{"id":6543,"date":"2008-12-19T00:46:50","date_gmt":"2008-12-19T05:46:50","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/le-cote-plus-cache-de-laventure-francaise-en-amerique-du-nord-la-localisation-des-familles-dans-lespace\/"},"modified":"2024-05-14T17:06:58","modified_gmt":"2024-05-14T21:06:58","slug":"le-cote-plus-cache-de-laventure-francaise-en-amerique-du-nord-la-localisation-des-familles-dans-lespace","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/le-cote-plus-cache-de-laventure-francaise-en-amerique-du-nord-la-localisation-des-familles-dans-lespace\/","title":{"rendered":"Le c\u00f4t\u00e9 plus cach\u00e9 de l\u2019aventure fran\u00e7aise en Am\u00e9rique du Nord : la localisation des familles dans l\u2019espace"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\">Le c&ocirc;t&eacute; plus cach&eacute; de l&rsquo;aventure fran&ccedil;aise en Am&eacute;rique du Nord<br \/>La localisation des familles dans l&rsquo;espace<br \/>Sous le signe du partenariat et de la continuit&eacute; des sources<br \/>Colloque du 18 novembre 2006<\/h2>\n<p>Dans le cadre de son 45<sup>e<\/sup> anniversaire de fondation, la Soci&eacute;t&eacute; de g&eacute;n&eacute;alogie de Qu&eacute;bec a organis&eacute; une journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tudes pour aider les g&eacute;n&eacute;alogistes &agrave; d&eacute;couvrir une facette, parfois obscure, de leur famille ancestrale, sa localisation dans l&rsquo;espace &agrave; diff&eacute;rents moments de son histoire. Sous le titre &laquo; Espaces et familles &raquo;, la journ&eacute;e a<\/p>\n<table style=\"margin-top: 10px; margin-left: 10px; margin-bottom: 10px; width: 300px; float: right;\" border=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/bulletin19\/Lebeuf011.jpg\" alt=\"Lebeuf\" title=\"Lebeuf\" \/><\/p>\n<h6>Mission accomplie. De gauche &agrave; droite, <br \/>Alain Laberge, Marc St-Hilaire et R&eacute;nald Lessard.<\/h6>\n<h6>Cr&eacute;dit photo: Bernard Lebeuf, Soci&eacute;t&eacute; de g&eacute;n&eacute;alogie de Qu&eacute;bec<\/h6>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>surtout &eacute;t&eacute; consacr&eacute;e au mode de peuplement de la vall&eacute;e du Saint-Laurent. Compte tenu de la complexit&eacute; du sujet qui n&rsquo;est pas &eacute;trang&egrave;re &agrave; la longue p&eacute;riode &agrave; l&rsquo;&eacute;tude, plus de quatre si&egrave;cles, la Soci&eacute;t&eacute; de g&eacute;n&eacute;alogie a fait appel au partenariat : &agrave; ses propres membres pour organiser la journ&eacute;e, de m&ecirc;me qu&rsquo;&agrave; quatre organismes pour le contenu &agrave; livrer, soit l&rsquo;Universit&eacute; Laval, Biblioth&egrave;que et Archives nationales du Qu&eacute;bec, la Commission de toponymie et le Service gouvernemental de l&rsquo;enregistrement foncier auxquels s&rsquo;est jointe une g&eacute;ographe. La journ&eacute;e a &eacute;t&eacute; divis&eacute;e en deux, la matin&eacute;e &eacute;tant consacr&eacute;e &agrave; la p&eacute;riode pr&eacute;-industrielle, et l&rsquo;apr&egrave;s-midi aux ann&eacute;es post&eacute;rieures &agrave; 1850. Les moyens retenus furent la conf&eacute;rence pr&eacute;sentant une mise en contexte globale du territoire pour la p&eacute;riode concern&eacute;e, suivie par des pr&eacute;sentations en ateliers portant principalement sur la documentation originale disponible. L&rsquo;atelier a &eacute;t&eacute; jug&eacute; une formule int&eacute;ressante pour permettre aux participants de s&rsquo;exprimer. La journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tudes se termina par une pl&eacute;ni&egrave;re, en m&ecirc;me temps une occasion de souligner une publication d&rsquo;un chercheur qui s&rsquo;est d&eacute;marqu&eacute; par un apport soutenu &agrave; la diffusion de connaissances sur les vieilles familles du Qu&eacute;bec.<\/p>\n<p><strong>Espaces et familles avant 1850<\/strong><\/p>\n<p>Alain Laberge d&eacute;bute la journ&eacute;e par une conf&eacute;rence pr&eacute;sentant la complexit&eacute; des situations et des d&eacute;fis que doivent relever les g&eacute;n&eacute;alogistes pour la p&eacute;riode pr&eacute;-industrielle. La vall&eacute;e du Saint-Laurent, d&eacute;j&agrave; un long couloir entre la capitale et la future m&eacute;tropole, ne doit pas &ecirc;tre envisag&eacute;e isol&eacute;ment. La population initiale d&eacute;borde dans l&rsquo;arri&egrave;re-pays et le long des principaux affluents du fleuve, le Richelieu, la Chaudi&egrave;re et d&rsquo;autres affluents secondaires comme les rivi&egrave;res Batiscan et Sainte-Anne. Les familles entretiennent des liens en amont, avec les Pays d&rsquo;en haut pour la traite des fourrures et avec la Louisiane, en aval avec l&rsquo;Acadie et m&ecirc;me outre-Atlantique avec la France, dans ce dernier cas pour retourner dans la m&egrave;re-patrie apr&egrave;s une br&egrave;ve exp&eacute;rience en sol laurentien. La d&eacute;nomination des lieux n&rsquo;est pas non plus toujours facile &agrave; apprivoiser, les toponymes pouvant r&eacute;f&eacute;rer &agrave; des r&eacute;alit&eacute;s tr&egrave;s diverses, un accident g&eacute;ographique, le nom d&rsquo;un premier arrivant ou d&rsquo;un b&acirc;tisseur, etc.<\/p>\n<p>Les intervenants sur le territoire sont nombreux. Les compagnies de commerce au tout d&eacute;but, par la suite l&rsquo;intendant qui conc&egrave;de des seigneuries avec l&rsquo;approbation subs&eacute;quente du roi et l&rsquo;enregistrement de sa volont&eacute; au Conseil souverain. Les seigneurs d&eacute;veloppent leur seigneurie avec tout ce que cela implique de concession de lopins &agrave; des censitaires, de mise en place d&rsquo;infrastructure comme le moulin banal, ou bien encore de concession de partie plus ou moins grande de la seigneurie &agrave; un d&eacute;tenteur d&rsquo;arri&egrave;re-fief qui jouera &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de celui-ci le r&ocirc;le du seigneur. Le grand voyer intervient aussi pour faire ouvrir des chemins au fur et &agrave; mesure que les populations en expriment le besoin.<\/p>\n<p>Pendant les deux si&egrave;cles et demi qui pr&eacute;c&egrave;dent l&rsquo;abolition de la tenure seigneuriale, les pr&eacute;occupations des intervenants changent. Jusqu&rsquo;&agrave; la conqu&ecirc;te, les autorit&eacute;s coloniales mesurent l&rsquo;occupation du territoire de fa&ccedil;on pr&eacute;cise, c&rsquo;est-&agrave;-dire d&eacute;nombrent la population. Apr&egrave;s la conqu&ecirc;te, le gouvernement britannique cherche plus &agrave; contr&ocirc;ler le territoire qu&rsquo;&agrave; d&eacute;nombrer sa population, ce qui explique vers 1780 la plus grande raret&eacute; d&rsquo;aveux et d&eacute;nombrements des d&eacute;tenteurs de lots par les seigneurs. Ceux-ci g&egrave;rent &eacute;galement leur seigneurie de fa&ccedil;on diff&eacute;rente en fonction de son &eacute;tat de d&eacute;veloppement et du nombre de seigneuries poss&eacute;d&eacute;es. Tant et aussi longtemps que la seigneurie renferme un petit nombre de censitaires, soit jusqu&rsquo;aux ann&eacute;es 1730-1740, le seigneur utilise peu d&rsquo;outils de contr&ocirc;le, ce qui se refl&egrave;te par la quasi-absence de sources &eacute;crites. Quant aux grands propri&eacute;taires terriens, en pratique les seigneurs eccl&eacute;siastiques tels le S&eacute;minaire de Qu&eacute;bec et les Sulpiciens, ils se voient confront&eacute;s tr&egrave;s t&ocirc;t &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement d&rsquo;instruments de contr&ocirc;le pr&eacute;cis, terriers, censiers, livres de comptes, etc. Non seulement les sources sont-elles plus nombreuses chez ces derniers, mais elles ont &eacute;t&eacute; mieux conserv&eacute;es. Pour les seigneurs la&iuml;cs poss&eacute;dant moins, il ne reste souvent que tr&egrave;s peu, la conservation et l&rsquo;accessibilit&eacute; &eacute;tant li&eacute;es &agrave; la remise des documents entre les mains de services d&rsquo;archives publics et priv&eacute;s.<\/p>\n<p>Les pr&eacute;sentations en ateliers, qui prennent ensuite la rel&egrave;ve, sont donn&eacute;es par R&eacute;nald Lessard avec la collaboration de Christian Drolet, Jacques Fortin, Andr&eacute;e H&eacute;roux, Monique Lord et Jean Thibault. Les grandes s&eacute;ries de documents d&rsquo;origine publique, t&eacute;moignant de la mise en place du syst&egrave;me seigneurial jusqu&rsquo;&agrave; son extinction compl&egrave;te en 1975, sont pass&eacute;es en revue avec, au besoin, leurs lacunes selon la p&eacute;riode &agrave; laquelle elles appartiennent. Certaines s&eacute;ries sont plus connues : les registres et les cahiers d&rsquo;intendance r&eacute;f&eacute;rant aux concessions aux seigneurs eux-m&ecirc;mes; les aveux et d&eacute;nombrements des censitaires par les seigneurs, cette source se faisant plus rare au cours du R&eacute;gime anglais, les recensements de diff&eacute;rents types, ceux de port&eacute;e plus g&eacute;n&eacute;rale livrant des donn&eacute;es agglom&eacute;r&eacute;es, ceux de nature patriarcale ne retenant que les chefs de famille ou ceux du genre nominatif renseignant sur chaque individu; les grands inventaires du territoire dont les r&eacute;sultats se retrouvent dans les dictionnaires imprim&eacute;s (1815 et 1831-1832) de l&rsquo;arpenteur g&eacute;n&eacute;ral Joseph Bouchette; l&rsquo;enqu&ecirc;te de 1843 et autres documents qui ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute; l&rsquo;abolition du r&eacute;gime seigneurial d&eacute;pos&eacute;es dans les archives de la Chambre d&rsquo;assembl&eacute;e; les cadastres des seigneuries pr&eacute;par&eacute;s pour d&eacute;dommager les seigneurs de la perte de leurs droits en 1854; le fonds du Syndicat national de rachat des rentes seigneuriales mis sur pied pour assurer l&rsquo;extinction compl&egrave;te du syst&egrave;me et dont le mandat prend fin en 1975 &mdash; l&rsquo;abolition de la tenure en 1854 fait dispara&icirc;tre les droits de mutation, de banalit&eacute;, mais ne dispense pas du paiement des cens et rentes.<\/p>\n<p>Les fonds de nature priv&eacute;e, renfermant des renseignements sur le fonctionnement du r&eacute;gime seigneurial, sont aussi abord&eacute;s sous un triple point de vue : quant &agrave; leur endroit de conservation, particuli&egrave;rement ceux entre les mains de services d&rsquo;archives publics, Biblioth&egrave;que et Archives Canada, Biblioth&egrave;que et Archives nationales du Qu&eacute;bec (BANQ); quant &agrave; leur nombre et contenu, par exemple la liste des fonds conserv&eacute;s par BANQ, d&eacute;montrant leur existence et leur int&eacute;r&ecirc;t pour la recherche, m&ecirc;me s&rsquo;ils ne peuvent soutenir la comparaison avec ceux des seigneuries eccl&eacute;siastiques, tel le fonds du S&eacute;minaire de Qu&eacute;bec comprenant terriers et censiers, livres comptables, etc. Il est d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de mentionner l&rsquo;existence d&rsquo;un type de source qui a exist&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;poque des seigneuries, mais dont le chercheur ne retrouve plus trace aujourd&rsquo;hui, le billet de concession remis par le seigneur au censitaire avant l&rsquo;octroi du titre d&eacute;finitif. Les questions de toponymie et de gestion du territoire par le biais du r&eacute;gime municipal comptent aussi parmi les sujets abord&eacute;s.<\/p>\n<p><strong>Espaces et familles apr&egrave;s 1850<\/strong><\/p>\n<p>Le th&egrave;me de l&rsquo;apr&egrave;s-midi donne d&rsquo;abord lieu &agrave; une conf&eacute;rence d&rsquo;introduction par Marc St-Hilaire sur le syst&egrave;me des cantons adoss&eacute;s aux seigneuries. Par la suite, des pr&eacute;sentations sont faites en ateliers par R&eacute;nald Lessard, Andr&eacute;e H&eacute;roux et Jean Thibault sur les archives laiss&eacute;es par le syst&egrave;me de m&ecirc;me que sur un compl&eacute;ment additionnel d&rsquo;information pour mesurer l&rsquo;occupation du territoire, les recensements.<\/p>\n<p>Le syst&egrave;me cantonnal peut &ecirc;tre vu comme un mode de concession et de gestion du territoire sous la d&eacute;pendance de l&rsquo;&Eacute;tat uniquement, &agrave; la diff&eacute;rence de la p&eacute;riode pr&eacute;c&eacute;dente o&ugrave; le seigneur demeure un agent important. Par contre, si le seigneur dispara&icirc;t comme interlocuteur majeur, l&rsquo;arpenteur est toujours pr&eacute;sent et un nouvel interm&eacute;diaire appara&icirc;t, l&rsquo;agent des terres, qui fait le lien entre le gouvernement, plus pr&eacute;cis&eacute;ment le service de concession des terres, et les colons relevant de la division administrative dont il a charge. Malheureusement pour ce dernier, il ne reste pas de documents concernant la gestion interne de son bureau.<\/p>\n<p>Dans le syst&egrave;me cantonnal, la physionomie du territoire change : le carr&eacute; fait place au rectangle, ces bandes de terre &eacute;troites et allong&eacute;es sur la fa&ccedil;ade des cours d&rsquo;eau. Comme au temps du r&eacute;gime seigneurial, l&rsquo;&Eacute;tat recourt aux services d&rsquo;arpenteurs pour d&eacute;couper le territoire en canton, et pour un m&ecirc;me canton, mesurer les lots sur le terrain, poser des points de rep&egrave;re au sol (arpentage primitif) et immatriculer chaque lot, c&rsquo;est-&agrave;-dire leur attribuer un num&eacute;ro (registes et plans cadastraux &agrave; compter de 1860). Dans l&rsquo;accomplissement de leurs op&eacute;rations, les arpenteurs ont laiss&eacute; trois grandes s&eacute;ries de documents : les carnets de notes d&eacute;crivant les op&eacute;rations effectu&eacute;es sur le terrain et illustrant la position des bornes, les plans et les journaux, ces derniers pouvant parfois se r&eacute;v&eacute;ler tr&egrave;s riches pour conna&icirc;tre la pr&eacute;sence de colons (squatters, familles apparent&eacute;es) install&eacute;s avant la venue de l&rsquo;arpenteur et sans autorisation officielle, de m&ecirc;me que certaines infrastructures tels des quais, etc. Avant d&rsquo;&ecirc;tre conc&eacute;d&eacute;e, toute terre doit &ecirc;tre arpent&eacute;e.<\/p>\n<p>Pour la p&eacute;riode consid&eacute;r&eacute;e, le mode de concession repose sur le permis d&rsquo;occupation et la vente, afin d&rsquo;&eacute;viter la sp&eacute;culation fonci&egrave;re. L&rsquo;&Eacute;tat remet un <em>billet de concession<\/em> au concessionnaire, le colon recevant par l&agrave; une autorisation de s&rsquo;installer sur un lot avec sa famille (les billets sont pratiquement introuvables avant 1937, ann&eacute;e o&ugrave; les <em>registres<\/em> d&eacute;butent). Le billet fixe les conditions d&rsquo;&eacute;tablissement (construction des b&acirc;timents, superficie &agrave; d&eacute;fricher, etc.) et d&rsquo;obtention du lot (prix &agrave; payer). Celle-ci se fait par le biais d&rsquo;une vente dont le prix est payable par versement au service de la concession des terres ou &agrave; l&rsquo;agent des terres qui remet l&rsquo;argent au service de la concession &agrave; Qu&eacute;bec (<em>livres des ventes<\/em> et <em>livres des recettes<\/em>). &Agrave; la diff&eacute;rence du r&eacute;gime seigneurial, les droits des seigneurs sont disparus : il n&rsquo;est plus question de droit de banalit&eacute;, de cens, de rente, de droit de mutation, etc. Une fois le prix de vente enti&egrave;rement acquitt&eacute;, le titre de propri&eacute;t&eacute; sous forme de lettres patentes est d&eacute;livr&eacute; au colon (<em>livres de r&eacute;f&eacute;rence pour lettres patentes<\/em>) apr&egrave;s recherche des mutations ayant pu affecter la propri&eacute;t&eacute;, c&rsquo;est-&agrave;-dire les ventes, &eacute;changes, etc. conclus depuis le premier acqu&eacute;reur qui n&rsquo;est pas n&eacute;cessairement celui qui re&ccedil;oit les lettres patentes (<em>registres d&rsquo;enregistrement des transports et les transports eux-m&ecirc;mes<\/em>). Si la vente est la r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale pour l&rsquo;octroi des lots, ceux-ci peuvent &ecirc;tre aussi remis sans frais en retour de l&rsquo;entretien de chemins de colonisation dans le cas de lots situ&eacute;s en bordure de ceux-ci; ils peuvent &ecirc;tre aussi donn&eacute;s en guise de support aux familles de douze enfants et plus (<em>registres des octrois gratuits<\/em>); les lots sous billet de concession peuvent encore &ecirc;tre repris par l&rsquo;&Eacute;tat pour cause de non-respect des conditions d&rsquo;&eacute;tablissement et d&rsquo;obtention, et conc&eacute;d&eacute;s &agrave; nouveau par voie d&rsquo;adjudication (<em>registres des adjudications<\/em>). La demande d&rsquo;obtention de lettres patentes, octroy&eacute;es &agrave; la suite du paiement complet du prix de vente, se retrouve dans la correspondance ancienne qui comprend aussi celle des agents des terres (rapports mensuels, etc.) jusqu&rsquo;en 1917 (&agrave; laquelle peuvent &ecirc;tre joints des documents de toute sorte, billet de location, etc.), par la suite dans les dossiers de lots pouvant renfermer une information des plus vari&eacute;es : nombre de personnes dans la famille du demandeur, lettres de r&eacute;f&eacute;rence du cur&eacute; de la paroisse, du d&eacute;put&eacute;, etc.<\/p>\n<p>L&rsquo;ensemble des informations relatives aux concessions sont accessibles par le biais du terrier (en voie d&rsquo;informatisation), ou plut&ocirc;t les <em>registres terrier<\/em>. Il s&rsquo;agit en fait de gros volumes qui permettent de suivre la trace des droits de l&rsquo;&Eacute;tat sur chaque lot (pr&eacute;sent&eacute; par canton et rang); l&rsquo;information a trait au billet de concession, &agrave; la r&eacute;vocation de celui-ci et &agrave; sa remise &agrave; un autre occupant, aux diff&eacute;rents versements effectu&eacute;s par un occupant pour r&eacute;gler le prix de vente, &agrave; l&rsquo;obtention des lettres patentes. Les registres terrier permettent d&rsquo;acc&eacute;der aux autres registres et documents mentionn&eacute;s au paragraphe pr&eacute;c&eacute;dent. Depuis l&rsquo;ouverture du premier registre, l&rsquo;information accumul&eacute;e au fil du temps a n&eacute;cessit&eacute; des recopiages, &agrave; chaque fois l&rsquo;information d&eacute;su&egrave;te &eacute;tant laiss&eacute;e pour compte d&rsquo;un registre &agrave; l&rsquo;autre. Il n&rsquo;en demeure pas moins que, pour toute recherche, les registres terrier constituent le point de d&eacute;part pour la consultation des archives du service de la concession des terres.<\/p>\n<p>Le titre de propri&eacute;t&eacute; sur un lot accord&eacute; par l&rsquo;&Eacute;tat fait en sorte que le lot sort du domaine public. Dor&eacute;navant, &agrave; compter de 1841, tous les actes l&rsquo;affectant, vente, hypoth&egrave;que, avis juridique, document sous seing priv&eacute;, etc., sont pris en charge par les bureaux d&rsquo;enregistrement, appel&eacute;s aujourd&rsquo;hui bureaux de publicit&eacute; des droits en raison de leur raison d&rsquo;&ecirc;tre. Autrefois, l&rsquo;enregistrement des actes se faisait par transcription dans de grands registres, puis par la suite par d&eacute;p&ocirc;t. La consultation des actes, affectant chacun des lots, est facilit&eacute;e dans les bureaux d&rsquo;enregistrement par les plans cadastraux de cantons et par les livres de renvoi d&eacute;crivant les lots trac&eacute;s sur les plans (dimensions, superficie), de m&ecirc;me que par les index aux immeubles (pr&eacute;par&eacute;s en fonction des num&eacute;ros des lots) et par les index aux noms des individus impliqu&eacute;s dans les transactions. Comme pour le terrier de la province, les documents des bureaux d&rsquo;enregistrement sont en train d&rsquo;&ecirc;tre num&eacute;ris&eacute;s.<\/p>\n<p><strong>Conclusion<\/strong><\/p>\n<p>Cette 45<sup>e<\/sup> journ&eacute;e, organis&eacute;e par la Soci&eacute;t&eacute; de g&eacute;n&eacute;alogie de Qu&eacute;bec, ne pouvait manquer de se terminer sur une note d&rsquo;enthousiasme. Enthousiasme &agrave; l&rsquo;id&eacute;e que le partenariat entre g&eacute;n&eacute;alogistes, historiens, chercheurs universitaires et archivistes puisse se poursuivre d&rsquo;une fa&ccedil;on encore plus intense et soutenue. Enthousiasme devant les sources originales dont le d&eacute;fi de consultation lanc&eacute; par leur abondance n&rsquo;en laisse pas moins d&eacute;couvrir de grandes possibilit&eacute;s pour localiser avec plus d&rsquo;exactitude des familles mobiles sur un vaste territoire. Enfin enthousiasme et &eacute;mulation devant le dynamisme et l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des membres de la Soci&eacute;t&eacute; de g&eacute;n&eacute;alogie de Qu&eacute;bec pour la diffusion de l&rsquo;histoire des familles. L&rsquo;occasion ne pouvait &ecirc;tre mieux choisie pour recevoir le journaliste Louis-Guy Lemieux, comme 6 000e membre, l&rsquo;auteur d&rsquo;une toute derni&egrave;re publication sur les <em>Grandes Familles du Qu&eacute;bec<\/em> (Septentrion, 2006, 162 pages).<\/p>\n<p>Gilles Durand<br \/>21 novembre 2006<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le c&ocirc;t&eacute; plus cach&eacute; de l&rsquo;aventure fran&ccedil;aise en Am&eacute;rique du NordLa localisation des familles dans l&rsquo;espaceSous le signe du partenariat et de la continuit&eacute; des sourcesColloque du 18 novembre 2006 Dans le cadre de son&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[56],"tags":[],"class_list":["post-6543","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bulletin-n19-novembre-2006"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6543","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6543"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6543\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7333,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6543\/revisions\/7333"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6543"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6543"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6543"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}