{"id":7579,"date":"2016-02-02T19:06:41","date_gmt":"2016-02-03T00:06:41","guid":{"rendered":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/honfleur-et-champlain\/"},"modified":"2024-06-12T15:06:14","modified_gmt":"2024-06-12T19:06:14","slug":"honfleur-et-champlain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/honfleur-et-champlain\/","title":{"rendered":"Honfleur et Champlain"},"content":{"rendered":"<h3><b>Normandie<br \/>\n<\/b><b>Villes et lieux de m\u00e9moire<\/b><\/h3>\n<ul>\n<li>Caen<\/li>\n<li>Dieppe<\/li>\n<li>F\u00e9camp<\/li>\n<li><b>Honfleur et Champlain<\/b><\/li>\n<li>Le Havre<\/li>\n<li>Mortagne au Perche<\/li>\n<li>Rouen<\/li>\n<li>Saint Martin de Bell\u00eame et Bell\u00eame<\/li>\n<\/ul>\n<h5>Par Eric THIERRY<\/h5>\n<div style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" title=\"Le vieux bassin et la lieutenance de Honfleur.\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/Tourisme\/Normandie\/Vieux%20bassin.png\" alt=\"Le vieux bassin et la lieutenance de Honfleur.\" \/><\/div>\n<h6 align=\"center\">Le vieux bassin et la lieutenance de Honfleur. Phot. E. Thierry.<\/h6>\n<p>Sur un mur de la lieutenance de Honfleur, on peut voir une plaque qui rappelle que Samuel de Champlain explora l&#8217;Acadie, de 1603 \u00e0 1607, avec des navires et des \u00e9quipages honfleurais, qu&#8217;il partit de ce port pour fonder Qu\u00e9bec en 1608 et qu&#8217;il y embarqua en tout \u00e0 huit reprises, de 1603 \u00e0 1620. Si les Qu\u00e9b\u00e9cois peuvent se sentir presque chez eux dans cette charmante cit\u00e9 portuaire de l&#8217;estuaire de la Seine, c&#8217;est parce que Honfleur a \u00e9t\u00e9, d\u00e8s le d\u00e9but du XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, un port tr\u00e8s important pour la p\u00eache \u00e0 la morue sur les bancs de Terre-Neuve, que s&#8217;y affairaient beaucoup de marchands, de capitaines et de marins qui ont soutenu et m\u00eame accompagn\u00e9 Samuel de Champlain et parce que la m\u00e9moire de celui-ci y est encore bien vivante.<\/p>\n<p><b>Honfleur, port de p\u00eache \u00e0 la morue sur les bancs de Terre-Neuve<\/b><br \/>\nOn peut penser que c&#8217;est d\u00e8s le d\u00e9but du XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, et peut-\u00eatre m\u00eame d\u00e8s la fin du XV<sup>e<\/sup>, que des marins de Honfleur ont commenc\u00e9 \u00e0 aller p\u00eacher la morue sur les bancs de Terre-Neuve. Le premier voyage est attest\u00e9 par le diplomate v\u00e9nitien Ramusio. Il a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 d\u00e8s 1506, par le capitaine de Honfleur Jehan Denys, qui \u00e9tait accompagn\u00e9 par un pilote de Rouen appel\u00e9 Gamart. Un manuscrit conserv\u00e9 \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale de France nous apprend qu&#8217;il existait sur une c\u00f4te de Terre-Neuve, en 1545, un atterrage appel\u00e9 \u00ab havre de Jehan Denys \u00bb qui \u00e9tait connu aussi sous le nom de \u00ab\u00a0Rongnoust\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L&#8217;habitude de fr\u00e9quenter les rivages de l&#8217;Am\u00e9rique du Nord-Est a permis \u00e0 un autre Honfleurais, le pilote Raulin le Tailloys, dit Secalart, d&#8217;accompagner Jean Fran\u00e7ois de la Rocque de Roberval jusque dans la vall\u00e9e du Saint-Laurent. Ils sont partis de Honfleur \u00e0 la fin d&#8217;ao\u00fbt 1541 \u00e0 la t\u00eate d&#8217;une flottille de trois navires et, apr\u00e8s un hiver pass\u00e9 dans la rade de Brest, ils ont atteint, en juillet 1542, la colonie fond\u00e9e par Jacques Cartier un an plus t\u00f4t au cap Rouge, pr\u00e8s de l&#8217;actuelle ville de Qu\u00e9bec. Rebaptis\u00e9e France-Roy, cette colonie est parvenue \u00e0 se maintenir durant l&#8217;hiver mais a \u00e9t\u00e9 rapatri\u00e9e d\u00e8s septembre 1543, \u00e0 la demande du roi Fran\u00e7ois Ier qui craignait une invasion anglo-espagnole de la France.<\/p>\n<p>Plus tard, lorsqu&#8217;ils forment une s\u00e9rie continue, c&#8217;est-\u00e0-dire de 1574 \u00e0 1583, les documents d&#8217;archives montrent que c&#8217;est une moyenne de dix-sept navires qui quittaient Honfleur chaque ann\u00e9e pour se rendre sur les bancs et que Terre-Neuve repr\u00e9sentait le tiers des voyages au long cours au d\u00e9part de ce port durant la m\u00eame p\u00e9riode. La p\u00eache moruti\u00e8re \u00e9tait bien devenue une activit\u00e9 essentielle pour l&#8217;\u00e9conomie honfleuraise. Comme les marins de Honfleur ma\u00eetrisaient parfaitement la navigation vers l&#8217;Am\u00e9rique du Nord-Est, ils ont continu\u00e9 \u00e0 participer aux tentatives d&#8217;\u00e9tablissements coloniaux nord-am\u00e9ricains lorsque celles-ci ont \u00e9t\u00e9 relanc\u00e9es \u00e0 la fin des guerres de Religion.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re a \u00e9t\u00e9 dirig\u00e9e en 1597 par le Breton Tro\u00eflus de Mesgouez, sieur de la Roche, qui avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 en 1578 par Henri III vice-roi des \u00ab Terres neufves \u00bb mais qui avait \u00e9t\u00e9 incapable d&#8217;y fonder une colonie la m\u00eame ann\u00e9e \u00e0 cause de l&#8217;opposition des Anglais. Il \u00e9tait \u00e0 Honfleur au printemps 1597 pour arr\u00eater les conditions de l&#8217;affr\u00e8tement de la Catherine, un navire dont le capitaine \u00e9tait Thomas Chefdhostel. Celui-ci s&#8217;est engag\u00e9 \u00e0 prendre \u00e0 son bord des soldats. Avec eux, il est all\u00e9 p\u00eacher sur les bancs de Terre-Neuve et a op\u00e9r\u00e9 des prises sur les ennemis de la couronne de France. L&#8217;ann\u00e9e suivante, au printemps 1598, il a conduit La Roche sur l&#8217;\u00eele de Sable, qu&#8217;il avait reconnue l&#8217;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, et celui-ci y a fond\u00e9 une colonie qu&#8217;il a pu maintenir jusqu&#8217;en 1603.<\/p>\n<p>En 1599, d\u00e9\u00e7u par la localisation choisie par La Roche, le roi Henri IV a charg\u00e9 un de ses proches, le Honfleurais d&#8217;origine dieppoise Pierre Chauvin, sieur de Tonnetuit, de coloniser le Canada. L&#8217;ann\u00e9e suivante, celui-ci est parti fonder une habitation \u00e0 Tadoussac, l\u00e0 o\u00f9 les Montagnais apportaient les fourrures des environs de la baie d&#8217;Hudson en descendant le Saguenay. Il \u00e9tait accompagn\u00e9 par un Malouin lui aussi install\u00e9 \u00e0 Honfleur, Fran\u00e7ois Grav\u00e9, sieur du Pont. L&#8217;hiver 1600-1601 a \u00e9t\u00e9 dramatique pour les colons laiss\u00e9s sur place et les survivants ont d\u00fb \u00eatre rapatri\u00e9s en France d\u00e8s le printemps suivant. Malgr\u00e9 tout, Chauvin a de nouveau envoy\u00e9 des navires de Honfleur \u00e0 Tadoussac en 1602, afin de faire la traite des fourrures avec les Montagnais.<\/p>\n<p><b>Honfleur, port d&#8217;embarquement et de d\u00e9barquement pour Champlain<\/b><br \/>\nChauvin est mort en f\u00e9vrier 1603, mais comme son successeur, le Dieppois Aymar de Chaste, a gard\u00e9 comme associ\u00e9 Fran\u00e7ois Grav\u00e9, Honfleur a continu\u00e9 \u00e0 jouer un r\u00f4le de premier plan dans la colonisation du Canada. Lorsqu&#8217;a \u00e9t\u00e9 mont\u00e9e une exp\u00e9dition de reconnaissance des possibilit\u00e9s offertes par la vall\u00e9e du Saint-Laurent, Samuel de Champlain, qui vivait \u00e0 la cour du roi Henri IV depuis son retour des Indes occidentales en 1601, a re\u00e7u l&#8217;ordre royal d&#8217;y participer et est all\u00e9 rejoindre Grav\u00e9 pour embarquer avec lui. Ils ont mis les voiles en mars 1603, ont remont\u00e9 le Saint-Laurent jusqu&#8217;aux rapides de Lachine et \u00e9taient de retour d\u00e8s septembre suivant, apr\u00e8s avoir appris, d&#8217;un marchand de Saint-Malo ayant voyag\u00e9 avec des Indiens micmacs, qu&#8217;il y avait des mines de cuivre et d&#8217;argent en Acadie.<\/p>\n<p>Afin de permettre au roi de France de s&#8217;approprier ces richesses acadiennes, Grav\u00e9 et Champlain ont r\u00e9ussi \u00e0 faire nommer, en novembre 1603, un de leurs proches, Pierre Dugua de Mons, lieutenant g\u00e9n\u00e9ral en Acadie. Quoique originaire de Royan, celui-ci a continu\u00e9 \u00e0 privil\u00e9gier Honfleur pour l&#8217;armement de ses navires et le recrutement de ses \u00e9quipages. Il faut dire que la compagnie commerciale qu&#8217;il a cr\u00e9\u00e9e pour exploiter son monopole de la traite des fourrures, obtenu en d\u00e9cembre 1603, \u00e9tait constitu\u00e9e surtout de marchands de Rouen et que ceux-ci avaient l&#8217;habitude d&#8217;utiliser Honfleur comme avant-port. En effet, \u00e0 cause des vents, des courants et des bancs de sable mobiles s\u00e9vissant dans l&#8217;estuaire de la Seine, la plupart des navires de haute mer ne pouvaient pas remonter ou descendre le fleuve : ils \u00e9taient oblig\u00e9s de charger ou de d\u00e9charger leur cargaison dans un port de l&#8217;estuaire, en particulier \u00e0 Honfleur, ou du moins de s&#8217;en d\u00e9lester d&#8217;une bonne partie, avant de faire appel \u00e0 des pilotes locaux, essentiellement des Honfleurais, pour gagner Rouen.<\/p>\n<p>En avril 1607, Champlain a quitt\u00e9 Honfleur pour l&#8217;Acadie \u00e0 bord du Don de Dieu. Il a particip\u00e9 \u00e0 la fondation de l&#8217;\u00e9tablissement de l&#8217;\u00eele Sainte-Croix, puis \u00e0 celle de l&#8217;habitation de Port-Royal. Il n&#8217;est revenu en France qu&#8217;en septembre 1607, en passant par Saint-Malo, apr\u00e8s la dissolution de la compagnie de Dugua de Mons et la perte du monopole de la traite des fourrures d\u00e9tenu par celui-ci. Il a fallu le revirement du roi Henri IV, qui a accept\u00e9 le prolongement du monopole pour un an seulement, et la constitution d&#8217;une nouvelle compagnie commerciale, avec cette fois-ci uniquement des marchands rouennais, pour que Champlain puisse \u00eatre de retour \u00e0 Honfleur, afin d&#8217;y embarquer en avril 1608 pour fonder Qu\u00e9bec.<\/p>\n<p>Il est rest\u00e9 au bord du Saint-Laurent pendant plus d&#8217;un an, veillant aux travaux de construction de l&#8217;habitation qui s&#8217;est vite dress\u00e9e au pied de la falaise du cap aux Diamants, survivant au terrible hiver 1608-1609 et participant \u00e0 une premi\u00e8re victoire contre les Iroquois \u00e0 Ticonderoga en juillet 1609. Il est rentr\u00e9 en France, en passant par Honfleur, en octobre 1609 et a continu\u00e9 \u00e0 utiliser le port honfleurais pour partir au Canada et en revenir, tant que la compagnie de Dugua de Mons et des marchands rouennais fonctionnait, c&#8217;est-\u00e0-dire en avril et septembre 1610, et en mars 1611.<\/p>\n<p>Quand le prince de Cond\u00e9 est devenu lieutenant g\u00e9n\u00e9ral en Nouvelle-France, en novembre 1612, les m\u00eames marchands rouennais ont pu exploiter seuls son monopole de la traite des fourrures, toujours avec l&#8217;aide de l&#8217;Honfleurais Fran\u00e7ois Grav\u00e9. Champlain est donc reparti de Honfleur en mars 1613, mais \u00e0 son retour, en ao\u00fbt suivant, il est pass\u00e9 par Saint-Malo, o\u00f9 il a pu convaincre des marchands malouins de se joindre \u00e0 ceux de Rouen. Cela n&#8217;a pas modifi\u00e9 le choix de Honfleur comme port d&#8217;embarquement et de d\u00e9barquement privil\u00e9gi\u00e9. Champlain est pass\u00e9 par l\u00e0 en avril 1615, en compagnie des premiers missionnaires r\u00e9collets qu&#8217;il conduisait \u00e0 Qu\u00e9bec, et de nouveau \u00e0 son retour, en septembre 1616, apr\u00e8s tout un hiver pass\u00e9 chez les Hurons. Il a aussi embarqu\u00e9 \u00e0 Honfleur en mars 1617 et y a d\u00e9barqu\u00e9 en juillet suivant, et de nouveau respectivement en mai et ao\u00fbt 1618.<\/p>\n<p>Champlain est reparti de Honfleur au printemps 1620, mais c&#8217;\u00e9tait pour la derni\u00e8re fois. Le monopole de la traite des fourrures ayant \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9 au Dieppois Guillaume de Ca\u00ebn, Dieppe est devenu le port d&#8217;embarquement et de d\u00e9barquement de Champlain. La cr\u00e9ation de la compagnie des Cent-Associ\u00e9s, en avril 1627, n&#8217;a rien chang\u00e9 \u00e0 cela et Honfleur n&#8217;a pas retrouv\u00e9 son r\u00f4le privil\u00e9gi\u00e9. M\u00eame pour sa derni\u00e8re travers\u00e9e de l&#8217;Atlantique, c&#8217;est \u00e0 Dieppe que Champlain a embarqu\u00e9 en mars 1633. Il n&#8217;a pas revu l&#8217;estuaire de la Seine avant sa mort, \u00e0 Qu\u00e9bec le 25 d\u00e9cembre 1635.<\/p>\n<p><b>La m\u00e9moire de Champlain encore bien vivante \u00e0 Honfleur<\/b><br \/>\nDes passages de Champlain \u00e0 Honfleur, il reste encore des traces, en particulier sur les murs septentrional et occidental de la lieutenance. Sur celui du nord, on peut voir la plaque dont le texte a \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9 plus haut. Sa pose est une initiative de la Soci\u00e9t\u00e9 du Vieux-Honfleur. Elle a eu lieu le 3 septembre 1899, quelques jours apr\u00e8s l&#8217;inauguration du mus\u00e9e Saint-Etienne consacr\u00e9 \u00e0 l&#8217;histoire de Honfleur et presque un an apr\u00e8s celle de la statue de Champlain qui se dresse en face du ch\u00e2teau Frontenac \u00e0 Qu\u00e9bec.<\/p>\n<p>Des monuments \u00e0 la gloire de Champlain apparaissaient alors dans de nombreuses villes et bourgs du Canada et des \u00c9tats-Unis, mais Honfleur a d\u00fb attendre 1983 pour avoir sa propre sculpture du fondateur de Qu\u00e9bec. Il s&#8217;agit en fait d&#8217;un buste en bronze cr\u00e9\u00e9 par le Fran\u00e7ais Alphonse Terroir pour le salon d&#8217;honneur du paquebot transatlantique Champlain lanc\u00e9 en 1932. Celui-ci ayant \u00e9t\u00e9 coul\u00e9 au large de La Rochelle en 1940, le buste a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 par des plongeurs dans les ann\u00e9es 1970 et offert \u00e0 Honfleur par le m\u00e9c\u00e8ne montr\u00e9alais Daniel Macdonald Stewart. Le 17 septembre 1983, il a \u00e9t\u00e9 install\u00e9 sur le mur occidental de la lieutenance et, le 11 mai 2008, une plaque est venue le rejoindre juste en dessous. Elle reprend le texte de celle de 1899 et rappelle que les Honfleurais ont tenu \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer le 400<sup>e<\/sup> anniversaire \u00ab du d\u00e9part de Samuel de Champlain sur son bateau &#8220;Le Don de Dieu&#8221; pour fonder la ville de Qu\u00e9bec \u00bb.<\/p>\n<h6><img decoding=\"async\" title=\"Buste de Champlain sur le mur occidental de la lieutenance de Honfleur.\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/Tourisme\/Normandie\/Buste%20de%20Champlain.png\" alt=\"Buste de Champlain sur le mur occidental de la lieutenance de Honfleur.\" \/><\/h6>\n<h6>Buste de Champlain sur le mur occidental de la lieutenance de Honfleur. Phot. E. Thierry.<\/h6>\n<p>Deux autres repr\u00e9sentations originales de Champlain se trouvent \u00e0 Honfleur. L&#8217;une est visible, depuis le 15 ao\u00fbt 1905, dans le mus\u00e9e Saint-Etienne devenu aujourd&#8217;hui celui de la Marine. Il s&#8217;agit d&#8217;un vitrail r\u00e9alis\u00e9 par le ma\u00eetre verrier parisien Gaudin sur un carton du peintre honfleurais L\u00e9on Leclerc. Il montre le d\u00e9part de Champlain du port de Honfleur et la fondation de Qu\u00e9bec. L&#8217;autre repr\u00e9sentation est plus \u00e0 l&#8217;\u00e9cart de la ville, face \u00e0 l&#8217;estuaire de Seine, dans le Jardin des Personnalit\u00e9s inaugur\u00e9 en 2004. On y trouve un buste de Champlain en poussi\u00e8re de pierre qui a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 par le sculpteur normand Christian Champagne.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" title=\"Buste de Champlain dans le Jardin des Personnalit\u00e9s de Honfleur.\" src=\"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-content\/uploads\/images\/stories\/Tourisme\/Normandie\/Buste%20de%20Champlain%20jardin.png\" alt=\"Buste de Champlain dans le Jardin des Personnalit\u00e9s de Honfleur.\" \/><\/p>\n<h6>Buste de Champlain dans le Jardin des Personnalit\u00e9s de Honfleur. Phot. E. Thierry.<\/h6>\n<p>Le touriste, qui monte ensuite jusqu&#8217;\u00e0 la chapelle Notre-Dame-de-Gr\u00e2ce, peut voir le nom de Champlain inscrit sur une plaque en l&#8217;honneur d&#8217;une longue liste de marins partis vers la Nouvelle-France. Elle a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9e \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1950 par la F\u00e9d\u00e9ration Normandie-Canada. Enfin, toujours \u00e0 Honfleur, le souvenir du fondateur de Qu\u00e9bec est \u00e9galement rappel\u00e9 par une rue, une route, un restaurant, une \u00e9cole primaire, un \u00e9co-quartier et un parc qui portent tous son nom. Dans ce parc, une plaque comm\u00e9morant le 400<sup>e<\/sup> anniversaire du voyage de Champlain jusqu&#8217;en Huronie, et donc celui de la pr\u00e9sence fran\u00e7aise en Ontario, est bien visible. Elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9voil\u00e9e le 12 octobre 2015 et t\u00e9moigne de la vivacit\u00e9 de la m\u00e9moire du fondateur de Qu\u00e9bec \u00e0 Honfleur.<br \/>\nBibliographie<\/p>\n<ul>\n<li>BREARD (Charles et Paul), <i>Documents relatifs \u00e0 la marine normande et \u00e0 ses armements aux XVI<sup>e<\/sup> et XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cles pour le Canada, l&#8217;Afrique, les Antilles, le Br\u00e9sil et les Indes<\/i>, Rouen, A. Lestringant, 1889.<\/li>\n<li>LELIEVRE (Pascal), \u00ab Honfleur et la fondation de la Nouvelle-France (XVIe-d\u00e9but XVIIe si\u00e8cle) \u00bb, <i>Le Pays d&#8217;Auge<\/i>, 6 (novembre-d\u00e9cembre 2013), p. 13-17.<\/li>\n<li>LEMERCIER (Fran\u00e7ois-Xavier), \u00ab La p\u00eache moruti\u00e8re \u00e0 Honfleur \u00e0 la fin du XVIe si\u00e8cle \u00bb, <i>Les Normands et l&#8217;outre-mer<\/i>, dir. Jean-Paul Hervieu, Gilles D\u00e9sir\u00e9 dit Gosset et Eric Barr\u00e9, Caen, Annales de Normandie, 2001, p. 55-66.<\/li>\n<li>LEMERCIER (Fran\u00e7ois-Xavier), \u00ab Le port de Honfleur vers 1610 \u00bb, <i>De la Seine au Saint-Laurent avec Champlain<\/i>, dir. Annie Blondel-Loisel et Raymonde Litalien, Paris, L&#8217;Harmattan, 2005, p. 29-53.<\/li>\n<li>THIERRY (Eric), <i>La France de Henri IV en Am\u00e9rique du Nord. De la cr\u00e9ation de l&#8217;Acadie \u00e0 la fondation de Qu\u00e9bec<\/i>, Paris, Honor\u00e9 Champion, 2008.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Normandie Villes et lieux de m\u00e9moire Caen Dieppe F\u00e9camp Honfleur et Champlain Le Havre Mortagne au Perche Rouen Saint Martin de Bell\u00eame et Bell\u00eame Par Eric THIERRY Le vieux bassin et la lieutenance de Honfleur.&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[78],"tags":[],"class_list":["post-7579","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-circuits-memoriels"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7579","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7579"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7579\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7635,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7579\/revisions\/7635"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7579"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7579"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/clients-conceptsk8.com\/cfqlmc-dev\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7579"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}