciale anglaise. Le syst&egrave;me de convois adopt&eacute; par les Britanniques les tient en respect. La d&eacute;cision de la France de recourir &agrave; la guerre de course se solde donc par un &eacute;chec cuisant et son empire colonial en fait les frais.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Malgr&eacute; le fait que la Marine royale soit coinc&eacute;e dans ses ports &agrave; cause du blocus exerc&eacute; par la Royal Navy, les strat&egrave;ges fran&ccedil;ais envisagent tout de m&ecirc;me d&rsquo;envahir l&rsquo;Angleterre! Au courant de leurs intentions, les Britanniques prennent les grands moyens. Alors que les amiraux Howe et Rodney ravagent respectivement Cherbourg et Le Havre en 1758, la Marine royale est pratiquement an&eacute;antie au cours de l&rsquo;ann&eacute;e suivante : la flotte de Toulon est an&eacute;antie par l&rsquo;amiral Boscawen (qui s&rsquo;est illustr&eacute; &agrave; Louisbourg), celle de Brest par l&rsquo;amiral Hawke et les deux escadres de l&rsquo;Oc&eacute;an indien par l&rsquo;amiral Pocok.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les corsaires au secours de Qu&eacute;bec<\/strong><\/p>\n<p>Entre temps, en mai 1759, les corsaires Vauquelain, Canon (ou Kanon) et Sauvage parviennent &agrave; franchir le blocus anglais et jettent l&rsquo;ancre &agrave; Qu&eacute;bec avec huit fr&eacute;gates et une quinzaine de navires de transport. Ils ram&egrave;nent &eacute;galement le colonel de Bougainville qui revient avec de mauvaises nouvelles de Paris. Apr&egrave;s avoir expos&eacute; la situation critique de la colonie, Bougainville s&rsquo;est fait r&eacute;pondre par le ministre de la Marine Berryer : &laquo; <em>Monsieur, quand le feu est &agrave; la maison, on ne s&rsquo;occupe pas des &eacute;curies.<\/em> &raquo; Bougainville se fait donner tout de m&ecirc;me 326 soldats et 13 000 barils de poudre et de vivres. Des moyens nettement insuffisants! Il est par ailleurs demand&eacute; &agrave; Vaudreuil et &agrave; Montcalm de tout faire pour conserver Qu&eacute;bec et Montr&eacute;al. Lors de futures n&eacute;gociations, la France devra bien avoir quelques territoires en sa possession! Les ordres venus de France n&rsquo;arrangent en rien les tensions orageuses entre le gouverneur Vaudreuil et le marquis de Montcalm qui ne s&rsquo;entendent absolument pas sur la strat&eacute;gie de d&eacute;fense &agrave; adopter. La colonie, qui manque de vivres, est la proie du march&eacute; noir et de la corruption. Alors que Montcalm fait creuser des retranchements de Qu&eacute;bec jusqu&rsquo;&agrave; la rivi&egrave;re Montmorency et installe son quartier g&eacute;n&eacute;ral &agrave; Beauport, Vaudreuil veille &agrave; la d&eacute;fense de Qu&eacute;bec. Aux 15 000 combattants (soldats de l&rsquo;Arm&eacute;e, des troupes de la Marine, miliciens et Am&eacute;rindiens) dont ils disposent s&rsquo;ajoutent 2 000 marins dont les navires sont soit transform&eacute;s en batteries flottantes soit en br&ucirc;lots. Si 600 d&rsquo;entre eux sont affect&eacute;s &agrave; la man&oelig;uvre de ces derniers, les 1 400 autres se retrouvent canonniers. Ne pouvant stopper la flotte anglaise &agrave; elle seule, la poign&eacute;e de fr&eacute;gates restantes est envoy&eacute;e &agrave; Montr&eacute;al.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>&Eacute;chec de Wolfe<\/strong><\/p>\n<p>La flotte de l&rsquo;amiral Saunders, qui compte pr&egrave;s de 150 navires, appareille de Louisbourg, cingle vers Qu&eacute;bec et rallie l&rsquo;&icirc;le d&rsquo;Orl&eacute;ans le 24 juin 1759. Pas un seul navire n&rsquo;est perdu en raison des caprices du fleuve Saint-Laurent. Non seulement Saunders est un amiral des plus comp&eacute;tents, mais il compte parmi ses navigateurs les plus chevronn&eacute;s un certain James Cook, futur grand explorateur du Pacifique. De plus, des prisonniers fran&ccedil;ais menac&eacute;s de mort sont forc&eacute;s d&rsquo;aider Saunders. Escort&eacute;e entre autres par une vingtaine de vaisseaux de ligne, la flotte compte pr&egrave;s de 130 navires de transport et de ravitaillement de divers tonnages. Plus de 30 000 marins britanniques sont &agrave; leur poste de combat et les 9 000 soldats du major g&eacute;n&eacute;ral James Wolfe s&rsquo;attendent &agrave; &ecirc;tre d&eacute;barqu&eacute;s d&rsquo;un jour &agrave; l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans la nuit du 28 juin, les Fran&ccedil;ais lancent sept navires transform&eacute;s en br&ucirc;lots contre la flotte ennemie, mais en vain puisque les &eacute;quipages les incendient trop rapidement. &Agrave; la vue de ces navires en flammes, les marins britanniques ont le temps d&rsquo;&eacute;loigner leurs vaisseaux ou encore de d&eacute;ployer des &eacute;quipes d&rsquo;abordage qui parviennent &agrave; remorquer les br&ucirc;lots et de les &eacute;loigner ainsi de la flotte.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Wolfe et le colonel Guy Carleton installent le 27 juin une t&ecirc;te de pont sur l&rsquo;&icirc;le d&rsquo;Orl&eacute;ans d&rsquo;o&ugrave; ils peuvent observer les d&eacute;fenses fran&ccedil;aises. Le colonel Monckton d&eacute;ploie 3 000 hommes &agrave; la Pointe-L&eacute;vis, sur la rive sud du fleuve, en face de Qu&eacute;bec, o&ugrave; Wolfe installe des canons et des mortiers. En attendant de trouver un moyen d&rsquo;amener ses troupes sous les remparts de Qu&eacute;bec qui b&eacute;n&eacute;ficie de d&eacute;fenses naturelles, il entame le bombardement de lai ville le 12 juillet. De concert avec les navires de la Royal Navy, les batteries anglaises crachent boulets et bombes des jours durant ravageant la capitale de la Nouvelle-France, notamment sa Basse-Ville. Non content d&rsquo;avoir d&eacute;truit les villages de p&ecirc;che de la Gasp&eacute;sie, Wolfe fait br&ucirc;ler en juillet et en ao&ucirc;t tous les villages et fermes le long du Saint-Laurent, depuis Kamouraska jusqu&rsquo;&agrave; Deschambault. La population civile est victime des exactions des soldats britanniques. Cet acte de barbarie galvanise la r&eacute;sistance des Canadiens plut&ocirc;t que de les dissuader de combattre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Impatient d&rsquo;en d&eacute;coudre avec l&rsquo;ennemi, Wolfe fait d&eacute;barquer des troupes sur la rivi&egrave;re Montmorency le 8 juillet et y installe un camp sur sa rive est. Le 31, il y fait &agrave; nouveau d&eacute;barquer 4 000 hommes et lance une premi&egrave;re attaque afin de percer les lignes fran&ccedil;aises et de s&rsquo;emparer des retranchements de la c&ocirc;te de Beauport. Mal planifi&eacute;e et men&eacute;e sur un terrain difficile, l&rsquo;attaque est un d&eacute;sastre. Battus par le chevalier de L&eacute;vis, les Britanniques subissent de lourdes pertes. L&eacute;vis vient de donner une quatri&egrave;me victoire au marquis de Montcalm (Fort Oswego-1756, Fort William Henry-1757, Fort Carillon-1758) qui est parvenu &agrave; &eacute;viter tout engagement direct, &eacute;pargnant ainsi ses maigres forces, et &agrave; gagner du temps. &Agrave; cette d&eacute;faite de Wolfe s&rsquo;ajoute l&rsquo;&eacute;chec du d&eacute;barquement du brigadier g&eacute;n&eacute;ral James Murray &agrave; Pointe-aux-Trembles, en amont de Qu&eacute;bec. Son attaque du 8 ao&ucirc;t est repouss&eacute;e par le colonel de Bougainville. Il prend sa revanche le 18 en incendiant &agrave; Deschambault un d&eacute;p&ocirc;t de l&rsquo;arm&eacute;e fran&ccedil;aise.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le moral des assaillants bat de l&rsquo;aile : le bombardement de Qu&eacute;bec ne donne aucun r&eacute;sultat, les lignes de ravitaillement entre Qu&eacute;bec et Trois-Rivi&egrave;res ne sont pas coup&eacute;es, Wolfe est malade, son leadership affaibli, les troupes souffrent de dysenterie et l&rsquo;amiral Saunders redoute l&rsquo;arriv&eacute;e de l&rsquo;automne en raison des dangers que pourrait faire courir le fleuve &agrave; sa flotte. &Agrave; Londres, le premier ministre Pitt apprend les revers de Wolfe et de Murray et d&eacute;sesp&egrave;re de ne pas voir Qu&eacute;bec tomber avant la fin de l&rsquo;&eacute;t&eacute;. Bien que ravag&eacute;e par pr&egrave;s de 16 000 boulets et bombes, la ville de Qu&eacute;bec ne capitule toujours pas et le drapeau royal flotte toujours sur ses remparts!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le si&egrave;ge de Qu&eacute;bec &nbsp; par Fabrice MosserayForces arm&eacute;es canadiennes &nbsp; Forts de leur victoire &agrave; Louisbourg (27 juillet 1758) et remis de leurs d&eacute;faites subies sur les Grands Lacs, les Britanniques sont bien d&eacute;cid&eacute;s&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[41],"tags":[],"class_list":["post-6128","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n28-mai-2009"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6128","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6128"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6128\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6918,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6128\/revisions\/6918"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6128"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6128"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6128"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}