{"id":6435,"date":"2013-05-24T17:53:11","date_gmt":"2013-05-24T21:53:11","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/lhistoire-du-nord-du-quebec-un-pan-de-notre-passe-a-mieux-connaitre\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:49","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:49","slug":"lhistoire-du-nord-du-quebec-un-pan-de-notre-passe-a-mieux-connaitre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/lhistoire-du-nord-du-quebec-un-pan-de-notre-passe-a-mieux-connaitre\/","title":{"rendered":"L&#8217;Histoire du Nord-du-Qu\u00e9bec : un pan de notre pass\u00e9 \u00e0 mieux conna\u00eetre"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\"><b>L&#8217;<i>Histoire du Nord-du-Qu&eacute;bec<\/i> :<br \/>un pan de notre pass&eacute; &agrave; mieux conna&icirc;tre<\/b><\/h2>\n<h5>Par Gilles Durand<\/h5>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; width: 300px; float: left;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/www.pulaval.com\/catalogue\/histoire-nord-quebec-9828.html\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin36\/Histoire_Nord-du_Quebec.jpg\" alt=\"Histoire du Nord-du-Qu&eacute;bec.\" title=\"Histoire du Nord-du-Qu&eacute;bec.\" \/><\/a><\/p>\n<h6><a href=\"http:\/\/www.pulaval.com\/catalogue\/histoire-nord-quebec-9828.html\"><i>Histoire du Nord-du-Qu&eacute;bec<\/i><\/a><\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><b>Une vue d&#8217;ensemble du Nord-du-Qu&eacute;bec<\/b><br \/>&Agrave; l&#8217;instar de 15 des 17 r&eacute;gions administratives en lesquelles le Qu&eacute;bec est divis&eacute; pour l&#8217;administration gouvernementale, le Nord-du-Qu&eacute;bec, territoire compris entre le 49<sup>e<\/sup> et le 63<sup>e<\/sup> parall&egrave;le et autrefois d&eacute;sign&eacute; sous le nom de Nouveau-Qu&eacute;bec, dispose maintenant d&#8217;une synth&egrave;se, une somme de connaissances de plus de 550 pages. L&#8217;ouvrage, paru au cours du 4<sup>e<\/sup> trimestre 2012, se veut d&#8217;abord et avant tout une histoire compl&egrave;te des trois nations, Cris, Inuits et francophones, qui habitent de la r&eacute;gion depuis la p&eacute;riode pr&eacute;historique jusqu&#8217;&agrave; aujourd&#8217;hui; pour reprendre une expression de Louis-Edmond Hamelin ( p. 13), il a pour but de &laquo; faire le dit du Nord (le raconter, sous toutes ses formes, pour toute &eacute;poque, en tous lieux, &agrave; tout niveau, &agrave; tous points de vue et &agrave; toutes langues). Il repose sur des sources de seconde main, c&#8217;est-&agrave;-dire les volumes et articles de revues pr&eacute;sentant les r&eacute;sultats des recherches effectu&eacute;es par des sp&eacute;cialistes de chacune des questions.<\/p>\n<p><b>Le point sur les connaissances actuelles<\/b><br \/>Le premier chapitre ouvre l&#8217;&eacute;tude en nous entretenant de la g&eacute;ographie de la r&eacute;gion, la plus grande de toutes les r&eacute;gions du Qu&eacute;bec, compos&eacute;e de deux sous-r&eacute;gions, la Jam&eacute;sie comprise entre le 49<sup>e<\/sup> et le 55<sup>e<\/sup> parall&egrave;le et habit&eacute;e par les Cris, et le Nunavik &ndash; ne pas confondre avec Nunavut, territoire canadien dot&eacute; d&#8217;une assembl&eacute;e l&eacute;gislative et d&#8217;un gouvernement &ndash; du 55<sup>e<\/sup> parall&egrave;le jusqu&#8217;au d&eacute;troit d&#8217;Hudson, sur lequel r&eacute;sident les Inuits. Les trois chapitres suivants (2, 3 et 4) sont consacr&eacute;s aux anc&ecirc;tres des autochtones qui y habitent, depuis les temps les plus recul&eacute;s jusqu&#8217;au 16<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, les Inuits &eacute;tant des descendants des Esquimaux originaires d&#8217;Asie, et les Cris, originaires du Sud, appartenant &agrave; la nation algonquienne.<\/p>\n<p>Les chapitres 5 et 6 couvrent trois si&egrave;cles et demi, du 17<sup>e<\/sup> si&egrave;cle au milieu du 20<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, au moment o&ugrave; l&#8217;industrialisation prend naissance vers 1950. C&#8217;est plus de 300 ans d&#8217;histoire marqu&eacute;e par une &eacute;conomie de subsistance sur laquelle se greffent le commerce des fourrures, les activit&eacute;s missionnaires et une s&eacute;dentarisation croissante des autochtones autour des comptoirs de la Compagnie de la Baie d&#8217;Hudson (CBH). Nulle surprise que les marchands de la Compagnie et les missionnaires protestants exercent une grande influence sur les destin&eacute;es du territoire, celui-ci &eacute;tant c&eacute;d&eacute; aux Britanniques par le trait&eacute; d&#8217;Utrecht en 1713. Remis au Canada en 1870, il est finalement transf&eacute;r&eacute; au Qu&eacute;bec en 1898, pour le territoire situ&eacute; au sud de la rivi&egrave;re Eastman (l&#8217;actuelle Jam&eacute;sie), et en 1912 pour le territoire situ&eacute; au nord de cette rivi&egrave;re (l&#8217;actuel Nunavik). Au cours de ces ann&eacute;es, la pr&eacute;sence fran&ccedil;aise est effac&eacute;e, mais sans &ecirc;tre compl&egrave;tement absente.<\/p>\n<p>Les quatre derniers chapitres (7, 8, 9 et 10) ouvrent la marche avec les d&eacute;buts de l&#8217;industrialisation des ann&eacute;es 1950. C&#8217;est en grande partie l&#8217;&acirc;ge d&#8217;or du Nord-du-Qu&eacute;bec avec en filigrane les compromis que doit faire le gouvernement du Qu&eacute;bec &agrave; l&#8217;endroit des trois nations qui occupent le territoire, c&#8217;est-&agrave;-dire les Cris, les Inuits et les Qu&eacute;b&eacute;cois provenant des r&eacute;gions limitrophes de l&#8217;Abitibi-T&eacute;miscamingue et du Saguenay-Lac-Saint-Jean. &Agrave; l&#8217;endroit des Qu&eacute;b&eacute;cois qui p&eacute;n&egrave;trent en Jam&eacute;sie et s&#8217;installent comme travailleurs ou comme commer&ccedil;ants, Qu&eacute;bec coordonne davantage les interventions des minist&egrave;res, rapproche les centres de d&eacute;cision des administr&eacute;s et leur donne voix au chapitre dans le choix et la mise en oeuvre des politiques de d&eacute;veloppement; le tout culmine avec la cr&eacute;ation, en 1987, d&#8217;une nouvelle r&eacute;gion administrative gouvernementale, le Nord-du-Qu&eacute;bec. Aux Cris et aux Inuits, le gouvernement qu&eacute;b&eacute;cois conc&egrave;de une large autonomie &ndash; sous le chapeau de l&#8217;autorit&eacute; de l&#8217;Assembl&eacute;e nationale du Qu&eacute;bec et du Parlement f&eacute;d&eacute;ral &ndash; : des territoires bien &agrave; eux, des droits exclusifs de chasse et de pi&eacute;geage, des institutions r&eacute;gionales de nature politique et administrative qui leur permettent de se faire entendre et de prendre en charge les services de logement, d&#8217;&eacute;ducation et de sant&eacute; destin&eacute;s aux leurs. Il verse &eacute;galement des compensations financi&egrave;res qu&#8217;ils peuvent r&eacute;investir dans le d&eacute;veloppement du territoire. Deux dates en particulier sont &agrave; retenir, 1975 et 2002 : elles correspondent respectivement &agrave; la Convention de la Baie-James et du Nord qu&eacute;b&eacute;cois et &agrave; la Paix des braves, deux ententes qui rendent possible la mise en valeur du potentiel hydro&eacute;lectrique du bassin versant de la baie James.<\/p>\n<p><b>Le fait fran&ccedil;ais dans la r&eacute;gion Nord-du-Qu&eacute;bec<\/b><br \/>En 1713, par la signature du trait&eacute; d&#8217;Utrecht, le Nord-du-Qu&eacute;bec, faisant partie de la Nouvelle-France, est remis aux Britanniques. Jusqu&#8217;au 20<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, le territoire n&#8217;est pas peupl&eacute; et colonis&eacute;, ni par les Fran&ccedil;ais, ni par les nouveaux occupants. Les Fran&ccedil;ais sont les premiers &agrave; s&#8217;y rendre comme missionnaires et explorateurs (les p&egrave;res Druillettes et Dablon, le p&egrave;re Charles Albanel, le p&egrave;re Crespieul), comme commer&ccedil;ants de pelleteries (Radisson et de Groseilliers au service des Anglais, les fr&egrave;res Jolliet) et comme militaires (Pierre de Troyes, d&#8217;Iberville). Les Anglais poursuivent les activit&eacute;s commerciales des premiers, mais ils s&#8217;y adonnent sur une base s&eacute;dentaire, dans des comptoirs sur le pourtour des baies James et d&#8217;Hudson. Toutefois, au cours des ann&eacute;es qui suivent le trait&eacute;, les francophones ne sont pas compl&egrave;tement absents. Les &eacute;changes commerciaux se poursuivent avec des Am&eacute;rindiens de l&#8217;int&eacute;rieur &agrave; partir du nord du lac Saint-Jean. De 1902 &agrave; 1936, la compagnie fran&ccedil;aise de traite, Revillon fr&egrave;res, concurrence les agents de la Compagnie de la baie d&#8217;Hudson. Missionnaires, explorateurs miniers, arpenteurs francophones parcourent aussi le Nord, sans compter d&#8217;autres contributions comme celle de l&#8217;ethnobotaniste Jean-Jacques Rousseau. Ces &eacute;changes, bien que restreints, assurent une place au fran&ccedil;ais comme langue seconde, &agrave; c&ocirc;t&eacute; du cri et de l&#8217;inuktitut comme langues principales, et de l&#8217;anglais. &Agrave; l&#8217;heure actuelle, le fran&ccedil;ais est en nette progression, compte tenu d&#8217;une pr&eacute;sence plus grande des Qu&eacute;b&eacute;cois depuis le d&eacute;but des ann&eacute;es 1950, de la contribution des communaut&eacute;s religieuses tels les Oblats et des interventions du gouvernement du Qu&eacute;bec, qui fait sentir son poids sur les destin&eacute;es de la r&eacute;gion surtout &agrave; compter des ann&eacute;es 1960. Lorsque vient le temps de d&eacute;nommer le territoire, la Commission de toponymie du Qu&eacute;bec trouve aussi inspiration dans la trace laiss&eacute;e par les premiers Fran&ccedil;ais en Am&eacute;rique du Nord, par exemple les localit&eacute;s de Radisson et de Joutel (du nom du compagnon de La Salle, Henri Joutel, dans l&#8217;exploration du Mississippi).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;Histoire du Nord-du-Qu&eacute;bec :un pan de notre pass&eacute; &agrave; mieux conna&icirc;tre Par Gilles Durand &nbsp; Histoire du Nord-du-Qu&eacute;bec Une vue d&#8217;ensemble du Nord-du-Qu&eacute;bec&Agrave; l&#8217;instar de 15 des 17 r&eacute;gions administratives en lesquelles le Qu&eacute;bec est&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[49],"tags":[],"class_list":["post-6435","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n36-juin-2013"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6435","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6435"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6435\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7225,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6435\/revisions\/7225"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6435"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6435"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6435"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}