{"id":6234,"date":"2010-11-21T17:58:13","date_gmt":"2010-11-21T22:58:13","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/le-250e-anniversaire-de-la-capitulation-de-la-nouvelle-france-tout-na-pas-ete-dit-et-ecrit\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:29","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:29","slug":"le-250e-anniversaire-de-la-capitulation-de-la-nouvelle-france-tout-na-pas-ete-dit-et-ecrit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/le-250e-anniversaire-de-la-capitulation-de-la-nouvelle-france-tout-na-pas-ete-dit-et-ecrit\/","title":{"rendered":"Le 250e anniversaire de la capitulation de la Nouvelle-France Tout n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 dit et \u00e9crit"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\"><b>Le 250<sup>e<\/sup> anniversaire de la capitulation de la Nouvelle-France<\/b><b><br \/>Tout n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; dit et &eacute;crit<\/b><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Gilles Durand<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 350px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/250e_capitulation_nouvelle_france.jpg\" alt=\"Le 250e anniversaire de la capitulation de la Nouvelle-France Tout n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; dit et &eacute;crit\" width=\"350\" height=\"236\" title=\"Le 250e anniversaire de la capitulation de la Nouvelle-France Tout n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; dit et &eacute;crit\" \/><\/p>\n<h6>De g. &agrave; d. Denis Vaugeois, Charles-Philippe Courtois, &Eacute;ric B&eacute;dard <br \/>et Raymond Archambault<\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit&nbsp;: CFQLMC &ndash; Gilles Durand<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le 8 septembre 2010, l&rsquo;Institut de recherche sur le Qu&eacute;bec organise, en collaboration avec la Soci&eacute;t&eacute; historique de Montr&eacute;al, une table ronde sur trois acteurs reli&eacute;s &agrave; la capitulation de la Nouvelle-France &agrave; Montr&eacute;al le 8 septembre 1760. Pour nous les faire conna&icirc;tre, trois conf&eacute;renciers, &agrave; la fois historiens et auteurs, se succ&egrave;dent, &Eacute;ric B&eacute;dard, professeur &agrave; la TELUQ-UQAM et r&eacute;dacteur en chef de la revue <i>Argument<\/i>, Charles-Philippe Courtois, professeur au Coll&egrave;ge militaire royal de Saint-Jean, et Denis Vaugeois, historien et &eacute;diteur. Raymond Archambault, ancien chef d&rsquo;antenne et pr&eacute;sentateur de nouvelles &agrave; la radio de Radio-Canada, anime le d&eacute;bat.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;animateur, Raymond Archambault, pr&eacute;sente les conf&eacute;renciers et commente, en guise d&rsquo;introduction, le contexte europ&eacute;en et nord-am&eacute;ricain de la capitulation&nbsp;: une France int&eacute;ress&eacute;e par les p&ecirc;cheries de Terre-Neuve et les &icirc;les &agrave; sucre antillaises; une capitale, Qu&eacute;bec, qui rend les armes le 18 septembre 1759; un gouverneur, Vaudreuil, dont les alli&eacute;s am&eacute;rindiens entrent dans la neutralit&eacute;; trois arm&eacute;es anglaises, celles d&rsquo;Amherst, de Murray et de Haviland qui referment leur rang sur Montr&eacute;al, au total 18&nbsp;000 soldats britanniques face aux 4&nbsp;000 hommes composant les troupes fran&ccedil;aises.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Le chevalier de L&eacute;vis&nbsp;: panache et sens de l&rsquo;honneur<\/b><\/p>\n<p>&Eacute;ric B&eacute;dard donne le coup d&rsquo;envoi en nous pr&eacute;sentant le num&eacute;ro deux des troupes fran&ccedil;aises au Canada, le chevalier Fran&ccedil;ois Gaston de L&eacute;vis, devenu commandant des arm&eacute;es fran&ccedil;aises en Am&eacute;rique &agrave; la mort de Montcalm en septembre 1759. L&rsquo;image de ce militaire opini&acirc;tre et courageux est en partie &eacute;clips&eacute;e par la notori&eacute;t&eacute; de la d&eacute;faite de Montcalm sur les plaines d&rsquo;Abraham le matin du 13 septembre. Il n&rsquo;en demeure pas moins que L&eacute;vis d&eacute;fait l&rsquo;arm&eacute;e britannique deux fois, une premi&egrave;re le 31 juillet 1759, &agrave; Montmorency, une deuxi&egrave;me &agrave; Sainte-Foy le 28 avril 1760. Ce jour-l&agrave;, il entreprend le si&egrave;ge de la ville de Qu&eacute;bec aux mains des Britanniques, mais il doit abandonner la partie faute de l&rsquo;arriv&eacute;e de secours de la part de la France. L&eacute;vis avoue qu&rsquo;une seule fr&eacute;gate aurait pu sceller l&rsquo;issue du combat, mais qu&rsquo;en est-il 250 ans plus tard. En fait, la France avait d&eacute;p&ecirc;ch&eacute; six navires dont trois parviennent dans le golfe Saint-Laurent le 15 mai 1760, mais, pour &eacute;chapper aux vaisseaux anglais, ils doivent se retirer au fond de la baie des Chaleurs et deux se saborder.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&Eacute;ric B&eacute;dard est l&rsquo;auteur de plusieurs ouvrages et notamment <a href=\"http:\/\/benhur.teluq.uquebec.ca\/SPIP\/ebedard\/spip.php?page=article-2\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">des <i>Chroniques de la conqu&ecirc;te<\/i> parues dans le <i>Journal de Qu&eacute;bec<\/i> en 2009<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Le marquis de Vaudreuil capitule&nbsp;: devons-nous le condamner ?<\/b><\/p>\n<p>Charles-Philippe Courtois trace le portrait du principal artisan de la capitulation de la Nouvelle-France &agrave; Montr&eacute;al, le marquis Pierre de Rigaud de Vaudreuil, gouverneur g&eacute;n&eacute;ral de la Nouvelle-France. Vaudreuil est un descendant d&rsquo;une grande famille canadienne qui a fait carri&egrave;re dans la colonie. Ayant en vue d&rsquo;abord et avant tout le bien-&ecirc;tre des Canadiens et jugeant la victoire impossible face aux 18&nbsp;000 hommes des trois arm&eacute;es britanniques qui enserrent Montr&eacute;al comme dans un &eacute;tau, il capitule. Par l&agrave;, il veut &eacute;viter &agrave; la colonie les inconv&eacute;nients d&rsquo;un si&egrave;ge et d&rsquo;une d&eacute;faite&nbsp;: pillage des habitants par l&rsquo;arm&eacute;e ennemie, perte subs&eacute;quente de leurs biens et de leur libert&eacute;, etc. Le gouverneur g&eacute;n&eacute;ral entrevoit aussi la possibilit&eacute; d&rsquo;une r&eacute;trocession de la Nouvelle-France &agrave; la France, &agrave; la suite de succ&egrave;s sur le front europ&eacute;en. De son c&ocirc;t&eacute;, le g&eacute;n&eacute;ral Amherst accepte les conditions propos&eacute;es par Vaudreuil, car il voit les avantages de contr&ocirc;ler avec son arm&eacute;e un territoire non d&eacute;vast&eacute; et capable d&rsquo;assurer sa subsistance, de m&ecirc;me que l&rsquo;importance de vivre en harmonie avec les habitants.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Charles-Philippe Courtois est l&rsquo;auteur de <a href=\"http:\/\/www.edtypo.com\/ficheAuteur.aspx?codeaut=COUR1065#entretien\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><i>La Conqu&ecirc;te. Une anthologie<\/i>, &Eacute;ditions Typo, 2009<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>L&rsquo;importance de la bataille des plaines d&rsquo;Abraham et le r&ocirc;le de Sir William Johnson, surintendant des affaires indiennes<\/b><\/p>\n<p>L&rsquo;historien Denis Vaugeois pr&eacute;sente le troisi&egrave;me personnage, qui a jou&eacute; un r&ocirc;le loin d&rsquo;&ecirc;tre n&eacute;gligeable dans la capitulation de la colonie, William Johnson &ndash; on pourrait aussi s&rsquo;&eacute;tendre sur l&rsquo;assistance indispensable que lui a apport&eacute;e sa conjointe, Molly Brant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le conf&eacute;rencier d&eacute;bute en remettant en question l&rsquo;importance accord&eacute;e &agrave; la bataille des Plaines d&rsquo;Abraham. La victoire de l&rsquo;arm&eacute;e britannique a &eacute;t&eacute; sur&eacute;valu&eacute;e sous l&rsquo;influence de l&rsquo;iconographie qui nous est parvenue de Britanniques. En pr&eacute;parant <a href=\"http:\/\/nosracines.bibl.ulaval.ca\/QFN\/web\/QFNc0101.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">des images saisissantes d&rsquo;une ville de Qu&eacute;bec d&eacute;vast&eacute;e &agrave; la suite des bombardements de 1759<\/a>, l&rsquo;officier anglais Richard Short ne visait-il pas &agrave; justifier la conqu&ecirc;te.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour l&rsquo;historien, le r&ocirc;le jou&eacute; par William Johnson et la perte subs&eacute;quente par la France du support des Am&eacute;rindiens ont &eacute;t&eacute; n&eacute;glig&eacute;s. Johnson, un Irlandais install&eacute; dans la vall&eacute;e de la rivi&egrave;re Mohawk, New York, devenu surintendant des Affaires indiennes, prend part &agrave; deux victoires des Britanniques sur les Fran&ccedil;ais, celle du fort Niagara, le 26 juillet 1759, et celle du fort L&eacute;vis &agrave; l&rsquo;est de Prescott, Ontario , le 25 ao&ucirc;t 1760. Habile n&eacute;gociateur, il enl&egrave;ve &agrave; la France ses alli&eacute;s am&eacute;rindiens et jette les bases d&rsquo;une nouvelle alliance avec eux, celle d&rsquo;Oswegatchie, n&eacute;goci&eacute;e en ao&ucirc;t 1760 et confirm&eacute;e &agrave; Kahnawake les 15 et 16 septembre 1760&nbsp;: par cet accord, les Britanniques garantissent le respect des droits des Am&eacute;rindiens, anciens alli&eacute;s de la France, en retour de leur neutralit&eacute; vis-&agrave;-vis de celle-ci durant le reste du conflit. La bonne entente entretenue avec les Am&eacute;rindiens facilite la descente du Saint-Laurent vers Montr&eacute;al par Amherst et Johnson. Amherst peut alors op&eacute;rer la jonction de son arm&eacute;e avec celles de Murray et de Haviland. Le gouverneur g&eacute;n&eacute;ral Vaudreuil d&eacute;cide alors de capituler.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Malgr&eacute; tout, le sort de la colonie n&rsquo;est pas encore jou&eacute;. Il faut attendre f&eacute;vrier 1763 et tenir compte de certains facteurs pris en compte par les n&eacute;gociateurs fran&ccedil;ais&nbsp;: une Nouvelle-France peu peupl&eacute;e et pourvoyeuse de fourrures; l&rsquo;importance de beaucoup plus grande des &icirc;les &agrave; sucre; l&rsquo;assurance d&rsquo;un pied-&agrave;-terre dans le golfe Saint-Laurent comme moyen suffisant pour faciliter les p&ecirc;cheries sur les c&ocirc;tes de Terre-Neuve; la possibilit&eacute; d&rsquo;un cadeau empoisonn&eacute; &agrave; la Grande-Bretagne, en raison de la disparition d&rsquo;une rivale belliqueuse pour les Treize Colonies, ne rendant plus n&eacute;cessaire le support de Londres &ndash; le pan&eacute;liste &Eacute;ric B&eacute;dard mentionne l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t &agrave; approfondir les tractations europ&eacute;ennes qui ont entour&eacute; le trait&eacute; de Paris de f&eacute;vrier 1763.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le pan&eacute;liste Denis Vaugeois d&eacute;veloppe ces id&eacute;es et d&rsquo;autres sur le sujet dans une s&eacute;rie de huit &eacute;missions d&rsquo;une dur&eacute;e de trente minutes pr&eacute;sent&eacute;es au canal Savoir sous le titre <i>Montcalm, Wolfe et les autres&hellip; Vaugeois raconte<\/i>. Il le fait en compagnie de sp&eacute;cialistes, alors que dans le dernier &eacute;pisode il laisse la parole compl&egrave;te &agrave; Daniel Drouin, conservateur de l&rsquo;art ancien au Mus&eacute;e national des beaux-arts du Qu&eacute;bec. <a href=\"http:\/\/www.canal.qc.ca\/emissions.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Les &eacute;missions sont repr&eacute;sent&eacute;es r&eacute;guli&egrave;rement sur le canal Savoir<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Denis Vaugeois est aussi l&rsquo;auteur de plusieurs ouvrages, dont <a href=\"http:\/\/www.septentrion.qc.ca\/catalogue\/livre.asp?id=90\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><i>La Fin des alliances franco-indiennes. Enqu&ecirc;te sur un sauf-conduit de 1760 devenu un trait&eacute; en 1990<\/i>, Qu&eacute;bec, &Eacute;ditions du Septentrion, 1995<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 250e anniversaire de la capitulation de la Nouvelle-FranceTout n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; dit et &eacute;crit &nbsp; par Gilles Durand &nbsp; De g. &agrave; d. 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