{"id":6319,"date":"2011-12-19T05:22:59","date_gmt":"2011-12-19T10:22:59","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/melanges-posthumes-autour-de-loeuvre-de-conrad-laforte-mamie-faites-moi-un-bouquet\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:36","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:36","slug":"melanges-posthumes-autour-de-loeuvre-de-conrad-laforte-mamie-faites-moi-un-bouquet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/melanges-posthumes-autour-de-loeuvre-de-conrad-laforte-mamie-faites-moi-un-bouquet\/","title":{"rendered":"M\u00e9langes posthumes autour de l\u2019\u0153uvre de Conrad Laforte  \u00ab M\u2019amie, faites-moi un bouquet \u00bb"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: center;\">M&eacute;langes posthumes autour de l&rsquo;&oelig;uvre de Conrad Laforte <br \/>&laquo; M&rsquo;amie, faites-moi un bouquet &raquo;<\/h2>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<h5>par Gilles Durand<\/h5>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<table style=\"margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; width: 200px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin33\/melanges-posthumes-oeuvre-conrad-laforte.jpg\" alt=\"M&rsquo;amie, faites-moi un bouquet\" width=\"200\" height=\"300\" title=\"M&rsquo;amie, faites-moi un bouquet\" \/><\/p>\n<h6>Source : <a href=\"http:\/\/www.pulaval.com\/catalogue\/amie-faites-moi-bouquet-melanges-posthumes-9696.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Presses de l&rsquo;Universit&eacute; Laval<\/a> <\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Les Presses de l&rsquo;Universit&eacute; Laval en co&eacute;dition avec les &Eacute;ditions Charlevoix ont lanc&eacute; tout r&eacute;cemment les <i>M&eacute;langes posthumes autour de l&rsquo;&oelig;uvre de Conrad Laforte<\/i>. Dix-neuf auteurs, parmi lesquels un ami intime et un coll&egrave;gue, mais tous des sp&eacute;cialistes du domaine, se partagent autant de textes regroup&eacute;s en huit parties sous la direction de Jean-Nicolas De Surmont. Il n&rsquo;en faut pas moins pour un chercheur, qui s&rsquo;est d&eacute;marqu&eacute; comme biblioth&eacute;caire-archiviste devenu, par son travail assidu et engag&eacute;, sp&eacute;cialiste des contes et des chansons de tradition orale et professeur &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Laval. La publication arrive &agrave; point, avec l&rsquo;adoption, le 19 octobre 2011, de la Loi sur le patrimoine culturel : le patrimoine immat&eacute;riel, savoirs, savoir-faire, contes, chansons, positionn&eacute;s par rapport &agrave; leur objet mat&eacute;riel, et &eacute;tudi&eacute;s aussi en fonction de leur espace, compte parmi les nouveaut&eacute;s que la l&eacute;gislation entend prot&eacute;ger et mettre en valeur.<\/p>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div><b>Une contribution marquante au patrimoine immat&eacute;riel<\/b><\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>La publication laisse d&rsquo;abord la plume &agrave; des coll&egrave;gues, amis et autres int&eacute;ress&eacute;s (chap. 1, 2, 3, 9) pour pr&eacute;senter l&rsquo;enfance de Conrad Laforte et une carri&egrave;re qui se d&eacute;roule &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Laval, aux Archives de folklore et en salle de cours, de m&ecirc;me que sur le terrain. Conrad Laforte parcourt les r&eacute;gions avoisinantes pour recueillir, aupr&egrave;s d&rsquo;informateurs riches de leurs exp&eacute;riences quotidiennes, des &eacute;l&eacute;ments de notre patrimoine immat&eacute;riel, les inventorie et les fait conna&icirc;tre. Pour d&eacute;velopper sa discipline,<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>il sait mettre &agrave; profit l&rsquo;expertise d&rsquo;un pr&eacute;d&eacute;cesseur reconnu, Marius Barbeau, et de deux coll&egrave;gues d&eacute;j&agrave; en poste dans son milieu de travail, Luc Lacoursi&egrave;re et Mgr F&eacute;lix-Antoine Savard.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Le pr&eacute;sent ouvrage entrouvre aussi la porte sur diff&eacute;rentes dimensions du patrimoine immat&eacute;riel. Parlant d&rsquo;un des ma&icirc;tres qui lui ont enseign&eacute;, Conrad Laforte tient le propos suivant &ndash; recueilli par Jean-Pierre Pichette :<\/div>\n<blockquote>\n<div>Parmi les professeurs, j&rsquo;ai eu Marius Barbeau. &hellip;C&rsquo;&eacute;tait un grand savant&hellip; Il &eacute;tait original. Il arrivait dans le cours avec des choses comme, par exemple, le fromage de l&rsquo;&Icirc;le d&rsquo;Orl&eacute;ans puis il nous faisait go&ucirc;ter &agrave; &ccedil;a. Il nous mettait dans le sujet. Il apportait des exemples de toutes sortes&hellip; (p. 30-31).<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<\/blockquote>\n<div>Ainsi, les traditions de nature immat&eacute;rielle ne peuvent &ecirc;tre dissoci&eacute;es des objets mat&eacute;riels auxquels elles se rapportent, ni non plus de l&rsquo;espace dans lequel elles se sont enracin&eacute;es. Cette fois, c&rsquo;est Serge Gauthier qui attire notre attention sur ce dernier aspect avec deux versions de la l&eacute;gende d&rsquo;Alexis le Trotteur : dans Charlevoix, Alexis d&eacute;passe le cheval du seigneur Duggan (version de Marius Barbeau) &ndash; un territoire o&ugrave; le syst&egrave;me seigneurial a eu cours &ndash; tandis qu&rsquo;au Saguenay, r&eacute;gion de colonisation, ce sont les deux chevaux de l&rsquo;entrepreneur Price qu&rsquo;il double (version de Conrad Laforte).<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>La pr&eacute;servation du patrimoine immat&eacute;riel et sa mise en valeur demeurent exigeantes. Elles n&eacute;cessitent d&rsquo;abord une cueillette, non dans le bureau, mais sur le terrain, des aventures qui demandent de la t&eacute;nacit&eacute;, mais qui peuvent &ecirc;tre largement r&eacute;compens&eacute;es. &Agrave; l&rsquo;&eacute;poque, des mod&egrave;les &agrave; suivre s&rsquo;offrent aux folkloristes. Laissons cette fois Yvan Lepage (chap. 10) rapporter un texte de Carl Mailhot sur l&rsquo;exp&eacute;rience de F&eacute;lix-Antoine Savard et de Luc Lacoursi&egrave;re des Archives de folklore qui :<\/div>\n<blockquote>\n<div>Vivaient sous la tente, &agrave; Sainte-Marie-sur-Mer, dans l&rsquo;&icirc;le de Shippagan, et recueillaient des contes et des chansons du folklore acadien. Celui qui &eacute;tait venu chercher du sirop pour la toux s&rsquo;appelait F&eacute;lix-Antoine Savard&hellip; Pour le docteur [Dominique] Gauthier, cette rencontre allait &ecirc;tre d&eacute;terminante. L&rsquo;abb&eacute; Savard et Luc Lacoursi&egrave;re revinrent pendant douze &eacute;t&eacute;s cons&eacute;cutifs poursuivre leurs recherches dans la r&eacute;gion&hellip; (p. 194)<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<\/blockquote>\n<div>Une fois recueillis, les contes et les l&eacute;gendes doivent &ecirc;tre analys&eacute;s soigneusement et classifi&eacute;s. Dans le domaine de la classification, Conrad Laforte sait exceller au point d&rsquo;&eacute;tablir un mod&egrave;le &agrave; suivre pour la chanson folklorique, sans doute quelque peu en raison de sa formation initiale en biblioth&eacute;conomie &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Montr&eacute;al, mais aussi par le fait de ses recherches assidues sur place au Qu&eacute;bec et de ses d&eacute;placements pour &eacute;tablir des contacts avec les sp&eacute;cialistes de l&rsquo;Hexagone et pour avoir acc&egrave;s &agrave; leurs ressources.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>L&rsquo;ouvrage donne enfin la parole &agrave; des sp&eacute;cialistes pour mettre en contexte les travaux et les publications de Conrad Laforte (chap. 4, 5, 6, 7, 8, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17), tant par rapport &agrave; ce qui se fait en Europe que de ce c&ocirc;t&eacute;-ci de l&rsquo;Atlantique.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div><b>De nouvelles connaissances qui enrichissent la m&eacute;moire de la relation franco-qu&eacute;b&eacute;<\/b>coise<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>L&rsquo;apport de Conrad Laforte est d&rsquo;autant plus important qu&rsquo;il est reconnu internationalement. Le pr&eacute;sident de la Commission de la Soci&eacute;t&eacute; internationale d&rsquo;ethnologie et de folklore d&eacute;clare en 1988 :<\/div>\n<blockquote>\n<div>Et si l&rsquo;Universit&eacute; Laval est &agrave; la t&ecirc;te dans le domaine de la chanson folklorique, c&rsquo;est gr&acirc;ce entre autres&hellip; &agrave; Conrad Laforte, qui, presque annuellement&hellip; publie un livre important sur la chanson francophone&hellip;N&rsquo;oublions jamais que la Mecque des &eacute;tudes sur la chanson francophone n&rsquo;est ni Paris, ni Bruxelles, ni Gen&egrave;ve, mais l&rsquo;Universit&eacute; Laval &agrave; Qu&eacute;bec (p. 20).<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<\/blockquote>\n<div>En fait, les <i>M&eacute;langes posthumes<\/i> t&eacute;moignent que le patrimoine immat&eacute;riel du Qu&eacute;bec entretient des liens indissociables avec la France et qu&rsquo;il y plonge ses racines, m&ecirc;me tr&egrave;s loin dans le temps, dans la p&eacute;riode du Moyen &Acirc;ge. Il ne faut pas n&eacute;gliger pour autant la part de cr&eacute;ativit&eacute; des descendants de Champlain qui se sont enracin&eacute;s en Am&eacute;rique du Nord, au point m&ecirc;me de devenir pr&ecirc;teurs, comme c&rsquo;est le cas de Conrad Laforte, source d&rsquo;inspiration pour les Fran&ccedil;ais de la m&egrave;re patrie impliqu&eacute;s dans la mise en valeur et la diffusion du patrimoine immat&eacute;riel.<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>M&eacute;langes posthumes autour de l&rsquo;&oelig;uvre de Conrad Laforte &laquo; M&rsquo;amie, faites-moi un bouquet &raquo; &nbsp; par Gilles Durand &nbsp; Source : Presses de l&rsquo;Universit&eacute; Laval Les Presses de l&rsquo;Universit&eacute; Laval en co&eacute;dition avec les &Eacute;ditions&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-6319","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n33-decembre-2011"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6319","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6319"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6319\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7109,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6319\/revisions\/7109"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6319"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6319"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6319"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}