{"id":6224,"date":"2010-11-14T16:32:14","date_gmt":"2010-11-14T21:32:14","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/le-8-septembre-1760-la-capitulation-de-la-nouvelle-france-signee-a-montreal-met-fin-a-la-guerre-de-sept-ans-en-amerique\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:27","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:27","slug":"le-8-septembre-1760-la-capitulation-de-la-nouvelle-france-signee-a-montreal-met-fin-a-la-guerre-de-sept-ans-en-amerique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/le-8-septembre-1760-la-capitulation-de-la-nouvelle-france-signee-a-montreal-met-fin-a-la-guerre-de-sept-ans-en-amerique\/","title":{"rendered":"Le 8 septembre 1760 | La capitulation de la Nouvelle-France sign\u00e9e \u00e0 Montr\u00e9al met fin \u00e0 la guerre de Sept Ans en Am\u00e9rique"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\"><b>Le 8 septembre 1760<br \/>La capitulation de la Nouvelle-France sign&eacute;e &agrave; Montr&eacute;al <br \/>met fin &agrave; la guerre de Sept Ans en Am&eacute;rique<\/b><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5><b>par Marcel Fournier<\/b><br \/>Historien et g&eacute;n&eacute;alogiste, officier de<br \/>l&rsquo;Ordre des Arts et des Lettres de France<br \/>et de l&rsquo;Acad&eacute;mie internationale de g&eacute;n&eacute;alogie,<br \/>l&rsquo;auteur a dirig&eacute; le Projet Montcalm qui<br \/>a amen&eacute; &agrave; la publication, en 2009, du livre<br \/><i>Combattre pour la France en Am&eacute;rique<\/i>.<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>250 ans plus tard&hellip;<\/b><\/p>\n<table style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 242px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td id=\"\" dir=\"\" lang=\"\" scope=\"\" align=\"\" valign=\"\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/capitulation_montreal_8sept1760.jpg\" alt=\"La capitulation de Montr&eacute;al le 8 septembre 1760 reproduit du livre Combattre pour la France en Am&eacute;rique, SGCF, 2009, p. 160\" width=\"242\" height=\"175\" title=\"La capitulation de Montr&eacute;al le 8 septembre 1760 reproduit du livre Combattre pour la France en Am&eacute;rique, SGCF, 2009, p. 160\" \/><\/p>\n<h6><b>La capitulation de Montr&eacute;al <br \/>le 8 septembre 1760<\/b><\/h6>\n<h6>Reproduit du livre <i>Combattre pour la France <br \/>en Am&eacute;rique<\/i>, SGCF, 2009, p. 160<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le 8 septembre 2010 marque le 250<sup>e<\/sup> anniversaire de la signature de la capitulation de la Nouvelle-France et la fin de l&rsquo;empire fran&ccedil;ais en Am&eacute;rique. Cinq ann&eacute;es de guerre ont &eacute;puis&eacute; les troupes fran&ccedil;aises et les chefs militaires se rendent &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence qu&rsquo;il serait inappropri&eacute; de poursuivre les hostilit&eacute;s compte tenu de la sup&eacute;riorit&eacute; des troupes britanniques et de la volont&eacute; de la Grande-Bretagne de mettre fin &agrave; ce conflit pour chasser d&eacute;finitivement les Fran&ccedil;ais du continent am&eacute;ricain.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Une guerre perdue &agrave; l&rsquo;avance<\/b><\/p>\n<p>Avec un certain recul de l&rsquo;histoire, l&rsquo;on constate que la d&eacute;faite des troupes fran&ccedil;aises en Nouvelle-France ne repose pas uniquement sur les soldats venus combattre les Anglais ni sur les d&eacute;cisions de leurs dirigeants bien que les divergences entre Montcalm et Vaudreuil n&rsquo;ont certainement pas contribu&eacute; &agrave; cr&eacute;er une synergie &agrave; la direction de l&rsquo;arm&eacute;e fran&ccedil;aise. Il faut voir cette d&eacute;faite &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur d&rsquo;un conflit global entre puissances europ&eacute;ennes, o&ugrave; la Nouvelle-France ne constitue qu&rsquo;un petit champ d&rsquo;op&eacute;ration. Les grandes batailles comme celles de Louisbourg et de Qu&eacute;bec sont des exemples typiques de guerre &agrave; l&rsquo;europ&eacute;enne qui ne convenaient pas toujours en Nouvelle-France. La sup&eacute;riorit&eacute; militaire britannique est venue &agrave; bout des efforts combin&eacute;s des troupes de Terre, des compagnies franches de la Marine, des alli&eacute;s am&eacute;rindiens et des miliciens canadiens. Enfin, en mai 1760, au lendemain de la victoire de L&eacute;vis &agrave; Sainte-Foy, l&rsquo;arriv&eacute;e de renforts en provenance de la Grande-Bretagne a mis fin aux espoirs de reprendre le contr&ocirc;le de la colonie.<\/p>\n<p>Lors de la guerre de Sept Ans, les arm&eacute;es am&eacute;ricano-britanniques, sup&eacute;rieures en nombre &#8211; 43&nbsp;800 militaires contre 26&nbsp;800 pour les troupes fran&ccedil;aises et canadiennes &#8211; ont prouv&eacute; leur grande adaptabilit&eacute; au style de combat pratiqu&eacute; en Am&eacute;rique du Nord. Elles sont pass&eacute;es d&rsquo;une strat&eacute;gie europ&eacute;enne (ordre lin&eacute;aire, attaque en formation) &agrave; une strat&eacute;gie locale avec l&rsquo;appui des populations locales et am&eacute;rindiennes. Quant aux soldats fran&ccedil;ais, ils se sont battus courageusement avec des m&eacute;thodes pratiqu&eacute;es depuis des d&eacute;cennies par les arm&eacute;es fran&ccedil;aises sur les champs de batailles europ&eacute;ens. Pour certains, cette exp&eacute;rience a dur&eacute; cinq ans et pour d&rsquo;autres 50 jours.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>L&rsquo;effort de la France en Am&eacute;rique<\/b><\/p>\n<p>L&rsquo;effort de la France pour d&eacute;fendre sa colonie d&rsquo;Am&eacute;rique du Nord ne doit pas &ecirc;tre minimis&eacute; pour autant. &Agrave; la fin de l&rsquo;ann&eacute;e 1754, 2779 officiers et soldats des troupes de la Marine &eacute;taient en poste en Nouvelle-France. Entre 1755 et 1760, la France a envoy&eacute; 6990 officiers et soldats des troupes de Terre et 5885 recrues et volontaires venus pour remplacer les bless&eacute;s et les morts. L&rsquo;arm&eacute;e fran&ccedil;aise disposait donc d&rsquo;environ 15&nbsp;700 militaires si l&rsquo;on tient compte des soldats en poste &agrave; Louisbourg entre 1755 &agrave; 1758.<\/p>\n<p>La France, grande puissance militaire, aurait-elle pu envoyer davantage de soldats pour d&eacute;fendre sa colonie d&rsquo;Am&eacute;rique&nbsp;sachant qu&rsquo;elle disposait de 180&nbsp;000 hommes de troupes en Europe ? Cette question am&egrave;ne des r&eacute;ponses nuanc&eacute;es. L&rsquo;envoi de soldats en Nouvelle-France n&eacute;cessitait une logistique consid&eacute;rable puisqu&rsquo;il fallait transporter les effectifs, le mat&eacute;riel, l&rsquo;armement, la nourriture sur des navires dont la travers&eacute;e n&eacute;cessitait 30 &agrave; 40 jours de mer tout en tenant compte de la sup&eacute;riorit&eacute; de la Royal Navy qui lui permettait de contr&ocirc;ler les mers.<\/p>\n<p>D&rsquo;autre part, la Nouvelle-France ne poss&eacute;dait pas de baraquements militaires pour loger les soldats. Ceux-ci devaient donc r&eacute;sider chez les habitants une bonne partie de l&rsquo;ann&eacute;e et au cours des longs mois d&rsquo;hiver. Comme la Nouvelle-France comptait &agrave; peine 60&nbsp;000 habitants &agrave; l&rsquo;&eacute;poque de la guerre de Sept Ans, loger pr&egrave;s de 6000 soldats &eacute;tait d&eacute;j&agrave; un effort consid&eacute;rable demand&eacute; aux habitants. Aurait-on pu en loger 5000 ou 6000 de plus sans mettre en p&eacute;ril la survie de la population locale&nbsp;&agrave; une p&eacute;riode o&ugrave; une famine s&eacute;vit en Nouvelle-France&nbsp;? On peut en douter.<\/p>\n<p>Enfin, la milice canadienne, compos&eacute;e de quelque 12&nbsp;000 hommes, plus ou moins bien arm&eacute;s, on en convient, a-t-elle fourni l&rsquo;effort n&eacute;cessaire pour soutenir les troupes r&eacute;guli&egrave;res lors des batailles contre les Britanniques&nbsp;? En relisant l&rsquo;histoire, on a l&rsquo;impression que la milice canadienne consid&eacute;rait ce conflit comme une guerre franco-britannique bien plus qu&rsquo;une menace &agrave; la propre survie de la colonie.<\/p>\n<p>La France n&rsquo;avait donc pas l&rsquo;intention de perdre sa colonie d&rsquo;Am&eacute;rique lors de la guerre de Sept Ans. C&rsquo;est davantage lors des n&eacute;gociations menant &agrave; la signature du Trait&eacute; de Paris (1761-1763) que la m&egrave;re-patrie a renonc&eacute; &agrave; conserver son empire en Am&eacute;rique et ses &laquo;&nbsp;quelques arpents de neige&nbsp;&raquo; pour paraphraser Voltaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Le Trait&eacute; de Paris<\/b><\/p>\n<p>De la capitulation sign&eacute;e par Vaudreuil le 8 septembre 1760, &agrave; la signature du Trait&eacute; de Paris, le 10 f&eacute;vrier 1763, un r&eacute;gime militaire est mis en place par les vainqueurs pour administrer le territoire conquis. Les Britanniques dirigent le pays au cours de 28 mois, p&eacute;riode pendant laquelle plus de 4000 Canadiens et Fran&ccedil;ais d&eacute;cident de rentrer en France cr&eacute;ant ainsi une saign&eacute;e importante dans la classe dirigeante du pays.<\/p>\n<p>En Europe, les pourparlers de paix commenc&eacute;s en 1761, prennent deux ann&eacute;es &agrave; se conclure. En 1763, deux trait&eacute;s mettent fin &agrave; la guerre de Sept Ans que plusieurs consid&egrave;rent comme la premi&egrave;re guerre mondiale. Selon le Trait&eacute; de Paris, sign&eacute; le 10 f&eacute;vrier 1763 entre la Grande-Bretagne, la France et l&rsquo;Espagne, les Britanniques obtiennent d&rsquo;&eacute;normes gains territoriaux en Europe, en Afrique et en Asie. De leur c&ocirc;t&eacute;, les Autrichiens et les Prussiens signent le Trait&eacute; de Hubertusburg le 15 f&eacute;vrier suivant. Ce trait&eacute; valide les fronti&egrave;res de 1756 et oblige l&rsquo;&eacute;vacuation de la Sil&eacute;sie par l&rsquo;Autriche.<\/p>\n<p>En Am&eacute;rique du Nord, le Trait&eacute; de Paris a des r&eacute;percussions beaucoup plus importantes. La Grande-Bretagne obtient toute la Nouvelle-France, sauf les &icirc;les Saint-Pierre-et-Miquelon, ainsi que tous les territoires &agrave; l&rsquo;est du Mississippi. Pour sa part, la France r&eacute;cup&egrave;re les &icirc;les de la Martinique, la Guadeloupe, Marie-Galante et Sainte-Lucie, ainsi que des droits pour s&eacute;cher le poisson sur les c&ocirc;tes de Terre-Neuve.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>L&rsquo;h&eacute;ritage fran&ccedil;ais de la guerre de Sept Ans<\/b><\/p>\n<p>Au terme du conflit anglo-fran&ccedil;ais, 692 officiers et soldats des troupes de&nbsp;la Marine, 1683 officiers et soldats des troupes de Terre et 507 civils se voient obliger de rentrer en France. En octobre 1760, depuis Qu&eacute;bec, des navires anglais transportent les vaincus vers le port de La Rochelle o&ugrave; plusieurs soldats sont d&eacute;mobilis&eacute;s d&egrave;s leur arriv&eacute;e.<\/p>\n<p>Bien que 2882 Canadiens et Fran&ccedil;ais soient rapatri&eacute;s en France, plusieurs d&eacute;cident de demeurer au pays malgr&eacute; la pr&eacute;sence des nouveaux ma&icirc;tres et le faible espoir que la France retrouve un jour sa colonie d&rsquo;Am&eacute;rique. De tous les soldats des troupes fran&ccedil;aises qui ont combattu en Am&eacute;rique lors de la guerre de Sept Ans, 607 soldats des troupes de Terre et 505 soldats des troupes de la Marine ont d&eacute;cid&eacute; de prendre &eacute;pouse pendant le conflit et de demeurer au Canada par la suite. Ces quelque 1100 militaires constituent une pr&eacute;sence importante pour l&rsquo;avenir du pays. Leur &eacute;tablissement dans plusieurs r&eacute;gions du Qu&eacute;bec permet un renouvellement des populations. Ironiquement, ce flux migratoire constitue le plus important apport d&rsquo;immigrants fran&ccedil;ais en Nouvelle-France depuis la d&eacute;cennie 1670 o&ugrave; 400 soldats des r&eacute;giments de Carignan-Sali&egrave;res et 770 filles du Roi se sont &eacute;tablis au pays &agrave; la demande de l&rsquo;intendant Jean Talon.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Quelques rappels m&eacute;moriels <\/b><\/p>\n<p>La guerre de Sept Ans a laiss&eacute; de nombreuses traces dans le paysage et dans la m&eacute;moire des Qu&eacute;b&eacute;cois. Plusieurs familles ont pour anc&ecirc;tre un soldat des troupes de Montcalm ou de Wolfe. Les Ar&egrave;s, Bricault, D&eacute;ry, Galaise, G&eacute;rin-Lajoie, Rolin, Sansregret et Vadeboncoeur, et les Blackburn, Fraser, Handfield, McKennon, Mackay, Robertson et Ross en sont des exemples connus.<\/p>\n<p>De nombreux monuments en l&rsquo;honneur des h&eacute;ros de 1759&nbsp;: ceux des g&eacute;n&eacute;raux Wolfe et Montcalm rappellent la bataille de 1759, celui du Parc des Braves rappelle la bataille de Sainte-Foy en 1760. Le parc des plaines d&rsquo;Abraham, th&eacute;&acirc;tre de la bataille du 13 septembre 1759, et le cimeti&egrave;re de l&rsquo;H&ocirc;pital-G&eacute;n&eacute;ral de Qu&eacute;bec constituent des lieux de m&eacute;moire importants de la guerre de Sept Ans.<\/p>\n<p>En 1907, lors de la cr&eacute;ation de nouveaux cantons en Abitibi, le Gouvernement du Qu&eacute;bec a voulu honorer le souvenir de la guerre de Sept Ans en attribuant des noms d&rsquo;officiers et de r&eacute;giments des troupes de Montcalm &agrave; des endroits tels que les villes de Rouyn, La Sarre, Roquemaure, le parc d&rsquo;Aiguebelle et les cantons de Berry, B&eacute;arn ou de Guyenne.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 8 septembre 1760La capitulation de la Nouvelle-France sign&eacute;e &agrave; Montr&eacute;al met fin &agrave; la guerre de Sept Ans en Am&eacute;rique &nbsp; par Marcel FournierHistorien et g&eacute;n&eacute;alogiste, officier del&rsquo;Ordre des Arts et des Lettres de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[44],"tags":[],"class_list":["post-6224","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n31-decembre-2010"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6224","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6224"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6224\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7014,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6224\/revisions\/7014"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6224"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6224"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6224"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}