{"id":6199,"date":"2010-05-01T19:59:34","date_gmt":"2010-05-01T23:59:34","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/signe-papineau-la-correspondance-dun-exile-par-yvan-lamonde\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:26","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:26","slug":"signe-papineau-la-correspondance-dun-exile-par-yvan-lamonde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/signe-papineau-la-correspondance-dun-exile-par-yvan-lamonde\/","title":{"rendered":"Sign\u00e9 Papineau. La correspondance d\u2019un exil\u00e9 par Yvan Lamonde"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\"><b><i>Sign&eacute; Papineau. La correspondance d&rsquo;un exil&eacute;<\/i><br \/> par Yvan Lamonde <\/b><\/h2>\n<h2 align=\"center\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin30\/signe_papineau_livre.jpg\" alt=\"Sign&eacute; Papineau. La correspondance d&rsquo;un exil&eacute;\" width=\"166\" height=\"250\" title=\"Sign&eacute; \nPapineau. La correspondance d&rsquo;un exil&eacute;\" \/><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Gilles Durand<br \/><a href=\"mailto:gilles_du@hotmail.com\">gilles_du@hotmail.com<\/a><\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 206px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin30\/yvan_lamonde%20.jpg\" alt=\"Yvan Lamonde\" width=\"206\" height=\"314\" title=\"Yvan Lamonde\" \/><\/p>\n<h6>Yvan Lamonde<\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit L&#8217;Acad&eacute;mie des lettres du Qu&eacute;bec<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><b>Le couronnement d&rsquo;une carri&egrave;re d&rsquo;&eacute;tudes et de recherches<\/b><\/p>\n<p>L&rsquo;auteur, Yvan Lamonde, nous livre un travail qui constitue le couronnement d&rsquo;un travail d&rsquo;&eacute;tudes et de recherches dans la correspondance et les &eacute;crits de Louis-Joseph Papineau, et qui lui fait honneur<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;ouvrage est constitu&eacute; de huit textes d&eacute;j&agrave; parus, mais dont la nouvelle publication dans un corpus unique se justifie amplement. Quatre constituent des introductions qui s&rsquo;ins&egrave;rent dans cette entreprise colossale de mettre en valeur des mat&eacute;riaux de l&rsquo;histoire, men&eacute;e principalement par Georges Aubin et Ren&eacute;e Blanchet : la publication des &eacute;crits de Louis-Joseph Papineau et d&rsquo;autres membres de la famille Papineau &ndash; &agrave; l&rsquo;heure actuelle seize volumes dont sept pour les &eacute;crits de Louis-Joseph. Trois autres textes sont des &eacute;tudes de l&rsquo;auteur parues dans la <i>Revue d&rsquo;histoire de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise<\/i> ou des ouvrages pr&eacute;par&eacute;s en collaboration. Le dernier texte est un &eacute;crit de la main m&ecirc;me de Papineau au cr&eacute;puscule de sa vie, &laquo; M&eacute;moires partiels &raquo;, mais il faut donner &agrave; l&rsquo;auteur le double m&eacute;rite de l&rsquo;avoir s&eacute;lectionn&eacute; pour son int&eacute;r&ecirc;t et d&rsquo;en faire partager toute la richesse par des interventions entre crochets dans le texte.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Les grands traits de la pens&eacute;e de Louis-Joseph Papineau<\/b><\/p>\n<p>L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de l&rsquo;ouvrage r&eacute;side dans le fait qu&rsquo;il pr&eacute;pare &agrave; la lecture des sources publi&eacute;es mentionn&eacute;es ci-dessus et &agrave; leur compr&eacute;hension. Il nous d&eacute;voile les grands traits de la pens&eacute;e de celui qui a toujours fascin&eacute; les Qu&eacute;b&eacute;cois.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>L&rsquo;h&eacute;ritage re&ccedil;u de la France<\/b><\/p>\n<p>Louis-Joseph Papineau fait montre d&rsquo;une attitude r&eacute;serv&eacute;e face &agrave; l&rsquo;ancienne m&egrave;re patrie, le processus de canadianisation &eacute;tant bien enclench&eacute; &agrave; son &eacute;poque. Par contre, il demeure attach&eacute; &agrave; l&rsquo;h&eacute;ritage qui en provient, le syst&egrave;me seigneurial, la langue et la foi catholique &ndash; pour cette derni&egrave;re il affiche publiquement son attachement &ndash;, sur lesquels la nationalit&eacute; canadienne-fran&ccedil;aise trouve son fondement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Une grande conf&eacute;d&eacute;ration continentale<\/b><\/p>\n<p>Inspir&eacute; par sa croyance fondamentale dans l&rsquo;assembl&eacute;e des repr&eacute;sentants du peuple comme source du pouvoir, Louis-Joseph reconna&icirc;t comme incontournable le droit du peuple &agrave; se gouverner lui-m&ecirc;me. Il croit que l&rsquo;Am&eacute;rique doit se d&eacute;tacher de l&rsquo;Europe, &agrave; plus forte raison, le Bas-Canada de sa nouvelle m&egrave;re patrie la Grande-Bretagne. D&rsquo;abord admirateur des libert&eacute;s anglaises, il &eacute;volue, &agrave; compter du milieu des ann&eacute;es 1830, vers un r&eacute;publicanisme de type &eacute;tatsunien. Il envisage la formation d&rsquo;une grande conf&eacute;d&eacute;ration continentale, compos&eacute;e au premier chef des &Eacute;tats am&eacute;ricains dont l&rsquo;ind&eacute;pendance consacre la souverainet&eacute; de chacun, du Bas-Canada, du Haut-Canada &ndash; ces deux derniers &eacute;tant red&eacute;coup&eacute;s en cinq &Eacute;tats pour tenir compte que la distance cr&eacute;e des valeurs et des mani&egrave;res de les vivre diff&eacute;rentes &ndash;, etc. Pour lui, la constitution am&eacute;ricaine avec Chambre des repr&eacute;sentants et S&eacute;nat &eacute;lus demeure le meilleur mod&egrave;le. Louis-Joseph est conscient de l&rsquo;assimilation &eacute;ventuelle de ses compatriotes dans une telle structure, mais l&rsquo;attachement &agrave; leurs origines fran&ccedil;aises pourra y faire obstacle pour un certain temps, ou, &agrave; tout le moins, &eacute;vitera leur engloutissement. Une telle situation est pr&eacute;f&eacute;rable &agrave; un statut &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de l&rsquo;Empire britannique, car le risque est grand pour les &Eacute;tats membres d&rsquo;&ecirc;tre entra&icirc;n&eacute;s dans les alliances et les aventures du gouvernement anglais.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Les implications de la souverainet&eacute; populaire<\/b><\/p>\n<p>Louis-Joseph entrevoit que c&rsquo;est &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur d&rsquo;une grande conf&eacute;d&eacute;ration colombienne, compos&eacute;e de toutes les races d&rsquo;hommes, que les Canadiens fran&ccedil;ais auront la plus grande marge de man&oelig;uvre. Il rejette l&rsquo;Acte d&rsquo;union de 1840 qui accorde autant de d&eacute;put&eacute;s au Haut-Canada anglophone qu&rsquo;au Bas-Canada francophone, bien qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;poque celui-ci soit plus populeux que celui-l&agrave;. Compte tenu de la progression de la population anglophone, il demeure tr&egrave;s critique face &agrave; l&rsquo;introduction du gouvernement responsable en 1848 &ndash; un pouvoir ex&eacute;cutif responsable devant une Chambre d&rsquo;assembl&eacute;e domin&eacute;e par l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment anglophone &ndash; et, plus tard en 1867, face &agrave; la mise en force de la Conf&eacute;d&eacute;ration canadienne.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Toute la v&eacute;rit&eacute; sur certaines questions d&rsquo;un int&eacute;r&ecirc;t particulier<\/b><\/p>\n<p>L&rsquo;auteur, Yvan Lamonde, aborde aussi certaines questions d&rsquo;un int&eacute;r&ecirc;t particulier. D&rsquo;abord, la pr&eacute;tendue fuite de Louis-Joseph Papineau aux &Eacute;tats-Unis en novembre 1837. Les preuves &eacute;crites font d&eacute;faut pour avoir la certitude qu&rsquo;il n&rsquo;a pas fui, par contre il faut reconna&icirc;tre les d&eacute;marches faites aux &Eacute;tats-Unis par celui-ci &ndash; les &Eacute;tats-Unis d&eacute;clarant officiellement leur neutralit&eacute; &ndash; pour obtenir des ressources pour la cause des Patriotes du c&ocirc;t&eacute; canadien de la fronti&egrave;re. De m&ecirc;me, c&rsquo;est sur la recommandation des Patriotes que Louis-Joseph s&rsquo;exile en France de 1839 &agrave; 1845 pour obtenir de l&rsquo;aide &ndash; le voyage ne donne pas de r&eacute;sultat, la France &eacute;tant, entre autres, engag&eacute;e dans une alliance avec la Grande-Bretagne. &Agrave; son retour, il retourne en politique, mais de plus en plus marginalis&eacute;, il finit par se retirer compl&egrave;tement dans sa seigneurie de Montebello qu&rsquo;il met en valeur. Il consid&egrave;re son statut de seigneur compatible avec sa conception de l&rsquo;aristocratie qui doit s&rsquo;appuyer sur le talent et l&rsquo;&eacute;ducation plut&ocirc;t que sur la naissance. Toujours selon lui, la seigneurie a toujours &eacute;t&eacute; le meilleur outil pour promouvoir l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la propri&eacute;t&eacute; fonci&egrave;re aux moins ais&eacute;s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>N.B.<\/b> Les &eacute;ditions du Septentrion viennent de lancer une nouvelle &eacute;dition revue et augment&eacute;e du journal d&rsquo;un des fils de Louis-Joseph, Am&eacute;d&eacute;e, intitul&eacute; <i>Journal d&rsquo;un Fils de la Libert&eacute;<\/i>. <a href=\"http:\/\/www.septentrion.qc.ca\/\">http:\/\/www.septentrion.qc.ca\/<\/a> Le lecteur int&eacute;ress&eacute; en trouvera <a href=\"http:\/\/www.ledevoir.com\/culture\/livres\/285351\/document-amedee-papineau-ne-trop-tot\">un compte rendu pr&eacute;par&eacute; par un collaborateur du <i>Devoir<\/i>, Michel Lapierre (Cahier F : Livres, 20 et 21 mars 2010)<\/a><i> Les id&eacute;es d&rsquo;Am&eacute;d&eacute;e refl&egrave;tent beaucoup celles de son p&egrave;re, Louis-Joseph<\/i>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Cr&eacute;dit : <a href=\"http:\/\/www.pum.umontreal.ca\/ca\/fiches\/978-2-7606-2159-6.html\">Les Presses de l&rsquo;Universit&eacute; de Montr&eacute;al, 2009<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sign&eacute; Papineau. 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