{"id":6526,"date":"2014-12-07T15:23:49","date_gmt":"2014-12-07T20:23:49","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/la-medaille-du-275e-anniversaire-de-la-fondation-de-montreal-en-1917\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:57","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:57","slug":"la-medaille-du-275e-anniversaire-de-la-fondation-de-montreal-en-1917","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/la-medaille-du-275e-anniversaire-de-la-fondation-de-montreal-en-1917\/","title":{"rendered":"La m\u00e9daille du 275e anniversaire de la fondation de Montr\u00e9al en 1917"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\"><b>La m&eacute;daille du 275<sup>e<\/sup> anniversaire <br \/>de la fondation de Montr&eacute;al en 1917<\/b><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5>Par Denis Racine, AIG<br \/>Copr&eacute;sident, CFQLMC<\/h5>\n<div align=\"center\">\n<table style=\"margin-left: auto; margin-right: auto;\" cellpadding=\"20\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 169px; vertical-align: top;\" align=\"\" valign=\"top\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin39\/Medaille_275_avers.jpg\" alt=\"\" \/><\/td>\n<td rowspan=\"1\" style=\"width: 169px; vertical-align: top;\" align=\"\" valign=\"top\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin39\/Medaille_275_revers.jpg\" alt=\"\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td colspan=\"2\">\n<h6>Avers et revers de la m&eacute;daille du 275<sup>e<\/sup> anniversaire de Montr&eacute;al par Alfred Lalibert&eacute;, en 1917 (Coll. de l&#8217;auteur).<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<p>Le 18 mai 1642, Paul de Chomedey de Maisonneuve fonde Ville-Marie, qui est devenue aujourd&#8217;hui Montr&eacute;al. 275 ans plus tard, en 1917, alors que le pays est plong&eacute; en pleine guerre mondiale, les habitants de la ville d&eacute;sirent souligner cet anniversaire. Un comit&eacute; est form&eacute; sous la pr&eacute;sidence de Victor Morin, pr&eacute;sident de la Soci&eacute;t&eacute; Saint-Jean-Baptiste de Montr&eacute;al, second&eacute; par &Eacute;mile Vaillancourt &agrave; titre de secr&eacute;taire. Les festivit&eacute;s sont programm&eacute;es pour se tenir les 17 et 18 mai 1917. Elles d&eacute;butent par une grand-messe pontificale c&eacute;l&eacute;br&eacute;e par l&#8217;archev&ecirc;que, Mgr Georges Gauthier, suivi d&#8217;un Te Deum d&#8217;action de gr&acirc;ce, &agrave; la basilique Notre-Dame.<\/p>\n<p>Dans l&#8217;apr&egrave;s-midi du 17, une promenade historique dans les rues de Montr&eacute;al a lieu. La foule est divis&eacute;e en groupes, guid&eacute;e par d&#8217;&eacute;minents citoyens dont Victor Morin, Aegidius Fauteux, Casimir H&eacute;bert, &Eacute;douard-Zotique Massicotte. Elle se termine &agrave; la place d&#8217;Armes par des discours de l&#8217;&eacute;chevin Eudore Dubeau et du consul g&eacute;n&eacute;ral de France, Charles-Jules-Joseph Bonin.<\/p>\n<p>Le lendemain, un comit&eacute; va chercher le maire M&eacute;d&eacute;ric Martin et les conseillers &agrave; l&#8217;h&ocirc;tel de ville pour se rendre ensuite au monument Marguerite-Bourgeoys, chez les Dames de la Congr&eacute;gation, rue Sherbrooke, puis au monument Jeanne-Mance, &agrave; l&#8217;H&ocirc;tel-Dieu, &agrave; la place D&#8217;Youville et enfin, au monument Maisonneuve, &agrave; la place d&#8217;Armes. &Agrave; chacune des &eacute;tapes, des discours sont prononc&eacute;s par l&#8217;archev&ecirc;que, le maire, le pr&eacute;sident des f&ecirc;tes, les p&egrave;res Henri Garrouteigt et Valentin Breton, le docteur Emmanuel-Persillier Lachapelle, Samuel Mathewson Baylis et &Eacute;douard Montpetit.<\/p>\n<p>Dans toutes les &eacute;coles de la ville, on fait une c&eacute;l&eacute;bration en souvenir de Maisonneuve et apr&egrave;s l&#8217;interpr&eacute;tation du <i>&Ocirc; Canada<\/i>, un cong&eacute; est accord&eacute; &agrave; tous les &eacute;l&egrave;ves.<\/p>\n<p>Le soir, au Ch&acirc;teau Ramezay, la Soci&eacute;t&eacute; d&#8217;arch&eacute;ologie et de numismatique recevait les membres de la Soci&eacute;t&eacute; historique, le maire, les conseillers et les commissaires des f&ecirc;tes.<\/p>\n<p>Ces f&ecirc;tes nous ont laiss&eacute; un h&eacute;ritage. Plus de 50 plaques comm&eacute;moratives ont &eacute;t&eacute; install&eacute;es &agrave; divers endroits dans la ville. Enfin, une m&eacute;daille a &eacute;t&eacute; &eacute;mise, &oelig;uvre d&#8217;Alfred Lalibert&eacute;. Elle marque un certain tournant dans l&#8217;histoire de la m&eacute;daille qu&eacute;b&eacute;coise, en ce sens qu&#8217;auparavant, nous l&#8217;avons vu, on faisait appel aux sculpteurs europ&eacute;ens pour souligner nos comm&eacute;morations. &Agrave; Montr&eacute;al, en 1917, on innove en sollicitant les services d&#8217;un artiste de chez-nous. La m&eacute;daille est frapp&eacute;e en vermeil, en argent et en bronze. Elle est r&eacute;alis&eacute;e chez Caron et Fr&egrave;res de Montr&eacute;al. Elle a un diam&egrave;tre de 50&nbsp;mm.<\/p>\n<p>Sur l&#8217;avers, on aper&ccedil;oit, &agrave; gauche, de Maisonneuve &agrave; l&#8217;avant de son bateau, accueilli par une femme, tandis que du c&ocirc;t&eacute; droit, deux images de l&#8217;actuelle ville, la basilique Notre-Dame et le Ch&acirc;teau Ramezay et l&#8217;inscription suivante &laquo; 275<sup>e<\/sup> anniversaire de la fondation de Montr&eacute;al, 17-18 mai 1917 &raquo;. Au-dessus de la t&ecirc;te de Maisonneuve appara&icirc;t la signature d&#8217;Alfred Lalibert&eacute; et au bas, le nom de la maison qui a fondu la m&eacute;daille.<\/p>\n<p>Au revers, du c&ocirc;t&eacute; gauche, comme s&#8217;il &eacute;tait sur le flanc du mont Royal, il y a un grand ch&ecirc;ne au pied duquel se retrouvent les armes de France et de Grande-Bretagne. Au centre, sous les branches et les feuilles, l&#8217;artiste a rappel&eacute; les mots du p&egrave;re Vimont : &laquo; Je ne fais aucun doute que ce petit grain ne produise un grand arbre. (P. Vimont, 18 mai 1642). &raquo; Au-dessus de l&#8217;inscription, on voit encore la signature de l&#8217;artiste. Alfred Lalibert&eacute; est n&eacute; &agrave; Sainte-&Eacute;lisabeth-de-Warwick, en 1878. Il s&#8217;initie &agrave; la sculpture d&egrave;s l&#8217;&acirc;ge de quinze ans. Gr&acirc;ce &agrave; l&#8217;intervention de Wilfrid Laurier, il va &eacute;tudier &agrave; l&#8217;&eacute;cole du Conseil des arts et de manufactures de Montr&eacute;al, en 1896. Il remporte une premi&egrave;re distinction, en 1898, &agrave; l&#8217;Exposition provinciale de Qu&eacute;bec pour sa statue grandeur nature de son bienfaiteur.<\/p>\n<p>En 1902, il part pour Paris afin de poursuivre ses &eacute;tudes &agrave; l&#8217;&Eacute;cole des beaux-arts jusqu&#8217;en 1907. De retour au Canada, il devient professeur, en 1922, &agrave; l&#8217;&Eacute;cole des beaux-arts de Montr&eacute;al. Il r&eacute;alise plus de 900 &oelig;uvres, dont les monuments de Louis H&eacute;bert, de Dollard des Ormeaux, du cur&eacute; Antoine Labelle, des Patriotes. Il est aussi l&#8217;auteur des m&eacute;dailles des lieutenants-gouverneurs Charles Fitzpatrick (1919), Louis-Philippe Brodeur (1923) et Narcisse P&eacute;rodeau (1924). D&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Montr&eacute;al, en 1953, il est l&#8217;un des plus grands artistes qu&eacute;b&eacute;cois.<\/p>\n<p><b>Source :<\/b> Merci &agrave; Yves Beauregard, directeur de la revue Cap-aux-Diamants, pour avoir autoris&eacute; la publication de ce texte paru dans le dernier num&eacute;ro de la revue, 119, automne 2014, p. 39.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La m&eacute;daille du 275e anniversaire de la fondation de Montr&eacute;al en 1917 &nbsp; Par Denis Racine, AIGCopr&eacute;sident, CFQLMC Avers et revers de la m&eacute;daille du 275e anniversaire de Montr&eacute;al par Alfred Lalibert&eacute;, en 1917 (Coll.&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[52],"tags":[],"class_list":["post-6526","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n39-decembre-2014"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6526","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6526"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6526\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7316,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6526\/revisions\/7316"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6526"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6526"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6526"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}