{"id":6210,"date":"2010-05-16T20:47:37","date_gmt":"2010-05-17T00:47:37","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/un-400e-anniversaire-franco-quebecois-lassassinat-de-henri-iv\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:27","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:27","slug":"un-400e-anniversaire-franco-quebecois-lassassinat-de-henri-iv","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/un-400e-anniversaire-franco-quebecois-lassassinat-de-henri-iv\/","title":{"rendered":"Un 400e anniversaire franco-qu\u00e9b\u00e9cois : l\u2019assassinat de Henri IV"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\"><b>Un 400<sup>e<\/sup> anniversaire franco-qu&eacute;b&eacute;cois : <br \/>l&rsquo;assassinat de Henri IV<br \/>(14 mai 1610)<\/b><\/h2>\n<p align=\"center\">&nbsp;<\/p>\n<h5>par Eric THIERRY<br \/>Docteur de l&#8217;Universit&eacute; de Paris-Sorbonne, professeur d&#8217;histoire<\/h5>\n<p><a href=\"mailto:thierryer@wanadoo.fr\">thierryer@wanadoo.fr<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 250px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin30\/couverture-france-de-henri-iv.png\" alt=\"La France de Henry IV en Am&eacute;rique du Nord\" width=\"250\" height=\"381\" \/><\/p>\n<h6>Cr&eacute;dit : Les Editions Honor&eacute; Champion<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>2010 est l&rsquo;ann&eacute;e du 400<sup>e<\/sup> anniversaire de l&rsquo;assassinat de Henri IV. Eric Thierry, auteur de <i>La France de Henri IV en Am&eacute;rique du Nord<\/i> (Paris, Honor&eacute; Champion, 2008), nous rappelle les grands moments de la vie et du r&egrave;gne de ce roi qui a tent&eacute; de r&eacute;concilier ses sujets fran&ccedil;ais et protestants, qui a contribu&eacute; &agrave; la relance de l&rsquo;&eacute;conomie de son royaume et qui a permis &agrave; Champlain et &agrave; Dugua de Mons de fonder Qu&eacute;bec en 1608.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>La fin des guerres de Religion<\/b><\/p>\n<p>N&eacute; &agrave; Pau le 13 d&eacute;cembre 1553, le futur Henri IV est le fils d&rsquo;un descendant de saint Louis, Antoine de Bourbon, duc de Vend&ocirc;me, et de Jeanne d&rsquo;Albret, reine de Navarre. Il passe ses sept premi&egrave;res ann&eacute;es dans son B&eacute;arn natal, en contact avec les petits paysans. Puis, &agrave; partir de 1561, il vit &agrave; la cour de France, o&ugrave; il grandit en compagnie du jeune roi Charles IX et du fr&egrave;re de celui-ci, le futur Henri III. Sa m&egrave;re, veuve et calviniste, le ram&egrave;ne dans le B&eacute;arn en 1567. Henri de Navarre fait alors sa premi&egrave;re campagne militaire, pour mater une r&eacute;volte en Basse-Navarre, et gagne La Rochelle, pour participer, aux c&ocirc;t&eacute;s de l&rsquo;amiral de Coligny, &agrave; la 3<sup>e<\/sup> guerre de Religion, dans le camp protestant.<\/p>\n<p>En 1572, la reine Catherine de M&eacute;dicis lui fait &eacute;pouser sa fille Marguerite de Valois, avec l&rsquo;espoir de r&eacute;concilier les Fran&ccedil;ais des deux confessions, mais peu de temps apr&egrave;s la c&eacute;l&eacute;bration de l&rsquo;union, le 24 ao&ucirc;t, commence le massacre de la Saint-Barth&eacute;lemy. Les protestants pr&eacute;sents &agrave; Paris sont tu&eacute;s et Henri de Navarre est contraint de devenir catholique. Il reste prisonnier &agrave; la Cour jusqu&rsquo;en 1576, date &agrave; laquelle il s&rsquo;enfuit et prend la t&ecirc;te du parti protestant, lors d&rsquo;une nouvelle guerre de Religion qui d&eacute;chire la France.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;assassinat du roi Henri III, le 1<sup>er<\/sup> ao&ucirc;t 1589, fait de Henri de Navarre le nouveau souverain fran&ccedil;ais, en vertu de la loi salique qui veut que la couronne soit transmise uniquement par les hommes au plus proche parent m&acirc;le du monarque d&eacute;funt. Henri IV n&rsquo;a alors de cesse de reconqu&eacute;rir son royaume, o&ugrave; les Espagnols soutiennent la Ligue catholique et songent &agrave; donner la couronne de France &agrave; une fille de leur roi Philippe II. Pour &ecirc;tre accept&eacute; par tous ses sujets, Henri IV redevient catholique dans la basilique de Saint-Denis le 25 juillet 1593. La ville de Reims &eacute;tant aux mains des ligueurs, il se fait sacrer dans la cath&eacute;drale de Chartres le 27 f&eacute;vrier 1594. Puis, le 22 mars suivant, il peut faire son entr&eacute;e dans Paris, qui &eacute;tait jusqu&rsquo;alors sous le contr&ocirc;le de la Ligue. Apr&egrave;s une guerre contre l&rsquo;Espagne et les derniers chefs ligueurs, il signe, le 30 avril 1598, l&rsquo;&eacute;dit de Nantes qui met fin &agrave; presque un demi-si&egrave;cle de guerres civiles. Protestants et catholiques peuvent alors vivre ensemble, m&ecirc;me si des tensions demeurent.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Le redressement de la France<\/b><\/p>\n<p>Le r&egrave;gne de Henri IV permet une reprise en main de la France. En t&eacute;moignent des grands travaux r&eacute;alis&eacute;s &agrave; Paris, comme la grande galerie du Louvre, le Pont-Neuf, la place Dauphine et celle des Vosges. Le roi veut que sa capitale soit belle et pleine de toutes les commodit&eacute;s. Aussi veille-t-il &agrave; ce que les ordonnances d&rsquo;urbanisme des r&egrave;gnes pr&eacute;c&eacute;dents soient r&eacute;ellement appliqu&eacute;es. Elles concernent les alignements, les auvents et enseignes qui encombrent la voie publique, la police et la salubrit&eacute; des rues.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le retour de la paix permet aussi la relance de l&rsquo;&eacute;conomie fran&ccedil;aise. Le sort des paysans s&rsquo;am&eacute;liore, avec la d&eacute;mobilisation des soldats qui ravageaient auparavant le pays et l&rsquo;all&egrave;gement de la pression fiscale permis par les &eacute;conomies de Sully, le fid&egrave;le surintendant des finances. Le roi encourage l&rsquo;ass&egrave;chement de marais, en particulier dans le Poitou. Il contribue aussi &agrave; une large diffusion du <i>Th&eacute;&acirc;tre d&rsquo;agriculture <\/i>d&rsquo;Olivier de Serres, qui para&icirc;t en 1600 et qui conna&icirc;t cinq &eacute;ditions en dix a ns. Des cultures nouvelles y sont pr&ocirc;n&eacute;es : celles du m&ucirc;rier, du ma&iuml;s, du houblon et de la betterave, qui doivent permettre de diversifier le maigre &eacute;ventail de la tradition fran&ccedil;aise, form&eacute; surtout de c&eacute;r&eacute;ales.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pendant le r&egrave;gne de Henri IV, il y a &eacute;galement un d&eacute;veloppement de l&rsquo;industrie. Le roi cherche &agrave; d&eacute;velopper des productions de luxe pour satisfaire les go&ucirc;ts de la noblesse et de la bourgeoisie et procurer du travail au petit peuple et &agrave; la foule des vagabonds, qui a grossi dans les villes et les campagnes &agrave; cause des guerres civiles. A Paris, dans le nord du terrain des Tournelles, il fait &eacute;lever une manufacture o&ugrave; il attire des ouvriers italiens. Des m&eacute;tiers et des moulins &agrave; &eacute;tirer les fils de m&eacute;tal commencent &agrave; y fonctionner, mais l&rsquo;&eacute;tablissement p&eacute;riclite vite et est englob&eacute; dans le projet d&rsquo;urbanisme de la place des Vosges. Un pareil effort est men&eacute; pour concurrencer, &agrave; Mantes, les cr&ecirc;pes fins de Bologne et, &agrave; Troyes, les satins de Bruges.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour faciliter les &eacute;changes &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du royaume, les r&eacute;seaux fluvial et routier sont am&eacute;lior&eacute;s, sous la responsabilit&eacute; de Sully, qui d&eacute;tient aussi la charge de grand voyer. Des canaux sont creus&eacute;s, comme celui de Briare qui est destin&eacute; &agrave; relier la Seine et la Loire, et les grands chemins sont retrac&eacute;s, remblay&eacute;s et repav&eacute;s. Des arbres sont m&ecirc;me plant&eacute;s sur les bas-c&ocirc;t&eacute;s. Ce sont des tilleuls ou les fameux &laquo; ormes de Sully &raquo;. Pour tout cela, un corps d&rsquo;ing&eacute;nieurs est cr&eacute;&eacute;, afin de ne plus d&eacute;pendre des &eacute;trangers.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; width: 200px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin30\/logo-de-lannee-henri-iv.jpg\" alt=\"logo de l'ann&eacute;e Henry IV 1610-2010\" width=\"200\" height=\"280\" \/><\/p>\n<h6>Logo de l&#8217;ann&eacute;e Henri IV<br \/>Cr&eacute;dit : <a href=\"http:\/\/www.societe-henri-iv.eu\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la Soci&eacute;t&eacute; Henri IV<\/a>.<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><b>La naissance de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise<\/b><\/p>\n<p>Le redressement de la France s&rsquo;op&egrave;re aussi au-del&agrave; de ses fronti&egrave;res. En digne h&eacute;ritier des Valois, Henri IV conteste la mainmise ib&eacute;rique sur le Nouveau Monde. Il r&ecirc;ve de voir ses sujets s&rsquo;implanter au Br&eacute;sil et cherche &agrave; cr&eacute;er des &eacute;tablissements fixes sur les littoraux de l&rsquo;Am&eacute;rique du Nord-Est, afin d&rsquo;assurer &agrave; son royaume le contr&ocirc;le de la p&ecirc;che &agrave; la morue et de la traite des fourrures. D&egrave;s 1598, il fait de La Roche son lieutenant g&eacute;n&eacute;ral pour les &laquo; pa&iuml;s de Canada, Hochelaga, Terres-neuves, Labrador, riviere de la grand Baye, de Norembergue et terres adjacentes &raquo;, mais ne lui accorde que l&rsquo;exclusivit&eacute; du commerce.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>D&eacute;&ccedil;u par l&rsquo;&eacute;tablissement unique cr&eacute;&eacute; par La Roche sur l&rsquo;&icirc;le de Sable, Henri IV se tourne vers le Honfleurais Pierre Chauvin, qui est gentilhomme ordinaire de sa chambre. En janvier 1600, il lui attribue un monopole de la traite des fourrures sur cent lieues le long du Saint-Laurent &agrave; partir de l&rsquo;embouchure, et durant l&rsquo;&eacute;t&eacute; suivant, Chauvin construit un poste de traite &agrave; Tadoussac. Il y laisse seize hommes, mais seuls quelques-uns survivent &agrave; l&rsquo;hiver, secourus par les Montagnais. Ils sont rapatri&eacute;s d&egrave;s le printemps suivant. A la mort de Chauvin, en f&eacute;vrier 1603, c&rsquo;est au commandeur Aymar de Chaste qu&rsquo;Henri IV accorde le monopole de la traite des fourrures.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Associ&eacute; avec plusieurs marchands de Rouen, ce vice-amiral de France et gouverneur de Dieppe fait partir, d&egrave;s mars 1603, une exp&eacute;dition en direction du Saint-Laurent, sous la conduite du Malouin Grav&eacute; du Pont qui est accompagn&eacute; de Champlain. &Agrave; Tadoussac, les deux hommes participent &agrave; un conseil avec les Montagnais. L&agrave;, deux indig&egrave;nes, qui ont &eacute;t&eacute; conduits en France l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente et qui ont rencontr&eacute; le roi, font un compte rendu de leur s&eacute;jour, soulignant la volont&eacute; d&rsquo;Henri IV de peupler leur terre et de les aider &agrave; lutter contre les Iroquois. Puis, de juin &agrave; septembre 1603, Grav&eacute; du Pont et Champlain remontent le Saint-Laurent jusqu&rsquo;aux rapides de Lachine, reviennent sur leurs pas et vont p&ecirc;cher &agrave; Gasp&eacute;, o&ugrave; ils rencontrent le Malouin Jean Sarcel qui leur dit avoir vu en Acadie, au fond de la baie de Fundy, des mines de cuivre et d&rsquo;argent. Enthousiastes, ils reviennent en France, mais apprennent, d&egrave;s leur arriv&eacute;e, la mort de Chaste.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>R&eacute;solu &agrave; faire aboutir son projet d&rsquo;expansion outre-Atlantique, Henri IV privil&eacute;gie l&rsquo;Acadie, aux richesses mini&egrave;res prometteuses, et en confie la conqu&ecirc;te &agrave; un autre gentilhomme ordinaire de sa chambre, le Royannais Pierre Dugua de Mons. Le 8 novembre 1603, il le nomme son lieutenant g&eacute;n&eacute;ral pour toutes les terres situ&eacute;es du 40e au 46e degr&eacute; de latitude, c&rsquo;est-&agrave;-dire au nord de la Virginie confi&eacute;e &agrave; Raleigh par Elisabeth 1&egrave;re d&rsquo;Angleterre en 1584, et, le 18 d&eacute;cembre suivant, il lui accorde pour dix ans le monopole de la traite des fourrures sur le littoral atlantique (du 40e au 46e degr&eacute; de latitude), dans la Gasp&eacute;sie et sur les deux rives du Saint-Laurent.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>D&egrave;s f&eacute;vrier 1604, Dugua de Mons parvient &agrave; s&rsquo;associer &agrave; des marchands de Rouen, Saint-Malo, La Rochelle et Saint-Jean-de-Luz. Partie de Honfleur et du Havre sur deux navires en avril 1604, son exp&eacute;dition se retrouve en Acadie le mois suivant. Elle explore les c&ocirc;tes des actuels Nouvelle-Ecosse et Nouveau-Brunswick &agrave; la recherche d&rsquo;un lieu propre &agrave; une &laquo; habitation &raquo; et choisit de s&rsquo;installer sur l&rsquo;&icirc;le Sainte-Croix, dans l&rsquo;actuel &Eacute;tat am&eacute;ricain du Maine. Pendant le premier hiver, le scorbut emporte trente-cinq ou trente-six hommes et les survivants pr&eacute;f&egrave;rent d&eacute;m&eacute;nager, d&egrave;s l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1605, de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de la baie de Fundy, dans celle de Port-Royal (l&rsquo;actuelle baie d&rsquo;Annapolis, en Nouvelle-Ecosse). La colonie se maintient jusqu&rsquo;en ao&ucirc;t 1607, date &agrave; laquelle les colons l&rsquo;abandonnent pour rentrer en France. D&eacute;sireux de contr&ocirc;ler le march&eacute; de la fourrure en Europe, des marchands d&rsquo;Amsterdam ont tellement mis &agrave; mal le monopole de Dugua de Mons que sa compagnie a d&ucirc; &ecirc;tre dissoute durant l&rsquo;hiver 1606-1607. Pour satisfaire ses alli&eacute;s hollandais, Henri IV a m&ecirc;me fini par r&eacute;voquer le privil&egrave;ge de son lieutenant g&eacute;n&eacute;ral en Nouvelle-France, le 17 juillet 1607.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le 7 janvier 1608, comme il a appris la fondation de la colonie anglaise de Saint-George en Acadie, le roi accepte de surseoir temporairement &agrave; la r&eacute;vocation du monopole de Dugua de Mons. Celui-ci en profite pour faire partir Champlain en direction de Qu&eacute;bec, qu&rsquo;il fonde en juillet. Contrairement &agrave; la vall&eacute;e du Saint-Laurent, l&rsquo;Acadie lui appara&icirc;t sans v&eacute;ritable avenir quant &agrave; la traite des fourrures et &agrave; l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la mer d&rsquo;Asie, sans parler des mines qui se sont r&eacute;v&eacute;l&eacute;es assez d&eacute;cevantes. Apr&egrave;s un hiver qu&eacute;b&eacute;cois particuli&egrave;rement dur, Champlain part en campagne contre les Iroquois. La victoire qu&rsquo;il contribue &agrave; remporter, &agrave; Ticonderoga le 30 juillet 1609, lui permet de renforcer son alliance avec les Montagnais et d&rsquo;en conclure de nouvelles avec les Algonquins et les Hurons. Cependant, Henri IV r&eacute;voque d&eacute;finitivement le monopole de Dugua de Mons le 6 octobre suivant. Il songe alors &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;une compagnie franco-hollandaise des Indes orientales et a besoin du concours de marchands oppos&eacute;s au privil&egrave;ge de son lieutenant g&eacute;n&eacute;ral. Henri IV veut &ecirc;tre un roi d&rsquo;ouverture tous azimuts, mais le poignard de l&rsquo;extr&eacute;miste catholique Ravaillac l&rsquo;en emp&ecirc;chera le 14 mai 1610.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Les lecteurs peuvent visiter :<\/b><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.champion.ch\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Le site web de l&rsquo;&eacute;diteur Honor&eacute; Champion<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.societe-henri-iv.eu\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Le site de la soci&eacute;t&eacute; Henri IV<\/a>, d&eacute;di&eacute; &agrave; l&rsquo;actualit&eacute; de la recherche autour du vert galant et de son &eacute;poque<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/renaissance.suite101.fr\/article.cfm\/400e_anniversaire_de_la_mort_dhenri_iv\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">La page de Caroline Valbrun du magazine en ligne Suite 101<\/a>, pour connaitre les manifestations pr&eacute;vues en France pour la comm&eacute;moration l&rsquo;assassinat de Henri IV<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un 400e anniversaire franco-qu&eacute;b&eacute;cois : l&rsquo;assassinat de Henri IV(14 mai 1610) &nbsp; par Eric THIERRYDocteur de l&#8217;Universit&eacute; de Paris-Sorbonne, professeur d&#8217;histoire thierryer@wanadoo.fr &nbsp; Cr&eacute;dit : Les Editions Honor&eacute; Champion 2010 est l&rsquo;ann&eacute;e du 400e anniversaire&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[43],"tags":[],"class_list":["post-6210","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n30-juin-2010"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6210","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6210"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6210\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7000,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6210\/revisions\/7000"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6210"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6210"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6210"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}