{"id":6428,"date":"2013-05-23T17:56:54","date_gmt":"2013-05-23T21:56:54","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/les-tribunaux-et-larbitrage-en-nouvelle-france-et-au-quebec-de-1740-a-1784-arnaud-decroix-david-gilles-et-michel-morin-les-editions-themis-2012\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:49","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:49","slug":"les-tribunaux-et-larbitrage-en-nouvelle-france-et-au-quebec-de-1740-a-1784-arnaud-decroix-david-gilles-et-michel-morin-les-editions-themis-2012","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/les-tribunaux-et-larbitrage-en-nouvelle-france-et-au-quebec-de-1740-a-1784-arnaud-decroix-david-gilles-et-michel-morin-les-editions-themis-2012\/","title":{"rendered":"Les Tribunaux et l&#8217;arbitrage en Nouvelle-France et au Qu\u00e9bec de 1740 \u00e0 1784, Arnaud Decroix, David Gilles et Michel Morin, Les \u00c9ditions Th\u00e9mis, 2012"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\"><b><i>Les Tribunaux et l&#8217;arbitrage en Nouvelle-France et au Qu&eacute;bec de 1740 &agrave; 1784<\/i>,<br \/>Arnaud Decroix, David Gilles et Michel Morin, Les &Eacute;ditions Th&eacute;mis, 2012, 472 p.<\/b><\/h2>\n<h5>Par Evelyn Kolish, PhD<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; width: 132px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/www.editionsthemis.com\/livres\/livre-4821-les-tribunaux-et-l-arbitrage-en-nouvelle-france-et-au-quebec-de-1740-a-1784.html\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin36\/tribunaux_arbitrage.jpg\" alt=\"Les Tribunaux et l'arbitrage en Nouvelle-France et au Qu&eacute;bec de 1740 &agrave; 1784.\" title=\"Les Tribunaux et l'arbitrage en Nouvelle-France et au Qu&eacute;bec de 1740 &agrave; 1784.\" \/><\/a><\/p>\n<h6>Les Tribunaux et l&#8217;arbitrage en Nouvelle-France et au Qu&eacute;bec de 1740 &agrave; 1784<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Cet ouvrage, &eacute;crit en collaboration par Decroix, Gilles et Morin, se situe explicitement dans le contexte g&eacute;n&eacute;ral du vieux d&eacute;bat historiographique sur l&#8217;impact de la Conqu&ecirc;te. Plus sp&eacute;cifiquement, il se veut une r&eacute;ponse aux critiques formul&eacute;es par Jean-Philippe Garneau <a href=\"#notes\"><sup>1<\/sup><\/a> sur les hypoth&egrave;ses d&#8217;Andr&eacute; Morel dans son article pionnier <a href=\"#notes\"><sup>2<\/sup><\/a> sur la &laquo; r&eacute;sistance passive &raquo; des Canadiens &agrave; l&#8217;imposition du droit anglais dans la foul&eacute;e de la Proclamation royale de 1763. Morel croyait trouver dans le petit nombre de litiges en mati&egrave;re familiale la preuve d&#8217;un boycottage syst&eacute;matique des tribunaux &laquo; anglais &raquo; par les Canadiens. Ce boycottage r&eacute;sulterait probablement, &agrave; son avis, d&#8217;un recours &agrave; l&#8217;arbitrage extrajudiciaire, afin d&#8217;&eacute;viter l&#8217;application du droit anglais dans un secteur si n&eacute;vralgique. Garneau voyait dans ses propres recherches plus de continuit&eacute; que de rupture et regrettait que Morel n&#8217;ait pas pu &eacute;tudier et contraster &laquo; le comportement des Canadiens avant et apr&egrave;s la Conqu&ecirc;te, particuli&egrave;rement &agrave; l&#8217;&eacute;gard des &laquo; affaires de famille &raquo;, de l&#8217;arbitrage ou de r&egrave;glement des diff&eacute;rents devant notaires &raquo; (p. 7). Les recherches des trois auteurs visent justement cette probl&eacute;matique, en plus de s&#8217;inscrire dans un questionnement sur le r&ocirc;le de l&#8217;arbitrage dans la justice ou l&#8217;infrajustice.<\/p>\n<p>Alors, de mani&egrave;re tr&egrave;s syst&eacute;matique, les auteurs regardent d&#8217;abord la doctrine et la pratique de l&#8217;arbitrage, dans la France de l&#8217;Ancien R&eacute;gime et dans l&#8217;Angleterre et ses colonies nord-am&eacute;ricaines &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque. Ensuite, ils analysent les r&eacute;sultats de leur d&eacute;pouillement des fonds judiciaires et notariaux de la Nouvelle-France pour bien cerner le recours &agrave; l&#8217;arbitrage par les Canadiens avant la Conqu&ecirc;te. Michel Morin encha&icirc;ne avec une analyse du contexte politique et juridique des d&eacute;cennies qui suivent imm&eacute;diatement la Conqu&ecirc;te. Cette mise en sc&egrave;ne permet au lecteur d&#8217;appr&eacute;cier ensuite les r&eacute;sultats plus techniques de leurs recherches sur la pratique de l&#8217;arbitrage devant les nouveaux tribunaux et devant notaire entre 1763 et 1784. On notera que les auteurs ont &eacute;galement &eacute;tudi&eacute; le recours au jury en mati&egrave;re civile, une possibilit&eacute; juridique issue du droit anglais pouvant donner des r&eacute;sultats semblables &agrave; l&#8217;arbitrage.<\/p>\n<p>Les r&eacute;sultats sont fort int&eacute;ressants et t&eacute;moignent d&#8217;une am&eacute;lioration importante dans les possibilit&eacute;s de recherche dans les archives judiciaires et notariales de nos jours, compar&eacute;es &agrave; l&#8217;&eacute;poque o&ugrave; Andr&eacute; Morel a formul&eacute; ses hypoth&egrave;ses. L&#8217;&eacute;laboration de bases de donn&eacute;es descriptives des dossiers judiciaires et des actes notari&eacute;s pour le R&eacute;gime fran&ccedil;ais et le d&eacute;but du R&eacute;gime anglais a &eacute;norm&eacute;ment facilit&eacute; la t&acirc;che des chercheurs. On voit un signe de l&#8217;importance de cette plus grande ouverture des archives dans le choix de la date limite de l&#8217;ouvrage : 1784 repr&eacute;sente la limite de la base de donn&eacute;es notariales <i>Parchemin<\/i>. Facile de comprendre qu&#8217;une &eacute;tude exhaustive des cas d&#8217;arbitrage notarial de 1740 &agrave; 1784 serait difficile sinon impossible sans <i>Parchemin<\/i>. Le foisonnement de r&eacute;f&eacute;rences d&eacute;taill&eacute;es &agrave; des dossiers judiciaires sp&eacute;cifiques dans les notes infrapaginales de l&#8217;ouvrage illustre aussi comment l&#8217;ajout des descriptions de ces dossiers dans PISTARD <a href=\"#notes\"><sup>3<\/sup><\/a> a pu contribuer &agrave; de telles recherches. Ces nombreuses r&eacute;f&eacute;rences d&eacute;taill&eacute;es feront le d&eacute;lice des amateurs de cas concrets et de la petite histoire, en plus de d&eacute;montrer la rigueur des recherches effectu&eacute;es par les auteurs. <\/p>\n<p>Que montrent enfin ces archives? D&#8217;abord, les auteurs ont pu &eacute;tablir qu&#8217;avant la Conqu&ecirc;te comme apr&egrave;s, la proportion de litiges touchant les affaires de famille reste stable et petite&mdash;g&eacute;n&eacute;ralement autour de 5% des litiges. En deuxi&egrave;me lieu, les documents d&#8217;archives confirment &laquo; de mani&egrave;re &eacute;clatante que, de 1764 &agrave; 1775, les juges, les notaires et les avocats continuent, de mani&egrave;re syst&eacute;matique, d&#8217;appliquer le droit priv&eacute; de la Nouvelle-France &raquo; (p. 434) malgr&eacute; la Proclamation royale. &Agrave; l&#8217;&eacute;vidence, les Cours des plaidoyers communs ont bien jou&eacute; leur r&ocirc;le d&#8217;amortisseur face &agrave; l&#8217;introduction du droit anglais et il n&#8217;y avait donc aucune raison pour que les Canadiens &eacute;vitent un litige devant ces tribunaux par souci pour les traditions juridiques. Notez par ailleurs que les auteurs ont examin&eacute; plusieurs causes o&ugrave; les arguments apport&eacute;s par des avocats pr&ocirc;naient ou fustigeaient l&#8217;ancien droit, puis ils ont observ&eacute; que &laquo; les parties invoquent &eacute;videmment les r&egrave;gles qui leur sont, avant tout, les plus favorables&hellip; &raquo; (p. 288) sans &eacute;gard &agrave; leur appartenance ethnique. Enfin, en regardant le recours &agrave; des actes extrajudiciaires d&#8217;arbitrage consign&eacute;s devant notaire, les auteurs d&eacute;montrent que la proportion de ces actes concernant des affaires de famille est aussi importante avant la Conqu&ecirc;te qu&#8217;apr&egrave;s. L&#8217;adoption de l&#8217;Acte de Qu&eacute;bec, qui restaure l&#8217;ancien droit civil, ne r&eacute;sulte pas non plus dans une diminution du recours &agrave; l&#8217;arbitrage extrajudiciaire devant notaire. <\/p>\n<p>Quant au r&ocirc;le de l&#8217;arbitrage dans la dichotomie justice et infrajustice, les auteurs explorent cette question minutieusement. Certes, les m&eacute;diations et ententes &agrave; l&#8217;amiable qui restent verbales &eacute;chappent &agrave; toute tentative d&#8217;analyse, mais les documents &eacute;tudi&eacute;s apportent un &eacute;clairage pr&eacute;cieux &agrave; ce d&eacute;bat.<\/p>\n<p>Regardons d&#8217;abord leurs conclusions concernant l&#8217;arbitrage li&eacute; directement aux proc&egrave;s. Les auteurs constatent, entre autres, que l&#8217;arbitrage, en France et en Nouvelle France, comme en Angleterre et ses colonies, faisait r&eacute;guli&egrave;rement partie des proc&eacute;dures judiciaires. Les autorit&eacute;s et la doctrine l&#8217;encourageaient, avant et pendant les proc&egrave;s, comme un moyen d&#8217;&eacute;viter une surcharge de travail aux tribunaux.&nbsp; Les documents d&eacute;montrent que l&#8217;arbitrage en Nouvelle-France et au Qu&eacute;bec s&#8217;apparente souvent &agrave; l&#8217;expertise, dans la mesure o&ugrave; il s&#8217;adresse surtout &agrave; des questions de d&eacute;termination des faits plut&ocirc;t qu&#8217;&agrave; des d&eacute;cisions de nature juridique. Il y a m&ecirc;me souvent une certaine confusion entre les termes &laquo; arbitres &raquo; et &laquo; experts &raquo;dans les documents judiciaires. G&eacute;n&eacute;ralement cependant, les experts sont plus restreints dans leur mandat, les juges tranchant apr&egrave;s r&eacute;ception de leur avis. Par contraste, les juges d&eacute;l&egrave;guent leurs d&eacute;cisions aux arbitres, dont ils homologuent tout simplement les rapports. L&#8217;arbitrage s&#8217;est g&eacute;n&eacute;ralement fait &agrave; la demande ou au moins avec l&#8217;accord des parties. Il concerne souvent des cas commerciaux, de r&egrave;glement de compte ou d&#8217;association. Il est int&eacute;ressant de noter que le recours des juges &agrave; l&#8217;arbitrage augmente apr&egrave;s la Conqu&ecirc;te puisque les juges de la Cour des plaidoyers communs de Montr&eacute;al en particulier y sont assez favorables. <\/p>\n<p>Une analyse des compromis arbitr&eacute;s par des notaires ou simplement consign&eacute;s dans des actes authentiques offre un certain aper&ccedil;u de l&#8217;arbitrage extrajudiciaire. Pr&eacute;sent d&eacute;j&agrave; avant la Conqu&ecirc;te, l&#8217;arbitrage notarial augmente de fa&ccedil;on importante sous le r&eacute;gime anglais. Plusieurs notaires, comme les Panet, deviennent en quelque sorte des &laquo; sp&eacute;cialistes &raquo; de l&#8217;arbitrage, puis servent d&#8217;arbitres autant dans des cas extrajudiciaires que dans ceux o&ugrave; une cour ou les juges de paix les nomment pour r&eacute;gler un litige. Cependant de nombreux notaires ne font qu&#8217;instrumenter le r&eacute;sultat d&#8217;un arbitrage effectu&eacute; par des habitants, des notables ou des commer&ccedil;ants, les habitants formant la vaste majorit&eacute; des arbitres. Par ailleurs, une bonne proportion des compromis notari&eacute;s (aux alentours d&#8217;un tiers) (p.410) prennent racine dans l&#8217;appareil judiciaire. En ajoutant ces cas aux arbitrages d&eacute;cel&eacute;s dans les dossiers judiciaires, il appert que l&#8217;arbitrage est m&ecirc;me &laquo; majoritairement initi&eacute; par les juges de 1764 &agrave; 1784 &raquo; (p. 433).<\/p>\n<p>Si les affaires de famille sont toujours pr&eacute;sentes, les questions d&#8217;obligations (concernant des meubles et des immeubles) et de servitudes forment ensemble plus des deux tiers des actes d&#8217;arbitrage notari&eacute;s. L&#8217;analyse des ces actes permet de constater que m&ecirc;me avant l&#8217;Acte de Qu&eacute;bec, les notaires ne se r&eacute;f&egrave;rent jamais au droit anglais et continuent de se baser, souvent explicitement, sur la Coutume de Paris &laquo; en contravention de l&#8217;esprit de la Proclamation royale, mais en parfaite conformit&eacute; avec la pratique de la Cour des plaidoyers communs &raquo; (p. 402). <\/p>\n<p>Enfin, les auteurs examinent aussi le recours au jury en mati&egrave;re civile devant les Cours de plaidoyers communs. Les plaideurs des deux ethnies recourent &agrave; cette alternative tir&eacute;e du droit anglais. Les jurys civils traitent essentiellement des cas commerciaux. &Agrave; Qu&eacute;bec, le recours au jury est plus le choix des anciens sujets et &agrave; partir de 1771 les renvois aux jurys sont plus nombreux que ceux aux arbitres, sans cependant que ces derniers cessent. &Agrave; Montr&eacute;al, par contraste, les juges privil&eacute;gient les renvois aux arbitres, puis la majorit&eacute; des renvois aux jurys opposent deux parties d&#8217;origine fran&ccedil;aise. <\/p>\n<p>En conclusion, les archives judiciaires et notariales &laquo; n&#8217;ont pas conserv&eacute; la trace d&#8217;une r&eacute;sistance passive consistant &agrave; d&eacute;laisser les tribunaux pour s&#8217;adresser &agrave; des arbitres &raquo; (p. 403). L&#8217;arbitrage a plut&ocirc;t permis la participation d&#8217;habitants, de notaires et de notables dans l&#8217;administration de la justice et semble bien &laquo; davantage le symbole de la continuit&eacute; des institutions et du droit priv&eacute; de la Nouvelle France qu&#8217;une preuve du rejet des nouvelles institutions judiciaires &raquo; (p. 434). Les auteurs rejoignent ainsi dans leurs conclusions celles d&#8217;autres historiens ayant exploit&eacute; intensivement les archives judiciaires et notariales <a href=\"#notes\"><sup>4<\/sup><\/a> , puis illustrent l&#8217;&eacute;cart entre le discours des &eacute;lites et la pratique. Leur ouvrage apporte une importante contribution au d&eacute;bat sur les effets de la Conqu&ecirc;te puis approfondit nos connaissances dans l&#8217;histoire du droit et de l&#8217;administration de la justice au Qu&eacute;bec.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a title=\"notes\" name=\"notes\"><\/a>__________<\/p>\n<p>NOTES<\/p>\n<h6>(1) Jean-Philippe Garneau, &laquo; Droit et &laquo; affaires de famille &raquo; sur la C&ocirc;te-de-Beaupr&eacute; : histoire d&#8217;une rencontre en amont et en aval de la Conqu&ecirc;te britannique &raquo;, (2000) 34 <i>Revue Juridique Th&eacute;mis<\/i>, 515-561.<br \/>(2) Andr&eacute; Morel,&nbsp; &laquo; La r&eacute;action des Canadiens devant l&#8217;administration de la justice de 1764 &agrave; 1774, une forme de r&eacute;sistance passive &raquo;, (1960) 20 <i>Revue du Barreau<\/i>, 53-63.<br \/>(3) PISTARD est l&#8217;&eacute;tat de fonds informatique des centres d&#8217;archives de BAnQ.<br \/>(4) Tels que Jean-Philippe Garneau, pour les notaires, puis Donald Fyson, pour les archives judiciaires. <\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Tribunaux et l&#8217;arbitrage en Nouvelle-France et au Qu&eacute;bec de 1740 &agrave; 1784,Arnaud Decroix, David Gilles et Michel Morin, Les &Eacute;ditions Th&eacute;mis, 2012, 472 p. 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