{"id":6129,"date":"2009-04-22T23:46:32","date_gmt":"2009-04-23T03:46:32","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/limplantation-des-filles-de-la-sagesse\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:19","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:19","slug":"limplantation-des-filles-de-la-sagesse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/limplantation-des-filles-de-la-sagesse\/","title":{"rendered":"L\u2019implantation des filles de la Sagesse"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\">L&rsquo;implantation des filles de la Sagesse<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Jacqueline Colleu<br \/>Dipl&ocirc;m&eacute;e de l&rsquo;EHESS<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Introduction<\/strong><\/p>\n<p>Pierre angulaire de la civilisation europ&eacute;enne, les congr&eacute;gations religieuses ont fa&ccedil;onn&eacute; le mode de vie et de pens&eacute;e des Fran&ccedil;ais. Apr&egrave;s un arr&ecirc;t brutal de leur exercice du fait de la R&eacute;volution fran&ccedil;aise en 1789, leur action est &agrave; nouveau contrecarr&eacute;e par les gouvernements anticl&eacute;ricaux de la III<sup>e<\/sup> R&eacute;publique, &agrave; tel point que le choix de l&rsquo;expatriation se pr&eacute;sente comme une &eacute;ventuelle issue &agrave; leur survie.<\/p>\n<p>Le Canada devient alors un pays d&rsquo;accueil favorable &agrave; la poursuite de l&rsquo;apostolat congr&eacute;ganiste. Religieux et religieuses s&rsquo;y r&eacute;fugient par milliers dont les filles de la Sagesse; une congr&eacute;gation vend&eacute;enne fond&eacute;e par le P&egrave;re de Montfort.<\/p>\n<p>Au tournant du XX<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, la mutation forc&eacute;e des filles du P&egrave;re de Montfort devient alors le tremplin d&rsquo;un nouvel &eacute;lan religieux particuli&egrave;rement expansionniste sur ces immenses territoires per&ccedil;us comme lieux de refuge et souvent de mission.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le fondateur<\/strong><\/p>\n<p>Louis-Marie Grignion na&icirc;t en 1673 &agrave; Montfort-la-Cane, en Bretagne. Sa famille de petite noblesse est peu fortun&eacute;e, mais soucieuse de donner une &eacute;ducation chr&eacute;tienne &agrave; sa nombreuse prog&eacute;niture. &Agrave; douze ans, il entre au coll&egrave;ge des J&eacute;suites de Rennes o&ugrave; il rencontre Louis-Bertrand G&eacute;rard, futur j&eacute;suite et missionnaire au Canada. &Agrave; vingt ans, il fait l&rsquo;apprentissage de la vie sacerdotale au s&eacute;minaire de Saint-Sulpice. Dans cet &eacute;tablissement, alors au fa&icirc;te de sa renomm&eacute;e, il acquiert une solide formation spirituelle et intellectuelle avant d&rsquo;&ecirc;tre ordonn&eacute; pr&ecirc;tre en 1700.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Jeune pr&ecirc;tre, il choisit &agrave; l&rsquo;exemple de ses condisciples &laquo; d&rsquo;&eacute;vang&eacute;liser les populations pa&iuml;ennes &raquo;. Or, &agrave; cette &eacute;poque, quelques communaut&eacute;s religieuses fran&ccedil;aises sont implant&eacute;es au Canada dont les J&eacute;suites et les Sulpiciens<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=259:l-implantation-des-filles-de-la-sagesse&amp;Itemid=302#sources\"><sup>1<\/sup><\/a>.Comme premi&egrave;re mission, il demande Montr&eacute;al. Demande rejet&eacute;e de crainte, dit-on, &laquo; que l&rsquo;abb&eacute; Grignion, se laissant emporter par l&rsquo;imp&eacute;tuosit&eacute; de son z&egrave;le, se perdit dans les vastes for&ecirc;ts de ce pays, en courant chercher les sauvages<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=259:l-implantation-des-filles-de-la-sagesse&amp;Itemid=302#sources\"><sup>2<\/sup><\/a>&raquo; Il faut ajouter &agrave; cette boutade que Grignion manquait de fortune n&eacute;cessaire &agrave; une expatriation en Nouvelle-France. Obstin&eacute;, il r&eacute;it&egrave;re sa demande aupr&egrave;s du pape. Cl&eacute;ment XI lui r&eacute;pond qu&rsquo;il a &laquo; un assez grand champ en France pour exercer son z&egrave;le &raquo; tout en lui donnant le titre envi&eacute; de missionnaire apostolique. Probablement d&eacute;&ccedil;u d&rsquo;avoir &eacute;chou&eacute; par deux fois, mais ob&eacute;issant, Louis-Marie Grignion missionne d&eacute;sormais Bretagne et Poitou o&ugrave; les effets de la r&eacute;forme catholique, issue du Concile de Trente, s&rsquo;&eacute;taient estomp&eacute;s. Il s&rsquo;emploie &eacute;galement avec empressement &agrave; &laquo; fonder des familles religieuses pour continuer ses &oelig;uvres &raquo;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>La fondation de la congr&eacute;gation<\/strong><\/p>\n<p>D&egrave;s lors, Louis-Marie Grignion, plus commun&eacute;ment appel&eacute; P&egrave;re de Montfort, nom de son village d&rsquo;origine, cr&eacute;e rapidement les conditions favorables &agrave; la formation d&rsquo;une famille spirituelle capable de relayer son action aupr&egrave;s des plus pauvres et de la p&eacute;renniser. Il fonde &agrave; Poitiers une association de femmes pieuses et la&iuml;ques appel&eacute;e &laquo; Sagesse &raquo;, terme choisi en opposition &agrave; la folie du monde environnant. Cette petite communaut&eacute; devient l&rsquo;embryon de la congr&eacute;gation des Filles de la Sagesse<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=259:l-implantation-des-filles-de-la-sagesse&amp;Itemid=302#sources\"><sup>3<\/sup><\/a>. Sa premi&egrave;re recrue, Marie-Louise Trichet, future M&egrave;re Marie-Louise de J&eacute;sus, y re&ccedil;oit l&rsquo;Habit et la R&egrave;gle de l&rsquo;ordre, en 1703. Intelligente et d&eacute;vou&eacute;e, elle est l&rsquo;instigatrice de la Congr&eacute;gation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin28\/Colleu_fdls.jpg\" alt=\"Les filles de la Sagesse\" title=\"Les filles de la Sagesse\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&Agrave; compter de 1703 jusqu&rsquo;&agrave; sa mort en 1716, Montfort, accompagn&eacute; de quelques fid&egrave;les, m&egrave;ne de front activit&eacute; missionnaire et &oelig;uvres charitables. Initialement aum&ocirc;nier<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=259:l-implantation-des-filles-de-la-sagesse&amp;Itemid=302#sources\"><sup>4<\/sup><\/a> de l&rsquo;h&ocirc;pital g&eacute;n&eacute;ral de Poitiers, il commence &agrave; soigner les malades et les indigents que le &laquo; grand enfermement &raquo;, une s&eacute;rie de disettes et le redoutable hiver 1709, avaient multipli&eacute;s. En un second temps, il oriente son action vers l&rsquo;instruction des pauvres dans les &laquo; petites &eacute;coles<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=259:l-implantation-des-filles-de-la-sagesse&amp;Itemid=302#sources\"><sup>5<\/sup><\/a> &raquo;. Mgr de Champflour, &eacute;v&ecirc;que de La Rochelle, lui offre l&rsquo;opportunit&eacute; de &laquo; pourvoir &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation chr&eacute;tienne &raquo; des filles de la ville, alors que l&rsquo;&eacute;cole des gar&ccedil;ons est propos&eacute;e &agrave; une communaut&eacute; religieuse r&eacute;cemment fond&eacute;e au Canada par Fran&ccedil;ois Charron de la Barre. Sur son ordre, M&egrave;re Marie-Louise quitte l&rsquo;h&ocirc;pital de Poitiers et vient diriger l&rsquo;&eacute;cole de La Rochelle. Un an plus tard, Montfort meurt au cours d&rsquo;une mission &agrave; Saint-Laurent-sur-S&egrave;vre en Vend&eacute;e o&ugrave; il est enterr&eacute;. Sa tombe devient un lieu de recueillement et de v&eacute;n&eacute;ration.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les premi&egrave;res ann&eacute;es<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin28\/photo_soeur_fdls.jpg\" alt=\"Soeur des filles de la Sagesse\" style=\"margin-right: 10px; float: left;\" title=\"Soeur des filles de la Sagesse\" \/>Quelques ann&eacute;es plus tard, M&egrave;re Marie-Louise &eacute;lit ce village pour y construire la Maison-M&egrave;re. Une communaut&eacute; prend forme. Les religieuses ne sont pas moins de quarante en 1734, lorsque Mgr Dosquet, sulpicien, nomm&eacute; &Eacute;v&ecirc;que de Qu&eacute;bec, propose d&rsquo;&laquo; &eacute;tablir en Canada des filles de la Sagesse &raquo;. Puis, il se ravise, jugeant peu &laquo; prudent de faire partir des filles sans qu&rsquo;elles fussent assur&eacute;es d&rsquo;un logement et d&rsquo;un revenu pour subsister &raquo;, m&ecirc;me s&rsquo;il donne comme exemple de r&eacute;ussite en Nouvelle-France &laquo; la s&oelig;ur Bourgeoys&hellip; venue &agrave; bout d&rsquo;y faire un &eacute;tablissement consid&eacute;rable, qui fait de grands fruits dans le dioc&egrave;se &raquo;. On doit constater que des tentatives r&eacute;guli&egrave;res de rencontre sont amorc&eacute;es des deux c&ocirc;t&eacute;s de l&rsquo;Atlantique mais sans aucune concr&eacute;tisation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Signalons &eacute;galement, bien que ce soit une parenth&egrave;se sans suite, l&rsquo;&eacute;pop&eacute;e de deux jeunes Acadiennes. En 1769, Anne-Marie Breau, n&eacute;e &agrave; Pisiguit en 1747, et Marguerite Maillet, n&eacute;e &agrave; Memramcook en 1752, franchissent le grand portail des Filles de la Sagesse &agrave; Saint-Laurent-sur-S&egrave;vre. Apr&egrave;s avoir fui avec leurs familles<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=259:l-implantation-des-filles-de-la-sagesse&amp;Itemid=302#sources\"><sup>6<\/sup><\/a> le &laquo; Grand D&eacute;rangement &raquo; canadien, elles subirent les ann&eacute;es noires de la R&eacute;volution fran&ccedil;aise. Marguerite Maillet fut emprisonn&eacute;e &agrave; Josselin en Bretagne pendant que sa cadette soigna les bless&eacute;s de la guerre de Vend&eacute;e qui s&rsquo;ensuivit, &agrave; Niort. Ann&eacute;es terribles, o&ugrave; massacr&eacute;es, guillotin&eacute;es, ruin&eacute;es, les Filles de la Sagesse sortent fragilis&eacute;es mais r&eacute;sistantes de leurs rudes &eacute;preuves. Aguerries et avis&eacute;es, elles le sont encore un si&egrave;cle plus tard, face &agrave; l&rsquo;anticl&eacute;ricalisme de la III<em><sup>e<\/sup><\/em> R&eacute;publique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;&eacute;migration en terre d&rsquo;Am&eacute;rique<\/strong><\/p>\n<p>Refusant de se plier &agrave; de nouvelles lois restreignant l&rsquo;influence des religieux et entravant leurs activit&eacute;s, elles d&eacute;cident d&rsquo;&eacute;migrer au Canada. Le r&ecirc;ve de Montfort prend enfin corps m&ecirc;me si les s&oelig;urs partent d&eacute;munies. Le 27 septembre 1884, sept pionni&egrave;res d&eacute;barquent, en habit<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=259:l-implantation-des-filles-de-la-sagesse&amp;Itemid=302#sources\"><sup>7<\/sup><\/a> de serge grise et cornette blanche, dans le sillage des Montfortains &laquo; pour mettre de l&rsquo;ordre et un peu de confortable &raquo; dans l&rsquo;orphelinat agricole qu&rsquo;ils viennent de fonder &agrave; la demande de M. Rousselot<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=259:l-implantation-des-filles-de-la-sagesse&amp;Itemid=302#sources\"><sup>8<\/sup><\/a>. Elles s&rsquo;installent &agrave; Notre-Dame-de-Montfort (pr&eacute;c&eacute;demment des lacs) dans une &laquo; ch&eacute;tive demeure accroch&eacute;e &agrave; un vallon entre deux montagnes &raquo;. H&eacute;riti&egrave;res du z&egrave;le et de la vaillance de leur fondateur, les s&oelig;urs remplissent leur contrat et, dans la foul&eacute;e, ouvrent plusieurs &eacute;tablissements avant 1900 dont ceux de Saint-Jovite, Cyrville et Eastview. Quatri&egrave;me congr&eacute;gation religieuse f&eacute;minine fran&ccedil;aise &agrave; s&rsquo;installer en Ontario, elles cr&eacute;dibilisent la politique de colonisation de Mgr Duhamel qui les place dans l&rsquo;archidioc&egrave;se d&rsquo;Ottawa dont il est l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que. Cette situation ne fut que momentan&eacute;e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>C&ocirc;t&eacute; fran&ccedil;ais, l&rsquo;intransigeance la&iuml;que de l&rsquo;&Eacute;tat met en place, de 1901 &agrave; 1904, une s&eacute;rie de lois dites &laquo; anticongr&eacute;ganistes &raquo;, interdisant aux religieux en habit et vivant en communaut&eacute;, d&rsquo;exercer dans les domaines de l&rsquo;&eacute;ducation puis de la sant&eacute;. Confront&eacute;es &agrave; de nouvelles difficult&eacute;s, les Filles de la Sagesse pr&eacute;f&egrave;rent l&rsquo;exil plut&ocirc;t que la compromission malgr&eacute; les 4865 religieuses &agrave; g&eacute;rer. En effet, elles viennent au second rang des congr&eacute;gations f&eacute;minines fran&ccedil;aises en nombre d&rsquo;effectifs, r&eacute;parties en 412 &eacute;tablissements dont 369 en France. En tant que repli strat&eacute;gique, la sup&eacute;rieure, M&egrave;re Marie-Patricie, accepte les fondations canadiennes, plus particuli&egrave;rement en milieu rural ou peu urbanis&eacute;, except&eacute; Ottawa. La congr&eacute;gation est la sixi&egrave;me en nombre d&rsquo;arriv&eacute;es pour les ann&eacute;es 1903-1904 qui sont celles de l&rsquo;apog&eacute;e de cette expatriation fran&ccedil;aise. Sur les 251 s&oelig;urs ayant travers&eacute; l&rsquo;oc&eacute;an entre 1900 et 1914, 214 sont arriv&eacute;es au Canada dont 208 destin&eacute;es au Qu&eacute;bec sur un total g&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;arriv&eacute;es de religieuses fran&ccedil;aises de 889 pour les m&ecirc;mes dates.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;implantation en terre d&rsquo;Am&eacute;rique<\/strong><\/p>\n<p>Les demandes canadiennes de la part du clerg&eacute; et de la soci&eacute;t&eacute; civile affluent de toutes parts. Donnons quelques exemples : madame Justine Baubien, g&eacute;n&eacute;reuse bienfaitrice montr&eacute;alaise les choisit pour soigner les enfants malades dans le futur h&ocirc;pital Sainte-Justine. Les Pr&ecirc;tres de Sainte-Marie de Tinchebray les r&eacute;clament pour Red Deer et Castor en Alberta. Le cur&eacute; Adrien Guillaume les sollicite pour sa paroisse de Ch&eacute;n&eacute;ville. Le succ&egrave;s est tel qu&rsquo;en trente ans, ces pionni&egrave;res s&rsquo;implantent dans cinq provinces canadiennes, d&rsquo;Edmundston &agrave; Victoria, cr&eacute;ant cinq orphelinats, huit internats et quatorze &eacute;coles dont un centre d&rsquo;examens &agrave; Dorval.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour maintenir &laquo; l&rsquo;unit&eacute; et la conformit&eacute; &raquo; de la congr&eacute;gation &agrave; laquelle les sup&eacute;rieures ont toujours veill&eacute;, elles forment &agrave; la R&egrave;gle de l&rsquo;ordreles recrues canadiennes dans le noviciat d&rsquo;Ottawa. Unies entre elles, Fran&ccedil;aises et Canadiennes, en symbiose avec la Maison-M&egrave;re, les Filles de la Sagesse ne se contentent pas d&rsquo;exporter les savoirs fran&ccedil;ais aupr&egrave;s de leurs &eacute;l&egrave;ves ou des malades. Elles s&rsquo;adaptent &agrave; toutes les situations nouvelles, auxquelles elles sont confront&eacute;es tout en veillant &agrave; maintenir l&rsquo;esprit de la congr&eacute;gation. Elles ont canalis&eacute; les flux de s&oelig;urs venues de France, recrut&eacute; sur place et fond&eacute; une province canadienne, v&eacute;ritable d&eacute;monstration d&rsquo;int&eacute;gration communautaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Mission r&eacute;alis&eacute;e : &eacute;vang&eacute;liser et secourir<\/strong><\/p>\n<p>Au tournant du XX<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, les Filles de la Sagesse particip&egrave;rent pleinement &agrave; l&rsquo;organisation de la soci&eacute;t&eacute; canadienne dans laquelle la religion &eacute;tait un fondement essentiel. Elles y d&eacute;livrent le message chr&eacute;tien du P&egrave;re de Montfort pr&egrave;s de &laquo; ceux que le monde d&eacute;laisse et qui doit les toucher le plus &raquo;. Il semble que le double v&oelig;u du fondateur, &lt;&lt;&eacute;vang&eacute;liser et secourir selon la R&egrave;gle fondatrice&gt;&gt;, soit en partie r&eacute;alis&eacute; l&agrave; o&ugrave; il r&ecirc;vait d&rsquo;aller et m&ecirc;me au-del&agrave;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Bibliographie<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Besnard Charles, s.m.m., <em>La vie de la soeur Marie-Louise de J&eacute;sus<\/em>, Documents et recherches VII, Rome, 1985.<\/p>\n<p>Boisard P., p.s.s., <em>La Compagnie de Saint-Sulpice, Trois si&egrave;cles d&rsquo;histoire,<\/em> dactylogramme, 1959, 419 p.<\/p>\n<p>Dervaux J.-F., fdls, <em>Folie ou Sagesse ? Marie-Louise Trichet et les premi&egrave;res filles de M. de Montfort,<\/em> Editions Alsatia, Paris, 1950, 732 p.<\/p>\n<p>Dervaux J.-F., fdls, <em>Le Doigt de Dieu, Les Filles de la Sagesse apr&egrave;s la mort des fondateurs,<\/em> T I et II, Cholet , 1954-1955.<\/p>\n<p>Deslandres Dominique, John A. Dickinson, Ollivier Hubert, <em>Les Sulpiciens de Montr&eacute;al, une histoire de pouvoir et de discr&eacute;tion,<\/em> Fides, Montr&eacute;al, 2007. 670 p.<\/p>\n<p>Dufourcq Elisabeth, <em>Les congr&eacute;gations religieuses f&eacute;minines hors d&rsquo;Europe, de Richelieu &agrave; nos jours, histoire naturelle d&rsquo;une diaspora,<\/em> Librairie de l&rsquo;Inde &Eacute;diteur, Paris, 1993.<\/p>\n<p>&Eacute;thier-Blais Jean, <em>Fragments d&rsquo;une enfance,<\/em> Lemeac, Montr&eacute;al, 1989. 179 p.<\/p>\n<p>Guesdon Bernard, f.s.g., <em>S&oelig;ur H&eacute;l&egrave;ne, Marguerite Maillet (Memramcook 1752-Josselin 1796) 2e Fille de la Sagesse du Canada et du continent am&eacute;ricain,<\/em> dactylogramme, 22 p.<\/p>\n<p>Laperri&egrave;re Guy, <em>Les congr&eacute;gations religieuses, de la France au Qu&eacute;bec, 1880-1914,<\/em> T II, Les Presses de l&rsquo;Universit&eacute; Laval, Sainte-Foy, 1999.<\/p>\n<p>Le Crom Louis, s.m.m., <em>Saint Louis-Marie Grignion de Montfort,<\/em> &Eacute;tampes : Clovis, 2003.<\/p>\n<p>Lepers Simone, fdls, <em>Dieu &eacute;crit droit, Les filles de la Sagesse au XX<sup>e<\/sup> si&egrave;cle,<\/em> T1, Lignes bris&eacute;es 1900-1914, Rome, 1976, 459 p.<\/p>\n<p>Jean Marguerite, s.c.i.m., <em>&Eacute;volution des communaut&eacute;s religieuses de femmes au Canada de 1639 &agrave; nos jours,<\/em> Fides, Montr&eacute;al, 1977.<\/p>\n<p>Perouas Louis, s.m.m., <em>Grignion de Montfort, les pauvres et les missions,<\/em> &Eacute;ditions du Cerf, Paris, 1966.<\/p>\n<p>R&eacute; Simone, fdls, <em>Filles de la Sagesse, Cent ans d&rsquo;histoire au Canada,<\/em> TI, 1884-1932, dactylogramme, 256 p.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a title=\"sources\" name=\"sources\"><\/a>Source<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol>\n<li>\n<h6>Dans les ann&eacute;es 1660, &agrave; l&rsquo;initiative de Mgr de Queylus, un s&eacute;minaire et des &eacute;tablissements missionnaires avaient &eacute;t&eacute; construits &agrave; Montr&eacute;al dont un sur les flancs du Mont-Royal.<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>R&eacute;ponse de M. Leschassier, alors sup&eacute;rieur du S&eacute;minaire de Saint-Sulpice, qui de plus &eacute;tait conscient du fait que seuls les pr&ecirc;tres, fils de famille utilisant leurs revenus personnels, pouvaient vivre au Canada en se soustrayant &agrave; la charit&eacute; publique ou aux gains insuffisants des arpents de terre d&eacute;frich&eacute;s.<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>La famille trinitaire montfortaine comprend deux autres communaut&eacute;s masculines : les missionnaires de la Compagnie de Marie dits Montfortains et les Fr&egrave;res de Saint-Gabriel.<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>Nomination de Mgr Girard, &eacute;v&ecirc;que du dioc&egrave;se, sur la recommandation de Madame de Montespan.<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>Le principe de l&rsquo;&eacute;cole communale gratuite est pos&eacute; par Louis XIV en 1694 et ent&eacute;rin&eacute; par l&rsquo;Edit royal de 1698.<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>Les deux familles se sont install&eacute;es vers 1759 pr&egrave;s de Trigavou en Bretagne non loin d&rsquo;une communaut&eacute; de la Sagesse cr&eacute;&eacute;e par M&egrave;re Marie-Louise.<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>Les filles de la Sagesse arrivent au Canada avec le costume datant du XVIII&egrave;me si&egrave;cle. Voir la description donn&eacute;e par un ancien &eacute;l&egrave;ve : Jean Ethier-Blais.<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>N&eacute; en 1823 dans la Vend&eacute;e militaire, sulpicien, cur&eacute; de Notre-Dame de Montr&eacute;al o&ugrave; Il d&eacute;c&egrave;de en 1889. Il introduit plusieurs congr&eacute;gations religieuses au Canada dont la famille montfortaine et la Trappe de Belle-Fontaine.<\/h6>\n<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;implantation des filles de la Sagesse &nbsp; par Jacqueline ColleuDipl&ocirc;m&eacute;e de l&rsquo;EHESS &nbsp; Introduction Pierre angulaire de la civilisation europ&eacute;enne, les congr&eacute;gations religieuses ont fa&ccedil;onn&eacute; le mode de vie et de pens&eacute;e des Fran&ccedil;ais. 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