{"id":6196,"date":"2010-05-01T18:56:32","date_gmt":"2010-05-01T22:56:32","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/le-theatre-lyrique-lieu-de-memoire-franco-quebecois\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:25","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:25","slug":"le-theatre-lyrique-lieu-de-memoire-franco-quebecois","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/le-theatre-lyrique-lieu-de-memoire-franco-quebecois\/","title":{"rendered":"Le th\u00e9\u00e2tre lyrique, lieu de m\u00e9moire franco-qu\u00e9b\u00e9cois"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\"><b>Le th&eacute;&acirc;tre lyrique, lieu de m&eacute;moire franco-qu&eacute;b&eacute;cois<\/b><\/h2>\n<h5>&nbsp;<\/h5>\n<h5>par Mireille Barri&egrave;re, Ph.D.<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=323:le-theatre-lyrique-lieu-de-memoire-franco-quebecois&amp;Itemid=300#etoile\">*<\/a><\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; width: 200px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin30\/mireille-barriere.jpg\" alt=\"Mireille Barri&egrave;re\" width=\"200\" height=\"336\" title=\"Mireille Barri&egrave;re\" \/><\/p>\n<h6>Mireille Barri&egrave;re, conf&eacute;renci&egrave;re<br \/>Cr&eacute;dit : Gilles Durand<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><b>Les activit&eacute;s musicales au temps de la Nouvelle-France<\/b><\/p>\n<p>Un ministre des Affaires culturelles d&eacute;clara un jour que les Qu&eacute;b&eacute;cois avaient un go&ucirc;t &laquo; prononc&eacute; &raquo; pour l&rsquo;op&eacute;ra, et le metteur en sc&egrave;ne Irving Guttman, que l&rsquo;engouement pour l&rsquo;op&eacute;ra au Canada &eacute;tait d&ucirc; &agrave; la pr&eacute;sence des &laquo; French Canadians &raquo;. Il est certain que la Nouvelle-France dansait et chantait. Faudrait-il consid&eacute;rer comme &eacute;v&eacute;nement fondateur du th&eacute;&acirc;tre au Canada ce jeu nautique que l&rsquo;avocat et po&egrave;te Marc Lescarbot monta &agrave; Port-Royal en Acadie, le 14 novembre 1606? Intitul&eacute; <i>Le th&eacute;&acirc;tre de Neptune en la Nouvelle-France<\/i>, cette pi&egrave;ce comprenait entre autres un ch&oelig;ur &agrave; quatre voix et une sonnerie de trompettes. &Eacute;lisabeth Gallat-Morin a document&eacute; avec brio les activit&eacute;s musicales dans la colonie. Elle nous apprend que des arias et m&ecirc;me des op&eacute;ras de Marin Marais, Pascal Colasse et surtout Jean-Baptiste Lully r&eacute;sonnaient dans les salons de l&rsquo;intendant et du gouverneur et m&ecirc;me au s&eacute;minaire Saint-Sulpice de Montr&eacute;al<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=323:le-theatre-lyrique-lieu-de-memoire-franco-quebecois&amp;Itemid=300#source\"><sup>1<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Des vedettes parisiennes venues de La Nouvelle-Orl&eacute;ans<\/b><\/p>\n<p>Avant de poss&eacute;der sa premi&egrave;re v&eacute;ritable troupe professionnelle en 1893, Montr&eacute;al s&rsquo;initiera au th&eacute;&acirc;tre lyrique fran&ccedil;ais gr&acirc;ce aux tourn&eacute;es qu&rsquo;effectueront des troupes venues de La Nouvelle-Orl&eacute;ans. Entre 1880 et 1887, l&rsquo;impr&eacute;sario am&eacute;ricain Maurice Grau pr&eacute;sentera sur les bords du Saint-Laurent quelques-unes des grandes vedettes parisiennes de l&rsquo;heure; Marie-Aim&eacute;e, Anna Judic, Louise Th&eacute;o, Paola Mari&eacute;, Victor Capoul et M&eacute;zi&egrave;res se feront entendre dans les grands succ&egrave;s des Lecocq, Offenbach, Audran et m&ecirc;me Bizet. On jouera &agrave; guichets ferm&eacute;s! Et quand une quarantaine d&rsquo;hommes d&rsquo;affaires r&eacute;uniront des capitaux pour franciser une sc&egrave;ne montr&eacute;alaise trop envahie par des spectacles anglo-am&eacute;ricains, ils fonderont l&rsquo;Op&eacute;ra fran&ccedil;ais de Montr&eacute;al (1893-1896) qui misera largement sur ce r&eacute;pertoire populaire que perp&eacute;tueront la Soci&eacute;t&eacute; canadienne d&rsquo;op&eacute;rette (1923-1933) et Les Vari&eacute;t&eacute;s lyriques (1936-1955).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Les artistes fran&ccedil;ais conservent vivant le souvenir de la France<\/b><\/p>\n<p>Minoritaire au d&eacute;but du XIXe si&egrave;cle, la population francophone de Montr&eacute;al redeviendra majoritaire &agrave; partir de 1865. C&rsquo;est pourquoi la venue d&rsquo;artistes fran&ccedil;ais, avant et imm&eacute;diatement apr&egrave;s cette date, suscitera tant d&rsquo;enthousiasme de la part d&rsquo;un public pas toujours bien servi dans sa langue. L&rsquo;image glorieuse de la France que projettent certaines intrigues fournira aux Franco-Montr&eacute;alais l&rsquo;occasion de manifester leur attachement &agrave; leur ancienne m&egrave;re patrie. Quand Julie Calv&eacute;, vedette de La Nouvelle-Orl&eacute;ans en 1843, entonnera le &laquo; Salut &agrave; la France &raquo; de <i>La fille du r&eacute;giment<\/i> de Donizetti, des cris et des applaudissements &eacute;clateront avec une telle intensit&eacute; qu&rsquo;un critique d&eacute;clarera avoir eu peine &agrave; suivre l&rsquo;action! Plus tard, <i>La fille du tambour-major<\/i> d&rsquo;Offenbach produira les m&ecirc;mes effets, &agrave; chaque fois que l&rsquo;interpr&egrave;te de Stella attaquera &laquo; Petit Fran&ccedil;ais, brave Fran&ccedil;ais &raquo; ou que l&rsquo;arm&eacute;e de Napol&eacute;on p&eacute;n&eacute;trera dans Milan aux accents du &laquo; Chant du d&eacute;part &raquo;. Bravos, cris, mouchoirs agit&eacute;s, airs biss&eacute;s et m&ecirc;me triss&eacute;s r&eacute;chaufferont l&rsquo;atmosph&egrave;re. Un si&egrave;cle plus tard, l&rsquo;affection envers la France s&rsquo;exprimera sur un autre mode lors de la cr&eacute;ation canadienne &agrave; Montr&eacute;al de <i>Pell&eacute;as et M&eacute;lisande<\/i> de Debussy. C&rsquo;&eacute;tait le 14 juin 1940, et le bruit courut pendant l&rsquo;entracte que l&rsquo;arm&eacute;e allemande venait d&rsquo;envahir Paris. Apprenant la nouvelle, des spectateurs entonn&egrave;rent spontan&eacute;ment <i>La Marseillaise<\/i> tandis que d&rsquo;autres pleuraient.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Une formation musicale outre-Atlantique et sur place<\/b><\/p>\n<p>C&rsquo;est dans l&rsquo;art vocal que les Qu&eacute;b&eacute;cois ont conquis leurs premiers lauriers sur la sc&egrave;ne internationale. Or, comme le Conservatoire de musique du Qu&eacute;bec n&rsquo;ouvrit ses portes &agrave; Montr&eacute;al qu&rsquo;en 1942, plusieurs artistes se rendirent en France d&egrave;s les ann&eacute;es 1870 pour parfaire leur formation. Emma [Lajeunesse] Albani &eacute;tudia avec Gilbert-Louis Duprez avant de se rendre en Italie. Louise [Martin] Edvina devint l&rsquo;&eacute;l&egrave;ve du grand Jean de Reszke en 1904. Apr&egrave;s la Deuxi&egrave;me Guerre, Colette Boky et &Eacute;dith Gallienne prirent des le&ccedil;ons de Janine Micheau, tandis que Jean-Paul Jeannotte et Bruno Laplante &eacute;tudi&egrave;rent aupr&egrave;s de Pierre Bernac. Par contre, deux chanteurs fran&ccedil;ais, le t&eacute;nor Salvator Issaurel et la basse Martial Singher, offrirent des le&ccedil;ons &agrave; Montr&eacute;al et form&egrave;rent entre autres Joseph Rouleau, Louis Quilico, Pierrette Alarie et L&eacute;opold Simoneau. Ces derniers firent une partie de leur carri&egrave;re en France. Cependant, Raoul Jobin m&eacute;rite une mention sp&eacute;ciale tant son nom reste attach&eacute; &agrave; ceux de l&rsquo;Op&eacute;ra et de l&rsquo;Op&eacute;ra-Comique de Paris o&ugrave; il a chant&eacute; pendant 20 ans.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>De grandes vedettes fran&ccedil;aises en personne et &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision<\/b><\/p>\n<p>Parmi les chanteurs fran&ccedil;ais qui se sont produits &agrave; Montr&eacute;al, citons Emma Calv&eacute;, Pol Plan&ccedil;on, Edmond Cl&eacute;ment et plus tard G&eacute;rard Souzay, Mado Robin, Guy Chauvet, R&eacute;gine Crespin et Natalie Dessay. D&rsquo;autres parurent &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision fran&ccedil;aise de Radio-Canada, dont Mady Mespl&eacute;, Alain Vanzo et Gabriel Bacquier. Enfin, Jaques Jansen fit partie de la premi&egrave;re production t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e au Canada de <i>Pell&eacute;as et M&eacute;lisande<\/i>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a title=\"etoile\" name=\"etoile\"><\/a>*Auteure de : <a href=\"http:\/\/books.google.ca\/books?id=LNnHGlADrhkC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=L%27Op%C3%A9ra+fran%C3%A7ais+de+Montr%C3%A9al+L%27%C3%A9tonnante+histoire&amp;source=bl&amp;ots=GMnmP5Hh-2&amp;sig=L1dvgl2jrTmqUKeVvNsI1ZuM4sc&amp;hl=fr&amp;ei=3wLKS4XOI4GB8gawuODQBA&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=1&amp;ved=0CAYQ6AEwAA#v=onepage&amp;q&amp;f=false\"><i>L&rsquo;Op&eacute;ra fran&ccedil;ais de Montr&eacute;al. L&#8217;&eacute;tonnante histoire d&#8217;un succ&egrave;s &eacute;ph&eacute;m&egrave;re<\/i>. [Saint-Laurent], Fides, 2002.<\/a><\/p>\n<p>Prix Opus 2002 du livre musical de l&#8217;ann&eacute;e, d&eacute;cern&eacute; par le Conseil qu&eacute;b&eacute;cois de la musique.<\/p>\n<p>R&eacute;sum&eacute; d&rsquo;une conf&eacute;rence intitul&eacute;e <i>Panorama de l&rsquo;histoire de l&rsquo;op&eacute;ra &agrave; Montr&eacute;al<\/i>, donn&eacute;e, le 3 avril 2010, dans le cadre des activit&eacute;s mensuelles de la Soci&eacute;t&eacute; historique de Montr&eacute;al tenues au Mus&eacute;e Pointe-&agrave;-Calli&egrave;re d&rsquo;arch&eacute;ologie et d&rsquo;histoire de Montr&eacute;al.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a title=\"source\" name=\"source\"><\/a>Source :<\/p>\n<ol>\n<li>Gallat-Morin, &Eacute;lisabeth, &laquo; Les activit&eacute;s musicales &raquo;,&Eacute;. Gallat-Morin et J.-P. Pinson, <i>La vie musicale en Nouvelle-France,<\/i> Cahiers des Am&eacute;riques, Septentrion, Qu&eacute;bec, 2003 : 291-324.<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le th&eacute;&acirc;tre lyrique, lieu de m&eacute;moire franco-qu&eacute;b&eacute;cois &nbsp; par Mireille Barri&egrave;re, Ph.D.* &nbsp; Mireille Barri&egrave;re, conf&eacute;renci&egrave;reCr&eacute;dit : Gilles Durand Les activit&eacute;s musicales au temps de la Nouvelle-France Un ministre des Affaires culturelles d&eacute;clara un jour&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[43],"tags":[],"class_list":["post-6196","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n30-juin-2010"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6196","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6196"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6196\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6986,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6196\/revisions\/6986"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6196"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6196"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6196"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}