{"id":6294,"date":"2011-06-19T20:54:54","date_gmt":"2011-06-20T00:54:54","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/etre-couturiere-a-montreal-au-xviiie-siecle-pratique-dun-metier-trop-peu-connu\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:34","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:34","slug":"etre-couturiere-a-montreal-au-xviiie-siecle-pratique-dun-metier-trop-peu-connu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/etre-couturiere-a-montreal-au-xviiie-siecle-pratique-dun-metier-trop-peu-connu\/","title":{"rendered":"\u00catre couturi\u00e8re \u00e0 Montr\u00e9al au XVIIIe si\u00e8cle : pratique d\u2019un m\u00e9tier trop \u2013 peu \u2013 connu"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\">&Ecirc;tre couturi&egrave;re &agrave; Montr&eacute;al au XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle&nbsp;:<br \/>pratique d&rsquo;un m&eacute;tier trop &ndash; peu &ndash; connu<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=419:etre-couturiere-a-montreal-au-xviiie-siecle-pratique-d-un-metier-trop-peu-connu&amp;Itemid=298#sources\"><sup>1<\/sup><\/a>.<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>par Suzanne Gousse<br \/>Candidate au doctorat en histoire<br \/>Universit&eacute; de Montr&eacute;al<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; width: 220px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin32\/illu_almanach_maitresses_couturieres.jpg\" alt=\"Illustration tir&eacute;e de l&rsquo;Almanach des ma&icirc;tresses couturi&egrave;res (1765)\" title=\"Illustration tir&eacute;e de l&rsquo;Almanach des ma&icirc;tresses couturi&egrave;res (1765)\" \/><\/p>\n<h6>Illustration tir&eacute;e de l&rsquo;Almanach <br \/>des ma&icirc;tresses couturi&egrave;res (1765)<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le v&eacute;ritable int&eacute;r&ecirc;t pour l&rsquo;histoire des femmes sous le R&eacute;gime fran&ccedil;ais a vu le jour vers la fin des ann&eacute;es 1970. Cependant, l&rsquo;histoire des femmes qui ont v&eacute;cu dans la vall&eacute;e du Saint-Laurent entre 1650 et 1800 ressemble encore &agrave; un grand tableau o&ugrave; de larges panneaux ne sont pas encore compl&eacute;t&eacute;s. Avec cette modeste &eacute;tude sur des femmes bien ordinaires, les couturi&egrave;res, j&rsquo;esp&egrave;re ajouter quelques fils &agrave; cette immense tapisserie.<\/p>\n<p>&laquo; Il y a trop de luxe dans la pauvret&eacute; g&eacute;n&eacute;rale des demoiselles ou soi-disantes. Les menus ouvrages de capots et de chemises de trait[e] les occupent un peu pendant l&#8217;hiver&#8230; &raquo;<br \/><i>Denonville<\/i> au ministre, 12 novembre 1685<a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=419:etre-couturiere-a-montreal-au-xviiie-siecle-pratique-d-un-metier-trop-peu-connu&amp;Itemid=298#sources\"><sup>2<\/sup><\/a><\/p>\n<p>Des demoiselles qui cousent ??? C&rsquo;est difficile &agrave; imaginer quand on sait qu&rsquo;&agrave; cette &eacute;poque les demoiselles sont des femmes de qualit&eacute; sociale sup&eacute;rieure, g&eacute;n&eacute;ralement les filles non mari&eacute;es de la noblesse ou les &eacute;pouses des <i>sieurs<\/i>. La citation de M. Denonville m&rsquo;intrigue depuis pr&egrave;s de 20 ans, alors que j&rsquo;ai choisi d&rsquo;interpr&eacute;ter une couturi&egrave;re lors d&rsquo;animations historiques du XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle. J&rsquo;avais d&eacute;nich&eacute; un nom: <i>Marie Jeanne Desroches, marchande et couturi&egrave;re sur la rue Sainte-Th&eacute;r&egrave;se<\/i>. &Agrave; partir de ma formation professionnelle, j&rsquo;ai d&eacute;velopp&eacute; le personnage autour des aspects techniques du m&eacute;tier. N&rsquo;ayant pu mettre la main sur aucune &eacute;tude s&eacute;rieuse sur les couturi&egrave;res, c&rsquo;est aux questions en apparence simples, &laquo; qui est couturi&egrave;re &agrave; Montr&eacute;al sous le R&eacute;gime fran&ccedil;ais &raquo; et &laquo; que font-elles &raquo;, que j&rsquo;ai tent&eacute; de r&eacute;pondre par une recherche dans les sources. L&rsquo;ambition initiale de mon m&eacute;moire, <i>Les couturi&egrave;res en Nouvelle-France. Leur contribution socio&eacute;conomique &agrave; une soci&eacute;t&eacute; coloniale d&rsquo;Ancien R&eacute;gime<\/i>, &eacute;tait de rep&eacute;rer les couturi&egrave;res ayant travaill&eacute; sur tout le territoire de l&rsquo;Am&eacute;rique du Nord fran&ccedil;aise. Je r&ecirc;vais m&ecirc;me d&rsquo;int&eacute;grer les tailleurs &agrave; ma recherche. J&rsquo;ai r&eacute;alis&eacute; que le temps et l&rsquo;espace imposaient des limites &agrave; la recherche. Je pr&eacute;sente aujourd&rsquo;hui une partie des r&eacute;sultats de cette enqu&ecirc;te aussi ardue que de trouver une aiguille dans une botte de foin. La communication se pr&eacute;sentera comme suit&nbsp;: l&rsquo;identification des couturi&egrave;res, leur formation&nbsp;et la pratique du m&eacute;tier &agrave; Montr&eacute;al. <\/p>\n<p>La compr&eacute;hension de la pratique des couturi&egrave;res est souvent bas&eacute;e sur des lieux communs. Des auteurs pr&eacute;sument qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;poque coloniale, les m&egrave;res de famille ont le monopole de la confection des textiles et des v&ecirc;tements. D&rsquo;autres avancent que les riches commandent leurs v&ecirc;tements en France alors que les pauvres se contentent de v&ecirc;tements de toile grossi&egrave;re et d&rsquo;&eacute;toffe rugueuse produites &agrave; la maison.&nbsp; On se doute parfois que des couturi&egrave;res de m&eacute;tier ont pu desservir, comme en Europe, une client&egrave;le citadine fortun&eacute;e, sans pouvoir le d&eacute;montrer. Partant de l&rsquo;id&eacute;e que toutes les femmes savent coudre, on leur attribue ensuite &ndash; ignorant les proc&eacute;d&eacute;s de fabrication &ndash; la facult&eacute; de tisser les toiles et les &eacute;toffes consomm&eacute;es par leurs familles. La ma&icirc;trise de ces techniques serait &ndash; comme le fait de savoir &eacute;lever des enfants &ndash; presque g&eacute;n&eacute;tique ou du moins ais&eacute;ment transmissible de m&egrave;re en fille. Dans cette vision id&eacute;alis&eacute;e, tout serait fait &agrave; la maison, ou presque, et les femmes ex&eacute;cutant ces travaux apprendraient les techniques &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de la famille ou avec les religieuses. Si on accepte toutefois l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;il existe des femmes confectionnant des v&ecirc;tements plus raffin&eacute;s pour une client&egrave;le payante, alors se pose la question de la formation de ces couturi&egrave;res professionnelles.<\/p>\n<p>Mon &eacute;tude est bas&eacute;e sur un &eacute;chantillon de 67 couturi&egrave;res. Quarante-huit de ces femmes ont &eacute;t&eacute; trouv&eacute;es dans les cahiers de comptes r&eacute;dig&eacute;s entre 1715 et 1753 par Alexis Lemoine dit Moni&egrave;re, marchand &agrave; Montr&eacute;al. Ce qui ressort de mon enqu&ecirc;te, c&rsquo;est qu&rsquo;il y a couturi&egrave;res et&#8230; couturi&egrave;res. Globalement, le portrait des couturi&egrave;res est le suivant&nbsp;: mari&eacute;es, m&egrave;res de nombreux enfants et survivant souvent &agrave; leurs maris, elles se fondent dans la masse des artisans ais&eacute;s et des commer&ccedil;ants citadins. Montr&eacute;alaises de r&eacute;sidence, les couturi&egrave;res ne le sont pas n&eacute;cessairement de naissance. Plusieurs d&rsquo;entre elles, y compris les c&eacute;libataires, sont li&eacute;es par des liens de famille ou de &laquo; marrainage &raquo;. Les comptes chez Moni&egrave;re ne repr&eacute;sentent qu&rsquo;une partie du travail des couturi&egrave;res. Il est donc impossible d&rsquo;estimer leur revenu annuel. On peut cependant relever que, selon leur niveau d&rsquo;expertise, elles ne confectionnent pas toutes le m&ecirc;me type de v&ecirc;tements. On en d&eacute;duit que leur formation n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; uniforme. Elles partagent parfois du travail entre elles, formant de petites &eacute;quipes de production pour la traite.&nbsp; Elles ne sont cependant pas &agrave; l&rsquo;emploi des marchands. Elles travaillent en sous-traitance &agrave; partir de chez elles. Je demeure convaincue que cette enqu&ecirc;te m&rsquo;a permis d&rsquo;identifier seulement une partie des Montr&eacute;alaises qui gagnaient leur vie en tirant l&rsquo;aiguille, les autres n&rsquo;ayant laiss&eacute; aucune trace. Mais le nombre et la vari&eacute;t&eacute; de couturi&egrave;res trouv&eacute;es donne &agrave; ce m&eacute;tier sous-estim&eacute; une importance que peu de gens soup&ccedil;onnaient pour le XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle &agrave; Montr&eacute;al.<\/p>\n<p><b>NDLR<\/b> &ndash; Les lecteurs sont invit&eacute;s &agrave; prendre connaissance d&rsquo;un texte de Francis Back sur le m&eacute;tier de couturi&egrave;re en France et en Nouvelle-France. En France, le m&eacute;tier de la confection des v&ecirc;tements est r&eacute;glement&eacute;. C&rsquo;est la chasse gard&eacute;e des hommes. Les femmes ne peuvent confectionner des v&ecirc;tements que pour les personnes de leur sexe et les gar&ccedil;ons de moins de huit ans. Elles ne peuvent avoir qu&rsquo;une apprentie &agrave; la fois dans leur boutique. En Nouvelle-France, les femmes ne connaissent pas ces restrictions. Les communaut&eacute;s religieuses enseignent le m&eacute;tier aux jeunes filles. Une fois adultes, celles-ci peuvent ouvrir une boutique, avoir plusieurs apprenties et vivre de leur m&eacute;tier. Les marchands de fourrures comptent bien sur elles pour leurs besoins en v&ecirc;tements de traite&nbsp;: elles y r&eacute;pondent &agrave; l&rsquo;aide des ballots de drap et de toile import&eacute;s de France et en confectionnant des v&ecirc;tements de troc, depuis la coupe jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;assemblage final, alors qu&rsquo;en France, les couturi&egrave;res avaient d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; cantonn&eacute;es &agrave; l&rsquo;assemblage, une fois la coupe faite par les hommes.<br \/>Voir Francis Back, &laquo;&nbsp;&Ecirc;tre couturi&egrave;re en Nouvelle-France&nbsp;&raquo;, <i>Cap-aux-Diamants<\/i>, n&deg; 103, p. 4-8.<\/p>\n<p>D&rsquo;autres textes &agrave; consulter pour mieux conna&icirc;tre les praticiennes de la profession et les besoins de ceux auxquels leurs travaux r&eacute;pondent, par exemple l&rsquo;habillement des troupes et des alli&eacute;s am&eacute;rindiens, la traite des fourrures&nbsp;:<\/p>\n<blockquote><p><i>Les couturi&egrave;res en Nouvelle-France. Leur contribution socio&eacute;conomique &agrave; une soci&eacute;t&eacute; coloniale d&rsquo;Ancien R&eacute;gime<\/i> \/ Suzanne Gousse, M&eacute;moire pr&eacute;sent&eacute; &agrave; la Facult&eacute; des &eacute;tudes sup&eacute;rieures de l&rsquo;Universit&eacute; de Montr&eacute;al en vue de l&rsquo;obtention du grade de Ma&icirc;tre &egrave;s arts (M.A.) en histoire (avril 2009), 127 p.<\/p>\n<p>&laquo;&nbsp;Marie Catherine Demers Dessermon (1698-1785), cofondatrice oubli&eacute;e. Interrogations sur le pouvoir d&rsquo;effacement d&rsquo;une religieuse montr&eacute;alaise&nbsp;&raquo; \/ Suzanne Gousse, <i>Revue d&rsquo;histoire de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise<\/i>, vol. 63, n&deg; 2-3 (automne 2010), p. 243-273.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www3.bell.net\/louis_matte\/fdl\/DescrFDL-F.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><i>La Fleur de Lyse<\/i> \/ propri&eacute;t&eacute; de Suzanne Gousse, historienne<\/a><\/p><\/blockquote>\n<blockquote><p>&laquo;&nbsp;N&rsquo;&ecirc;tre plus la d&eacute;l&eacute;gu&eacute;e de personne&nbsp;: une r&eacute;&eacute;valuation du r&ocirc;le des femmes dans le commerce en Nouvelle-France&nbsp;&raquo; \/ Jan Noel, traduction&nbsp;: Jean-Louis Trudel, <i>Revue d&rsquo;histoire de l&rsquo;Am&eacute;rique fran&ccedil;aise<\/i>, vol. 63, n&deg; 2-3 (automne 2010), p. 209-241.<\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a title=\"sources\" name=\"sources\"><\/a>Sources :<\/p>\n<ol>\n<li>R&eacute;sum&eacute; d&rsquo;une conf&eacute;rence donn&eacute;e par l&rsquo;auteure &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; g&eacute;n&eacute;alogique canadienne-fran&ccedil;aise le 12 janvier 2011.<\/li>\n<li>Cit&eacute; dans Robert-Lionel S&eacute;guin, <i>La civilisation traditionnelle de l&rsquo;&laquo;habitant&raquo; aux XVII<sup>e<\/sup> et XVIII<sup>e<\/sup> si&egrave;cles<\/i>, Fides, Collection Fleur de Lys [2e &eacute;dition revue], 1973, p. 105.<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&Ecirc;tre couturi&egrave;re &agrave; Montr&eacute;al au XVIIIe si&egrave;cle&nbsp;:pratique d&rsquo;un m&eacute;tier trop &ndash; peu &ndash; connu1. &nbsp; par Suzanne GousseCandidate au doctorat en histoireUniversit&eacute; de Montr&eacute;al &nbsp; Illustration tir&eacute;e de l&rsquo;Almanach des ma&icirc;tresses couturi&egrave;res (1765) Le v&eacute;ritable&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[45],"tags":[],"class_list":["post-6294","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n32-juin-2011"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6294","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6294"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6294\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7084,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6294\/revisions\/7084"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6294"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6294"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6294"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}