{"id":6296,"date":"2011-12-10T17:02:02","date_gmt":"2011-12-10T22:02:02","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/rose-quebec-rose-de-memoire\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:34","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:34","slug":"rose-quebec-rose-de-memoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/rose-quebec-rose-de-memoire\/","title":{"rendered":"ROSE QUEBEC | Rose de m\u00e9moire"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\">ROSE QU&Eacute;BEC<br \/>Rose de m&eacute;moire<\/h2>\n<h5>par Maud SIROIS-BELLE<\/h5>\n<p>N&rsquo;est-il pas &eacute;mouvant de penser que le Canada fran&ccedil;ais ait pu prendre une si grande place, en 1942-1943, dans le c&oelig;ur et la t&ecirc;te d&rsquo;un obtenteur fran&ccedil;ais de roses, qu&rsquo;il en vint &agrave; baptiser du nom de <i>Qu&eacute;bec<\/i> sa derni&egrave;re cr&eacute;ation ?<\/p>\n<p>&laquo;&nbsp;Nous &eacute;tions en 1943. C&rsquo;&eacute;tait la guerre. Les nazis martelaient de leurs bottes le sol de France. Toutes les communications avec l&rsquo;ext&eacute;rieur &eacute;taient coup&eacute;es. J&rsquo;avais le sentiment qu&rsquo;un jour, des r&eacute;giments de l&rsquo;Am&eacute;rique du Nord viendraient participer &agrave; la lib&eacute;ration de mon pays, et qu&rsquo;il s&rsquo;y trouverait des soldats francophones de la vall&eacute;e du Saint-Laurent. J&rsquo;ai spontan&eacute;ment appel&eacute; ma nouvelle rose <i>Qu&eacute;bec<\/i>.&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>C&rsquo;est ainsi que Jean Gaujard, cr&eacute;ateur en 1941 de cette rose &laquo;&nbsp;soleil&nbsp; brillant&nbsp;&raquo;, raconta en 1979 &agrave; Robert Pr&eacute;vost, commissaire g&eacute;n&eacute;ral au Tourisme du Qu&eacute;bec en France, la&nbsp; venue au monde de la rose <i>Qu&eacute;bec<\/i>. Geste de r&eacute;sistance qui ne dit pas son nom chez un Lyonnais en attente de lib&eacute;ration : fi&egrave;re audace que d&rsquo;appeler &agrave; la rescousse un peuple alli&eacute; &agrave; travers le nom d&rsquo;une rose, alors que la France est sous occupation allemande.&nbsp; Le 19 ao&ucirc;t 1942 avait vu le tragique d&eacute;barquement de 5000 Canadiens devant Dieppe : pr&egrave;s de mille morts et deux mille prisonniers. Malgr&eacute; tout, Monsieur Gaujard voulait croire au retour de ces lointains &laquo;cousins&raquo; de la vall&eacute;e laurentienne. Appel entendu : en 1944, l&rsquo;arm&eacute;e canadienne d&eacute;barqua sur les plages de Normandie et s&rsquo;engagea dans la longue marche de la lib&eacute;ration de la France ; on y comptait de nombreux Qu&eacute;b&eacute;cois. La rose <i>Qu&eacute;bec<\/i>, fleur d&rsquo;esp&eacute;rance pour la France, fleur de m&eacute;moire pour les hommes venus du Qu&eacute;bec en 1942 et 1944.<\/p>\n<table style=\"margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; width: 300px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin33\/rose-quebec.jpg\" alt=\"Rose Qu&eacute;bec\" title=\"Rose Qu&eacute;bec\" \/><\/p>\n<h6>Rose <i>qu&eacute;bec<br \/><\/i>Cr&eacute;dit : Maud Sirois-Belle<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Chacun a son histoire, chacun parcourt son &laquo;&nbsp;chemin de m&eacute;moire&nbsp;&raquo;. Ma premi&egrave;re rencontre avec le rosier <i>Qu&eacute;bec<\/i> eut lieu en 1976 lors d&rsquo;une promenade au Jardin des Plantes &agrave; Paris. Je m&rsquo;arr&ecirc;tai devant un rosier qui portait un seul bouton non encore ouvert, jaune d&rsquo;or frang&eacute; d&rsquo;orange feu, et qui &eacute;tait accompagn&eacute; d&rsquo;une affichette :<\/p>\n<p>&laquo;&nbsp;Rosier Qu&eacute;bec, 1944&nbsp;&raquo;. Pour la fille d&rsquo;un &laquo;&nbsp;gars de la Chaudi&egrave;re&nbsp;&raquo; d&eacute;barqu&eacute; &agrave; Berni&egrave;res le matin du 6 juin 1944, ce fut un moment de grand &eacute;tonnement. A partir de ce jour-l&agrave;, le rosier <i>Qu&eacute;bec<\/i> du Jardin des Plantes devint mon &laquo;&nbsp;lieu de m&eacute;moire&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>Depuis le d&eacute;placement et le r&eacute;am&eacute;nagement de sa roseraie en 1995, plus trace du rosier <i>Qu&eacute;bec<\/i> au Jardin des Plantes. Pourquoi ne pas sugg&eacute;rer de l&rsquo;y remettre ? Apr&egrave;s tout, ce jardin historique a vu le jour dans les m&ecirc;mes ann&eacute;es que la Nouvelle-France, &agrave; la demande de Louis XIII. Au dix-septi&egrave;me si&egrave;cle, ses deux voisines les plus remarquables &eacute;taient &agrave; sa t&ecirc;te la Piti&eacute; et &agrave; ses pieds la Salp&ecirc;tri&egrave;re, lieux m&eacute;morables pour tout Qu&eacute;b&eacute;cois attach&eacute; &agrave; l&rsquo;histoire des Filles du Roy. Plus de 250 jeunes pensionnaires pauvres et abandonn&eacute;es de ces Maisons y furent &laquo;&nbsp;recrut&eacute;es&nbsp;&raquo; pour partir &laquo;&nbsp;faire des familles&nbsp;&raquo; en Canada durant la d&eacute;cennie 1663-1673. Et certaines, venues de la Piti&eacute;, long&egrave;rent le Jardin royal des plantes m&eacute;dicinales un matin d&rsquo;avril 1670, avant de monter dans le bateau qui devait les amener, avec celles arriv&eacute;es de Saint-Jacques et de la Salp&ecirc;tri&egrave;re, jusqu&rsquo;au Pont du Louvre (Pont Rouge), pour gagner Rouen, Dieppe et, de longs mois apr&egrave;s, Qu&eacute;bec.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p>Alors que, dans la seconde moiti&eacute; du dix-septi&egrave;me si&egrave;cle, se dessine en Am&eacute;rique l&rsquo;avenir d&rsquo;un peuple, &oelig;uvrera pendant plusieurs dizaines d&rsquo;ann&eacute;es dans les jardins de Versailles de Louis XIV, aupr&egrave;s de Le N&ocirc;tre, un jardinier en chef du nom de Pierre Gaujard. D&eacute;but d&rsquo;une dynastie qui prend place de nos jours parmi les &laquo;&nbsp;grands&nbsp;&raquo; de la cr&eacute;ation florale. Jardiniers, puis p&eacute;pini&eacute;ristes &agrave; Ch&acirc;teauroux depuis 1792, c&rsquo;est en 1925 que les Gaujard prennent le chemin de Lyon et celui des &laquo;&nbsp;rosi&eacute;ristes&nbsp;&raquo;, rejoignant l&rsquo;obtenteur Joseph Pernet-Ducher. Jean Gaujard cr&eacute;e alors la roseraie de Feyzin, pr&egrave;s de Lyon. Il saura transmettre sa passion et son savoir-faire de l&rsquo;hybridation des roses &agrave; son fils Jean-Jacques. Le flambeau est maintenant entre les mains de sa petite-fille Aveline Gaujard.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p>Nombreuses sont les r&eacute;compenses officielles qui c&eacute;l&eacute;br&egrave;rent la beaut&eacute; des roses Gaujard. &laquo;&nbsp;En 1979, la Soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise des Roses choisissait la <i>P&eacute;n&eacute;lope<\/i> de Jean Gaujard au nombre des trois grandes roses du si&egrave;cle. Pour sa part, la future &laquo;&nbsp;<i>Qu&eacute;bec<\/i>&nbsp;&raquo; re&ccedil;ut le &laquo;&nbsp;premier certificat&nbsp;&raquo; au concours <i>de la Plus belle Rose de France<\/i> en 1942. Jean Gaujard, qui travaillait d&eacute;j&agrave; avec les rosi&eacute;ristes am&eacute;ricains, avait envoy&eacute; le rosier aux Etats-Unis avant m&ecirc;me de lui attribuer son nom de <i>Qu&eacute;bec<\/i>. &laquo;&nbsp;Nos voisins du Sud l&rsquo;ignorant, la Qu&eacute;bec re&ccedil;ut chez eux le nom de <i>Madame Marie Curie<\/i>. (&#8230;) L&rsquo;ann&eacute;e m&ecirc;me (1943), <i>Madame Marie Curie<\/i> &eacute;tait sacr&eacute;e &laquo;&nbsp;plus belle rose d&rsquo;Am&eacute;rique&nbsp;&raquo; par la <i>All America Rose Selection<\/i>. Clin d&rsquo;&oelig;il du hasard, le petit square qui avoisine de nos jours la Salp&ecirc;tri&egrave;re, devenu un lieu refuge de &laquo;&nbsp;sans domicile fixe&nbsp;&raquo; de Paris, porte le nom de <i>Marie Curie<\/i>. Cette rose de qualit&eacute;, jaune d&rsquo;or, belle du bouton &agrave; la fleur &eacute;panouie, au l&eacute;ger parfum de th&eacute;, est fille d&rsquo;un rosier de grande r&eacute;sistance &ndash; comme le fut Marie Curie, comme le furent nos premi&egrave;res grands-m&egrave;res et comme le furent les soldats de la Vall&eacute;e laurentienne venus se battre au pays des anc&ecirc;tres pour la paix du monde.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le hasard, toujours lui, me fit retrouver cette fleur il y a une dizaine d&rsquo;ann&eacute;es chez une voisine dans le Perche en Basse-Normandie, premier lieu de partance des pionniers fran&ccedil;ais vers la Nouvelle-France. J&rsquo;avais maintenant la<\/p>\n<p>&laquo;&nbsp;<i>Qu&eacute;bec 1944<\/i>&nbsp;&raquo; &agrave; port&eacute;e de vue, sous mes fen&ecirc;tres. Elle &eacute;tait toujours cultiv&eacute;e. Commen&ccedil;a alors une qu&ecirc;te de p&eacute;pini&egrave;res parisiennes en p&eacute;pini&egrave;res normandes, de catalogues en catalogues, mais en vain. Cependant, je d&eacute;couvris son histoire au &laquo;&nbsp;hasard&nbsp;&raquo; d&rsquo;une lecture. Une amie m&rsquo;avait offert <i>La France des Qu&eacute;b&eacute;cois<\/i> de Robert Pr&eacute;vost. J&rsquo;y trouvai l&rsquo;odyss&eacute;e de &laquo;&nbsp;ma belle&nbsp;&raquo;, mais surtout la voie &agrave; suivre pour l&rsquo;acqu&eacute;rir. Elle r&egrave;gne aujourd&rsquo;hui au jardin, li&eacute;e pour moi &agrave; l&rsquo;aventure des Blais d&rsquo;Am&eacute;rique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 300px; float: right;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin33\/pierre-blais-hommage.jpg\" alt=\"Pierre blais - hommage\" title=\"Pierre blais - hommage\" \/><\/p>\n<h6>Rose Pierre Blais<br \/>Cr&eacute;dit : Maud Sirois-Belle<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le Voyage de retour aux sources de l&rsquo;Association des Blais d&rsquo;Am&eacute;rique me donna en effet l&rsquo;occasion d&rsquo;en faire une r&eacute;elle fleur de m&eacute;moire. Le 5 juin 2010, une trentaine de descendants nord-am&eacute;ricains de Pierre Blais posaient une plaque &agrave; la m&eacute;moire de leur anc&ecirc;tre au coeur de son village natal, Hanc, dans les Deux-S&egrave;vres. L&rsquo;accueil des Hancois fut si amical qu&rsquo;il nous sembla impossible de ne pas p&eacute;renniser ce moment. Nous f&ucirc;mes aussi re&ccedil;us avec grande sympathie au pays de Jean Royer, p&egrave;re d&rsquo;Elisabeth Royer, deuxi&egrave;me &eacute;pouse de Pierre Blais, &agrave; Saint-Cosme-en-Vairais dans le Perche sarthois. Le comit&eacute; d&rsquo;organisation du voyage de retour aux sources se rallia &agrave; l&rsquo;id&eacute;e du &laquo;&nbsp;rosier <i>Qu&eacute;bec<\/i>&nbsp;&raquo; : nous allions le planter &agrave; Hanc et &agrave; Saint-Cosme-en-Vairais. Ce qui fut fait en novembre 2010 aupr&egrave;s de la plaque m&eacute;morielle &agrave; Hanc, puis dans le &laquo;&nbsp;Square des pionniers&nbsp;&raquo; de Saint-Cosme-en-Vairais lors de son inauguration en juin 2011. Rose de m&eacute;moire, elle a aussi rejoint le jardin de &laquo;&nbsp;La Rosi&egrave;re&nbsp;&raquo;, propri&eacute;t&eacute; percheronne de Jacques Nortier (administrateur de la CFQLMC), le si fid&egrave;le &laquo;&nbsp;passeur de m&eacute;moire&nbsp;&raquo; du Perche. Pourquoi ce rosier de lumi&egrave;re n&rsquo;accompagnerait-il pas la plaque m&eacute;morielle qui, en 2013 (&agrave; l&rsquo;occasion de la c&eacute;l&eacute;bration du &laquo;&nbsp;350e anniversaire du d&eacute;part des Filles du Roy&nbsp;&raquo; par la Commission franco-qu&eacute;b&eacute;coise sur les lieux de m&eacute;moire communs en France),&nbsp; sera pos&eacute;e au coeur de la Cour Sainte-Claire &agrave; la Salp&ecirc;tri&egrave;re, rappelant que v&eacute;curent l&agrave; pr&egrave;s de 250 jeunes femmes qu&rsquo;on d&eacute;nomma &laquo;&nbsp;Filles du Roy&nbsp;&raquo;?<\/p>\n<p>Pour plus d&rsquo;informations techniques, voir le <a href=\"http:\/\/www.ville.montreal.qc.ca\/jardin\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">&laquo;&nbsp;Carnet horticole et botanique du Jardin botanique de Montr&eacute;al&nbsp;&raquo; <\/a><br \/>Le rosier <i>Qu&eacute;bec<\/i> peut &ecirc;tre vu au Jardin botanique de Montr&eacute;al.<\/p>\n<p>Nos lecteurs peuvent consulter les articles de Maud Sirois-Belle sur les filles du roi , publi&eacute;s dans les bulletins <a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=332:la-salpetriere-et-les-filles-du-roy-au-xviie-siecle-conference&amp;Itemid=300\">n&deg; 30<\/a> et <a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=389:les-filles-du-roy-des-bords-de-seine-aux-rives-du-saint-laurent-1663-1673&amp;Itemid=298\">n&deg; 32<\/a> ainsi que l&rsquo;article <a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=373:voyage-de-retour-aux-sources-en-france-association-des-blais-d-amerique-26-mai-10-juin-2010&amp;Itemid=299\">Voyage de retour aux sources en France <br \/>Association des Blais d&rsquo;Am&eacute;rique dans le bulletin n&deg; 31 <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ROSE QU&Eacute;BECRose de m&eacute;moire par Maud SIROIS-BELLE N&rsquo;est-il pas &eacute;mouvant de penser que le Canada fran&ccedil;ais ait pu prendre une si grande place, en 1942-1943, dans le c&oelig;ur et la t&ecirc;te d&rsquo;un obtenteur fran&ccedil;ais de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-6296","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n33-decembre-2011"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6296","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6296"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6296\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7086,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6296\/revisions\/7086"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6296"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6296"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6296"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}