{"id":6235,"date":"2010-11-23T17:58:13","date_gmt":"2010-11-23T22:58:13","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/bourgogne-et-franche-comte-publication-du-tome-4-de-la-collection-ces-villes-et-villages-de-france-berceau-de-lamerique-francaise\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:29","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:29","slug":"bourgogne-et-franche-comte-publication-du-tome-4-de-la-collection-ces-villes-et-villages-de-france-berceau-de-lamerique-francaise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/bourgogne-et-franche-comte-publication-du-tome-4-de-la-collection-ces-villes-et-villages-de-france-berceau-de-lamerique-francaise\/","title":{"rendered":"Bourgogne et Franche-Comt\u00e9 Publication du tome 4 de la collection Ces villes et villages de France, berceau de l\u2019Am\u00e9rique Fran\u00e7aise"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\"><b>Bourgogne et Franche-Comt&eacute;<\/b><b><br \/>Publication du tome 4 de la collection <br \/><i>Ces villes et villages de France, berceau de l&rsquo;Am&eacute;rique Fran&ccedil;aise<\/i><\/b><\/h2>\n<h5>par Gilbert Pilleul<br \/>Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la CFQLMC-France<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; width: 250px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/livre_ville_et_village.jpg\" alt=\"Ces villes et villages de France... berceau de l'Am&eacute;rique Fran&ccedil;aise\" width=\"250\" height=\"350\" title=\"Ces villes et villages de France... berceau de l'Am&eacute;rique Fran&ccedil;aise\" \/><\/p>\n<h6>Cr&eacute;dit : LDMC-Publication<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Pr&egrave;s de 300 pionniers en Bourgogne et pr&egrave;s de 200 en Franche-Comt&eacute; ont affront&eacute; les difficult&eacute;s du voyage terrestre et les risques de la travers&eacute;e de l&rsquo;Atlantique pour aller fonder l&agrave;-bas, un nouveau &laquo;&nbsp;pays&nbsp;&raquo; qu&rsquo;on a appel&eacute; la Nouvelle-France et dont le Qu&eacute;bec est aujourd&rsquo;hui le principal h&eacute;ritier. La publication du tome 4 de la collection C<i>es villes et villages de France, berceau de l&rsquo;Am&eacute;rique Fran&ccedil;aise<\/i> qui concerne ces deux r&eacute;gions, vient rappeler leur &eacute;pop&eacute;e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La courbe de l&rsquo;immigration vers le Canada montre deux moments forts&nbsp;: au milieu du 17&egrave;me si&egrave;cle avec en particulier l&rsquo;arriv&eacute;e de filles du Roy et au milieu du 18&egrave;me si&egrave;cle, lorsque de nombreux soldats sont venus d&eacute;fendre la Nouvelle-France et se sont install&eacute;s au pays. Parmi les pionniers, &agrave; Paray-le-Monial m&ecirc;me, Jean-Baptiste Bouillet de la Chassaigne, officier des troupes royales, apr&egrave;s avoir combattu les Iroquois, deviendra gouverneur de Montr&eacute;al.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans cet ouvrage, on pourra trouver une lettre adress&eacute;e &agrave; son fr&egrave;re rest&eacute; &agrave; Paray-le-Monial, et dans laquelle il d&eacute;crit la situation difficile de la Nouvelle-France en 1692, confront&eacute;e aux attaques des Anglais et de leurs alli&eacute;s iroquois. Cet ouvrage est le 4&egrave;me d&rsquo;une collection qui en compte 12 couvrant l&rsquo;ensemble des r&eacute;gions de France. On constate ainsi que toutes les r&eacute;gions de l&rsquo;hexagone ont &eacute;t&eacute; concern&eacute;es par cette migration qui ne fut pas massive&nbsp; mais s&eacute;lective, jouant un r&ocirc;le historique important en donnant naissance &agrave; l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise et en particulier au Qu&eacute;bec. Cette collection est le fruit d&rsquo;un partenariat entre France-Qu&eacute;bec, ses r&eacute;gionales et la Commission Franco-Qu&eacute;b&eacute;coise sur les Lieux de M&eacute;moire Communs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>A l&rsquo;occasion de la publication du tome 4 de la collection <i>Ces villes et villages de France, berceau de l&rsquo;Am&eacute;rique Fran&ccedil;aise<\/i> qui concerne ces deux r&eacute;gions, France 3 dans son &eacute;mission &laquo;&nbsp;&ccedil;a manque pas d&rsquo;air&nbsp;&raquo; &eacute;voquera l&rsquo;histoire de ces pionniers bourguignons et francs-comtois. L&rsquo;&eacute;mission, qui est pr&eacute;vue pour d&eacute;but 2011, sera anim&eacute;e par le journaliste de France 3 Christophe JOLY et par des membres de l&rsquo;association Bourgogne-Qu&eacute;bec, Fran&ccedil;oise LABONDE, g&eacute;n&eacute;alogiste, Gilbert PILLEUL, historien et Georges PIERRE, pr&eacute;sident de Bourgogne-Qu&eacute;bec. La r&eacute;daction pr&eacute;cisera dans la rubrique <i>quoi de neuf <\/i>toutes les pr&eacute;cisions relatives &agrave; cette &eacute;mission. L&rsquo;ouvrage pourra &ecirc;tre achet&eacute; sur place ou command&eacute; d&egrave;s maintenant &agrave; l&rsquo;association, dont l&rsquo;adresse internet est&nbsp;: bourgognequebec@free.fr<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Note biographique extraite du tome 4 de la collection &nbsp;<i>Ces villes et villages de France, berceau de l&rsquo;Am&eacute;rique Fran&ccedil;aise&nbsp;<\/i><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>&laquo;&nbsp;Michel Sarrazin<\/b><\/p>\n<p><b>M&eacute;decin, naturaliste, un des premiers savants en Nouvelle-France. &raquo;<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Michel Sarrazin est n&eacute; en Bourgogne &agrave; Gilly-l&egrave;s-Citeaux pr&egrave;s de Nuits-Saint-Georges le 5 septembre1659. On sait peu de choses de son enfance et il faut attendre son d&eacute;part pour la Nouvelle-France &agrave; 26 ans pour &ecirc;tre en mesure d&rsquo;&eacute;voquer sa biographie. Nous sommes en 1685 donc et Michel Sarrazin est sur un vaisseau qui transporte des troupes r&eacute;guli&egrave;res pour le Qu&eacute;bec. L&rsquo;automne de l&rsquo;ann&eacute;e suivante, il est nomm&eacute; officiellement chirurgien-major des soldats de la colonie, nomination qui ne sera ratifi&eacute;e qu&rsquo;en 1691 par d&eacute;cret royal. De Qu&eacute;bec &agrave; Montr&eacute;al, il a pour mission de soigner les malades, les bless&eacute;s, civils et militaires et d&rsquo;intervenir pour tenter de juguler les &eacute;pid&eacute;mies. Activit&eacute; professionnelle &agrave; haut risque dont il sera victime. Contamin&eacute; par une fi&egrave;vre maligne, variole ou petite v&eacute;role qui touchait de nombreux habitants de Qu&eacute;bec, il meurt en 1734 &agrave; l&rsquo;H&ocirc;tel-Dieu. S&rsquo;il meurt dans l&rsquo;exercice de ses fonctions et bien qu&rsquo;il accord&acirc;t toujours &agrave; ses patients une grande attention et un r&eacute;el d&eacute;vouement, ce n&rsquo;est pas, toutefois, ce qui en fait un personnage majeur de l&rsquo;histoire de la Nouvelle-France. Par contre, son sens de l&rsquo;observation, sa rigueur d&rsquo;analyse et sa passion pour les sciences naturelles vont le conduire tr&egrave;s t&ocirc;t &agrave; devenir un savant naturaliste r&eacute;put&eacute; et recherch&eacute;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>[M&eacute;decin-naturaliste<\/b><b>]<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>A peine arriv&eacute; en Nouvelle-France, ravi de d&eacute;couvrir une flore et une faune quelque peu diff&eacute;rentes de celles qui existent en Europe, il entame ses premi&egrave;res recherches. Ses responsabilit&eacute;s professionnelles &agrave; cette &eacute;poque o&ugrave; les liens entre m&eacute;decine et botanique demeurent tr&egrave;s forts s&rsquo;accordent au mieux avec cette activit&eacute; &agrave; laquelle il consacre tous ses temps libres. D&egrave;s 1687, il se rend avec une exp&eacute;dition de Denonville chez les Iroquois o&ugrave; il commence ses observations syst&eacute;matiques sur la flore du Canada. Violon d&rsquo;Ingres, passion naissante qui a bien failli rester &eacute;ph&eacute;m&egrave;re. En effet, en 1692 au cours d&rsquo;un s&eacute;jour &agrave; Montr&eacute;al, il tombe gravement malade. Craignant la mort, il r&eacute;dige son testament et revient &agrave; Qu&eacute;bec o&ugrave; un ami, Franquelin, hydrographe du roi, l&rsquo;accueille et lui fait prodiguer les soins n&eacute;cessaires &agrave; sa gu&eacute;rison.<\/p>\n<table style=\"margin-right: 10px; margin-top: 15px; margin-bottom: 10px; width: 400px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/signature_michel_sarrazin.jpg\" alt=\"Signature - Michel Sarrazin\" width=\"400\" height=\"184\" title=\"Signature - Michel Sarrazin\" \/><\/p>\n<h6>Signature de Michel Sarrazin<br \/>Cr&eacute;dit : Archives d&eacute;partementales de la C&ocirc;te-d&#8217;Or<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Cette grave maladie donne naissance, chez Michel Sarrazin &agrave; une phase mystique au cours de laquelle il songe &agrave; se tourner vers la vie eccl&eacute;siastique. Diverses lettres retrouv&eacute;es dans les archives des sulpiciens selon Jacques Rousseau, qui a r&eacute;dig&eacute; sa biographie dans le <i>Dictionnaire biographique du<\/i> <i>Canada <\/i> laissent supposer qu&rsquo;il aurait pass&eacute; un an au s&eacute;minaire de Qu&eacute;bec, &laquo;&nbsp;<i>infirme et exer&ccedil;ant encore son m&eacute;tier de chirurgien-major<\/i>&nbsp;&raquo;. Poursuivant ce projet, il retourne en France en 1694 et commence une retraite jusqu&rsquo;&agrave; ce que le Sup&eacute;rieur des sulpiciens lui conseille de reprendre son premier emploi dans lequel il <i>&nbsp;est en &eacute;tat de faire pour le moins autant de bien &hellip;que dans l&rsquo;&eacute;tat eccl&eacute;siastique<\/i>.&nbsp;<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=361:bourgogne-et-franche-comte-publication-du-tome-4-de-la-collection-ces-villes-et-villages-de-france-berceau-de-l-amerique-francaise&amp;Itemid=299#credits\"><sup>1<\/sup><\/a> D&eacute;sormais, revenu &agrave; sa vocation de m&eacute;decin-naturaliste, il d&eacute;cide de compl&eacute;ter sa formation. A Paris et peut-&ecirc;tre aussi &agrave; Reims, durant trois ans, il &eacute;tudie la m&eacute;decine et fr&eacute;quente &agrave; Paris le Jardin Royal des plantes o&ugrave; les le&ccedil;ons de Tournefort donnent &agrave; sa passion retrouv&eacute;e pour la botanique les bases scientifiques qui lui manquaient.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>[Correspondant de l&rsquo;Acad&eacute;mie Royale des sciences de Paris]<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En 1697, il est de retour au Qu&eacute;bec, avec le titre sur le plan professionnel de m&eacute;decin du roi. Il observe attentivement diverses maladies et aurait r&eacute;dig&eacute; un trait&eacute; sur la pleur&eacute;sie. Pehr Kalm, savant su&eacute;dois, de passage un peu plus tard au Canada, note la haute estime port&eacute;e, nous dit Jacques Rousseau, &agrave; la comp&eacute;tence m&eacute;dicale de Sarrazin. Mais ce temps consacr&eacute; &agrave; la m&eacute;decine ne lui fait pas n&eacute;gliger la recherche naturaliste. D&rsquo;ailleurs, il a conserv&eacute; des contacts &agrave; Paris avec les milieux scientifiques et ses premiers travaux et &eacute;tudes lui valent d&rsquo;&ecirc;tre bient&ocirc;t nomm&eacute; correspondant de l&rsquo;Acad&eacute;mie Royale des sciences de Paris. Il a, entre autres, pour interlocuteur, son professeur Tournefort et plus tard, R&eacute;aumur.D&egrave;s 1699, il commence &agrave; exp&eacute;dier, au rythme des mouvements des navires qui vont et viennent entre la France et le Qu&eacute;bec, une importante correspondance faite de notes diverses, d&rsquo;observations accompagn&eacute;es d&rsquo;&eacute;chantillons et de sp&eacute;cimens de plantes. Travail d&rsquo;information et de documentation qui ne cesse qu&rsquo;avec sa mort en 1734. On lui demande aussi d&rsquo;envoyer des esp&egrave;ces vivantes pour le Jardin des plantes. Mais leur transport pr&eacute;sente de nombreuses difficult&eacute;s et il est arriv&eacute; que certaines meurent au cours des travers&eacute;es, faute d&rsquo;eau potable pour les arroser ou br&ucirc;l&eacute;es au contraire par le sel de mer.<\/p>\n<table style=\"margin-top: 10px; margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 254px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin31\/sarracenia_purpurea.jpg\" alt=\"Sarracenia Pupurea\" width=\"250\" height=\"250\" title=\"Sarracenia Pupurea\" \/><\/p>\n<h6>Sarracenia<br \/>cr&eacute;dit : Gilbert Pilleul et Fran&ccedil;oise Labonde<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>R&eacute;sultat d&rsquo;autant plus d&eacute;cevant que les efforts pour la collecte avaient &eacute;t&eacute; m&eacute;ritoires. Sarrazin signale r&eacute;guli&egrave;rement dans sa correspondance qu&rsquo;il est plus facile d&rsquo;herboriser en France qu&rsquo;en Nouvelle-France en raison des distances &agrave; parcourir, du climat et des relations avec les Am&eacute;rindiens parfois bonnes, parfois difficiles. N&eacute;anmoins, S&eacute;bastien Vaillant, professeur au Jardin royal des plantes parvint gr&acirc;ce &agrave; Michel Sarrazin &agrave; publier un Catalogue des plantes du Canada. Ouvrage ant&eacute;rieur &agrave; la documentation publi&eacute;e par Charlevoix en annexe &agrave; son Histoire de la Nouvelle-France.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>S&rsquo;int&eacute;ressant aux plantes des tourbi&egrave;res, Sarrazin exp&eacute;die &agrave; Tournefort, un sp&eacute;cimen de ce qu&rsquo;on appelait vulgairement en Nouvelle-France&nbsp;: &laquo;&nbsp;oreille de cochon&nbsp;&raquo;. Tournefort puis Linn&eacute; ayant lu les observations de Sarrazin d&eacute;cident de la nommer scientifiquement&nbsp; du nom de son d&eacute;couvreur soit &laquo;&nbsp;Sarrac&eacute;nie&nbsp;&raquo;, en latin&nbsp;: <i>Sarracinea purpurea<\/i>. On dit que cette belle plante carnivore &eacute;tait la plante pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e de Marie-Victorin auteur de nombreux travaux sur la flore laurentienne. Au jardin des plantes de Montr&eacute;al, on peut voir une statue de Marie-Victorin tenant une sarrac&eacute;nie dans ses mains.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>[Pratique m&eacute;dicale et recherche scientifique]<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Associant pratique m&eacute;dicale et recherche scientifique, Michel Sarrazin utilise sa trousse de chirurgien pour des travaux de dissection. Il r&eacute;dige ainsi des m&eacute;moires dont les manuscrits ont &eacute;t&eacute; conserv&eacute;s et que l&rsquo;Acad&eacute;mie publia sur le castor, le carcajou, le rat musqu&eacute;, le porc-&eacute;pic, le veau-marin ou phoque. Ses recherches en min&eacute;raux le conduisent en 1728 &agrave; d&eacute;couvrir une ardoisi&egrave;re &agrave; Grand-Etang. Soucieux de compl&eacute;ter ses maigres revenus, il se lance dans la commercialisation des ardoises. Mais le manque d&rsquo;ouvriers sp&eacute;cialis&eacute;s, la distance et la mauvaise qualit&eacute; de l&rsquo;ardoise l&rsquo;obligent tr&egrave;s vite &agrave; d&eacute;poser le bilan, ce qui ne fait qu&rsquo;aggraver les difficult&eacute;s financi&egrave;res du m&eacute;decin du roi au moment m&ecirc;me o&ugrave; la monnaie de carte en Nouvelle-France connait une forte d&eacute;pr&eacute;ciation. Certes en 1702, il est nomm&eacute; membre du Conseil souverain, il finira m&ecirc;me garde des Sceaux peu avant sa mort, mais ces fonctions plus honorifiques que rentables, ne l&rsquo;ont jamais lib&eacute;r&eacute; de la difficult&eacute; de parvenir &agrave; r&eacute;pondre convenablement &agrave; ses obligations familiales et &agrave; tenir un train de vie compatible avec le rang qu&rsquo;il occupe dans la colonie. Rappelons qu&rsquo;&agrave; 53 ans, il a &eacute;pous&eacute; Marie-Anne-Ursule Hazeur, &acirc;g&eacute;e de 20 ans qui lui donne 7 enfants dont trois meurent en bas &acirc;ge. Il avait re&ccedil;u en dot deux seigneuries qui, sur le plan financier, ne lui furent gu&egrave;re d&rsquo;un grand secours.<\/p>\n<p>Etudier la biographie de Michel Sarrazin&nbsp;<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=361:bourgogne-et-franche-comte-publication-du-tome-4-de-la-collection-ces-villes-et-villages-de-france-berceau-de-l-amerique-francaise&amp;Itemid=299#credits\"><sup>2<\/sup><\/a> c&rsquo;est, comme souvent dans ce type d&rsquo;exercice, faire une plong&eacute;e tr&egrave;s &eacute;clairante dans la vie quotidienne des hommes et des femmes au temps de la Nouvelle-France. Il faut en particulier noter les liens tr&egrave;s forts et r&eacute;guliers que Sarrazin conserva avec la m&eacute;tropole, avec l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences et avec le Jardin royal des plantes qui demeur&egrave;rent&nbsp;:<i> tout au long de l&rsquo;Ancien <\/i><i>R&eacute;gime<\/i><i>,<\/i> nous dit St&eacute;phanie T&eacute;sio,&nbsp;<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=361:bourgogne-et-franche-comte-publication-du-tome-4-de-la-collection-ces-villes-et-villages-de-france-berceau-de-l-amerique-francaise&amp;Itemid=299#credits\"><sup>3<\/sup><\/a> <i>les lieux essentiels de la construction et de la validation du savoir colonial.&nbsp;&raquo;<\/i><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a title=\"credits\" name=\"credits\"><\/a>Notes&nbsp;et bibliographie&nbsp;:<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol>\n<li>\n<h6>Le Dictionnaire biographique du Canada est consultable en ligne sur Internet.<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>En 1996, Louis-Martin Tard a publi&eacute; chez XYZ, Montr&eacute;al, une biographie de Michel Sarrazin qui, nous dit-on, se lit comme un roman&nbsp;:<i>&nbsp;Michel Sarrazin, le premier scientifique du Canada. <br \/><\/i><\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6><i>Expansion coloniale et d&eacute;veloppement des savoirs scientifiques en Nouvelle-France&nbsp;: l&rsquo;apport des m&eacute;decins du roi, Michel Sarrazin et Jean-Fran&ccedil;ois Gaultier<\/i>. Voir l&rsquo;Ann&eacute;e francophone Internationale. Colloque 2003. Universit&eacute; Laval.<\/h6>\n<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bourgogne et Franche-Comt&eacute;Publication du tome 4 de la collection Ces villes et villages de France, berceau de l&rsquo;Am&eacute;rique Fran&ccedil;aise par Gilbert PilleulSecr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la CFQLMC-France &nbsp; Cr&eacute;dit : LDMC-Publication Pr&egrave;s de 300 pionniers en&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[44],"tags":[],"class_list":["post-6235","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n31-decembre-2010"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6235","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6235"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6235\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7025,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6235\/revisions\/7025"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6235"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6235"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6235"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}