{"id":6421,"date":"2013-05-22T17:29:36","date_gmt":"2013-05-22T21:29:36","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/les-cimetieres-catholiques-euroquebecois-et-leur-evolution-saint-augustin-de-desmaures-a-titre-dexemple\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:44","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:44","slug":"les-cimetieres-catholiques-euroquebecois-et-leur-evolution-saint-augustin-de-desmaures-a-titre-dexemple","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/les-cimetieres-catholiques-euroquebecois-et-leur-evolution-saint-augustin-de-desmaures-a-titre-dexemple\/","title":{"rendered":"Les cimeti\u00e8res catholiques euroqu\u00e9b\u00e9cois et leur \u00e9volution : Saint-Augustin-de-Desmaures \u00e0 titre d&#8217;exemple"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\"><b>Les cimeti&egrave;res catholiques euroqu&eacute;b&eacute;cois et leur &eacute;volution :<br \/>Saint-Augustin-de-Desmaures &agrave; titre d&#8217;exemple<\/b><\/h2>\n<div align=\"center\">R&eacute;sum&eacute; d&#8217;une conf&eacute;rence prononc&eacute;e le 24 octobre 2012, <br \/>dans le cadre d&#8217;une activit&eacute; de la Soci&eacute;t&eacute; d&#8217;histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures, <i><br \/>&laquo; Visiter un cimeti&egrave;re, &ccedil;a ne fait pas mourir&#8230; &raquo;<\/i><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>Par Caroline Arpin,<br \/>arch&eacute;ologue sp&eacute;cialis&eacute;e dans l&#8217;analyse des restes humains<\/h5>\n<p>Les cimeti&egrave;res euroqu&eacute;b&eacute;cois sont les t&eacute;moins de nos croyances, de nos rituels, mais surtout de notre perception et de notre rapport avec la mort. Dans un premier temps, nous pr&eacute;sentons bri&egrave;vement les diff&eacute;rentes &eacute;poques d&#8217;am&eacute;nagement des cimeti&egrave;res euroqu&eacute;b&eacute;cois catholiques et, dans un deuxi&egrave;me temps, leur &eacute;volution, de la fondation de la paroisse de Saint-Augustin &agrave; la fin du XVII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle &agrave; l&#8217;actuelle ville de Saint-Augustin-de-Desmaures.<\/p>\n<p><b>Du cimeti&egrave;re anonyme au cimeti&egrave;re discret<\/b><br \/>Rares sont aujourd&#8217;hui les t&eacute;moins des premiers cimeti&egrave;res de l&#8217;&eacute;poque de la Nouvelle-France. Ces premiers cimeti&egrave;res, de type paroissial, &eacute;taient involontairement vou&eacute;s &agrave; rapidement dispara&icirc;tre &agrave; cause des mat&eacute;riaux utilis&eacute;s. Les cimeti&egrave;res de cette p&eacute;riode, s&#8217;&eacute;talant grossi&egrave;rement entre le XVII<sup>e<\/sup> si&egrave;cle et la moiti&eacute; du XIX<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, sont ceintur&eacute;s d&#8217;une cl&ocirc;ture de bois ou d&#8217;un muret. La pr&eacute;sence des d&eacute;funts est soulign&eacute;e par des croix de bois souvent sans inscription, qui sont dispos&eacute;es dans le plus grand fatras, au hasard des d&eacute;c&egrave;s et sans r&eacute;elle distinction entre les individus.&nbsp; Le cimeti&egrave;re est alors un espace anonyme contenant majoritairement des fosses communes et comprenant un secteur b&eacute;ni et un secteur profane. Ce dernier &eacute;tait r&eacute;serv&eacute; aux exclus, notamment les excommuni&eacute;s, les h&eacute;r&eacute;tiques, les gens d&#8217;autres religions, les suicid&eacute;s, les enfants non baptis&eacute;s et les gens de mauvaises m&oelig;urs.<\/p>\n<p>Un peu plus tard, une pratique particuli&egrave;re provenant de l&#8217;Europe traverse l&#8217;Atlantique : les inhumations de type &laquo; ad sanctos &raquo; c&#8217;est-&agrave;-dire sous l&#8217;&eacute;glise. Les membres du clerg&eacute;, les nobles, les seigneurs et les membres de leur famille, les plus fortun&eacute;s pouvant payer pour y &ecirc;tre inhum&eacute;s, et ceux qui ont rendu des services &agrave; l&#8217;&eacute;glise ou au cur&eacute; b&eacute;n&eacute;ficient de ce type d&#8217;inhumation qui devait rapprocher les d&eacute;funts du paradis. Cette pratique va perdurer jusqu&#8217;&agrave; la fin du XIX<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, voir m&ecirc;me dans certains cas jusqu&#8217;au d&eacute;but du XX<sup>e<\/sup> si&egrave;cle.<\/p>\n<p>Au cours du XIX<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, une forte mortalit&eacute; engendr&eacute;e par une hausse d&eacute;mographique &ndash; plus il y a de naissances, plus il y a de d&eacute;c&egrave;s &ndash; et par de nombreuses &eacute;pid&eacute;mies provoquera des probl&egrave;mes d&#8217;espace dans les cimeti&egrave;res et forcera les autorit&eacute;s &agrave; repenser leur am&eacute;nagement. En parall&egrave;le, les premiers signes de l&#8217;individualisation de la mort apparaissent dans les cimeti&egrave;res avec les premi&egrave;res concessions de lots et les grands monuments. <\/p>\n<p>Le manque d&#8217;espace dans les cimeti&egrave;res au XIX<sup>e<\/sup> si&egrave;cle oblige des agrandissements horizontal et vertical. En annexant des lots voisins pour le premier et en ajoutant de la terre au cimeti&egrave;re pour le second. Cette seconde option favorisera la surexploitation du cimeti&egrave;re. Les odeurs qui s&#8217;en d&eacute;gageront ainsi que les eaux us&eacute;es qui s&#8217;en &eacute;chapperont provoqueront une prise de conscience sanitaire et, ensuite, la fermeture (voir le d&eacute;placement) de certains cimeti&egrave;res. Les autorit&eacute;s ordonnent que les cimeti&egrave;res soient dor&eacute;navant am&eacute;nag&eacute;s &agrave; l&#8217;ext&eacute;rieur des limites de la ville afin d&#8217;&eacute;viter le c&ocirc;toiement des morts et des vivants. &Agrave; l&#8217;ext&eacute;rieur des limites de la ville, l&#8217;espace disponible est vaste, les monuments peuvent &ecirc;tre plus imposants et les s&eacute;pultures deviennent individuelles. <\/p>\n<p>Cette &eacute;poque d&eacute;crite comme celle des cimeti&egrave;res jardin, s&#8217;&eacute;talant de la moiti&eacute; du XIX<sup>e<\/sup> si&egrave;cle jusqu&#8217;au milieu du XX<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, se caract&eacute;rise par des am&eacute;nagements paysagers et des all&eacute;es. Les monuments plus imposants, s&#8217;&eacute;levant vers le paradis, sont fabriqu&eacute;s en mat&eacute;riaux durables et pr&eacute;sentent des formes vari&eacute;es ainsi que des textes de plus en plus &eacute;labor&eacute;s sur le d&eacute;funt et sa famille, mettant l&#8217;accent sur le statut social. On voit appara&icirc;tre les caveaux familiaux et les mausol&eacute;es. Avec cette individualisation de la mort, on se retrouve compl&egrave;tement &agrave; l&#8217;oppos&eacute; de ce qu&#8217;&eacute;tait le cimeti&egrave;re anonyme du d&eacute;but de la colonie, le champ des morts. Des sommes importantes sont investies pour le souvenir de l&#8217;&ecirc;tre cher. Et qui dit sommes importantes, dit commercialisation des cimeti&egrave;res. <\/p>\n<p>Au cours du XX<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, cette commercialisation s&#8217;impose et est favoris&eacute;e par le d&eacute;sint&eacute;ressement des gens envers l&#8217;&Eacute;glise, les cimeti&egrave;res catholiques et le lieu de s&eacute;pulture de leurs anc&ecirc;tres. Les monuments redeviennent moins imposants. Leur particularit&eacute; repose maintenant non pas sur leur hauteur, mais sur leurs formes, couleurs, symboles et images. Au chapitre de la pierre tombale, les possibilit&eacute;s sont maintenant pratiquement infinies. &Eacute;galement, l&#8217;arriv&eacute;e de la cr&eacute;mation a oblig&eacute; les cimeti&egrave;res &agrave; s&#8217;adapter. Des secteurs pour les urnes et des columbariums c&ocirc;toient maintenant les pierres tombales &laquo; conventionnelles &raquo;. Dans ce m&ecirc;me mouvement, des parcs comm&eacute;moratifs se d&eacute;veloppent au&nbsp; Qu&eacute;bec. Tourn&eacute;s vers la beaut&eacute; du lieu et de la nature, ces parcs accueillent des columbariums ainsi que des plaques au sol. Le cimeti&egrave;re n&#8217;a jamais &eacute;t&eacute; aussi discret.<\/p>\n<p><b>Les cimeti&egrave;res de Saint-Augustin-de-Desmaures<\/b><br \/>Les premiers cimeti&egrave;res de la paroisse de Saint-Augustin &eacute;taient am&eacute;nag&eacute;s sur le bord du fleuve. D&#8217;abord sur la terre d&#8217;Ambroise Tinon Desroches (aujourd&#8217;hui la terre de la famille Racette) o&ugrave; une chapelle en bois servait au culte entre 1694 et 1713. Ensuite, &agrave; l&#8217;Anse-&agrave;-Maheu lorsque la vie religieuse s&#8217;y est d&eacute;plac&eacute;e (chapelle, &eacute;glise et presbyt&egrave;re) entre 1713 et 1816. Nous ne poss&eacute;dons pas de description de ces cimeti&egrave;res, mais les informations historiques nous portent &agrave; croire qu&#8217;il s&#8217;agirait de cimeti&egrave;res paroissiaux comme d&#8217;autres de la m&ecirc;me &eacute;poque en Nouvelle-France : cimeti&egrave;res entour&eacute;s d&#8217;une cl&ocirc;ture de bois, abritant des croix de bois anonymes. &Agrave; noter qu&#8217;il y a eu trois religieux et un la&iuml;c inhum&eacute;s sous l&#8217;&eacute;glise de l&#8217;Anse-&agrave;-Maheu entre 1748 et 1809.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table border=\"0\" style=\"width: 100%;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 345px;\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin36\/Aquarelle_Cockburn.jpg\" alt=\"Aquarelle de Cockburn (vers 1830) montrant les ruines de l'&eacute;glise de l'Anse-&agrave;-Maheu, au pied de la c&ocirc;te Gagnon, ferm&eacute;e au culte en 1816. La cl&ocirc;ture ceinturant l'&eacute;glise rappelle la pr&eacute;sence d'un cimeti&egrave;re.\" title=\"Aquarelle de Cockburn (vers 1830) montrant les ruines de l'&eacute;glise de l'Anse-&agrave;-Maheu, au pied de la c&ocirc;te Gagnon, ferm&eacute;e au culte en 1816. La cl&ocirc;ture ceinturant l'&eacute;glise rappelle la pr&eacute;sence d'un cimeti&egrave;re.\" \/><\/td>\n<td id=\"\" dir=\"\" lang=\"\" scope=\"\" align=\"\" valign=\"bottom\">\n<h6>Photo : Originale au Royal Ontario Museum<\/h6>\n<h6>Figure 1: Aquarelle de Cockburn (vers 1830) montrant les ruines de l&#8217;&eacute;glise de l&#8217;Anse-&agrave;-Maheu, au pied de la c&ocirc;te Gagnon, ferm&eacute;e au culte en 1816. La cl&ocirc;ture ceinturant l&#8217;&eacute;glise rappelle la pr&eacute;sence d&#8217;un cimeti&egrave;re.<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&Agrave; la suite des probl&egrave;mes reli&eacute;s &agrave; la localisation de l&#8217;&eacute;glise &agrave; proximit&eacute; du fleuve et le d&eacute;veloppement de la paroisse dans les terres, une nouvelle &eacute;glise est ouverte au culte en 1816 sur le rang 2, aujourd&#8217;hui la route 138. Cette &eacute;glise, toujours utilis&eacute;e aujourd&#8217;hui, et son cimeti&egrave;re (voir figure 2) sont les t&eacute;moins des pratiques d&#8217;inhumations courantes depuis le XIX<sup>e<\/sup> si&egrave;cle jusqu&#8217;&agrave; aujourd&#8217;hui.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table border=\"0\" style=\"width: 100%;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 442px;\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin36\/Cimetiere_ceinturant_eglise_actuelle.jpg\" alt=\"Cimeti&egrave;re ceinturant l'&eacute;glise actuelle.\" title=\"Cimeti&egrave;re ceinturant l'&eacute;glise actuelle.\" \/><\/p>\n<h6>Photo : SHSAD<br \/>Figure 2 : Cimeti&egrave;re ceinturant l&#8217;&eacute;glise actuelle<\/h6>\n<\/td>\n<td id=\"\" dir=\"\" lang=\"\" scope=\"\" align=\"\" valign=\"top\">\n<p>Non seulement y a-t-il eu plusieurs inhumations &laquo; ad sanctos &raquo; (sept religieux entre 1856 et 1914 et 95 la&iuml;cs entre 1820 et 1874 &#8211; voir figure 3), mais le cimeti&egrave;re en pourtour de l&#8217;&eacute;glise pr&eacute;sente une grande vari&eacute;t&eacute;, allant des monuments modestes aux grands monuments typiques de la fin du XIXe si&egrave;cle et du d&eacute;but du XX<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, en passant par un secteur pour les cendres d&eacute;pos&eacute;es dans une urne. Par contre, cet aspect actuel du cimeti&egrave;re n&#8217;est pas celui des premi&egrave;res ann&eacute;es, alors qu&#8217;il y avait autrefois un secteur pour les enfants, des secteurs de fosses communes et un secteur pour les enfants non baptis&eacute;s notamment. Un fait int&eacute;ressant &agrave; noter est que plusieurs ossements provenant du cimeti&egrave;re de l&#8217;Anse-&agrave;-Maheu et rapport&eacute;s par les paroissiens en 1857 se retrouvent aujourd&#8217;hui dans ce cimeti&egrave;re (voir figure 4).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table border=\"0\" style=\"width: 100%;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td id=\"\" dir=\"\" lang=\"\" scope=\"\" align=\"right\" valign=\"middle\">\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h6>Photo : SHSAD<\/h6>\n<h6>Figure 3: M&eacute;morial &agrave; l&#8217;int&eacute;rieur de l&#8217;&eacute;glise, <br \/>d&eacute;voil&eacute; en novembre 2012<\/h6>\n<\/td>\n<td style=\"width: 426px; text-align: right;\" align=\"right\" valign=\"\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin36\/Memorial_interieur_eglise.jpg\" alt=\"M&eacute;morial &agrave; l'int&eacute;rieur de l'&eacute;glise, d&eacute;voil&eacute; en novembre 2012.\" title=\"M&eacute;morial &agrave; l'int&eacute;rieur de l'&eacute;glise, d&eacute;voil&eacute; en novembre 2012.\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table border=\"0\" style=\"width: 100%;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 360px;\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin36\/Memorial_devoile_novembre.jpg\" alt=\"M&eacute;morial d&eacute;voil&eacute; en novembre 2012.\" title=\"M&eacute;morial d&eacute;voil&eacute; en novembre 2012.\" \/><\/td>\n<td id=\"\" dir=\"\" lang=\"\" scope=\"\" align=\"\" valign=\"bottom\">\n<h6>Photo : SHSAD<\/h6>\n<h6>Figure 4: M&eacute;morial d&eacute;voil&eacute; en novembre 2012. Il y est &eacute;crit:<\/h6>\n<h6><i>&#8220;&laquo; Saint-Augustin-de-Desmaures se souvient. &Agrave; la m&eacute;moire des habitants de la seigneurie de Demaure d&eacute;c&eacute;d&eacute;s entre la fondation de la paroisse sur le bord du fleuve Saint-Laurent, dans les ann&eacute;es 1690, et l&#8217;ouverture en 1816 du cimeti&egrave;re actuel. Le cimeti&egrave;re de l&#8217;Anse-&agrave;-Maheu a &eacute;t&eacute; d&eacute;finitivement ferm&eacute; &agrave; la suite de la translation des ossements, le 27 juillet 1857, dans une fosse commune situ&eacute;e sous cet emplacement. &raquo;<\/i><\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>En 1966, alors que ce cimeti&egrave;re se remplit et qu&#8217;il n&#8217;y a plus de possibilit&eacute; de l&#8217;agrandir, un autre secteur est ouvert un peu en retrait de l&#8217;&eacute;glise (voir figure 5). Ce cimeti&egrave;re pr&eacute;sente une grande uniformit&eacute; avec ses pierres tombales semblables en hauteur et en forme, mais pr&eacute;sentant une certaine vari&eacute;t&eacute; de couleur et d&#8217;image. Il s&#8217;agit d&#8217;un exemple parfait de cimeti&egrave;re catholique plac&eacute; en retrait de l&#8217;&eacute;glise moderne, o&ugrave; peu de grands monuments se d&eacute;marquent.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table border=\"0\" style=\"width: 100%;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td id=\"\" dir=\"\" lang=\"\" scope=\"\" align=\"\" valign=\"top\">\n<p>Au chapitre des retraits de l&#8217;&eacute;glise, il existe un dernier cimeti&egrave;re sur le territoire appartenant &agrave; une entreprise priv&eacute;e. Le cimeti&egrave;re Jardins Qu&eacute;bec a &eacute;t&eacute; inaugur&eacute; en 1973 (voir figure 6). Il s&#8217;agit d&#8217;un parc comm&eacute;moratif priv&eacute; situ&eacute; sur la route 138, &agrave; environ deux kilom&egrave;tres &agrave; l&#8217;ouest de l&#8217;&eacute;glise actuelle. Ce cimeti&egrave;re offre des services personnalis&eacute;s de type &laquo; cl&eacute; en main &raquo; avec une chapelle d&#8217;accueil, des columbariums vitr&eacute;s, un cr&eacute;matorium, des niches sous et hors terre. L&#8217;accent est mis sur la beaut&eacute; du paysage et non sur le cimeti&egrave;re dont on voit &agrave; peine quelques fleurs et des columbariums discrets.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/td>\n<td style=\"width: 364px; vertical-align: bottom;\" align=\"\" valign=\"bottom\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin36\/Cimetiere_sud_eglise.jpg\" alt=\"Cimeti&egrave;re au sud de l'&eacute;glise, ouvert en 1966.\" title=\"Cimeti&egrave;re au sud de l'&eacute;glise, ouvert en 1966.\" \/><\/p>\n<h6>&nbsp;&nbsp; Photo : Caroline Arpin<br \/>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Figure 5: Cimeti&egrave;re au sud de l&#8217;&eacute;glise, ouvert en 1966<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table border=\"0\" style=\"width: 100%;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 332px;\" align=\"\" valign=\"\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin36\/Cimetiere_Jardins_Quebec.jpg\" alt=\"Cimeti&egrave;re Jardins Qu&eacute;bec, &agrave; l'ouest de la Ville, inaugur&eacute; en 1973.\" title=\"Cimeti&egrave;re Jardins Qu&eacute;bec, &agrave; l'ouest de la Ville, inaugur&eacute; en 1973.\" \/><\/td>\n<td id=\"\" dir=\"\" lang=\"\" scope=\"\" align=\"\" valign=\"bottom\">\n<h6>Photo : Caroline Arpin<br \/>Figure 6: Cimeti&egrave;re Jardins Qu&eacute;bec, &agrave; l&#8217;ouest de la Ville, inaugur&eacute; en 1973<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><b>NDLR<\/b> &ndash; <a href=\"http:\/\/cfqlmc.org\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=511:saint-augustin-de-desmaures-se-souvient-devoilement-de-deux-memoriaux-rappelant-un-patrimoine-qui-remonte-au-17e-siecle&amp;Itemid=295\">Voir aussi un texte de Bertrand Juneau,<\/a> &laquo; Saint-Augustin-de-Desmaures se souvient&hellip; D&eacute;voilement de deux m&eacute;moriaux rappelant un patrimoine qui remonte au 17<sup>e<\/sup> si&egrave;cle &raquo; dans <i>M&eacute;moires vives<\/i>, n&deg; 35, d&eacute;cembre 2012<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les cimeti&egrave;res catholiques euroqu&eacute;b&eacute;cois et leur &eacute;volution :Saint-Augustin-de-Desmaures &agrave; titre d&#8217;exemple R&eacute;sum&eacute; d&#8217;une conf&eacute;rence prononc&eacute;e le 24 octobre 2012, dans le cadre d&#8217;une activit&eacute; de la Soci&eacute;t&eacute; d&#8217;histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures, &laquo; Visiter un cimeti&egrave;re, &ccedil;a&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[49],"tags":[],"class_list":["post-6421","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n36-juin-2013"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6421","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6421"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6421\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7211,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6421\/revisions\/7211"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6421"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6421"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6421"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}